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Characters:
Additional Tags:
Language:
Français
Stats:
Published:
2012-03-17
Updated:
2012-03-17
Words:
3,492
Chapters:
3/?
Kudos:
6
Hits:
322

La famille de son cœur

Summary:

Recueil de one-shots et ficlets autour de la famille formée par Yoko et Rosée et leur entourage.
1er volet : Du point de vue de Grand-Mère Masako.
2ème: La rencontre avec le Capitaine Onago et sa femme : catalyseurs.
3ème: Rosée, entre Poky et Sin-Yi ; d'autres enfants de son âge, d'autres vies.

Chapter 1: Masako, Yoko, Rosée ; "Asatsuyu"

Chapter Text

Titre : Asatsuyu
Auteur : ylg/malurette
Base : Yoko Tsuno, Le Dragon de Hong-Kong
Personnages : Tsuno Masako, Yoko, Rosée du Matin
Genre : familial
Gradation : G / K
Disclaimer : propriété de Roger Leloup, je ne cherche pas à me faire de sous avec.

Prompt : Rosée
Continuité : à situer après Le Dragon de Honk Kong ; référence L’Écume des Jours mais peut sans doute se lire sans
Nombre de mots : 500 et des poignées

"Longtemps Grand-Mère Tsuno espéra la naissance d’un petit-enfant dont les rires viendraient égayer sa vieillesse."

Le temps peut être cyclique même sans passer par les roues de la réincarnation. Longtemps, Lai Chi, devenue l’épouse de Tsuno Onoue et la mère de ses trois enfants, espéra que sa bru Masako, femme de son troisième enfant et unique fils, lui donnerait enfin un petit-enfant et achèverait de cimenter sa place dans cette famille, en prolongeant d’une génération le cercle de la vie. Las, elle s’éteignit avant de voir cela.

Seiki et Masako eurent leur fille sur le tard. Peut-être n’y croyaient-ils déjà plus. Ce ne fut d’ailleurs pas un fils comme ils auraient souhaité, à qui transmettre nom et maison familiale en héritage : un nouveau deuil d’espoir à faire ?
Mais les temps changent, et le jour venu Yoko recevra bien sûr la propriété familiale. Elle n’a jamais eu de frère ni de sœur et n’a pas non plus de cousins pour la lui disputer... quoi que ses tantes aient pu souhaiter autrefois ; elles non plus n’ont jamais vu cet esoir réalisé.

À son tour, Masako attend maintenant de voir sa fille faire sa vie et fonder son propre foyer. Plus indépendante qu’un homme, cette petite tête brûlée est partie à l’aventure en Europe. En ramènera-t-elle un gaijin ? Masako essaie de ne pas s’offusquer à cette idée : enfin, elle-même savait bien, au moment de se marier, que Seiki était à demi chinois par sa mère. C’était un lourd secret de famille à l’époque ; tout compte fait il est bien moins honteux aujourd’hui de ramener un Européen, surtout avec une bonne situation chez lui, que s’acoquiner avec une servante chinoise n’était scandaleux à l’époque de son beau-père.
Peu importe donc qui Yoko choisira comme père pour cela ; Masako brûle de connaître un jour ses petits-enfants et commence à craindre que le sort lui réserve le même destin qu’à sa belle-mère.

Quand un beau jour Yoko l’appelle pour lui annoncer la nouvelle, Masako devine immédiatement de quoi elle va lui parler... enfin !! son cœur déborde déjà de joie. Mais rien n’aurait pu la préparer aux détails exacts de la chose.

« Maman, j’ai adopté une petite fille, à Hong Kong. »

Les questions se bousculent dans sa tête.
Mais comment, pourquoi, quand, quelles conditions...
Elle les repousse pour aller à l’essentiel, habillant sa voix d’un sourire sincère :

« Quel est son prénom, quel âge a-t-elle ? »
et surtout,
« Quand viendras-tu nous la présenter ? »
Car c’est bien de cela qu’il est question... Yoko tellement indépendante pourra toujours clamer qu’elle en fera à sa guise, quoi qu’en pense le monde, elle aime tendrement ses parents et ne voudrait pas les peiner et cherche inconsciemment leur approbation. Ne réalise-t-elle pas que ses parents lui font confiance, ne chercheront plus à discuter ses choix, et seront toujours fiers d’elle ?
Un enfant qu’elle aura choisi sera tout autant leur petit-enfant que s’il lui été né naturellement.

« Je brûle de te voir avec elle dans les bras... »

(Et puis, secrètement, Masako ne peut pas faire taire une dernière attente : « on » dit qu’une adoption favorise les instincts maternels, alors peut-être, d’ici une paire d’années, Yoko l’appellera-t-elle pour lui annoncer, cette fois, la naissance d’un petit-enfant de son sang ? Sait-on jamais...)