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HISTOIRE DE FLEURS | Jegulus

Summary:

James, père au foyer et veuf depuis peu, décide de quitter Londres avec son fils, Harry, pour s'installer à la campagne et prendre un nouveau départ. Alors qu'il commence tout juste à trouver ses repères dans le petit village où il vit et qu'il commence à devenir à l'aise avec la monoparentalité, il fait la rencontre d'un jeune professeur d'histoire qu'il n'arrive plus à se sortir de la tête. Regulus, lui aussi, n'arrive pas à se sortir James de la tête.
*
(A.U)
Fandom: Harry Potter
Ship: Jegulus (James Potter/Regulus Black)

Notes:

Hey,

Cette courte fiction est basée sur le ship James Potter – Regulus Black, connu sous le nom de Jegulus. Appartenant à l'univers Harry Potter, écrit par J.K Rowling. Cette fiction se trouve dans un univers alternatif sans magie. On retrouve donc les personnages créés par J.K Rowling dans notre monde « normal ».

La fiction n'est qu'en six chapitres mais ils sont bien plus longs que ceux dont j'ai l'habitude d'écrire. J'espère tout de même que vous en apprécierez la lecture.

 

Triggers figurant cette fiction: (la plus part son évoqués mais peu détaillés)

- décès - cancer - mort - crise d'angoisse - émétophobie - évocation d'anorexie/tca -

 

Les personnages ne m'appartiennent pas, mais cette fiction oui, merci donc de ne pas la plagier ou la copier.

Par ailleurs, je tiens à m'excuser d'avance des fautes d'orthographe, je fais appel à un site de correction (Scribens) mais il n'est pas infaillible, tout comme moi (surtout en étant dyslexique). Donc il peut y avoir quelques coquilles dans les chapitres et je m'en excuse sincèrement et j'espère que cela ne gâchera pas votre expérience en tant que lecteur.

Il est donc inutile de me dire que je fais des fautes. Je le sais. Je m'en excuse. Et si la lecture de mes écrits vous est trop pénible ne la poursuivait pas.

 

Fin de ces petites clarifications, je vous souhaite une belle lecture.
treat people with kindness :)

Chapter 1: Chapitre 1

Chapter Text

La porte de la petite maison s'ouvrit brusquement et des hommes s'organisèrent pour disposer des meubles un peu partout dans la maison. Leurs voix graves résonnées contre les murs des pièces vides, rendant l'habitation subitement animée. L'habitation était de taille moyenne au vu de l'endroit où elle se situait, elle comprenait un salon et une cuisine ouverte sur une petite salle à manger au rez-de-chaussée, au premier étage, il y avait deux chambres et une salle de bain, il restait un petit grenier avec une jolie fenêtre ronde aux vitraux bleu et vert qui, de l'extérieur, donnait du charme à la maison.

 

— Merci m'sieur ! Dit l'un des déménageurs en récupérant une liasse de billets qui comprenait environ deux-cents livres sterling.

— Passer une jolie journée, dit un petit garçon caché derrière James.

 

Les déménageurs le remercièrent et firent klaxonner leur camion en partant le long de la petite route qui longeait le jardin de la maison.

 

— Près pour ce nouveau départ Harry ? Demanda Potter en attrapant son fils dans ses bras.

— Oui ! Elle est très jolie la maison ! Répondit le petit garçon en gesticulant dans tous les sens.

 

Harry courut dans tous les sens une fois que son père l'eu reposé par terre. Il semblait surexcité à l'idée de commencer cette nouvelle vie, alors que James, lui, se demander encore s'il avait eu raison de quitter Londres. Il se sentait près à vivre seul avec Harry, sans l'aide de ses parents ou d'une nounou qui vivait dans l'immeuble en face de celui dans lequel ils habitaient. En revanche, James ne se sentait pas totalement à l'aise à l'idée de vivre seul avec son fils dans une grande maison. C'est vrai qu'en apparence, elle ne l'était pas vraiment. Mais elle était plus grande que l'appartement dans lequel James, Harry et Lily avaient vécu, alors ça le stressais un peu. Pour autant, il n'avait pas vraiment eu le choix, le prix de la vie à Londres devait beaucoup trop excessif, les écoles étaient surpeuplées et Harry avait besoin d'attention et de calme, et surtout, de grand air. Et puis James n'arrivait plus à vivre dans cet appartement hanté par le souvenir de Lily. Bien qu'il aimait sa femme, voir son fantôme à chaque recoin de l'habitation qu'il avait retapé ensemble, pour créer leur cocon et s'épanouir en tant que famille, était extrêmement douloureux. Alors James avait vendu cet appartement, non sans difficulté, il avait trouvé une petite maison perdue dans la campagne anglaise et avait eu la chance de décrocher un travail dans une fleuristerie.

 

— Il nous reste plus qu'à déballer tous les cartons. Dit doucement l'adulte en ouvrant la porte pour laisse le petit garçon découvrir la maison.

 

Harry sautilla de partout et alla explorer chaque pièce avec soin et détails, il voulait connaître par cœur la maison, c'était presque devenu une obsession. James souris en voyant son fils descendre avec soin chaque marche de l'escalier en bois.

 

— La maison est si jolie papa ! Dit le petit garçon en courant vers son père.

— Tu veux quelle couleur pour ta chambre, Harry ? Demanda James en prenant son fils dans ses bras.

— Du marron ! Ou du rouge ! Ou les deux ! Cria Harry en levant les bras en l'air pour montrer sa joie.

 

James souris sincèrement, heureux de voir le petit garçon aussi peu perturbé du déménagement et aussi enthousiaste à l'idée des peintures de sa chambre.

 

— On pourrait faire la porte de ta chambre en rouge et les murs en marron ?

— C'est une très très grande idée papa ! Acquiesça l'enfant.

 

* * *

 

James préparé des spaghettis bolognaises assisté par Harry qui demandait toutes les deux minutes l'autorisation de goûter une pâte pour s'assurer qu'elle était cuite ou non. Le petit garçon s'acharnait sur une tomate qu'il essayait de couper avec un couteau à beurre, James trouvant qu'il était trop jeune pour utiliser un vrai couteau.

 

— Harry, tu veux bien aller chercher le parmesan et le posé sur la table ? Demanda doucement le père voyant que son fils commencer à s'énerver et à être frustré de ne pas réussir à couper la tomate.

 

Harry – sage et obéissant comme à son habitude – sauta de son petit tabouret qui le soutenait pour être à la hauteur du plan de travail et alla ouvrir le frigo, se mis sur la pointe des pieds et attrapa le sachet de parmesan avant d'aller le poser sur la table à manger. James en profita pour couper la tomate et la plonger dans la casserole de sauce bolognaise avant d'égoutter les pâtes cuites dans une passoire et de les plonger dans la seconde casserole.

 

— Ça sent bon ! Dit Harry en remontant sur le tabouret pour observer son père touiller la préparation.

— C'est parce que la tomate que tu as coupée apporte beaucoup de goût et de saveur mon grand.

 

Harry sourit fièrement et redescendit pour aller s'asseoir sur une chaise de la table de la cuisine. James souris doucement en lui tendant son assiette et le petit garçon se jeta sur ses pâtes. L'adulte eut un pincement au cœur en voyant les yeux verts du petit garçon mangé avec tant de joie le plat préféré de sa mère. D'ailleurs, James ne toucha presque pas à son assiette, une boule de tristesse et d'angoisse bloquée sa gorge et son estomac et l'idée même d'essayer de manger quoi que ce soit le répugné au plus haut point.

 

Potter fut rassuré de voir que son fils s'était endormi rapidement dans son lit, il n'avait pas rechigné à aller dormir – sans doute parce qu'il était fatigué par le déménagement – et il n'avait pas pris peur d'être dans une chambre différente à celle dont il avait l'habitude. James déballa encore quelques cartons une fois qu'Harry fut endormi. Il voulait que le salon et la cuisine soit totalement rangé pour le lendemain matin, ainsi, le petit garçon pourrai rester devant la télévision le temps qu'il range l'étage.

 

Vers une heure du matin, quand il fut assez épuisé pour savoir qu'il ne mettrait pas de temps à s'endormir et à penser à sa femme, James décida qu'il était temps d'aller se coucher.

 

* * *

 

C'est avec le souffle court est l'esprit embrumé de souvenirs douloureux que James se réveilla. Il essuya les larmes qui coulaient le long de ses joues et retira d'un geste brusque les couvertures qui le recouvrait, il était en train de mourir de chaud et son t-shirt collé à sa peau moite. Il était à peine quatre heures et demie du matin et il se sentait déjà mal. Il avait revu sa femme. Mais pas la femme vivante et souriante dont il était tombé amoureux, mais celle qui, jour après jour, devenait de moins en moins vivante. Il avait tant hais le cancer que l'évocation de ce mot lui donnait envie de vomir. Lily avait été si courageuse, elle avait tant gardé espoir, elle avait promis tant de fois qu'elle serait présente dans la vie d'Harry et celle de James. Alors quand elle était morte, elle avait emportée avec elle, l'espoir d'une vie heureuse. C'est ce que James pensait.

 

La porte de la chambre d'Harry s'ouvrit doucement, son père vérifia qu'il dormait toujours et il referma doucement la porte. James se dirigea dans la salle de bain et alluma l'eau froide, il en avait besoin pour se remettre les idées en place. Ce qui était le plus dur après la mort de sa femme, avait été de rester fort pour son fils et de combler le manque immense de sa mère. Les parents de James l'avaient aidé dans les premiers mois après la mort de Lily, mais ils étaient rentrés chez eux quelque temps après et James s'était retrouvé seul, ou presque, dans l'appartement où il revoyait tant Lily.

 

L'eau fit contracter tous ses muscles, elle était gelée, mais elle le réveilla en un instant. Ce n'était pas agréable, mais bien des choses ne l'étaient plus aux yeux de James. La seule chose qui n'avait pas changé depuis le décès de sa femme, c'était la joie qu'Harry mettait dans sa vie, et ce, peu importe les circonstances. James ouvrit un peu le robinet d'eau chaude afin de ne pas tomber malade ou en hypothermie.

 

Dans le bruit de l'eau de la douche, James s'autorisa à pleurer silencieusement. Il ne voulait pas pleurer devant son fils, il ne voulait pas l'inquiéter, cela faisait plus d'un an que Lily était partie et Harry semblait tout juste s'en remettre, alors s'il voyait que ce n'était pas le cas de son père, peut-être que lui aussi, n'arriverait pas à faire totalement son deuil. Au bout d'une vingtaine de minutes, James sortis de la douche, il se sécha rapidement les cheveux et s'habilla rapidement. Il lui restait une semaine avant de commencer son nouveau boulot et il comptait bien faire quelques petits travaux et faire son possible pour qu'Harry se sente chez lui.

 

La maison était dans un très bon état, mais il y avait quelques petites retouches à faire. Notamment de la peinture et à changer une fenêtre qui se fermait mal dans la cuisine. James était infirmier avant, quand il vivait à Londres, mais il avait eu envie de tout changer, autant d'environnement que de métier. Alors il avait décidé de se réorienter vers les fleurs et de devenir fleuriste. Puis rapidement, il avait décroché un travail non loin de la maison qu'il avait acheté. Il espérait que ce nouveau départ l'aiderait à avancer dans sa vie et de ne plus être hanté par les souvenirs de Lily, même s'il continuerait à la chérir toute sa vie.

 

C'était étrange pour lui, d'aimer quelqu'un qu'il ne reverrait plus jamais, et à la fois, il voyait tellement Lily à travers Harry que par moment, leurs ressemblances lui faisait mal au cœur. Ils fronçaient leurs nez de la même manière quand ils mangeaient quelque chose d'amer, il avait les mêmes – adorables – taches de rousseur sous leurs yeux et sur leurs nez. Et Harry commençait à avoir les mêmes amours pour les livres que sa mère avait.

 

James regarda l'heure et remarqua qu'il était beaucoup trop tôt pour réveiller son fils, alors il se mit en tête de repeindre sa chambre. Il avait déjà acheté les pots de couleurs et il n'avait posé aucun carton ou pousser aucun meuble contre les murs. Le gris pâle fut appliqué en moins de temps qu'il ne l'aurait cru. L'odeur de la peinture lui plut, étrangement. Et l'air frais de la campagne aida les murs à séché plus vite, les fenêtres étaient grande ouverte et le paysage qui était sous les yeux de James le fit sourire, pour la première fois depuis longtemps.

 

Vers huit heures, quand James eut fini de repeindre les petits recoins des murs de sa chambre, il alla réveiller Harry. Le petit garçon était emmitouflé dans ses épaisses couvertures et retenait avec amour sa peluche lion dans ses bras. James ouvrit doucement un des rideaux de sa fenêtre et s'assit sur le rebord du lit de son fils. Il admira ses petites boucles emmêlées et sourit en l'entendant souffler d'apaisement quand il passa une main dans ses cheveux fins.

 

— Bonjour p'tit cœur. Dit doucement James en caressant les boucles marron d'Harry.

 

Le petit garçon grogna doucement avant de tourner sa tête pour cacher son visage sur son coussin. James rigola doucement en le voyant faire.

 

— Je me suis dit, qu'après-avoir pris ton petit-déjeuner, on pourrait aller choisir des peintures pour ta chambre et peut-être qu'on pourrait s'arrêter dans une libraire ? Il y en a une dans le village, je suis sûr qu'il y a des livres qui pourraient te plaire.

 

Harry se releva subitement, les cheveux en bataille et une trace de tissus sur sa joue, il écarquilla les yeux d'excitations.

 

— Oui ! On y va ! Allez papa, il faut se dépêcher ! Dit le petit garçon en sortant de son lit.

 

James attrapa son fils par les hanches avant qu'il ne tombe de son lit et rigola en voyant l'impatience du petit garçon. Il le fit voler dans la chambre comme un petit oiseau qui aurait observé avec soin l'espace de la chambre. Harry s'amusait à battre des bras comme l'aurait fait un volatile avec ses ailes, le garçon rigolait joyeusement, visiblement heureux et de bonne humeur. James se surprit à lui aussi se sentir de bonne humeur en entendant son fils rigoler.

 

Le début de matinée se passa dans la joie, Harry expliqué à son père le genre de lire qu'il voulait lire, un avec des pirates. Il voulait suivre une aventure remplie de navire au drapeau noir et à la tête-de-mort blanche, il voulait lire les détails d'une chasse au trésor et de créatures marines terrifiantes, comme un calamar géant ou de magnifiques sirènes.

 

— Papa, est-ce que tu sais s'il y a des hommes sirènes ? Demanda Harry en trempant sa tartine de confiture dans son bol de chocolat chaud.

— J'imagine que oui. Répondis James peu surpris des interrogations matinal de son fils.

— Et bien, je veux être une sirène ! Ou alors... un pirate et tomber amoureux d'une sirène ! Ou alors... Harry sembla réfléchir et fronça les sourcils avec concentration. Ou alors je pourrais être un pirate qui devient une sirène et après, je tombe amoureux !

— Ou alors, tu pourrais finir ton petit-déjeuner ? Rigola doucement James.

 

* * *

 

— Harry s'il te plaît, dit doucement le brun.

— Mais ce pot de peinture-là me fait peur. Il n'a pas l'air gentil. Celui-ci est mieux. Dit doucement le petit garçon en pointant une boîte toute en haut d'une immense étagère.

 

James s'empêcha de rire doucement et essaya de garder son air impassible.

 

— Il est tout seul en haut en plus, dit tristement Harry.

 

Le brun se pinça l'arrêt du nez et soufflant dépité.

 

— Monte sur mes épaules et attrape-le.

 

Le petit garçon sourit d'un air vainqueur et se laissa porter jusqu'aux épaules de son père et tendit ses deux petits bras pour attraper avec prudence le pot de peinture qu'il convoitait tant.

 

— Je l'ai ! Dit Harry comme s'il avait attrapé un trésor.

 

James – qui était sur la pointe des pieds – sourit et se dépêcha de reposer son fils par terre et de sourire poliment aux passants qui lui jetais des regards désapprobateurs. Comme si portait son fils sur les épaules était un acte dangereux pour l'enfant. Ça donna le sentiment à James de tout faire mal et d'être un mauvais père l'espace d'un instant.

 

— Merci papa ! T'es le meilleur ! Assura Harry en posant le pot de peinture rouge dans le chariot métallique.

— De rien mon grand, souris le brun en ébouriffant les cheveux de son fils sous les rires de celui-ci.

 

La couleur marron – qui servirait pour les murs de la chambre d'Harry contrairement au rouge qui serait pour la porte – fur plus facile à trouver, celle-ci fut assez pâle et contrasterais parfaitement avec la porte. Le petit garçon demanda poliment s'il pouvait prendre quelques décorations en plus qu'il avait vue dans le magasin et son père accepta, plutôt fière de voir que son fils ne faisait aucun genre de caprice pour quoi que ce soit.

 

Après quelques détours dans plusieurs rayons à la recherche d'une étagère en bois que James pourrait monter afin de laisser son fils ranger ses livres, les deux Potter allèrent payer leurs articles. Harry semblait surexcité à l'idée de se rendre enfin à la librairie, James se demanda même s'il n'allait pas passer la journée entière là-bas et que son fils finissent par repartir les bras charger de nouveaux ouvrages.

 

* * *

 

Vers dix heures et demie, soit une petite heure après l'ouverture de sa boutique, Remus fut surpris de voir deux nouvelles têtes passer par la porte de sa librairie. Un petit garçon aux joues rosées et un homme plus grand lui ressemblant comme deux gouttes d'eau lui avait fait face de leurs lunettes parfaitement ronde.

 

— Bienvenue ! Avait dit Remus d'un air plus joyeux qu'il ne l'aurait dû, mais c'était si inhabituel pour lui d'avoir de nouveaux clients en cette fin de vacances scolaires qu'il en était presque bouleversé. Puis-je vous aidez ?

— Bonjour, dis James en refermant doucement la porte qui tinta délicatement.

— Bonjour ! Dit Harry en posant ses deux mains sur le comptoir en bois et en se mettant sur la pointe des pieds. Vous auriez des livres avec des pirates et des sirènes ? Demanda-t-il sur de lui.

 

Remus sourit doucement en observant le petit brun. Il posa sa main sur son menton et réfléchit de manière théâtrale ce qui fit rire le petit garçon ?

 

— Laisse-moi réfléchir un peu.

 

Remus avait beaucoup de livres dans sa librairie, mais un avec des sirènes et des pirates qui ne serait pas trop violent pour l'enfant... Ça, il n'était pas sûr d'avoir.

 

— Je crois que j'ai un livre qui pourrait te plaire ! Dit subitement Remus en se dirigeant à grande foulée dans la section « livres pour enfants » avant qu'il n'oublie le titre du livre qu'il avait en tête.

 

James parut soulagé d'être dans une librairie ou le libraire était vraiment passionné de livre, contrairement aux grandes boutiques impersonnelles qu'il arpentait avec Harry à la recherche d'un livre. La plupart du temps, les vendeurs dans ce genre d'endroit ne lisaient même pas de livres, alors comment pouvait-il renseigner leurs clients ? Le petit Potter avait suivi de très près Remus et il n'avait pas tant prêtais attention aux étagères qui meublaient la boutique.

 

James se fit la réflexion que c'était un joli endroit. La librairie n'était pas immense mais suffisante pour que son fils passe son après-midi à choisir des livres. En entrant dans le magasin, directement sur la droite, ce trouvé un vieux et gros bureau en bois ou reposé une vieille caisse des années cinquante, James se demanda si elle fonctionnait encore ou si des vieilles pièces de monnaie étaient enfermées dedans. Il y avait de grandes fenêtres à côté du bureau, et le petit rebord de celles-ci présentait les derniers livres à la mode que la librairie proposée. Des plantes reposées sur le bureau et un peu partout dans la boutique, soit sur des tabourets soit sur le sol ou tout en haut des étagères en bois. Une douce mélodie de jazz flottait dans l'air et l'odeur de la tasse de café qui était posé devant le fauteuil cosy du libraire apporté une odeur plutôt réconfortante.

 

Au fond de la boutique, ce trouvait de bien plus vieux livres, sans doute de seconde main se dit James. Leurs odeurs singulières de poussière et de vieillesse eurent le don d'apaisé James. Ça sentait comme la bibliothèque que Lily avait aménagée chez eux, avant.

 

— « The Mermaid, The Witch and The Sea » ? Dit doucement Harry.

— C'est un livre qui devrait te plaire, j'en suis sûr ! C'est l'histoire d'un jeune orphelin qui devint pirate et...

— Je ne veux pas tout savoir ! Dit le petit garçon en mettant ses mains sur ses oreilles.

 

Remus rigola doucement, attendri par la douceur du petit garçon. James se surprit lui aussi a apprécié la douceur du jeune libraire.

 

— Tu veux le prendre Harry ? Demanda doucement Potter.

 

Le petit garçon attrapa le livre que Remus lui tendit. Il feuilleta quelques pages et hocha vigoureusement la tête.

 

— Oui ! Il a l'air génial !

 

Lupin – qui jusque-là était accroupi pour être à la hauteur du petit garçon se releva doucement – fit face à James et lui sourit gentiment.

 

— Vous cherchez un livre également ? Demanda doucement l'homme au visage cicatrisé.

— Heu... Non ? Pas vraiment. Répondis James en souriant maladroitement.

 

Si jusque-là, il n'avait pas remarqué les cicatrices du libraire, maintenant, c'était le cas. Il ne voulait pas attarder son regard dessus et mettre l'homme mal à l'aise mais à la fois, il était piqué de curiosité.

 

— Sauf si vous avez des livres sur les fleurs, dit Potter en relevant son regard.

 

Remus sourit grandement et gonflant le torse, fier d'avoir ce genre de livre dans sa boutique.

 

— Suivez-moi !

 

Harry resta dans le rayon des livres dédié à son jeune âge et ne prêta pas attention aux deux adultes, tandis qu'eux bavarder fleurs. James tomba amoureux de la couverture d'un des livres que Remus lui tandis et il l'apprécia encore plus quand il vit les illustrations des fleurs, elles étaient si parfaitement reproduites que le jeune fleuriste n'eut pas besoin de lire les titres de chacune d'elles pour les reconnaitre.

 

— Je vais le prendre ! Dit-il sûr de lui.

 

Remus sourit en voyant la même détermination chez le père que chez le fils quand ils choisissaient un livre. James flâna dans les rayons alors que le libraire l'avait laissé pour retourner boire sa tasse de café, Harry revient vers son père avec un autre livre dans les mains.

 

— Tu veux en prendre un deuxième alors ? Demanda doucement James.

— Je peux ? Questionna Harry en lançant un regard adorable à son père.

— Évidemment, rigola-t-il en ébouriffant les cheveux de son fils.

 

Les deux Potter se rendirent près de la caisse de la librairie, les bras chargeaient de livres, ils sourirent en même temps à Remus. Le libraire les trouvèrent adorables.

 

— Vous êtes en vacances ici ? Demanda doucement l'homme au visage cicatrisé qui avait reconnu leurs accents londoniens.

 

Remus scanna les livres et releva son regard vers James.

 

— Non, nous venons d'emménager ici, je crains que vous allez nous revoir souvent. Dit doucement Potter en posant sa main sur l'épaule d'Harry et en souriant doucement au libraire.

— C'est formidable ! Appelez-moi Remus, et tutoyiez moi ! Dit-il chaleureusement en tendant sa main pour souhaiter la bienvenue.

 

James la saisit avec surprise, mais surtout avec joie. Les habitants de la campagne étaient tellement plus accueillants que ses anciens voisins de Londres. Remus serra également la main d'Harry qui eut l'impression de devenir un adulte en effectuant ce geste.

 

— Et donc tu es Harry, et tu es ? Demanda le libraire en regardant James.

— James Potter ! D'ailleurs, je vais travailler dans la petite boutique de fleurs au coin de la rue. Dit-il en pointant de son pouce par-dessus son épaule un point imaginaire.

— Oh ! C'est donc toi le fameux Londonien ! C'est un plaisir de vous accueillir dans notre petite ville. Déclara Remus en mettant les livres dans un sac en papier où l'on pouvait lire « Lupin & Books » écrit comme si les lettres avaient étaient tapées à la machine à écrire.

 

James paya les ouvrages et les Potter partirent de la libraire sous les au revoir chaleureux d'un nouvel ami.

 

* * *

 

— Harry, on fera la peinture demain, il est déjà dix-huit heures chaton. Essaya de négocier James envers un petit garçon grognon.

— Mais papa...

— Promis mon cœur, on commencera à faire les peintures demain ! Assura doucement l'adulte.

 

Harry baissa la tête d'un air boudeur et laissa son père passer une serviette grise dans ses cheveux bruns. Après un bain rapide, James avait espéré que son fils lâcherait l'affaire sur les peintures de sa chambre, mais ça n'avait pas eu l'air de lui changer l'esprit.

 

— Il reste des spaghettis et j'ai acheté de la glace au caramel ! Dis d'un air enthousiaste le père.

 

Le petit garçon eut soudainement des étincelles dans les yeux et s'activa de mettre son pyjama rouge qu'il aimait tant prêt à aller manger et à dévoré sa glace devant – il l'espérait – un film rempli d'aventure.