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9-1-1 - L'âme sœur - Ep4.16

Chapter 8: Chapitre 8

Notes:

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Chapter Text

Holly n’en pouvait plus.

Elle avait trop mal, elle n’arrivait pas à reprendre sa respiration. Buck avait disparu et elle ne comprenait pas pourquoi il n’était pas là. Elle avait besoin de lui.

Elle n’y arriverait pas sans lui.

La porte s’ouvrit soudain et son mari vint la rejoindre entièrement vêtu d’un pyjama d’hôpital.

– Hey, Holly, lâcha-t-il, en l’embrassant sur les cheveux.

– Mais tu étais où ?

– Désolé, ils m’ont obligé à mettre ce truc et j’ai eu un peu de mal à me retrouver dans les couloirs mais je suis là maintenant, je ne te lâche plus.

– T’as intérêt parce que sans la péridurale...

– Je suis là Holly, tu vas y arriver, la rassura-t-il.

Holly allait accoucher sans anesthésie.

Elle, qui avait une peur panique de la douleur, allait devoir composer avec celle-ci. C’était trop tard pour qu’elle puisse y avoir recours, le travail était bien trop avancé.

– Je peux plus, Buck, je suis trop fatiguée.

– Tu vas y arriver. Holly, regardes-moi ! Tu es la femme la plus courageuse et la plus forte que j’ai rencontrée dans toute ma vie. J’ai confiance en toi, je sais que tu vas y arriver. Je reste avec toi.

Elle acquiesça avant qu’une nouvelle contraction ne lui déchire les entrailles. Elle hurla de douleur mais Buck lui serra la main et elle capta son regard.

– Respires Holly, souffla-t-il. Comme ça.

Holly restait concentrée sur sa respiration et suivait les ordres de l’obstétricien, poussant à chaque fois qu’il le lui demandait mais rien n’y faisait, le bébé refusait de naitre et elle s’épuisait en vain.

– Il va falloir pousser plus fort, lui ordonna-t-il.

– Qu’est-ce qui se passe ? demanda Buck soudain inquiet.

– Le bébé arrive dans le mauvais sens. Ça va être plus compliqué de le sortir mais il est en train de souffrir, alors il faut tout donner, madame Buckley.

– Allez Holly, l’encouragea-t-il. Fait le pour elle, pour l’aider à sortir.

– Poussez, cria le médecin.

Et Holly poussa aussi fort qu’elle le pouvait, hurlant de douleur et de rage.

– Vas-y mon amour, encore, plus fort. Continues, pousse aussi fort que possible. Tu vas y arriver.

– Poussez encore !

Holly obéissait, imposant à son corps et à son esprit plus qu’elle n’était véritablement capable d’en supporter mais elle devait faire naitre sa fille, quitte à s’épuiser mais son enfant devait sortir le plus vite possible.

– Vous y êtes presque, encore un peu, l’encouragea le médecin.

– Allez mon amour, souffla Buck. Encore un effort, un minuscule effort.

Elle poussa encore une fois, malgré la fatigue, malgré la douleur, malgré les étourdissements. Elle poussa et sentit enfin son corps meurtri expulser son enfant.

Elle reposa sa tête sur l’oreiller et le médecin posa le bébé sur sa poitrine.

– Félicitations, lui sourit-il. C’est un très beau petit garçon.

– Un quoi ? sursauta Buck. On nous avait dit que ça serait une fille.

Holly lui jeta un regard et Buck se gratta l’arrière de la tête légèrement gêné.

Holly adorait quand il faisait ça.

– Je suppose que c’est pareil, lâcha-t-il.

– C’est mieux, confirma-t-elle.

– Tu as raison, affirma-t-il en venant se mettre à sa hauteur. Un garçon, c’est encore mieux.

Il déposa sa main sur la tête de son fils et un baiser sur les lèvres de sa femme.

– Je t’avais dit que tu y arriverais. Tu m’as fait le plus beau de tous les petits garçons.

– Il te ressemble tellement.

Buck regarda son fils et croisa ses prunelles sombres.

Il avait les yeux d’Holly, la tignasse d’Holly mais il lui ressemblait. Elle avait raison, il était son portrait craché. Il se sentait comblé, l’homme le plus chanceux de cette planète et il sentit les larmes de bonheur affluer à ses yeux.

– Bonjour, mon petit homme, souffla-t-il sous le regard attendrit de sa femme. Je suis ton papa et cette femme formidable qui vient de te donner la vie, c’est ta maman. Tu vas avoir une belle vie, tu seras le petit garçon le plus aimé du monde, je te le garanti.

Il leva les yeux sur sa femme pour lui demander confirmation mais elle avait fermé les yeux. Buck se redressa inquiet.

Malgré la fatigue, jamais Holly ne se serait endormie comme ça.

– Holly, l’appela-t-il. Holly réveille-toi.

– Faites-le sortir, hurla soudain le médecin.

– Quoi ? Non, il se passe quoi ? Holly !

Il fut poussé à l’extérieur de la pièce et se jeta sur la baie vitrée pour voir sa femme. Son fils avait été ôté de sa poitrine et les médecins s’affairaient autour d’elle. Elle fut branchée sous monitoring et il vit avec angoisse les battements de son cœur déclinés rapidement.

– Pas ça, Holly, souffla-t-il. Tu n’as pas le droit de nous faire ça ! Bats-toi !

Il sentit le sol se dérober sous ses pieds lorsque son cœur s’arrêta et que le médecin commença le massage cardiaque.

– Je t’en prie, pleura-t-il en frappant du poing sur la vitre. Reviens.

*

*   *

Bobby commençait sérieusement à tourner en rond. C’était trop long. Holly avait été amenée sur le point d’accoucher et cela faisait plus de trois heures qu’ils attendaient dans la salle d’attente.

Ce n’était pas normal.

Eddie et Maddie se lançaient des regards de plus en plus inquiet mais aucun d’entre eux n’osaient prononcer la moindre parole.

Eddie se leva et tourna en rond, avant de s’asseoir de nouveau. Sa jambe tressautait en un signe évident de nervosité. Il avait très bien vu l’état dans lequel Holly avait été amenée à l’hôpital et cette attente interminable n’était pas bon signe.

Il se redressa d’un bond lorsqu’il vit Buck venir vers eux, les mains tremblantes et les yeux rouges et il ne put s’empêcher de déglutir.

Bobby se tenait raide comme un piquet et Maddie était déjà prête à soutenir son frère, en cas de mauvaise nouvelle.

Buck s’arrêta face à eux et essuya ses yeux fatigués.

– Holly va bien, les rassura-t-il. Le bébé est arrivé par les fesses et ça été difficile de le sortir mais ça y est maintenant. Tout va bien. Je suis papa, conclut-il en balayant une nouvelle larme. Et, c’est un petit gars.

– Félicitations, Buck, lâcha un Bobby, soulagé en le prenant dans ses bras.

Eddie et Maddie le félicitèrent à leur tour. Buck semblait fatigué et éprouvé. Ça avait été long et compliqué à gérer émotionnellement. Il refusait surtout de leur dire qu’Holly avait failli mourir d’une hémorragie.

Ils s’inquiéteraient sûrement.

– Holly veut te voir, lâcha-t-il à Bobby.

Bobby acquiesça et le suivit.

Il avait besoin de voir sa fille et était heureux de constater que c’était réciproque. Il avait vraiment eu peur pour elle lorsqu’elle avait été kidnappée par cette femme. Heureusement que tout c’était bien terminé.

Buck semblait nerveux et Bobby ne devait pas l’oublier, lui aussi avait eu peur.

– Comment tu te sens ? lui demanda-t-il alors qu’ils longeaient le couloir.

– Soulagé, admit-il. On l’a attendu ce bébé, on l’a voulu tellement fort que j’ai de la peine à croire qu’il soit enfin là. En plus, un garçon, c’est... Tellement... Excuse-moi, poursuivit-il en essuyant de nouveau ses larmes. C’est l’émotion.

– C’est la pression qui redescend, le rassura-t-il en lui posant la main sur l’épaule.

– Ouais, je suis une boule de nerf là. Bobby, je dois te prévenir, Holly va bien maintenant mais elle a fait une petite hémorragie juste après l’accouchement. Les médecins lui ont vite fait reprendre connaissance mais ils sont en train de lui faire une transfusion.

– Mais elle va bien ? s’inquiéta-t-il.

– Oui, je ne voulais pas que tu t’inquiètes, en voyant la poche de sang.

– Ok, lâcha-t-il perturbé.

Et dire que Buck avait vécu ça tout seul.

– Mais toi, ça va aussi ?

– J’ai eu peur mais ça va, avoua-t-il. Est-ce qu’un jour j’arrêterai de m’inquiéter pour elle ?

– J’aimerais te dire que oui, lui affirma-t-il. Malheureusement, tu viens de doubler la mise avec l’arrivée de ton fils.

– Je vais finir cardiaque, sourit-il en se grattant l’arrière de la tête.

Buck ouvrit enfin la porte et le laissa entrer.

Holly était en position semi-assise, dans son lit, les genoux relevés et tenait son enfant allongé sur ses cuisses.

Bobby déglutit en la voyant reliée à la poche de sang mais il reporta son attention sur sa fille, qui observait le visage de son fils, enregistrant le moindre détail, savourant de pouvoir enfin le tenir dans ses bras.

Elle était pâle et semblait fatiguée mais elle souriait et elle ferma les yeux de bien être quand Buck déposa un baiser sur ses cheveux.

– Il dort ? murmura-t-il.

– Pas vraiment, admit-elle ennuyée. Il se contorsionne.

– Il cherche sa position, affirma Bobby en se rapprochant pour voir son petit-fils.

Il était grand père.

Il n’arrivait pas à le croire. Il y avait un an à peine, il pensait avoir perdu tous ses enfants et aujourd’hui il avait retrouvé sa fille ainée et elle lui donnait un petit-fils.

C’était à peine croyable.

– La gigoteuse est un peu grande, poursuivit-il. Il a besoin de la sentir, serrée contre lui, comme quand il était dans ton ventre. Il suffit de la tirer un peu comme ça et..., lui montra-t-il. Regarde, il ne bouge plus.

– On dirait qu’il sourit, souffla Buck.

– Il est apaisé et il va s’endormir, confirma Bobby. Tu avais dormi vingt-quatre heures d’affilées après ta naissance. Tu ne te réveillais que pour manger.

– Vraiment ? s’amusa-t-elle.

– C’est fatigant de venir au monde, lui rappela-t-il. Il faut se battre pour sortir. Et ce petit gars, c’est bien battu. Il a besoin de se reposer.

– Comme sa maman, poursuivit Buck en récupérant son fils. Allez, mon bonhomme, on va laisser maman tranquille.

– Je crois qu’il dort, lâcha Holly, en s’allongeant correctement.

– C’est une certitude, rit-il doucement. Bobby ? Tu veux le prendre ?

Bobby le regarda, surpris.

Bien sûr qu’il en avait envie mais il ne savait pas s’il pouvait. Holly l’encouragea d’un sourire et il tendit les bras lorsque son gendre s’approcha de lui pour le lui confier.

Bobby le trouvait parfait jusqu’au bout des ongles. Il ressemblait à Buck, il avait les mêmes traits de visage que lui, mais il arborait les mêmes boucles que sa fille.

Il était la preuve vivante de leur amour.

– Vous avez une idée de comment vous allez l’appeler ? murmura-t-il en le berçant.

– Avec Holly, on avait du mal à se décider, lui rappela-t-il. On a écumé tous les sites de prénoms de bébé, sans trouver notre bonheur.

– Oui mais on pensait que c’était une fille, poursuivit-elle. Et cet obstétricien va m’entendre.

– Heureusement, c’est un garçon.

– Et son prénom, c’est comme une évidence.

– Il n’y avait pas d’autres choix possible, confirma Buck.

– Et donc ? les interrompit Bobby.

– Ton petit fils s’appelle William..., commença Holly.

– ...Robert Buckley-Nash, termina Buck.

– C’est... un excellent choix, les complimenta-t-il.

Ils avaient raison.

Il n’y avait pas meilleur choix et Bill aurait été tellement touché de cette attention. C’était un bel hommage et un honneur pour son petit-fils de porter le prénom d’un pompier aussi courageux.

– Oui, confirma Buck. Je suis d’accord avec toi.

Bobby baissa les yeux sur son petit-fils, qui dormait entre ses bras.

Il se sentait le plus heureux des pères. Sa vie avait enfin un sens. Il en avait bravé des catastrophes, il avait été tellement sûr qu’il ne méritait pas de vivre. Et pourtant, aujourd’hui, il était heureux. Il était marié, il avait sa fille, une vraie famille.

*

*   *

Athena retrouva Maddie dans le couloir et alla la rejoindre.

Eddie avait dû partir rapidement pour libérer Carla et avait promis de passer dès le lendemain pour prendre des nouvelles.

Sa jeune amie avait encore le visage ecchymosée mais elle semblait aller bien. C’était le choc émotionnel qui serait le plus dur à vivre. Heureusement que tout s’était bien fini pour Holly et le bébé.

Elle avait reçu un message de Bobby pour l’informer de la naissance de son petit-fils avec une photo, certainement prise par Buck, où il le tenait dans ses bras. Elle était venue le rejoindre dès la fin de son service pour partager ce moment de bonheur avec lui.

– Comment ça va ?

– Tout va bien Athena, je vais m’en remettre, affirma Maddie.

– Ça sera long.

– Ce n’était pas vraiment moi qui étais visée, lui rappela-t-elle. Je ne suis qu’un dommage collatéral.

– C’est encore plus difficile à accepter.

– Je ferai ce qu’il faut, lui affirma-t-elle encore.

– Où sont-ils ?

– Dans la chambre, j’y allais justement, histoire de voir la frimousse de mon neveu.

– Je n’ai eu le droit qu’à cette photo et on ne voit pas le petit, lâcha-t-elle en lui montrant la photo.

– Regardes, ils sont là.

Les deux femmes s’approchèrent de la baie vitrée.

Holly était toujours reliée à une poche de sang mais elle semblait aller bien malgré la fatigue. Bobby les vit et déposa le bébé dans les bras de son père, avant de sortir pour rejoindre les deux femmes.

– Tout va bien ? demanda Athena.

– Tout va bien, confirma-t-il. J’ai dit à Buck que c’était son rôle de vous présenter son fils.

Les deux femmes se redressèrent quand Buck s’approcha de la vitre pour leur montrer son petit garçon. Maddie porta les mains sur son cœur totalement attendrie par le visage de cet enfant qui lui était tellement familier.

– Regardez-moi cette frimousse, s’amusa Athena.

– Il lui ressemble tellement, souffla Maddie, émue aux larmes.

Buck semblait enfin heureux.

Il avait dépassé ses peurs et semblait être mieux dans sa peau, aujourd’hui. Holly l’avait beaucoup apaisé mais ce sourire rayonnant qu’il arborait en leur montrant son fils, elle ne lui avait encore jamais vu.

Son frère avait changé, en mieux, pour lui, et elle allait enfin pouvoir arrêter de s’inquiéter à son sujet. Elle répondit à son sourire.

Le bonheur, ça lui allait bien aussi et elle espérait que ça durerait toujours.

Notes:

Quand deux êtres s’aiment tellement fort qu’ils ne sont plus que la continuité l’un de l’autre, on peut parler d’âme-sœur. La plupart des gens passent leur vie sans jamais rencontrer cette personne.
Mais parfois, elles se rencontrent et leur amour est tellement puissant qu’il rayonne autour d’eux.
Athena Grant

Notes:

Venez decouvrir la suite : 9-1-1 - Nouveaux départs - Ep4.17

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