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La vie n'est pas comme dans les livres

Summary:

Blitz offre des livres à Stolas et cela mène à une discussion et un aveu inattendu.

Notes:

Voici ma première fiction.
J’ai deux, voire trois idées qui tournent dans ma tête depuis un moment, et je me suis dit : pourquoi ne pas essayer de les écrire ?
Voici donc la première.
J’espère qu’elle vous plaira.

Chapter 1: Tout commence avec un cadeau

Chapter Text

 

C’est un jour comme un autre chez I.M.P. Un nouveau contrat, rien de bien excitant. La cible est un vieux bouquiniste. Le client veut sa mort pour une histoire de livre soi-disant collector signé par l’auteur, que le vieil homme n’aurait pas payé au prix fort. Le client ignorait la valeur de ces ouvrages au moment de la vente et n’a découvert leur importance que plusieurs mois plus tard. Fou de rage de s’être fait avoir par ce vieux chnoque il a traversé la route en direction de la boutique sans prêter attention au feu rouge et s’est fait heurter par un camion.

Bien sûre c’est parce qu’il est mort en colère et hors de lui qu’il a atterrie en enfer et non à cause des fraudes fiscale, des vols d’identité et de données bancaires sur des sites très douteux, ni à cause de l’arnaque de petites veilles en manque d’affection qu’il dépouillait de tout leur bien pour quelques minutes d’attention. D’ailleurs c’est de cette façon dont il a mis la main sur ces fameux livres. Sa demande de vengeance n’est donc que pure justice et n’a strictement rien à voir avec le fait que son ego d’arnaqueur n’a pas supporté de gouter à sa propre médecine.

Stolas note soigneusement toutes les informations données par le client dans le dossier, acquiesçant de temps en temps pour masquer son agacement. Pendant ces derniers mois à travailler comme secrétaire chez I.M.P. il a vu défiler tout genre de clients. Des pécheurs avec des raisons toujours plus absurdes et grotesques pour souhaiter la mort d’un vivant. Souvent avec des motifs purement égoïstes, chacun rejetant la faute sur les autres pour expliquer leur présence en enfer. Après tout ils n’ont pas arrivés ici par hasard. Avoir un client avec une raison réellement louable pour demander un assassinat relève du miracle, se dit l’oiseau continuant d’écouter que d’une oreille le pécheur, notant mécaniquement tout et acquiesçant par reflexe.

Une fois le client ayant fini son interminable monologue, Stolas pose son stylo et répond d’un ton fatigué mais poli : « Tout est noté. Notre équipe de terrain est actuellement en mission sur un autre contrat, mais prendra votre dossier dès son retour. Cela devrait être possible pour la fin d’après-midi. Une fois la mission accomplie un message vous serra envoyé. Le payement se fait en avance. Si vous souhaitez une preuve de l’assassinant, comme une photo par exemple, cela compte comme supplément. »

« Attend, comment ça je dois payer avant que vous fassiez votre boulot ? Hors de question ! Qui me dit que ce n’est pas une arnaque de sales démons ? Je paierai une fois l’autre vieu connard six pieds sous terre, pas avant. »


« Je comprends, cependant c’est la politique de la maison. Aucune mission sans payement préalable. Qui dit que vous allez payer une fois le travail fait ? Nous sommes en enfer et la confiance n’est pas une monnaie courante ici-bas. »


« Ecoute abruti je ne vais pas me répéter, je ne paye pas en avance, tu entends ? Je ne suis pas né de la dernière pluie. Donc si... »

Stolas l’interrompt sans même lever les yeux, son regard blasé fixé sur les fiches de contrats empilées sur son bureau.
« Si la politique de la maison ne vous convient pas, rien ne vous empêche de partir. La porte est à votre gauche. Je ne vous retiens pas. Bonne journée en enfer »


« Quoi !? Tu te fous de moi », hurle le pécheur « C’est quoi cette boite de merde !? Tu vas faire en sorte que ce vieillard casse sa pipe et tu as intérêt à me le faire à moitié prix pour te faire pardonner ton comportement de merde envers un client. »

Stolas souffle d’exaspération, sans relever les yeux, griffonant sur le coin d’une page.
« Comme je l’ai dit, si la politique de la maison ne vous convient pas, libre à vous de quitter nos bureaux et de … »


Le pécheur l’interrompt en frappant violement ses mains sur le bureau. Stolas sursaute et relève enfin les yeux vers lui. Le pécheur est penché fixant Stolas droit dans les yeux. Il est peut-être une tête plus petite que lui, mais paraît nettement plus baraqué, à moins que ce soit sont épaisse fourrure ou laine sous son costume trop séré qui donne cet air imposant. Ses pupilles rectangulaires reflètent une colère brute. Il ouvre la bouche pour hurler de nouveau sur l’hibou alors qu’un portail s’ouvre juste derrière lui à cet instant précis.


Blitz sort du portail couvert de sang d’humain son pistolet encore en main, l’air amusé suivi du reste de son équipe. Tous sont couvert de sang. La hache de Millie porte encore des restes de chair humaine sur le bout de sa lame. Loona, le pelage également ensanglanté semble clairement moins amusé que les deux diablotins. A vrai dire, elle a franchement l’air énervée.


« C’était trop cool B ! Il faut quand fasse ce genre de mission plus souvent. »


« Carrément ! Le temps que ces débiles comprennent qu’on ne faisait pas partie du film qu’ils tournaient, on avait déjà zigouillé la moitié de l’équipe avec en plus l’assistance de certains crétins. »

 

« Et tu as vu le mec dans le costume ridicule de loup garou » rigola Millie.


« La tranche qu’il a fait une fois que ma Loonie Toonie a planté ses crocs dans sa gorge après qu’il ait eu le culot de la traité d’avoir un costume bon marché à poil de putois. Mox aurait dû être là pour voir ça. »


Le sourire de BlitzØ s’estompe lorsqu’il remarque le pécheur penché au-dessus de son hibou, les mains encore fermement posées sur le bureau, l’air menaçant. Son regard se durcit, il lève son pistolet vers lui : « C’est quoi ce bordel ? Tu fais quoi connard ?»


Millie est Loona tournent leur regard également vers le pécheur. Millie serre sa hache entre ses mains, Loona montre ses crocs tout en grognant. Le pécheur se redresse, essuis ses mains sur sa veste et l’ajuste.


« Rien du tout. Je discutais simplement des conditions de paiement pour un contrat que je souhaite vous confier. Vous semblez être des professionnels, on peut certainement trouver un terrain d’entente. »


« Je suppose qu’on t’a fait le topo. Tu payes, on tue et voilà. Je ne vois pas ce qu’il y a à discuter, c’est pas compliqué. Si t’es pas content, tu dégages. Et si tu t’en prends à mon hibou c’est moi qui te dégage, compris tête de con ? »


Blitz le regard noir, le pistolet toujours braqué sur le pécheur, avance vers le bureau. Le client se racle la gorge et reprend
« Dit comme ça effectivement ça semble plus clair. Je pensais seulement qu’on pouvait éventuellement faire...»


Il s’interrompt. Blitz se dresse maintenant sur le bureau, se plaçant juste devant Stolas, le regard fixé sur le pécheur maintenant à son niveau. Leurs regards se croisent à quelques centimètres à peine, le canon du pistolet toujours fermement pointé sur ce dernier. La queue de Blitz s’enroule autour de la taille de Stolas sans détourner le regard du pécheur devant lui, il le fait comme pour le rassurer et lui faire comprendre que maintenant qu’il est la rien ne peut lui arriver. Stolas fixe son diablotin d’un regard émerveillé et excité. Sa simple présence lui donne toujours le sentiment d’être hors de tout danger et sentir la queue de son bien aimé autour de lui le réconforte effectivement et le rassure. Comment Blitz faisait pour être à la fois aussi féroce et redoutable avec le pécheur en face de lui mais en même temps d’une douceur désarmante avec lui. Stolas ne le comprend pas, mais cela n’empêche pas son cœur de battre la chamane à cette vue et cela le fait aimer son diablotin encore plus. Si cela est encore possible.


Le pécheur dégluti et dirige une main vers l’intérieur de sa veste, l’autre bien en évidence. Il tire une enveloppe remplie d’argent et la pose sur le bureau. Il dégluti une nouvelle fois.


« Votre secrétaire m’a dit que vous pouvez exécuter ma cible encore aujourd’hui. »

Il ne sait plus quoi dire pour éviter de finir avec une balle entre les yeux. Blitz baisse légèrement son arme et d’un sourire narquois et pas peu fière répond :


« Si c’est ce que mon hibou a dit, c’est que c’est le cas connard. Maintenant hors de ma vue avant que je change d’avis et que ce contrat parte à la poubelle avec ta carcasse. »


Le pécheur recule vers la porte sans quitter Blitz des yeux et sans lui tourner le dos. Une fois la porte refermée dernière lui, Millie et Loona se détendent et respirent enfin.


Blitz range son arme, se tourne vers Stolas, prend son visage entre ses mains et pose son front contre le sien.

« Tu vas bien Stols ? »


Son regard inquiet plonge dans les yeux rouges de l’hibou scrutant chaque mouvement de ses pupilles. Sa queue s’enroule un peu plus autour du torse de Stolas, comme pour lui donner un câlin, un réconfort, un geste d’affection.


« Tout va bien Blitz, ne t’inquiète pas. Il n’a rien fait. J’ai seulement sursauté quand il a frappé les poings sur la table c’est tout. Ce n’est pas le premier pécheur qui ne veut pas payer et ce ne sera certainement pas le dernier »


Blitz ferme les yeux et dépose un baisé sur le front de Stolas qui rougit et fond complétement sous ce geste de tendresse. Délicatement il prend les mains autour de son visage dans les sienne et y place un baisé à son tour.


« Merci de veiller sur moi avec tant d’ardeur »


« Toujours », répond Blitz avec toute la tendresse possible dans sa voix et le regard illuminé et légèrement excité posé sur son hibou adoré.


« Aaaaaaaw ! » Millie regarde la scène tenant maintenant sa hache tendrement contre son visage, comme s’il s’agissait une peluche.


Louna lève les yeux, et grogne : « On a dit pas de ça au bureau espèce de pervers. Vous avez maintenant une chambre tout à vous pour faire ce que vous voulez sans que j’aie besoin de voir vos cochonneries. »


Elle se dirige vers une armoire et prend une serviette pour s’essuyer le sang collé dans sa fourrure.


Blitz tourne la tête vers sa fille en gardant ses mains dans celle de Stolas : « On n’a rien fait, ce sont des simples petits baisés d’affection, c’est tout. »
Il retourne son regard vers l’hibou qui affiche un tendre sourire sur tout son visage serrant toujours les mains de Blitz dans les siennes

« Enfin pour le moment … Je ne peux rien garantir pour la suite. »


Stolas glouss et émet des petits hululements. Blitz a

dore entendre son hibou rire, il a l’impression qu’à chaque petit hululement émis par ce dernier, son cœur fond un peu plus jusqu’à se transformer en une bouillie d’émotions qu’il ne contrôle plus.
« Arrrrrw, Je rentre. J’ai du sang collé partout et ce soir j’ai une soirée. Hors de question qu’on me voit dans cet état et hors de question que je reste si c’est pour devoir supporter vos mielleries »
Sur ces mots elle s’approche de Blitz et tend une main vers son père. Il sort les clefs du van de sa veste et les laisse tomber dans sa main, lui disant d’être vigilante et de l’appeler en cas de problème. Sans un mot de plus Loona quitte le bureau.


Stolas se lève et lâche doucement les mains de Blitz. Ce dernier desserre l’étreinte de sa queue et laisse partir l’hibou, sans le quitter du regard. Stolas se dirige vers la même armoire où Lonna a pris une serviette. Il en prend deux autres et les tend aux diablotins. Ils essuient au mieux le sang de leur visage et corps.
« Alors dit moi, c’est quoi la cible que ce connard veut qu’on élimine ? Je veux être sûre que cette face de rat n’aura aucune raison de revenir ici. Surtout s’il découvre que nos armes ne peuvent pas grand-chose contre les pécheurs. »


« Oh c’est un simple vieillard.Un bouquiniste qui n’aurait pas acheté des livres à bon prix. L’adresse est dans le dossier. Enfin si tu veux bien me laisser prendre les feuilles que tu écrase là, mon chéri, je pourrais te donner tout ce dont tu as besoin pour votre mission. » dit Stolas un sourire sur le bec en regardant Blitz.


Ce dernier regarde à ces pieds « Ah merde, désolé » et saute du bureau. L’hibou assemble les feuilles et les tend au diablotin avant de s’assoir sur sa chaise. Blitz prend les feuilles et les survoles.
« Tout ce bordel pour un vieillard qui lui a acheter des livres. Je ne comprendrai jamais ces connards d’humain. Mais bref, il a payé donc au boulot. Ça ne semble pas être une cible trop compliquée, on devrait avoir fini assez vite. Tu es prête à repartir Mills ? »


« Prête à découper notre prochaine cible en morceau, B »


Sur ces mots Blitz frotte le cristal à son poignet et un portail s’ouvre. Millie saute tête la première, suivi de près par Blitz qui lance un dernier regard à Stolas.


« On ne sera pas long »


« Soit prudent, je t’att… »


Avant que Stolas ai fini sa phrase, le portail se referme le laissant seul. Il se lève, ramasse les serviettes sales laissées au sol et les met dans un sac en tissus déjà bien rempli. Il faudra passer à la laverie se dit-il en refermant le sac. Il s’assoit à nouveau à son bureau et pousse un soupir avant de recommencer à gribouiller sur une feuille.


Blitz et Millie sont dans une petite pièce remplie de livres. C’est un vrai capharnaüm, des livres dans tous les sens, pas seulement sur les veilles étagères en bois qui débordent tellement elles sont remplies, mais le sol aussi est jonché de livres éparpillés. Impossible de faire un pas sans marcher dessus. La pièce sent l’encre, le vieux cuire et le papier. Blitz ne peut s’empêcher de penser que Stolas serait aux anges en voyant tout ceci.


Il regarde les couvertures des livres qui l’entoures. Malgré le désordre apparent, les livres semble être tous regroupé par thème. Il se trouve dans la partie avec tous les livre ésotérique, quelle coïncidence. Il avance entre les étagères et trouve des livres de cuisine, de jardinage, d’histoire, de géographie. Il s’arrête devant un tas de livre au sol. Les couvertures de ses livres lui rappellent celles que Stolas adorait lire quand il était encore au palais. Il regarde les titres, « Cinquantes nuances de Grey », « After », « Orgeuil et Préjugés ». Il en prend dans ses mains pour lire ce qui est écrit sur le dos. Après avoir difficilement déchiffrée la première phrase, il n’a pas de doute, c’est bien le genre de roman à l’eau de rose que son hibou adore. Il se fait une note qu’après la mission il pourra en prendre quelqu’un avec lui pour les offrir à Stolas.


Tellement de choses manquent à son prince déchu. Il avait tout perdu pour lui sauver la vie. Cela faisait des mois et entre temps beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, beaucoup de discussions difficiles mais nécessaires ont mis Blitz à l’épreuve. Il a dû sortir de sa coquille pour le bien de Stolas, le sien, pour le leur. Il y a eu des moments très difficile ou la situation avait même complétement dégénéré et où, envahi par ses démons Blitz avait failli faire quelque chose d’irréparable. Par chance cela n’est pas allé jusqu’au bout et des semaines tendues ont suivi. Mais tout acété dit (ou presque) et tout aller entre les deux amants.


Cependant Blitz sait que Stolas regrette plusieurs de ces anciennes affaires, même s’il n’osait jamais « embêter » Blitz avec ces détails. Mais le diablotin a bien remarqué le regard vide de Stolas parfois, l’attention qu’il porte à une simple plante croisée sur le chemin, les larmes dans ces yeux quand il scrute le ciel sans étoile de l’enfer. Et le fait qu’il avait probablement lu une centaine de fois le même livre, le seul que Blitz possédait.


Dès qu’il le peut Blitz lui ramène des cadeaux de la Terre, des petites plantes qui remplissent maintenant leur appartement ainsi que le bureau. Il avait même trouvé une lumière projetant le système solaire sur les murs. Certes c’été loin de ce que Stolas a perdu, mais Blitz faisait au mieux avec les moyens qu’il a. Avoir maintenant un appartement un peu plus grand avec deux chambres supplémentaires relève déjà d’un miracle. Mais au moins Stolas n’a plus besoin de dormir sur son canapé bien trop petit pour lui. Et il été claire qu’il va prendre le maximum de livres que ses bras pourront porter pour les ramener à son oiseau.


Un cri suivi d’un bruit sourd sort Blitz de ses pensées. Il court en direction du son et trouve Millie devant le corps d’un vieillard étendu au sol, se tenant la poitrine.


« Qu’est-ce qu’il s’est passé bordel ? »


« Je ne sais pas, je cherchais notre cible et une fois trouvée, il m’a vu et s’est mis à crier avant de se tenir la poitrine et de tomber. Je crois qu’il a fait une crise cardiaque en me voyant. »


« Vu l’âge de ce vieux crouton, ça ne m’étonne pas. Il devait avoir 200 ans au moins, t’as vu comme il est tout ratatiné ? »


« Et maintenant B on fait quoi ? »


« Mission accompli. Tué d’un simple regard. Si c’est pas de l’efficacité ça. Aide-moi à trouver un sac ou un truc du genre, je ne vais pas manquer l’occasion de ramener des livres à la maison. »


« Aaaaaw, c’est pour Stolas. Il va être content. Tu as vu des livres qui pourraient lui plaire ? »


« Il y a toute une pile de livre nian-nian comme il aime bien là-bas. »


Millie trouva un grand sac à poubelle vide, ça devra faire l’affaire. Blitz le remplis entièrement avec les romans à l’eau de roses repérés plus tôt. Il ajoute aussi quelques livres sur le jardinage, les plantes et l’astrologie, même si Stolas connait surement déjà tout ça, ça pourrait lui faire plaisir d’avoir des ouvrages qui en parlent. Blitz fait un vite tour des étagères pour voir si quelque chose d’autre pourrait plaire à son hibou quand tout un coup trois livres attirent son attention. Trois ouvrages vert foncé avec une petite carte au trésor dessiné sur le côté. Il en prend un et constate qu’il s’agit d’un livre de pirate, enfin de trois livres de pirates. Le même pirate figure sur chaque couverture, cela devait donc être une même histoire divisée en trois tomes.


Blitz n’aime pas lire, pas du tout et lis que le strict minimum nécessaire. De plus depuis que Stolas est au bureau il lit de moins en moins les documents de mission, laissant ce dernier souvent les lire à haute voix pour lui. Est-ce pour éviter de se prendre un nœud au cerveau en essayant de déchiffrer l’écriture cursive de Stolas ou parce qu’il aimait simplement entendre la voix de son hibou ? Vu qu’à la suite d’une discussion un peu gênante expliquant qu’il n’arrivait pas à lire l’écriture cursive, Stolas s’efforça depuis à écrire de façon que Blitz puisse lire ses notes. Cela n’avait pas empêchait le diablotin de demander presque systématiquement de quand même lui lire à haute voix les documents. Oui il aimait entendre la voix de son hibou.


D’un geste de la main il attrape les trois livres de pirate et les mets dans le sac. 3 malheureux livres de pirate n’allaient pas le tuer. Il s’imagine Stolas et lui, chacun un livre en mains lisant un à côté de l’autre. En plus ce sont des livres sur les pirates, ça ne peut pas être si difficile à lire. Il sourit à l’idée et en s’imaginant le regard de Stolas voyant cette surprise. C’est à ce moment qu’il eut l’idée, au lieu de ramener les livres au bureau il allait les déposer dans leur chambre ainsi l’hibou aura la surprise en rentrant ce soir. Il ouvre un portail vers leur appartement et constate que Louna semble déjà être partie. Il se dirige vers la chambre et ouvre la porte, tirant le sac rempli de livres derrière lui. Millie le suit de près et l’aide à sortir tous les livres les posant à côté du lit. Blitz se dit que maintenant qu’il a plus qu’un seul livre il faudrait acheter une étagère pour pouvoir tous les ranger dessus. Ce sera pour un autre jour, demain pet être. Il emmènera Stolas au magasin de meuble et le laissera choisir l’étagère de son choix, après tout se sont maintenant ses livres. Il pose les 3 livres de pirate de son côté du lit sur la table de nuit, pas peu fière et impatient de partager un moment commun avec Stolas.

Les deux diablotins retournent dans le hall de l’appartement. Blitz veut justement ouvrir un portail quand il voit les clefs du van sur la table, près de la porte d’entrée. Est-ce que quelqu’un est venu chercher Loona ? Dans le doute il appelle sa fille dans l’appartement, peut être avait il loupé sa présence, mais aucune réponse. Bien changement de plan, plus besoin d’attendre demain. Il prend les clefs du van et sort de l’appartement avec Millie. Il prend la direction du bureau en faisant une halte pour déposer son employée chez elle. Justement à ce moment Moxxie arrive au coin de la rue poussant une poussette devant lui. Millie se précipite vers son mari et l’embrasse ainsi que leur bébé. Ils s’étaient mis d’accord avec Blitz que pour le moment seulement un des deux venait faire des missions pendant que l’autre restait à la maison avec le petit bout de diablotin. Bizarrement il semblait que Moxxie choisissait volontairement de jouer plus souvent au papa poule qu’à l’assassin, au grand plaisir de Millie qui préférait se déchainer sur des pauvres humains plutôt que de changer des couches sales. Blitz fait un signe de la main et se dirige vers le bureau pour récupérer Stolas.


Il ouvre la porte du bureau. L’hibou gardant son regard vide sur les bouts de papiers qu’il gribouillait encore dit d’un ton automatique.

« Bienvenue chez I.M.P. service d’assassinat d’humain professionnel, qui pouvant nous tuer pour vous aujourd’hui ? »

Le cœur de Blitz se serra voyant son hibou avec si peu de flamme, comme si toute lumière l’avait quitté. Il devait absolument aider Stolas à retrouver cette étincelle qui l’habiter autre fois. Il prend une grande respiration et dit d’un air en joueur :

« Alors c’est comme ça que tu accueilles les clients, tu sais tu n’as pas besoin d’être aussi formelle après ces abrutis vont penser qu’on est coincé du cul. »

Surpris par la voie de Blitz, Stolas sursaute légèrement et tourne immédiatement le regard vers le diablotin qui se tiens devant la porte.

« Désolée, je pensais que c’été un client. Je ne m’attendais pas à ce que tu reviennes … par la porte d’entrée. Il y a un problème avec le cristal ? »

« Nan, tout va bien. Il semble que quelqu’un est venu chercher Loona pour aller à la fête. Elle n’a donc pas besoin du Van, alors je me suis dit que vu que je dois faire encore quelque achat se sera plus simple d’aller directement le chercher et de venir te récupérer ainsi on peut se mettre tous de suite en route. T’en dis quoi mon petit oiseau ? »

« Des achats ? On est parti à l’épicerie hier. De quel achat as-tu besoins ? Tu as déjà déposé Millie chez elle ? »

« Oui oui, t’inquête elle est bien rentrée. Ben je trouve notre nouvelle chambre un peu vide et que quelque meuble additionnel ne ferait pas de mal. »

« Des meubles » dit Stolas surpris, « des meubles pour y ranger quoi ».

« Je ne sais pas, Stols, ma collection de cheval en peluche qui s’agrandit de jour en jour, de la décoration, des livres. »

« Sans vouloir casser tes illusions, mon chéri, mais je pense qu’un simple meuble ne suffira jamais pour ta collection de peluche, il leur faudrait une pièce entière à eux seul et je n’ai clairement pas l’intention de leur céder notre chambre pour retourner dormir sur le canapé. De plus tu n’as pas de décoration hormis ta collection de cheval et j’aimerai te faire remarquer que tu possède aussi qu’un seul livre. Et acheter un meuble pour un livre, c’est peut-être un peu exagéré. »

« Oh, ne fait pas ton casse couille comme ça. Ça va être marrant et on passera du temps ensemble. A moins que tu préfère continuer ce que tu été en train de faire et j’y vais tout seul. »

Blitz le regarde avec un air de petit chien battu. Il sait très bien que Stolas ne peut pas résister à son charme surtout s’il ajoute ce regard tout tristounet. Stolas souffle et cède sans plus de discussion et tout est plus excitant que de rester ici à gribouiller des feuilles et attendre que le temps passe. Il se dirige vers Blitz sans rien dire, ce dernier lui donne un sourire satisfait mais remplis de joie et prend la main de l’hibou pour le tirer hors du bureau vers le Van.


Tout le long du voyage Blitz semble exister comme une puce, incapable de rester tranquille. Stolas le regarde et l’écoute sans rien dire. Ceci est un trait de caractère qu’il a découvert en habitant avec lui. Blitz peut être surexciter pour les choses les plus banale au possible. Stolas trouve ça attendrissant et il adore l’énergie débordante de son amoureux, à croire qu’il est attaché à une batterie qui ne se décharge jamais. Si seulement lui aussi pouvais avoir ne serait-ce qu’une petite partie de cette énergie. Mais d’un coup son esprit lui rappelle d’un événement marquant qui a eu lieu il y a plusieurs semaines, ou justement l’énergie débordante de Blitz pouvait prendre une tournure bien plus sombre si le diablotin été au plus bas. Stolas frissonne à se souvenir avant d’être tiré de ses pensé par la portière de son côté s’ouvrant. Ils été arrivé et Blitz lui a ouvert la porte tenant maintenant une main en direction de l’oiseau pour l’aider à sortir. « Quel gentleman il peut être quand il veut », se dit l’oiseau à lui-même en prenant la main qui lui est tendu et sort du Van.


La visite du magasin a été laborieux mais productifs. Stolas n’a pas compris l’insistance de Blitz à choisir une étagère et en plus il a insisté pour que ce soit une grande étagère. En fin de compte Stolas a arrivé à en choisir une et pour une raison qu’il ne s’explique pas le regard de Blitz s’est alors illuminer et il est partie payer avec un grand sourire le nouveau meuble. A croire que Stolas venait de lui confier une écurie remplie de chevaux. Le chemin retour s’est fait dans le silence mais Blitz affichait toujours un grand sourire étincelant sur son visage. Quelque fois Stolas se demandait ce qui pouvait bien se tramer dans la tête de son diablotin. Une fois arrivé à l’appartement les deux transportent le meuble jusqu’à chez eux. Une fois passé la porte d’entrée Blitz annonce :

« Je peux finir maintenant tout seul, va prendre ton bain tu l’as bien mérité. »

« Mais tu ne veux pas que je t’aide à le porter jusqu’à la chambre. On y est presque, mon bain peut attendre 5 minutes. »

« Non, non, non », Blitz poussa délicatement Stolas vers la salle de bain, ses mains posées sur les fesses de l’oiseau, ce qui le fait rougir instantanément. Une fois arrivé dans la salle de bain, Blitz lâche Stolas et ferme la porte

« Prend ton temps Stols, je mets l’étagère dans notre chambre et je vais commencer à préparer à manger. C’été une journée épuisante, repose-toi et profite de ton bain »

Déboussolé et désarmé Stolas cède à nouveau aux paroles de son bien aimé et commence à faire couler l’eau dans la baignoire. Pendant ce temps Blitz déplace, pas sans trop de mal, l’étagère dans la chambre et la place contre le mur du côté de Stolas. Il y range les livres sans trop faire attention à l’organisation. Son oiseau pourra les ranger et classer à son goût plus tard. Une fois sa surprise finie il se dirige vers la cuisine pour commencer à préparer le repas. Rien de bien compliqué ce soir, de simple pâte à la sauce avec une petite salade.

Une fois qu’il avait presque fini il entend la porte de la salle de bain s’ouvrir. Stolas sort de la salle de bain, ses plumes encore légèrement ébouriffés. Blitz le regarde et se dit qu’il a hâte d’aller se coucher, pas seulement pour faire découvrir sa surprise à Stolas mais aussi pour lui lisser les plumes. Cela fait quelque mois que Stolas à accepter que Blitz l’aide avec son plumage, mais c’été occasionnellement uniquement quand l’oiseau le demandait. Mais depuis qu’ils ont déménagé et qu’ils partagent le même lit c’est devenu une routine quotidienne avant d’aller se coucher. Et c’est un des moments préférés de Blitz, pouvoir prendre soins de son oiseau et de faire glisser ses mains entre ses plumes si douces. Cela va sans dire que souvent ce simple soin se transformait en quelque chose de plus intime.


« Tu as besoin d’aide pour finir le diner ? »

« Non, je viens de finir à l’instant tu peux prendre place »

Stolas s’assoit et Blitz ramène les deux plats de pâte et prend place à côté de lui. Dans ce nouvel appartement la table été aussi plus grande, maintenant il y avait de la place pour eux 3 voir même pour une 4ème personne si besoin. Le diner se passe sans grande discussion, dans un silence assez agréable. Le genre de silence qu’il y a quand on partage un moment avec un être chère et qu’on sait très bien qu’il n’y a rien à dire car chacun savoure la simple présence de l’autre. Le dîner fini, Blitz débarrasse la table et commence à faire la vaisselle. Stolas l’accompagne pour essuyer et ranger les tout. Avec le temps une symbiose s’est installer entre eux ou ils peuvent faire des tâches du quotidien sans même se parler, chacun sait comment aider l’autre sans dire un mot. C’est un sentiment agréable d’avoir une telle complicité avec quelqu’un. Cela montre aussi que tous les effort et épreuves des derniers mois n’était pas pour rien, mais que cela les avait soudés comme aucun d’eux aurait pu imaginer.


Une fois les corvées terminées, Stolas se dirige vers le canapé et prend la télécommande en main.

« Tu as envie de regarder quelque chose de particulier ce soir ? »

Blitz se frotte la nuque et essaye de répondre avec un air innocent.

« A vrai dire, je pensais plutôt aller directement au lit pour prendre soin de tes plumes et après aller se coucher. C’était une journée assez épuisante aujourd’hui tu ne trouves pas ? »

Assez étonné, Stolas écarquille les yeux avant qu’un sourire charmeur ne vienne lentement lui traverser le visage.

« Oh je vois… tu es d’humeur coquine, mon chéri. Tu sais tu peux le dire franchement. Avec moi, pas besoin de tourner autour du pot. »

Stolas s’avance vers Blitz, pose une main douce sur la joue de son bien-aimé, puis laisse l’autre se poser sur l’une de ses cornes, qu’il caresse avec une tendresse pleine d’amour et d’affection. A ce geste Blitz rougit. Il pose l’une de ses mains sur celle de Stolas, toujours posée contre sa joue. Puis il tourne légèrement la tête pour déposer un baisé tendre dans la paume de son hibou.

« Disant que oui, j’ai quelque chose en tête. Alors viens dans la chambre, mon oiseau charmeur. »

Blitz entraine Stolas vers la chambre. Juste avant d’ouvrir la porte, il se tourne vers lui, un sourire aux lèvres.

« Oh, mais avant d’entrer, j’aimerai que tu ferme les yeux un instant. Tu ne les ouvriras que quand je te le dirai »

« Qu’as-tu en tête mon espiègle petit diablotin ? » Stoals le nargue doucement, mais obéit et ferme les yeux.

« Tous les quatre, sale tricheur. » Stolas hulule amusé avant de ferme également ses yeux supérieurs. Satisfait, Blitz ouvre la porte est amène Stolas jusqu’au lit. Il le laisse s’assoir sur le bord et lui lâche la main. Il jette un dernier regard à l’étagère rempli de livre, juste devant l’hibou, C’était peut-être une idée stupide, finalement. Après son comportement, Stolas s’attend sûrement à quelque chose de grandiose et lui, il n’a qu’une simple étagère de livre à offrir. Avant que ses doutes l’envahissent, Blitz secoue la tête, se place du côté et prend une grande inspiration. Non. ça va plaire à Stolas.

« C’est bon tu peux ouvrir les yeux ».

Doucement, Stolas ouvre ses yeux, curieux de voir ce que Blitz avait préparer. En les ouvrant son regard se pose directement sur l’étagère qu’ils avaient justement acheté cette après-midi, mais au lieu d’être vide elle été maintenant remplis entièrement de livres. Surpris, Stolas cligne des yeux et reste bouche bée. Plusieurs idées lui avaient traversé l’esprit quant à la nature de cette surprise, mais clairement pas celle-ci. Il savait que Blitz lui rapportait souvent des cadeaux après ses missions sur Terre et il avait secrètement espéré qu’une nouvelle fois le diablotin lui ramènerait quelque chose, surtout sachant que la mission avait lieu dans une librairie. Il avait osé espérer qu’il lui ramène un voir deux livres. Mais en voyant Blitz revenir les mains vides cette fois-ci, il avait dû cacher sa déception. Et maintenant il se trouve face non pas à un ou deux livres, mais à un meuble entier, remplie d’une cinquantaine de livres, peut-être même davantage.

L’absence de réaction laisse monter en Blitz une angoisse et il commence à rire nerveusement « D’accord elle est naze cette surprise s’avoue. Si tu veux demain je ramène le tout, c’était idiot de ma part de …»


Stolas l’interrompt en le prenant soudain dans ses bras, le serrant avec une ardeur inattendue, mais aussi avec une tendresse profonde.

« Oh merci Blitz, merci beaucoup, je ne me m’attendais pas à une si belle surprise, je t’aime, mon chéri. »

Blitz se fige. Il connait les sentiments de son oiseau pour lui, mais certains mots ont encore le pouvoir de le paralyser. Surtout ceux qu’il n’arrive pas, lui, à prononcer. Les entendre le remplit d’une chaleur douce, d’une joie immense, mais aussi d’une culpabilité de ne pas pouvoir répondre de la même manière. Stolas ne semble pas remarquer la réaction de son bien-aimé, ni même le poids des mots qu’il vient de prononcer. S’il ne tenait qu’à lui, il les dirait chaque jour, à chaque instant. Mais il se souvenait de la première fois. Blitz avait été mal à l’aise, presque déstabilisé. Et même s’il ne veut pas l’admettre, le fait que Blitz n’ait pas répondu l’avait blessé. Il sait pourtant que le diablotin a des sentiment pou lui. Blitz les montre souvent, à travers mille petits gestes de tous les jours et une nouvelles fois avec ce cadeau merveilleux. Mais il n’est pas prêt à dire ces mots. Pas encore. Et Stolas doit l’accepter, attendre patiemment que son bien-aimé puisse les prononcer à son tour. Pour laisser le temps à Blitz et ne pas le brusquer tant qu’il n’était pas prêt, Stolas s’était promis de ne plus dire ces mots à haute voix, afin de ne pas mettre son bien aimé mal à l’aise. Mais maintenant, ces mots étaient sortis tout seuls, emportés par l’émotion d’avoir été tellement gâté par le diablotin.

Sans même attendre une réponse, Stolas prend le visage de Blitz entre ses mains et l’embrasse, cherchant à lui transmettre tout l’amour, toute l’affection et toute la gratitude qu’il ressentait de l’avoir dans sa vie. Blitz, surpris une nouvelle fois, reste figé avant de se laisser fondre dans le baiser. Il pose ses mains autour de la taille de Stolas et lui rend le baiser avec la même tendresse, la même douceur, la même passion sincère.


Ils s’embrassent de longues minutes avant de se séparer pour reprendre leur souffle. Toujours enlacé, leurs visages ne sont éloignés que de quelques centimètres. Il se regardent dans les yeux et Blitz avance légèrement sa tête, posant son front contre celui de Stolas. Il lui caresse doucement le dos, glissant sa main sous le tissu de son tricot pour effleurer les plumes douces de son hibou.

« J’en conclus que tu aimes ta surprise », dit-il avec un sourire au coin, sans quitter le regard de Stolas.

« Enormément, mon chéri et laisse-moi te montrer à quel point je suis reconnaissant pour ce cadeau. »

Sur ces mots, Stolas rapproche à nouveau son bec des lèvres de Blitz et l’embrasse, cette fois avec une passion plus vive. Il l’attire doucement vers le lit et s’y allonge avec lui, sans jamais rompre leur baiser. Stolas glisse ses mains sous le T-shirt de Blitz, pour sentir la chaleur de sa peau. Il remonte légèrement le vêtement, avant d’interrompre leur baiser juste assez longtemps pour retirer le T-shrt de Blitz. Stolas enlève ensuite son propre pull. Ils se retrouvent ainsi cœur contre cœur, peau contre plume et Stolas revient chercher les lèvres de son bien aimé. Ce n’était pas vraiment ainsi que Blitz avait imaginé la soirée, mais il n’allait certainement pas s’en plaindre. Embrasser son oiseau, le tenir contre lui, valais tous les livres du monde. Demain ils commenceront à lire ensemble, côte à côte. Mais ce soir, Blitz se laisse simplement emporter par Stolas, par son affection débordante, par la douceur et passions de ses baisers qui promettent une nuit enflammée. Toutes la nuit, si son oiseau le souhaite.