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Il habitait dans la pièce latérale de la maison en bambous depuis peu et il avait déjà remarqué des comportements étrangement de son Shizun. Il ne se serait jamais douté, au grand jamais, que son Shizun pouvait avoir des comportements aussi étranges.
Il lui arrivait de marmonner à voix basse et inaudible quand il se croyait seul.
Il lisait des livres qui n’avaient aucun rapport avec la cultivation comme des romans d’aventure ou de romance.
Il pouvait aussi rester enfermé dans sa chambre ou son bureau pendant plusieurs jours d’affilée sans qu’il ne sache ce qu’il fessait.
Lorsque Shizun n’avait pas de paperasse sectaire à remplir ou des cours à préparer, il lui arriverait d’exercer sa calligraphie dans une langue inconnue. Il ne pouvait même pas lire un seul mots tellement les caractères sont différents du chinois traditionnel qu’il avait appris avec ying-shijie.
Mais ce qui le surpris le plus c’est que son maître n’utilisait jamais son lit.
Il était une fois rentré dans la chambre personnel de son Shizun, qui lui était normalement interdite, et la chambre était exactement comme il l’avait imaginé.
Elle était assez grande pour contenir plusieurs bibliothèques rempli de livres. Les murs de bambous étaient modestement décorés avec des peintures peintes par son Shizun lui même. Il y avait quelques livres ou papier éparpillé dans la pièce mais cela rendait juste celle-ci plus vivante.
Toute la pièce était centrée sur le grand et luxueux lit à baldaquin de la chambre. Il n’avait jamais vu un lit aussi beau. Les draps et les voiles anti-moustiques était d’un verre clair et d’un blanc pur d’une grande qualité. Le lit semblait avoir une couche de duvet d’au moins vingt centimètres qui lui donnait envie de se jeter sur le lit et de se laisser fondre dessus.
Mais le lit semblait beaucoup plus propre que le reste de la pièce qui avait un léger désordre vivant. Comme si son Shizun avait consciencieusement évité le lit. De plus il ne se souvient absolument pas d’avoir lavé un jour les magnifiques draps de ce lit. Pourquoi son Shizun avait il un tel lit si il ne s’en servait pas.
Il était rare de voir son Shizun dormir, Mu-Shishu avait plusieurs fois fait irruption pour surveiller la cultivation de son frère car il était bien connu que la dernière déviation de son maître avait été si forte que même son comportement avait changé. Il se plaignait à chaque fois du manque de sommeil de Shizun mais il n’élaborerai jamais, après tout les Immortel n’avait pas besoin de sommeil pour vivre.
Mais il lui arrivait de voir Shizun dormir, souvent à des endroits les plus improbables les uns que les autres comme à son bureau, assis par terre, dans l’herbe ou même sous un arbre. A chaque fois qu’il le trouvait comme cela il ne pouvait s’empêcher de regarder le visage de son Shizun au repos alors que rien ne dérangeait son calme. Dans ses moments, son cœur commença à battre et ses genoux à faiblir devant la beauté de Shizun. Il lui était même arrivé de passer plusieurs heures en trans en le regardant, n’arrêtant que quand il montrait des signes de réveil.
Il ne pouvait s’empêcher d’imaginer son Shizun dans une légère tenue de couchage et détendue dans le nuage de son lit, comme une déesse dans son apothéose.
Mais il n’avait jamais vu son Shizun dans une tenue de couchage. Il l’avait déjà vu dévêtu de sa couronne de Peak Lord et de plusieurs couches de sa tenue éther mais il ne l’avait jamais vu dans ses sous vêtements. Même au milieu de la nuit quand il son sommeil était si dérangé que cela réveillai son maître qui venait voir la source du problème. Il était toujours vêtu de sa tenue éthérée comme l’être divin qu’il est. Il avait depuis longtemps perdu espoir de voir son maître aussi vulnérable.
Il était aussi clair que si il ne fessait pas personnellement la nourriture de Shizun il ne cherche même pas à manger. Pas que cela soit un problème, Inecia était très pratiqué pour la méditation de longue durée et à un certain niveau, cela permettait à son utilisateur de se passer de toute nourriture. Shizun avait passé cette étape, avant qu’il n’emménage dans la maison en bambou il était pratiquement impossible de voir le Peak Lord demander autre chose que tu the, Ying-Shijie avait fait cette réflection beaucoup fois.
Après l’invasion des démons sur la secte et l’empoisonnement de son Shizun à sans remède, cet étrange comportement qui était auparavant inoffensif était devenu destructeur.
Le poison provoquait des sauts de Qi qui pouvait aller du simple ralentissement des méridiens à leur blocage pur et simple. Cela l’empêchait de pratiquer Inecia ou de rester éveillé pendant de trop longues périodes.
Heureusement son maître ne se gênait pas pour manger sa nourriture, il le fessait même avec un empressement et un plaisir discret qui lui fessait chaud au cœur.
Mais Shizun refusait totalement de dormir dans son lit. Il pouvait le retrouver a dormir parterre ou sur son bureau mais jamais dans son lit. A chaque fois qu’il s’endormait ce n’était que par contrainte et par épuisement de son corps, jamais par choix.
Il se demandait pourquoi Shizun refusait de prendre soin de lui, cela lui fessait mal de voir son amour se détruire lui même. Le pire est que il était impossible de voir quand l’immortel manquait de sommeil, son apparence était toujours aussi éthérée que la normal mis à par les coups de fatigue qui lui prenait de fois.
A chaque fois que le Peak Lord se blessait, la même histoire se produisait. Mu-Shishu venait, ordonnais à son frère de se reposer, ce que l’immortel ne fessait absolument pas, il aggrave sa blessure qui était au départ bénigne ce qui obligeait souvent le médecin à le mettre sous sommeil artificiel pour qu’il récupère non sans la protestation de son maître.
Aussitôt réveillé, son maître sortait du lit duquel il était sensé rester pour s’asseoir par terre et s’évanouir. Dans ses moments il n’osait pas touché Shizun de peur de le mettre en colère ou de lui infliger une déviation du Qi, ce dont il était encore plus sensible dans cet état.
Au final il se demandait si ce n’était pas le lit qu’il fuyait plutôt que le sommeil.
Mais au cours de son apprentissage il n’a jamais osé demander.
