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Category:
Fandom:
Characters:
Additional Tags:
Language:
Français
Stats:
Published:
2017-06-21
Completed:
2017-06-21
Words:
46,404
Chapters:
6/6
Kudos:
3
Hits:
155

Chaos is Come Again

Summary:

« I need to crawl out, out of this hole now, before the darkness grabs a hold and takes my soul now. » – Hollywood Undead, Medicine.

Stiles n'a jamais demandé à se souvenir de l'accident qui a tué sa mère lorsqu'il n'avait que quatre ans. Pourtant, le Nogitsune est là pour l'aider à retrouver la mémoire... même s'il crée plus de confusion dans la tête du jeune homme qu'autre chose.

Notes:

A/N : AU de la série original, à part le Nogitsune, il n’y a (presque) rien de surnaturel à BH.
J’ai laissé les énigmes en anglais parce qu’elle allait mieux dans mon histoire que ceux que je trouvais en français.
Disclaimer : Je n’ai aucun lien avec Teen Wolf, les personnages de cette série appartienent à Jeff Davis. Fanfic écrite au cour du Nanowrimo de 2016.

Chapter 1: Partie I

Chapter Text

« The day is incomplete, the thoughts of total defeat.
I don’t know what is happening to me or if I’ll die, ’cause I just never sleep. » – IAMX – Insomnia.

Stiles était certain que Scott lui avait dit de ne pas l’attendre ce matin. Il fronça tout de même les sourcils en se regardant dans le miroir ce matin, se demandant s’il n’avait pas imaginé ces mots la journée d’avant – non, son meilleur ami était définitivement sensé aller à l’école avec Allison, les deux avait un anniversaire d’un mois, ou quelque chose comme cela.

Il soupira – quelque chose n’allait toujours pas.

« Oh. »

Le jeune homme avait laissé le collier qu’il portait à tous les jours dans son cou – son objet le plus précieux – dans la salle de bain ce matin. Il roula des yeux à sa stupidité et se dirigea rapidement vers les toilettes, espérant que son père ne l’ait pas vu.

Mais son père était encore occupé dans la cuisine à boire son café. Stiles soupira de soulagement et enfila le collier en souriant avant de le cacher sous son chandail, et de se diriger vers la cuisine.

« T’es pas en retard? » demanda son père.

« Non, sauf si le jeep a magiquement disparu pendant la nuit, je devrais être à l’heure? »

« Quoi? »

« Scott a un imprévu. »

Il vint pour franchir la porte.

« Hey, ton déjeuner- » commença le shérif.

« Si je mange, je vais techniquement être en retard. »

Puis il franchit le seuil de la porte en souriant avant d’entendre la réponse de son père. Il savait très bien que cela agaçait ce dernier qu’il ne prenne pas toujours le temps de déjeuner – mais seulement parce que c’était aussi quelque chose que le shérif faisait régulièrement, et qu’il ne voulait pas que son fils prenne exemple sur lui.

En s’assoyant derrière le volant, il s’essuya rapidement les yeux, essayant de se réveiller un peu plus. Il n’avait pas si bien dormis hier soir, même s’il avait été se coucher tôt. Il soupira et démarra le moteur, grimaça en sentent le jeep résister.

« Allez, t’as seulement une couples de mètres à faire. »

La route se fit lentement – Stiles avait peur d’avancer plus vite et que le véhicule le lâche. Il s’était dit qu’il allait bientôt examiner le jeep, mais avait été trop préoccupé par l’école pour pouvoir s’en occuper. Un flash orangé le fit soudainement s’arrêter – il baissa la vitre et regarda dehors pour apercevoir un renard. Par contre, ce dernier était beaucoup plus noir qu’orange, ayant seulement une tache sur le museau.

« Fais attention la prochaine fois, tu pourrais te faire frapper! » cria-t-il avant de continuer.

Il se stationna à l’endroit habituel et fronça les sourcils en remarquant qu’il y avait déjà beaucoup de monde d’arriver – d’habitude, à l’heure où il partait, seulement la moitié du stationnement aurait dût être remplis. Il regarda un instant l’horloge sur sa radio.

« Quuuuoiiiii?! »

Il débarqua rapidement du véhicule et tomba presque en montant les escaliers qui menaient vers l’entrée. Ses souliers glissèrent contre le plancher, laissant derrière eux un bruit résonnant dans les couloirs vides, et il fonça droit dans la porte entre-ouverte de son cours de chimie – en même temps que la cloche sonna. Il s’assit à son bureau et Scott lui lança un regard.

« Je sais pas! J’étais pile à l’heure et- »

Il se rappela alors du renard qu’il avait croisé, de la sensation familière qui l’avait envahie lorsqu’il avait croisé le regard de l’animal et il soupira.

Quelque chose n’allait définitivement pas.

*

« T’as frappé un renard? » demanda Scott.

« Non, non, j’ai seulement faillit le frappé. »

« Et cela t’as mit en retard de quinze minutes? » dit alors Allison, en riant.

« Je … ça fait aucun sens, je sais- »

« Si au moins tu m’avais dit que t’avais vu Lydia ou- »

« Hey! Jamais je ne confondrait les beaux cheveux de Lydia avec la fourrure d’un renard, c’est- »

« Merci, je sais que mes cheveux sont toujours merveilleux. »

Stiles sursauta en entendant la voix de la jeune femme derrière lui et il se retourna pour lui sourire. Elle secoua la tête avant de sourire et de s’asseoir à côté d’Allison.

*

Lorsque Stiles arriva chez lui, il se dirigea directement vers la chambre pour y déposer son sac à dos. Il remarqua son reflet dans le miroir et soupira avant de se diriger vers le salon.

« Papa- »

« Hey, t’es déjà rentré? »

Il s’assit sur le divan au côté de son père et ce dernier sentit tout de suite que quelque chose n’allait pas avec le jeune homme.

« Il est arrivé quelque chose à l’école? »

« Non, non, c’est pas ça, je me demandais… lorsque ma- … lorsque j’avais quatre ans, et que j’étais somnambule, ça m’arrivait de me rendormir tout de suite pendant une quinzaine de minutes, non? »

Le shérif fronça les sourcils. « Oui, parfois tu te rendormais même toute la nuit. Ta mère et moi on s’inquiétaient toujours plus dans ces moments, mais comme c’était mieux qu’on ne te réveille pas. Pourquoi? Est-ce que ça t’es arrivé récemment? »

« Non, je me suis juste … souvenu ce matin… que maman me disait toujours que parfois j’étais inconscient pendant une quinzaine de minute même si je la fixais. Je sais pas pourquoi j’ai repensé à ça. »

Stiles se leva.

« T’es certain que ça va? »

Il sourit. « Je vais certainement mieux que le jeep, ça s’est sûr. »

Et il se dirigea vers la cuisine avant que son père ne puisse voir la confusion qui était apparu dans son regard.

Le jeune homme était presque certain qu’il avait été somnambule ce matin – mais pourtant , il n’avait aucun moyen de le prouver.

Après souper, il se dirigea vers son bureau pour étudier – sentant plutôt son lit l’appeler. Il secoua la tête pour se réveiller et ouvrit son cahier avant de fixer la page devant lui. Il plissa les yeux et un frisson lui parcouru le corps.

Il était incapable de lire la phrase qui se trouvait devant lui. Il avait l’impression que quelqu’un avait réarranger les lettres pour que celle-ci ne fasse aucun sens. Il soupira, se leva et se dirigea vers son lit – son étude pourrait définitivement attendre au lendemain.

*

« Hmm, on est vraiment supposé passer la journée ici? » demanda Allison à Scott.

« Je sais que c’est loin de ce que vous vous attendiez, » cria le professeur. « Mais c’est sur ceci que votre projet de la session contera – cette visite scolaire. Alors prenez beaucoup de notes. »

Le musée où leur professeur les avait emmené semblait être prêt à tomber en ruine. Les murs avaient besoin d’une nouvelle couche de peinture – et ils étaient presque certain que plus personne ne prenait soin de passer la moppe à tous les soirs.

Stiles se dirigea vers l’entrée en se demandant déjà s’il pourrait trouver quelque chose d’assez intéressant pour que son projet lui rapporte une bonne note. Il regarda rapidement les sections du musée qui se trouvaient dans l’entrée – ceux-ci étaient assez minimes. Il se dirigea finalement vers le côté de l’archéologie, c’était le seul sujet sur lequel il pouvait se voir dédier ses nuits.

Il avait à peine franchit le seuil de la pièce qu’un froid intense l’envahit soudainement et au même moment, toutes les lumières s’éteignirent.

« Bien sûr, personne ne doit penser à payer l’électricité dans cet endroit. » remarqua-t-il.

« Stiles? »

« Oh mon dieu! » cria-t-il, portant une main sur son cœur. « Scott, si tu me surprends encore comme ça, crois moi, je vais mourir beaucoup trop jeune. »

« Ça va? Les lumières se sont éteintes soudainement. »

« Oh, tu sais, j’ai décidé de pratiquer mon écriture dans le noir, donc j’ai fermé toute les lumières. »

Un bruit sourd se fit soudainement entendre, et Stiles se figea.

« Scott? Y’a quelqu’un? » cria-t-il, mais il semblait s’être soudainement retrouvé seul. Il répéta sa question, un peu plus anxieux, certain que personne ne lui répondrait.

Le jeune homme essaya de tâtonner autour de lui pour trouver la sortie, se demandant où Scott avait bien pu disparaître. Il sentit alors un courant d’air et essaya de le suivre, se disant que cela mènerait à la porte – ou au moins à une fenêtre, mais ce dernier semblait venir de partout. Stiles frissonna. Son cœur se mit alors à battre rapidement, il n’avait jamais eu peur du noir, mais en ce moment, il avait l’impression d’être enfermé dans une toute petite pièce – et cela ne faisait que jouer des tours sur sa conscience. Il ferma les yeux et prit une grande respiration.

« Compte sur tes doigts, l’un après l’autre, Stiles. »

La voix de sa mère résonna à travers ses pensées. Quand il était plus petit et qu’il faisait un cauchemar ou qu’il paniquait à cause de son somnambulisme, sa mère lui disait toujours de prendre une grande respiration et de compter lentement sur ses doigts, ainsi, tout allait bien se passer.

Il inspira et commença à compter lentement.

« Un, deux, trois- »

Il avait l’impression que des ombres bougeaient autour de lui, comme s’il n’était pas seul – et il savait très bien que ce n’était pas Scott. Oh, c’était loin d’être son meilleur ami.

« Quatre, cinq, six- »

Il essaya de s’empêcher d’entendre son cœur battre la chamaille, ce dernier battait tellement rapidement et fort, qu’il avait l’impression que c’était tout ce qu’il entendait, et ça ne l’aidait vraiment pas à se calmer.

« Sept, huit, neuf- »

Sans s’en rendre compte, il avait tranquillement commencé à se calmer, juste la pensée de sa mère l’aidait. Il avait sortie le collier de sous son chandail et le tenait fortement dans sa main droite.

« Dix. »

« Stiles? »

« Maman? »

Pendant un instant, il se revit dans les bras de Claudia, après qu’il ait fait un cauchemar. Il devait avoir environ quatre ans et sa mère essayait de le bercer en lui disant que tout allait bien aller.

« Stiles, réveille-toi! »

Au même moment, le jeune homme ouvrit les yeux et c’est à ce moment qu’il se rendit compte qu’il était loin de sa mère. Il sentit son cœur se serrer à cette pensée, ce n’était qu’une illusion, mais il avait été tellement certain …

Il regarda autour de lui pour se rendre compte qu’il était dans la salle d’arts asiatiques et que Lydia était à ses côtés.

« Tu dormais tellement profondément, je pensais que tu n’allais jamais te réveiller. »

Il secoua la tête pour éclaircir ses pensées. « Merci, Lydia… C’était comme si… si j’étais dans un autre monde pendant un instant. »

Elle le regarda étrangement avant de se lever. « On devrait rejoindre le reste du groupe. »

Il ne fit que hocher la tête et se releva avant de suivre la jeune femme hors de la pièce. Il se retourna une dernière fois et fit certain de voir quelque chose de noir et roux courir rapidement vers lui. Il soupira.

Son anxiété n’avait jamais été aussi pire qu’à cet instant.

*

Il eu à peine mit les pieds dans la maison, qu’une odeur atroce lui vint au nez.

« Papa? »

Silence. Il était seul dans la maison. Son père devait encore être au travail. Il se dirigea vers sa chambre et se ne fit que lorsqu’il atteint la porte qu’il fit rapidement demi tour pour courir vers la salle de bain. Il se rendit juste à temps pour vomir son dîner.

Tremblant et haletant, il vint pour se relever lorsque ses yeux se posèrent au fond de la toilette. Une marre de sang semblait y rester et Stiles cligna des yeux à plusieurs reprise pour s’assurer qu’il n’imaginait pas cette scène d’horreur.

Non, c’était réel. Il venait clairement de vomir du sang.

Il s’évanouit.

*

Dès qu’il reprit conscience, il remarqua que la salle de bain était plus souillé qu’il ne le croyait. Ne voulant pas inquiété son père, il passa tout son après-midi à nettoyer celle-ci – il avait aussi un peu taché le plancher. Après s’être assurer que tout était propre, il se regarda dans le miroir. Il semblait terriblement fatigué, commençant à voir des poches en dessous de ses yeux, comme s’il n’avait pas dormis récemment. Il se rinça rapidement le visage et s’assura qu’il n’y avait pas une seule goûte de sang sur lui, puis il se dirigea vers sa chambre pour faire des recherches sur son ordinateur.

Les premières recherches lui suggérèrent qu’il faisait de l’hématémèse, et que c’était sûrement dû à une hémorragie interne. La panique l’envahie, mais il se calma rapidement. Non, il n’avait pas eu l’impression que c’était son sang. Il n’avait aucune idée quel théorie le terrifiait le plus. Par contre, comme il n’avait aucun souvenir d’avoir mangé… quelque chose (ou pire, quelqu’un), il se disait que c’était sûrement dû à un problème d’estomac. Il savait qu’il devait clairement aller à l’hôpital tout de suite, mais …

Et si jamais ce n’était pas son sang?

Il attendrait donc quelques jours, si rien ne se reproduisait, il comprendrait qu’il n’avait aucune maladie grave. Le jeune homme se laissa tomber sur son lit, sentant comme si les deux dernier jours lui avait complètement aspiré son énergie.

Peut-être que s’il ne faisait que dormir un peu, tout irait mieux.

*

Par contre, à la minute où il se réveilla, il se sentit automatiquement pire. Il était aller à la cuisine pour souper avec son père et avait aussitôt remarqué qu’il y avait des marques inconnus sur ses mains et ses bras – des petites égratignures qu’il n’avait jamais remarqué, et cela le prit de panique. Et s’il s’était réellement débattu contre quelqu’un?

Il sentit son estomac se retourner.

« T’as pas faim, Stiles? »

« N-non, je … je pense que je commence une grippe. » mentit-il.

« C’est vrai que tu sembles fatigué. » répondit son père en le surveillant.

Stiles ne fit que hocher de la tête, ne faisant pas confiance à sa voix.

C’est alors qu’il l’entendit – comme un bruit sourd, comme un chat qui grattait sur une porte pour entrer. Il se retourna et regarda la porte d’entrée – mais le bruit avait disparu. Il regarda de nouveau sa main pour s’assurer qu’il ne s’était pas gratté sans s’en rendre compte – mais elle semblait intacte.

« Tu devrais peut-être rester ici demain. » dit son père, interrompant ses pensées.. « Et prendre ta température. »

Le jeune homme secoua la tête. « J’ai un exam demain, je peux pas le manquer. »

« Eh bien, si jamais il y a quoi que ce soit, dis-le-moi, et je vais appeler l’école. »

C’est ainsi que la paranoïa s’installa tranquillement dans la tête de Stiles.

Lorsqu’il vint pour aller étudier, il choisit plutôt l’ancien bureau de sa mère. Ce dernier était en fait une petite pièce remplis d’étagères qui contenaient plus d’une centaine de livres. Claudia était bibliothécaire et elle avait demandé d’avoir son « bureau » d’installé, pour rechercher de nouveaux livres qu’elle pourrait suggérer, voir ce qui était à la mode c’est dernier temps et pour pouvoir donner de meilleurs conseils, ect – même si le shérif savait clairement qu’elle voulait simplement une pièce où elle pouvait mettre tout ses livres ensemble.

Stiles n’avait pas remit les pieds dans cette pièce récemment, mais il sentait que sa chambre était seulement trop … bizarre en ce moment pour y aller.

Quelques heures plus tard, le jeune homme se réveilla en sursaut, la tête collé contre sa feuille d’étude, et sentant comme s’il n’allait pas pouvoir se relever – la chaise était loin d’être la plus confortable pour dormir. Il remarqua alors qu’une couverte avait été placé sur ses épaules et il sourit – son père avait dû le voir endormi et il n’avait pas voulu le réveiller.

Stiles se dirigea tranquillement vers sa chambre avant de finalement s’emmitoufle dans ses couvertes, ne remarquant pas que sa porte de garde-robe – porte qu’il laissait d’habitude toujours fermé – était entre-ouverte, et que l’odeur infeste qu’il avait sentit plus tôt provenait exactement de cet endroit.

*

Lorsque Stiles se réveilla, la première chose qu’il remarqua fit qu’il n’était plus confortablement couché dans son lit… et lorsqu’il sentit une brise le frôler, il ouvrit rapidement les yeux. Non seulement il n’était plus dans son lit, mais de plus, il n’était même plus dans sa maison. Il s’éclaircit la gorge.

« Allô? »

La lumière du jour commençait tout juste à se faire voir et il s’aperçut alors qu’il était dans une forêt. La peur l’envahit, mais il se releva tout de même, essayant de se calmer pour penser clairement. Il n’avait pas son cellulaire sur lui, ni les clés du jeep. Avait-il marché jusqu’ici?

Il entendit alors une branche craquée derrière lui et Stiles se retourna.

« Allô? Si quelqu’un pouvait m’aider- »

Même s’il n’apercevait rien, il savait clairement que quelque chose se trouvait dans ces bois.

« Hey, si- »

À cet instant, un sentiment s’empara de lui et il se tut. Ce qui se trouvait devant lui n’était certainement pas là pour l’aider. Stiles se retourna et commença tranquillement à jogger avant de courir le plus rapidement possible vers ce qui était, il espérait, la sortie du bois. Il eu à peine quelques mètres de fait qu’il fonça droit dans quelqu’un.

« Woah- »

« Ouch! » cria Stiles avant de fixer son regard. « Derek- »

« Regarde où tu vas. »

« Je dois aller à l’école, j’ai un exam important- »

Il se tut en remarquant que le jeune homme le regardait bizarrement.

« On est samedi, Stiles. »

« Qu… quoi? On peut pas être samedi, on était mercredi hier. »

« Stiles- »

Il remarqua alors que le regard de Derek était concentré sur ses mains. Il baissa son regard pour apercevoir que son chandail, et ses mains, étaient tachés de sang. Le jeune homme sentit alors le monde autour de lui commencé à tourner, mais Derek le rattrapa avant qu’il ne s’écroule par terre.

« Allez, viens avec moi. »

Le reste du chemin fit flou. Stiles n’avait peut-être pas fait de crise de panique depuis longtemps, mais il était presque certain que c’était ce qu’il était en train de se passer.

Lorsque Derek l’emmena chez lui et lui montra la salle de bain où il pourrait se nettoyer, Stiles obéit par automatisme – son esprit était clairement ailleurs. La vu du sang lui rappela l’incident qui s’était produit chez lui et un haut le cœur le prit.

Comment pouvait-on être samedi? Cela ne faisait aucun sens. Il ne pouvait pas avoir dormi dans ces bois pendant 2 jours sans que personne ne se rendre compte de son absence – après tout, son père était le shérif, il l’aurait clairement retrouvé bien avant.

Après avoir lavé la plupart du sang, Stiles se dirigea vers la table, où Derek lui tendit un verre d’eau.

« Je t’offrirais bien autre chose, mais j’ai pas vraiment de quoi à manger. »

Stiles grimaça. « Je suis certain que si j’avale que que ce soit en ce moment, tu vas devoir le ramasser par terre. »

Le jeune homme s’assit et soupira avant de fermer un instant ses yeux.

« Ça fait presque un an que je n’t’ai pas vu. » dit Derek.

Stiles eu un pincement au cœur en entendant ces mots et il sourit faiblement.

« Ouais … »

Depuis que Derek était devenu fleuriste, Stiles se pointait dans son magasin une fois par an pour acheter les fleurs préférés de sa mère et aller les déposer sur sa tombe. Cela ferait presque 13 an qu’elle serait morte.

« Ton père n’est toujours pas au courant? »

« Non, s’il savait combien je m’ennuie de ma mère, il se sentirait sûrement coupable de ne pas m’en parler plus souvent. Ce n’est pas comme s’il l’a cachait de moi, après tout, il y a encore beaucoup de photos d’elles dans la maison, mais … »

À la mort de sa femme, le shérif avait préféré s’enfouir dans son travail. Bien sûr, il avait parlé avec Stiles, lui disant qu’il serait toujours là pour lui s’il avait des questions, mais il semblait tellement vouloir penser à autre chose, que Stiles n’avait pas eu le courage de le lui demander.

« Je peux te remmener chez toi ou tu peux rester ici si tu veux. Je dois être au magasin dans une demi heure, mais tu sembles vraiment fatigué- »

Stiles ne fit que hocher la tête. Il commençait à être épuisé de se faire dire qu’il ne semblait pas bien aller. « Je vais retourner chez moi, mon père doit s’inquiéter. »

« D’accord. »

Le chemin du retour se fit en silence, et dès qu’il arriva chez lui, il se dirigea vers son ordinateur pour regarder s’il y avait eu un accident ce matin. À son soulagement, il ne trouva rien… par contre, cela ne voulait pas dire qu’il n’avait pas tué quelqu’un.

Après tout, peut-être qu’il avait réussis à bien cacher le corps.

Il serra son poing, essayant de ne pas laisser couler les larmes qui s’étaient accumulées dans ses yeux.
Il ne pouvait pas avoir tué quelqu’un, c’était impossible.

Si seulement il pouvait se remémorer ce qui s’était passé depuis ces trois derniers jours.

Tout ce qu’il voulait, c’était s’assurer que personne n’avait été blessé par sa faute. Il trouva son cellulaire dans son sac à dos et, tremblant, il composa le numéro de Scott.

« Hey, Stiles. »

« Hey… » Son cœur battait la chamaille, il était tellement nerveux. « Je… je voulais savoir, c’est stupide comme question, mais … on s’est vu hier? »

« … Oui, à l’école. Ça va, Stiles? »

« J’ai été à l’école pendant les deux derniers jours? »

« Oui, t’as même dit que t’avais parfaitement réussis ton exam. »

Le jeune homme soupira et déposa sa main sur sa tête.

« Ça va? »

« Oh, oui, ça va clairement bien. » Il se mordit la lèvre inférieure. « Laisse tomber, Scott. On se voit lundi. »

Et il raccrocha avant que son meilleur ami n’ait le temps de lui répondre. Au moins, il n’avait pas disparu pendant les deux derniers jours.

Pourquoi avait-il soudainement des blackouts?

Le jeep.

Stiles se leva rapidement avant de foncer vers la porte et de sortir dehors. S’il pouvait avoir des réponses, c’était clairement grâce au jeep, après tout, c’était dans celui-ci qu’il avait eu sa première perte de mémoire. Il ouvrit rapidement la porte et s’assit derrière le volant, regardant rapidement autour de lui.

Tout semblait intacte.

Il regarda sous les sièges, dans le coffre à gant, mais il ne trouva rien. Il soupira et referma la porte avant que son regard ne se pose sur la porte de la valise. Il sentit une sensation étrange lui passer à travers le corps, et tremblant, il tendit la main pour l’ouvrir.

À première vu, il n’y avait rien de travers, puis c’est là qu’il l’a vit. Une toute petite tache rouge sur l’intérieur de la porte.

Encore plus de sang.

*

Il ne pouvait plus ignorer que quelque chose de terrible était en train de lui arriver. Il avait vraiment envie d’en parler avec son père, Scott ou Lydia, mais il ne savait pas comment ceux-ci réagirait au fait qu’il avait pu potentiellement tué quelqu’un. Il était donc retourné dans sa chambre, prêt à faire des recherches, et c’est alors qu’il les avaient remarqués – les égratignures sur sa porte de garde-robe. Il se souvint alors d’avoir entendu un bruit étrange lorsqu’il avait été à table avec son père, comme si un animal voulait entrer. Il n’avait donc pas rêvé, il y avait vraiment eu quelque chose qui avait voulu se faufiler dans son garde-robe. Il remarqua que la porte de celle-ci était entre-ouverte et il fronça les sourcils. Il ne se souvenait pas de l’avoir laissé ainsi. Il vint pour l’ouvrir, lorsque son regard se posa un peu plus à droite, sur le mur. Il y avait un signe étrange, quelque chose qu’il n’avait jamais vu au par avant. Cela ressemblait à du chinois ou du japonais. Stiles traça les signes avec ses doigts, avant de prendre un morceau de papier pour le retranscrire.

« When is a door not a door? »

La phrase lui était venu en tête sans qu’il ne sache pourquoi et il soupira.

Il ne pourrait clairement pas trouvé de solution ici – sa chambre ne faisait que lui donner plus de questions que de réponses. Il espérait seulement que quelqu’un pourrait l’aider à la bibliothèque.

*

Il avait essayé à plusieurs reprises de retrouver le signe qui était écrit sur son mur, cherchant parmi les signes chinois, mais sans succès. Il commençait tout juste à regarder parmi les signes japonais lorsqu’une jeune fille d’environ son âge regarda par dessus son épaule.

« C’est rare de voir quelqu’un chercher le langage japonais, t’es un otaku? »

« Quoi? »

Il se retourna vers la jeune fille asiatique, elle avait un épingle avec son nom d’écrit, et il sut alors qu’elle s’appelait Kira et qu’elle devait travailler dans la bibliothèque. Stiles secoua la tête.

« Non, je fais des recherches pour un… projet, en histoire. »

« Sur? »

« Les mythes japonais… hm… »

Elle fixa ce qu’il y avait d’écrit sur son papier.

« Hoshi no Tama. » dit-t-elle.

Ses yeux s’agrandirent et il regarda à nouveau le mot écrit sur la feuille.

« Hoshi no quoi? » demanda-t-il.

Mais lorsqu’il se retourna à nouveau, il remarqua que Kira était déjà partie pour classer des livres. Il se demanda s’il devait lui demander plus d’informations, mais il se dit qu’il pourrait sûrement en apprendre plus en cherchant sur internet … Par contre, dès qu’il baissa le regard vers le clavier, les lettres étaient devenu illisible. Il resta figé un instant, se souvenant lorsque cela lui était arrivé lorsqu’il avait essayer d’étudier et Stiles se frotta les yeux un instant … mais le clavier était encore dans une langage qu’il ne comprenait pas. Il leva les yeux vers l’écran et il ne pouvait pas plus lire ce qui se trouvait devant lui. Il soupira et décida de rechercher Kira pour qu’elle lui explique ce que le signe signifiait. Il fit le tour de la bibliothèque pour la chercher et alla s’informer au comptoir, mais la jeune femme était déjà partie.

*

En entrant dans sa chambre, il s’assit devant son garde-robe pour observer les grafignes sur le mur. Hoshi no Tama … mais qu’est-ce que cela pouvait bien signifier?

C’est à ce moment que Stiles remarqua de nouveau que sa porte de garde-robe était entre-ouverte et il fronça les sourcils.

« When is a door not a door? »

« When it’s ajar. »

Un sentiment de peur le traversa alors qu’il ouvrit tranquillement la porte, et lorsqu’il vit finalement à l’intérieur, il ne pu s’empêcher de porter une main à sa bouche, figé, sentant encore plus fortement l’odeur nauséabonde qu’il avait perçu quelques jours plus tôt.

Sur le bord de la porte se trouvait le renard qu’il avait faillit frapper il y avait de cela une semaine. La pauvre bête était couché, sans vie, sur le côté, et … il y avait tellement de sang que cela prit quelques secondes avant que Stiles ne comprenne ce qu’il voyait devant lui.

Il manquait de la peau et de la chair au flanc de l’animal …

Et à ce moment, Stiles su que le sang qu’il avait vomit appartenait à l’animal. Un souvenir lui vint alors en tête.

Il se revit sur la route, arrêter le jeep et y en sortir pour s’approcher lentement du renard. Il avait prit l’animal et l’avait transporté jusqu’à sa valise où il l’avait frappé avec la barre de métal qui se trouvait dans sa valise. L’animal avait poussé un petit cri avant de s’effondrer. Stiles avait regardé autour de lui pour s’assurer que personne ne l’avait vu, puis il avait refermé la porte avant de se diriger vers l’école. Le soir, alors que son père dormait, il était retourné vers le jeep pour prendre l’animal avant de l’apporter à son garde-robe.

Et c’est à cet instant que …

La pensée fit tourné la tête de Stile et il dût s’adosser contre le mur et prendre plusieurs respiration pour se calmer. Les larmes coulaient sur ses joues, ils ne pouvaient pas croire qu’il avait fait une tel chose.

La seule pensée qui le consolait était le fait qu’il était maintenant presque certain qu’il n’avait tué personne. Il devait avoir simplement jouer dans les entrailles du renard avant de foncer dans Derek. Ou du moins, il l’espérait.

Dès que son père serait couché cette nuit, il mettrait l’animal dans un sac de poubelle et le jetterait au vidange.

Par contre, il ne pensait pas qu’il serait capable de faire partir la terrible odeur.

Elle allait à jamais le hanter.

*

Comme il avait découvert qu’il était à nouveau somnambule, Stiles décida immédiatement de ne pas dormir cette nuit. Il dit tout de même bonne nuit à son père et décida de lire le premier livre de la bibliothèque de sa mère sur lequel il tomba, ce qui s’avéra être une très mauvaise idée, il commença à s’endormir après seulement une vingtaine de page. Il brancha donc ses écouteurs dans son ordinateur et chercha la musique techno la plus intense qu’il pouvait trouver, avant de prendre une gorgée de café. (Il avait prit un red bull juste avant, mais le goût lui avait tellement donné envie de vomir, qu’il s’était dit que le café serait la meilleure solution. Il était descendit tranquillement en bas, heureux que la cafetière soit assez silencieuse. C’était certain que si son père le prenait à rester debout toute la nuit, il n’aurait qu’a dire que c’était pour un projet pour l’école, mais comme Stiles était souvent à son affaire et qu’il devait rarement prendre une nuit au complet pour étudier … cela aurait sembler suspect.) Il décida de chatter avec Scott, se disant que cela allait sûrement l’aider à rester éveillé, mais fit déçu en voyant que le jeune homme n’était pas en ligne. Il vint pour le texter et se rappela rapidement que son ami avait rendez-vous avec Allison ce soir.

Lydia : Qu’est-ce que tu fais encore debout?

Il sursauta au son de l’alerte du chat et sourit en voyant que Lydia lui avait écrit.

Stiles : Y’est même pas encore onze heure. Lui répondit-il.

Lydia : C’est quand même rare que tu te connectes à cet heure-là.

Ce qui était assez vrai.

Stiles : J’essaye de passer une nuit blanche.

Lydia : Pour?

Stiles : Être vraaaiment fatigué demain matin.

Lydia : D’accord, je vais essayer aussi.

Stiles ne pu s’empêcher de se taper dans les mains. Passer une nuit debout semblait correct, sans plus, mais une nuit au complet à parler avec Lydia? Ça c’était beaucoup plus intéressant.

*

Le jeune homme grogna en se réveillant – il devait vraiment arrêter de s’endormir dans des chaises de bureau, c’était vraiment inconfortable. Il regarda autour de lui avant de chiffonner la feuille qui était resté collé sur sa joue. Son regard croisa son cadran, neuf heure trente-deux, et-

« Oh, nonnnn. »

Il était si convaincu qu’il n’allait pas s’endormir. Stiles soupira et c’est à ce moment qu’il remarqua son bras. Son cœur s’accéléra et la panique le prit.

Ce dernier était recouvert de terre et de sang. Son premier réflexe fit de se diriger vers le garde-robe – il soupira de soulagement en voyant qu’il n’y avait rien de suspect.

C’est alors qu’il sentit la douleur lui élancer le bras et il comprit soudainement que c’était sûrement son sang. Il releva tranquillement sa manche pour apercevoir une énorme égratignure qui avait laissé sa peau en lambeaux. Il grimaça. Il était sûrement tombé sur une roche ou quelque chose comme cela.

Un frappement à la porte le fit sursauter.

« Stiles? Tu es réveillé? » demanda son père.

« Oui, j-juste un instant! »

« Lydia est en bas. »

Fuck. « D’accord, j’arrive dans cinq minutes! »

Il se leva rapidement et s’enfargea dans la pile de linge qui se trouvait à ses pieds. Il prit le plus de kleenex qu’il pu pour recouvrir la blessure sur son bras et s’essuyer les mains, mais ces dernières étaient tachées. Il prit alors une paire de gants et les enfila avant de se changer rapidement – ses vêtements aussi étaient remplis de sang et de boue.

Il sortie finalement de la chambre et se dirigea vers l’entrée.

« Hey, Lydia. »

Elle le regarda un instant avant de froncer les sourcils en souriant. « Hey, Stiles. T’as décidé de célébrer noël plus tôt cette année? »

Le jeune homme regarda rapidement son apparence et soupira. Non seulement il avait enfilé les gants, mais il avait aussi mit la première chose qu’il avait trouvé – un ensemble de noël qu’une de ses tantes lui avait offert un année.

« Ouepp, exactement. C’est la première pensée qui m’est venu en me levant. »

Lydia l’ignora. « Je voulais seulement si tout … allait bien depuis hier? »

« Hier? »

« Je parle du message que tu m’as laissé sur mon cellulaire après que tu aies cessé de me répondre. »

Elle lui tendit son téléphone et Stiles le porta à son oreille, tremblant.

« Écoute-moi bien…la prochaine fois, ce ne sera pas un renard que je laisserai dans ton garde-robe. »

Un frisson d’effroi lui parcouru le corps et il dût faire tout son possible pour ne pas laisser entrevoir la peur dans ses yeux.

C’était un message de celui qui l’avait possédé – celui qui était en train de le posséder.

« Il y en a un deuxième. »

Le message suivant ne sonnait rien comme de l’anglais – en fait, Stiles était même certain que c’était du japonais, mais il n’avait aucune idée de ce qu’il disait.

Il rit, essayant du mieux qu’il pouvait pour que cela ne paraisse pas faux.

« Maintenant on sait ce que ça me fait trop de caféine. »

« De quel renard est-ce que tu parles? »

« Aucune idée, je devais être semi-endormis en train de lire quelque chose… désolé. »

« La prochaine fois essaye de laisser un message plus cohérent. »

Elle posa une dernière fois son regard sur lui, comme pour s’assurer qu’il allait vraiment bien, puis elle partie. Stiles soupira et ferma la porte derrière lui. Il savait qu’il n’allait rien trouver dans son garde-robe, peu importe ce qu’il lui arrivait en ce moment, il n’y avait pas de motif exacte.

Il y alla tout de même pour trouver celui-ci comme il l’avait deviné, vide.

Il devait faire quelque chose et vite avant que cela ne tourne en véritable cauchemar. Il s’assit devant son ordi et fit surpris en voyant que sa webcam était allumé. Il l’éteignit et ouvrit le dossier y contenant les vidéos enregistrés.

Peut-être qu’il saurait réellement comment il avait passé sa soirée d’hier.

Il clicka sur le premier vidéo et attendit un instant alors que sa chambre paraissait vide. Puis son reflet apparu alors sur le mur et il se vit finalement s’asseoir sur la même chaise où il se tenait à ce moment.

Son corps se figea alors que son cerveau essayait de comprendre ce qu’il voyait se dérouler sous ses yeux.

Son corps semblait bougé inhumainement, comme s’il était réellement possédé et non somnambule, et ses yeux étaient d’un blanc opaque. Par contre, ce qu’il remarqua en premier était tout le sang et le gore qui semblaient recouvrir sa bouche et son chandail. Il ferma alors rapidement le vidéo, comprenant que ce dernier avait été filmé lorsqu’il avait dévoré le renard.

Il se rendit à peine au toilette pour vomir tout le café qu’il avait prit la veille.

*

Stiles regarda la pile de vaisselles que son père lui avait demandé de faire avant qu’il ne parte travailler et il soupira. Il avait tellement été préoccupé par ce qui le possédait qu’il n’avait pas eu le temps de pensée à faire autre chose comme ses devoirs, sans compter la vaisselle. Tout ce dont à quoi il pensait en ce moment, c’est qu’au lieu de laver les assiettes sales, il pourrait être en train de trouver une solution pour tuer peu importe ce qu’il avait en lui. Le jeune homme rempli tout de même le lavabo d’eau chaude et de savon et commença lentement à laver les assiettes une après les autres, perdu dans ses pensées.

Il se rendit alors compte que cela le relaxait de faire autre chose. Avant ce qu’il le relaxait le plus était lorsqu’il faisait des recherches pour son père, ça l’énervait tout de même d’essayer de trouver une réponse, mais en même temps il aimait tellement cela qu’il ne pouvait que se sentir accomplie et relaxé après qu’ils aient trouvé une solution. Il avait grandit en pensant qu’il suivrait les pas de son père, maintenant … il n’était plus sur de rien. Ses notes avaient gravement baissées, il ne trouvait plus la force de faire rien d’autre que de tuer son ennemie, et comme il refusait de dormir la plupart du temps, ni de rien mangé…

Le jeune homme déposa à nouveau l’assiette et accota ses coude contre le comptoir avant de déposer sa tête entre ses mains et de fermer les yeux pendant un instant, se fichant si ses cheveux se retrouvaient couvert de savon. Il devait être plus intelligent à propos de cela. Peut-être que s’il faisait des siestes ici et là, il n’aurait pas le temps de se blesser, ni de blesser quelqu’un d’autre et il pourrait dormir … Il pourrait toujours essayer de remonter ses notes dans quelques mois, les résultats qui comptaient vraiment pour son entré à l’université n’était pas pour tout de suite … Il faudrait qu’il travaille fort, mais il y arriverait sûrement. Mais pour ce qui était de manger… cela ne l’aidait vraiment pas à garder des forces, mais il ne pouvait rien y faire, étant trop traumatisé par ce qui s’était passé. Un jour, ça lui passerait (ou du moins, il espérait.) Il ouvrit les yeux et prit une grande respiration avant de continuer la vaisselle, se sentent un peu mieux.

Lorsqu’il eu finalement terminé, il marcha lourdement jusqu’au salon (le seul endroit où il réussit à se rendre, sa chambre semblait tellement loin), et se laissa tomber sur le divan. Il avait seulement besoin de fermer ses yeux pendant quelques minutes. Pour la première fois depuis des semaines, il dormit paisiblement.

Le jeune homme se réveilla quelques heures plus tard, désorienté. Il regarda autour de lui pour se rendre compte qu’il faisait beaucoup plus noir et qu’une couverte avait été déposé sur ses épaules. Il leva les yeux et se releva subitement. Il avait dormis huit heures de temps? Sans faire aucun cauchemars?

« Woah. »

« Ça va? »

« WOAH! » sursauta-t-il, avant de mettre une main sur son cœur qui débattait. « Je pensais que j’étais encore seul. » dit-t-il en regardant son père.

Ce dernier ne sourit pas, mais s’assit à côté de son fils avant de lui tendre son souper.

« Je n’ai pas voulu te réveiller, donc je t’ai gardé ceci. »

« Merci. »

Stiles déposa l’assiette sur la table du salon.

« Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment, Stiles, mais… j’ai remarqué que tu ne mangeait presque rien. »

Stiles grimaça et prit un morceau du poulet qui se trouvait dans son assiette avant de déglutir. Il le mit dans sa bouche et le mastiqua pendant ce qui lui paru des heures avant de finalement l’avaler.

« Est-ce que tu es anorexique? »

Stiles s’étouffa sur le deuxième morceau qu’il prit et avala une gorgée d’eau avant de secouer la tête.
« Définitivement pas. »

« Stressé? »

Il soupira et regarda ailleurs. « … Peut-être. »

Il n’avait seulement envie de le dire clairement : soit qu’il était réellement possédé par une force surnaturel non-identifié ou bien … il commençait à avoir des signes de double personnalité. Au lieu de dire quoi que ce soit, il mastiqua tranquillement sur un morceau de brocoli.

« C’est juste … l’école. » mentit-il (ou du moins, ce n’était presque plus un mensonge en ce moment).

« Oui, un de tes professeurs m’a appelé, elle voudrait me rencontré, Stiles, si- »

« J’ai juste de la difficulté en ce moment, je vais me reprendre, inquiète toi pas, je vais bien. Merci pour le dîner. »

Il se leva avant d’aller porter son assiette et son verre dans le lavabo et se dirigea ensuite vers sa chambre. Il allait bien? C’était définitivement l’un des pires mensonges qu’il avait dit jusqu’à présent. Au moins, le fait d’avoir dormi aussi longtemps lui avait redonné un peu d’énergie. Il devait faire le plus de recherches qu’il pouvait ce soir. Il trouverait la cause de sa souffrance et il ferait tout pour s’en débarrasser, même si cela prendrait du temps. Tout ce qu’il avait à faire, c’était prier que rien de grave n’arriverait bientôt, non?

*

Le jeune homme sentit son estomac grogner et il arrêta de marcher avant de poser une main sur son ventre. Il ne se souvenait plus de la dernière fois où il avait avalé quoi que ce soit à part les quelques bouchées du souper de son père l’autre fois. À chaque fois qu’il venait pour manger, son appétit était automatiquement coupée par la pensée du renard qui semblait coincé entre ses dents (il avait dû se les brosser mille fois depuis qu’il avait vu le vidéo, mais il ne pouvait chasser le goût dégouttant comme si quelque chose était mort dans sa bouche.).

Heureusement, il avait dût bien nettoyé la salle de bain et son garde-robe (il avait même jeté ses vêtements tachées de sang), parce que son père ne lui avait posé aucune question à propos de cela. Stiles s’assit à côté de son meilleur ami et se tourna aussitôt vers lui.

« Est-ce que je peux venir souper chez toi ce soir? »

« Hm… ouais, je- »

« Ta mère va être la? »

Scott ne pu s’empêcher de rire. « T’as pas assez de repas fait maison c’est temps-ci? »

Stiles se ressaisit. « Ouais, c’est ça… »

« Ta manqué de le dernier match de Lacrosse. »

« Oh, désolé, je me sentais… » Il grimaça.

Scott vint pour lui répondre lorsqu’une femme inconnu entra dans la salle de classe. Elle écrivit son nom au tableau.

« Bonjour, je suis mademoiselle Morrell, votre remplaçante en français pour le reste de l’année. Je ne sais pas ce que vous avez appris avec votre dernier enseignant, mais je peux vous garantir que vous n’allez pas ressortir de cette classe avec un A sans rien savoir. »

Elle posa son regard sur Stiles et le jeune homme regarda autour de lui pour s’assurer qu’elle le fixait bien lui et pas quelqu’un d’autre, mais au même moment elle reporta son regard sur le tableau.

Peut-être qu’il était vraiment rendu trop paranoïaque.

*

« Est-ce que t’as entendu? Danny s’est retrouvé à l’hôpital parce que quelque chose l’aurait attaquée hier. Il avait pleins d’ecchymoses et un de ses bras était ouvert, il s’est même cassé une jambe. »

« Woah, qu’est-ce qui l’a attaqué? »

« Personne ne le sait encore, il a été retrouvé dans les bois inconscient. »

Assis dans les vestiaire, Stiles commença à trembler et à haleter, sachant qu’il ne pourrait arrêter la crise de panique qui commençait à l’envahir.

Peut-être qu’il n’avait aucun souvenirs de ce qui s’était passé la nuit d’avant, mais il savait très bien qu’il avait un lien avec l’attaque de Danny. Il se leva rapidement et quitta le vestiaire – sûrement que le reste des vidéos enregistrées sur son ordinateur pourrait lui donner une réponse à ce qui était arriver au jeune gardien de but.

Manquer une autre pratique de Lacrosse ne changerait rien, de toute façon, le coach le gardait toujours assit sur le banc pendant les matchs.

Il devrait trouver une meilleure excuse pour Scott.

Peut-être que la vérité serait la seule solution.

*

« Stiles, je pensais que t’aimais pas le ketchup. »

« Hein? »

Le jeune homme releva la tête pour croiser le regard de Melissa qui le regardait, inquiète. Il regarda alors son assiette et remarqua qu’il l’avait noyé de ketchup – et qu’il avait aussi commencé à la manger. Pourtant, il ne se souvenait pas d’avoir prit la bouteille de ketchup.

« Pourtant j’ai toujours aimé ça. » Il prit une bouchée pour prouvé son point et eu la pire des misères a ne pas recracher sa bouchée.

« … D’accord. »

Même s’il était arriver chez lui plus tôt, il n’avait malheureusement pas pu avoir accès à son ordinateur. Son père l’avait tout de suite appelé dans la cuisine pour qu’il l’aide à résoudre un cas sur lequel il avait de la difficulté. Stiles avait presque refusé, lorsqu’il vit que son père semblait vraiment frustré par le cas. Puis peut-être que cela lui éclaircirait les pensées de penser à autre chose qu’à ce qui lui arrivait dernièrement.

Il avait alors travailler (sans succès, malheureusement) jusqu’à six heures lorsque Scott l’avait appelé pour lui demander quand il pensait s’en venir.

Et tout ce ketchup était tellement rouge …

« Alors, Stiles. » Scott le regarda avec des gros yeux avant de faire un hochement de tête vers sa mère et Stiles se racla la gorge.

« Qu’est-ce que vous avez? » demanda Melissa.

« J’aimerais bien le savoir. » répondit son fils.

« Mon… mon père travaille sur… un cas qu’il a de la difficulté à résoudre et … le suspect principal semble avoir une … double personnalité, je pense. » Il posa alors son regard sur Melissa. « Et je me disais que peut-être je pourrais te poser une question ou deux pour … aider mon père. »

Son excuse ne semblait vraiment pas tenir debout, mais Melissa hocha quand même de la tête, prête à répondre aux questions de Stiles. Scott le regardait encore suspicieusement.

« Est-ce que tu sais ses symptômes? » demanda-t-elle.

« Paranoïa, hallucinations, insomnie, manque d’appétit… »

« Est-ce qu’il est parfois incohérent dans ses propos? »

Stiles acquiesça en repensant à la phrase en japonais.

« Eh bien, je ne peux pas diagnostiquer quelqu’un sans le voir, mais je dirais que le suspect semble être schizophrène. »

Le jeune homme déposa sa fourchette pour prendre son verre d’eau et cacher l’expression qui s’était dessiné sur son visage.

Et si tout ce qui lui arrivait était simplement dans sa tête?

*

Comme le jeep avait catégoriquement refusé de marcher, le jeune homme avait dû se rendre chez Scott à pied. Son ami lui avait suggéré de l’accompagner, mais après ce que Stiles venait d’apprendre, il préférait être seul. Peut-être que le seul moyen de combattre ce qu’il lui arrivait serait d’aller dans un hôpital…

Il déglutit et secoua la tête. Il avait vraiment l’impression qu’une force majeur était à l’œuvre ici, les voix qu’il entendait était beaucoup trop claires, et puis avec tout ce qu’il avait fait … peut-être qu’il n’avait jamais vu quelque chose de surnaturel se manifester avant, mais en ce moment, ça semblait tellement être le cas qu’il aurait mit la main au feu qu’il était réellement possédé par une entité inhumaine.

Il tourna un coin de rue lorsque son cœur cessa de battre pendant un instant. De l’autre côté de la rue se tenait un building et sur ce dernier ce trouvait le premier signe qui était gravé sur son mur … Il pourrait sûrement enfin savoir ce que cela signifiait.

Le jeune homme couru jusqu’au bâtiment et dû arrêter quelques secondes pour reprendre son souffle avant d’essayer d’ouvrir la porte – celle-ci était barrer. Il soupira et regarda l’horaire. Il reviendrait demain. C’était peut-être sa seule indice qui lui prouverait qu’il n’était pas fou, et il avait vraiment besoin de s’y accrocher pour le moment.

Il rentra chez lui et se dirigea directement vers sa chambre.

Sa main tremblait horriblement alors qu’il déposa sa souris sur les autres vidéos de sa webcam. Il ne savait pas exactement s’il avait filmé ce qui s’était passé avec Danny, mais si c’était le cas … Sa conscience lui disait de se rendre à la police, que tout cela était de sa faute, mais en même temps, s’il y avait une minime chance que ce ne soit pas lui, il ne pourrait jamais prouver son innocence après…

Tout semblait tellement plus simple avec les cas de son père, c’était soit blanc ou noir, et en ce moment … en ce moment, il était carrément dans la zone grise. (Ou rouge. Il y avait toujours beaucoup trop de sang.)

Il avança les vidéos du renard et attendit patiemment que les cinq autres vidéos jouent. Les deux premiers ne montraient absolument rien. Dans le deuxième, Stiles pouvait aussi voir qu’il n’était pas lui-même (encore avec les yeux blanc, sûrement que ses pupilles avaient virées dans leur orbite), mais il ne faisait que faire le tour de la pièce, à la recherche de quelque chose.

Instinctivement, Stiles avait prit le pendentif de sa mère entre ses doigts, pour essayer d’y trouver du confort.

Dans l’avant-dernier vidéo, il se vit, assit devant la caméra en train de parler en japonais. Il fit rapidement une copie de la piste audio et l’enregistra.

Le dernier était le pire. Il avait son bras en sang et il souriait machiavéliquement et son regard était si… vide.

« Je l’ai fait… je l’ai tué. »

Puis il se mit à rire, un rire qui glaça le sang de Stiles. Il ne reconnaissait même pas sa propre voix. Mais il vit clairement ce qu’il tenait dans sa main droite. Le casque de Lacrosse qui appartenait à Danny, ce dernier avait écrit son nom à l’intérieur pour être certain de ne pas se le faire voler.

Il ferma le vidéo et pleura à chaudes larmes.

*

« Stilinski, j’aimerais te voir après la classe s’il-te-plaît. »

C’était normal que ses notes avaient baissés avec tout ce qui se passait. Lorsqu’il était arrivé ce matin, il avait passé tellement proche de tout avouer à Scott, après tout, c’était son meilleur ami, il pourrait lui faire confiance, non? Mais au moment même, il se dit que si la situation était inversé, il emmènerait Scott directement dans un hôpital. Il essaya donc de paraître le plus normal pendant sa journée. Danny était encore dans un comas profond, donc pour l’instant, il n’avait aucune crainte que ce dernier avoue ce que Stiles – ou du moins l’entité, comme il avait commencé à l’appeler – avait fait.

Donc il ne fut pas surpris lorsque madame Morrell le fit s’asseoir devant elle à son bureau.

« Stilinski- »

« Tout le monde m’appelle Stiles. »

« D’accord, Stiles, est-ce que tout va bien c’est temps-ci? »

Il fixa son bureau. « Ouais, je suis juste un peu fatigué. »

« Il n’y a rien de marquant qui t’aies arrivé dernièrement? »

Le jeune homme fronça les sourcils. « Comme? »

« Quelqu’un de proche qui est mort- »

Stiles secoua rapidement la tête. « N-non. »

« D’accord… »

Il soupira. « Désolé, j’ai des devoirs à faire. »

« Attends! » Le jeune homme réajusta son sac à dos sur son épaule et regarda enfin sa nouvelle professeure. « Si jamais tu as besoin de parlé… de quoi que ce soit… tu peux venir me voir. »

« D’accord. »

« Et je veux dire quoi que ce soit. »

Stiles fronça les sourcils avant de sortir de la salle de classe. « Ça c’était bizarre. »

Il se dirigea vers la cafétéria et lorsqu’il vit Lydia assise seule à une table, il resta planté là pendant un moment. Il n’avait vraiment pas envie de parler à qui que ce soit, peut-être que s’il rebroussait rapidement chemin…

« Hey, Stiles. »

Trop tard. Il se dirigea vers la table et s’assit devant son amie, essayant de lui sourire. Elle fit une grimace.

« Qu’est-ce qu’il y a? »

Il soupira. « Oh rien, je … la nouvelle prof de français? Elle est louche. Et quand je dis louche, je veux dire qu’elle pose beaucoup trop de questions personnels et… »

« Peut-être qu’elle est inquiète pour toi. »

Il haussa des épaules. « Je comprends pas pourquoi. »

« Hmmm. Tes notes ont baissés, non? » Stiles cligna des yeux, ne semblant pas comprendre comment elle était au courant d’une telle chose. « J’ai croisé ton père et il m’en a parlé. »

« Oh… ouais. »

C’était la première fois de sa vie qu’il se foutait complètement de ses notes.

« Mais tu étudies? »

« Tous les jours. » C’était un mensonge, mais qu’est-ce qu’il pourrait bien répondre? Oh, non, je suis trop occupé à littéralement chasser un démon de ma tête.

« Okay, peut-être que tu ne sais seulement … plus comment étudier. On va se faire une session d’étude, toi et moi, ce soir, au café sur Parkstreet. »

Ce soir, il devait aller chercher le building qui comprenait le kanji inscrit sur son mur, mais il aurait sûrement le temps pour les deux…

« Après souper. » dit-il.

Elle sourit. « Je te promets que tu vas remonter tes notes avec moi. »

Si seulement elle savait comment il était plus troublé par autre chose que l’école.

*

Dès que la cloche annonçant la fin des cours avait sonné, Stiles avait dit précipitamment au revoir à Scott avant de foncer droit vers le jeep. Ce dernier avait miraculeusement voulu marcher ce matin et Stiles en avait donc profité. Le building fermait à exactement cinq heure et il était maintenant quatre heure, il aurait grandement le temps de s’y rendre, mais il préférait ne pas prendre de chance.

Il accéléra donc jusqu’à sa destination… et sacra lorsque le député lui signala de se ranger sur le côté.

« Parrish, je suis vraiment désolé, je n’ai vraiment pas le temps, mais je promet de ne plus jamais conduire aussi rapidement. JAMAIS. »

Il était tellement désespéré de se rendre là-bas et sa radio indiquait déjà quatre heure et quart.

« Désolé, Stiles, je vais quand même devoir te donner une amende. »

Stiles accota sa tête contre le volant et soupira. « D’accord, n’importe quoi, j’ai un rendez-vous vraiment, mais vraiment important. »

« Oui, ça fait trois fois que tu dis ‘vraiment’, je pense que j’ai compris. Je reviens. »

Lorsque Parrish revint, Stiles eu dû mal à conduire prudemment jusqu’au bâtiment. Il était et demi. Il débarqua rapidement de la voiture et ouvrit la porte avant de se diriger vers le comptoir principal.

« Hoshi inc, comment puis-je vous aider? »

« Parlez-vous japonais? »

« Je… oui. Pourquoi? »

Il sortie rapidement le papier et son cellulaire.

« Est-ce que vous pourriez me traduire ceci? »

La jeune femme derrière le comptoir le regarda étrangement.

« S’il vous plaît, je voudrais seulement savoir… »

« D’accord. Hm, ici, c’est écrit Hoshi no Tama. Ça veut dire : balle d’étoile. »

« … okay. »

« C’est associé avec les kitsunes dans le folklore japonais. »

« Les kitsunes? »

« Un esprit surnaturel qui prend la forme d’un renard. »

Elle prit son papier et écrivit kitsune dessus, en romaji pour qu’il puisse l’écrire, en hiragana, puis finalement en kanji.

« Oh, d’accord merci. Et pour ceci… »

Il fit play sur son cellulaire et attendit, le cœur débattant, que le message ait fini de jouer. Il avait tellement peur de dire quelque chose de trop étrange et que la femme appelle la police, mais elle ne fit que rire.

« Qu’est-ce qu’il y a de drôle? » demanda Stiles, incrédule.

« Eh bien, ça ne fait que répété : Je vais te manger, je vais te manger, désolé, ce n’est peut-être pas si drôle. »

Stiles se sentit blanchir. « O-okay. Merci beaucoup, vous m’avez beaucoup aidé. »

« Au plaisir de vous revoir. »

Stiles avait l’impression qu’il ne vivrait pas assez longtemps pour avoir la chance de revenir à Hoshi inc.

*

Lydia regarda le chandail qui se trouvait sur le support, ce disant qu’il irait parfaitement avec la jupe qu’elle avait acheté quelques jours plus tôt, mais elle le déposa de nouveau à sa place, ne sachant même pas pourquoi elle était ici en ce moment.

« Ça va? » demanda Allison.

« Ouais… »

« Essaye d’être plus convaincante? »

Lydia se retourna vers son amie. « C’est seulement que… tu ne trouves pas que Stiles agit bizarrement c’est dernier temps? »

« Est-ce que ça l’arrive parfois que Stiles n’agisse pas bizarrement? »

Lydia roula ses yeux. « Je veux dire qu’il ne semble pas lui-même, il semble… préoccupé… »

« Est-ce que tu as essayé de lui parler? » lui suggéra son amie.

« Non, je me disais qu’il parlerait peut-être à Scott si quelque chose le tracassait autant. »

« Peut-être. Ou peut-être qu’il attend que quelqu’un vienne lui parler. » dit Allison.

Lydia secoua la tête avant de sourire. « T’as raison. Je vais essayer de faire quelque chose ce soir. »

« Alors, achète ce chandail. » dit-t-elle en le prenant pour Lydia. « Comme ça tu auras quelque chose de vraiment beau à porter. »

Lydia grimaça, mais le prit tout de même, après tout, c’est vrai qu’elle allait vraiment bien le porter. Elle avait été heureuse de trouver Allison lorsque celle-ci avait emménagé, oh ce n’est pas qu’elle n’avait pas beaucoup d’amis, elle en avait une tonne, mais elle n’avait aucune amie avec qui elle pouvait passer son temps à parler de tout et de rien, magasiner, mais aussi quelqu’un de proche en qui elle pouvait se confier. Elle avait toujours été plus proche de Stiles depuis qu’elle avait été plus petite, et même si ceux-ci étaient loin de s’être perdu de vu pendant toute ces années, c’était vrai qu’elle n’était plus aussi proche de lui que lorsqu’elle avait six ans, ce qui était tout à fait normal. Ils avaient tout les deux vieillit après tout.

Mais elle aurait tout de même pensé que Stiles aurait pu venir la voir s’il avait un problème. Elle soupira, espérant que ce n’était rien de grave. Elle se souvint encore lorsqu’il était venu la voir alors que les deux étaient seulement au primaire. Il voulait absolument la dessiner, et il ne voulait pas que ça soit quelqu’un d’autre dans la classe. Même si elle ne savait pas encore ce qu’était cette émotion, Lydia s’était sentit flatté que quelqu’un lui porte de l’attention, et sans s’en rendre compte, elle avait commencer à passer toute ses journées avec Stiles, Scott, et parfois Derek, le voisin un peu plus âgé de Stiles. Elle se souvenait encore lorsque ce dernier avait eu son premier vélo et comment Scott et Stiles avaient été jaloux – Lydia n’avait pas osé leur dire que cela faisait plus d’un an que son père lui en avait acheté un, mais qu’elle était encore trop peureuse pour le prendre.

*

« Je n’ai aucune idée pourquoi tu fais ça. » dit Lydia alors que Stiles s’assit devant lui.

Le jeune homme n’avait jamais prit autant de caféine que dans les dernières semaines, et il commençait à y prendre goût. Par contre, il avait plus peur de devenir accro qu’autre chose (mais être accro au café était beaucoup mieux que d’être somnambule et de pouvoir potentiellement tuer quelqu’un).

« Pourquoi je fais quoi? »

Il prit un gorgée et grimaça, le café était beaucoup trop amer, et beaucoup trop chaud.

« Nous cacher que tu ne vas clairement pas bien. »

Stiles s’étouffa sur sa deuxième gorgée de café. « De quoi est-ce que tu parles? »

Elle lui sourit, mais son sourire n’atteignit pas ses yeux. « Ne fait pas l’innocent. Tu manques clairement de sommeil, je suis presque certaine que tu as perdu du poids et … tu sembles tellement distant. »

« Wow, je ne savais pas que tu m’observais autant. »

« Stiles! C’est sérieux ce que je dis. »

Il hocha de la tête. « C’est rien, juste de la fatigue, ça va aller mieux après les exams. »

Elle le fixa, ne semblant vraiment pas le croire.

« Allez, on est mieux d’étudier, sinon mon père va clairement me mettre à la porte pour avoir couler mes examens. »

« Comme s’il ferait une chose pareille. »

Stiles lui sourit et l’atmosphère sembla un peu se détendre.

*

La première chose qu’il fit en arrivant (en fait, c’était tout ce qu’il semblait faire lorsqu’il était chez lui, ce n’était pas un hasard que ses notes avaient autant baissés), c’était de rechercher sur les dernières informations qu’il avait reçu de la dame à la compagnie. Il clicka sur le premier article qu’il trouva avant de le scanner rapidement. Avec la description qu’il y avait, la créature pouvait bien être ce qu’il le possédait, sauf qu’il n’était écrit en nul part que cet être était mauvais. C’est alors qu’il trouva les classification : les zenkos : les bienveillants, ainsi que les yako : les malicieux.

Nogitsune.

En lisant ce mot, Stiles ne pu s’empêcher de frissonner. Il se rendit alors compte qu’il avait déjà entendu ce nom, lorsqu’il était beaucoup plus jeune…

Nogitsune.

Tu m’as sauvé la vie.

Attention, Stiles!

Les pensées s’embrouillèrent dans son esprit et il ferma les yeux pour essayer de se concentrer. Par contre, au même instant, il entendit clairement la voix du Nogitsune dans sa tête.

« Jouons à un jeux. »

Et de nouveau ce rire maléfique.

À ce moment, Stiles se retrouva dans une pièce étrange, qui semblait ne plus finir. Il se retourna et, prit d’effrois, se rendit compte qu’il était de nouveau dans la salle du musée dans laquelle il avait été enfermé pendant la sortie de l’école. Par contre, celle-ci semblait difforme, et cela donna un peu le vertige au jeune homme.

« C’est comme jouer au chat et à la souris. »

Toute les lumières s’éteignirent, sauf pour une lueur à une centaine de pas de Stiles. Il sentit quelque chose le frôler et il ne pu s’empêcher de trembler. Il ne faisait que revoir les vidéos sur son ordinateur.

« Devine qui est le chat. »

Sans savoir pourquoi, il commença à courir. Il n’avait beau ne rien voir, tout ce qu’il voulait s’était sortir de cet endroit et s’éloigner le plus loin possible du Nogitsune. Par contre, il avait beau courir le plus rapidement qu’il pouvait, la lueur ne semblait toujours pas s’éloigner.

Il sentit quelque chose de doux lui enlacer la cheville gauche.

« Je. t’ai. eu. Si tu peux répondre correctement à trois énigmes, je vais te laisser partir… »

La sueur perlait sur son front et il se rendit compte que le seul son qu’il pouvait percevoir était sa propre respiration. Pourtant, il savait qu’il n’était pas seul.

« I was carried into a dark room, and set on fire. I wept, and then my head was cut off. What am I? »

Quelque chose qui brûle, qui coule et qui a ensuite la tête coupé.

Stiles fronça les sourcils, essayant de se concentrer. Puis son regard se posa sur la lueur en face de lui.

« Une chandelle. »

« It’s right behind you, and creeps on the ground. It follows you home, but does not make a sound. Careful when you turn around. »

Qu’est-ce qu’il le suivait constamment?

« Celle-ci est facile, » répondit-t-il. « Une ombre. »

Un petit rire se fit entendre. « On va rendre cela plus difficile alors… The more you have it, the less you see. What is it? »

Stiles ferma ses yeux. Il ne voyait plus rien. Mais qu’est-ce qu’il avait de plus?

La peur.

Non, il ne devait pas penser à cela.

La peur.

Il laissa échappé un petit gémissement et secoua la tête. Non, il n’avait pas peur. Le Nogitsune ne pouvait pas le blesser.

« C’est ce que tu crois. »

Un cri strident sortie alors de la bouche du jeune homme alors qu’il sentit comme si quelqu’un creusait littéralement dans sa tête. La porte de sa chambre s’ouvrit soudainement.

« Stiles! »

Son père couru jusqu’au lit du jeune homme avant de le secouer doucement pour le réveiller. « Réveille-toi! »

Pendant un instant, les paupières de Stiles s’ouvrirent pour laisser entrevoir le blanc de ses yeux, puis il recommença à respirer normalement, comme s’il venait de tomber dans un sommeil profond. Le shérif posa une main sur son front pour s’assurer qu’il n’avait pas de fièvre, et après l’avoir observer quelques instants, il soupira et déposa le corps de son fils dans le lit.

Il semblait s’être à nouveau endormi paisiblement.

*

Stiles se souvenait lorsque sa chambre était sa pièce préféré. Il avait eu cette chambre depuis qu’il était petit et même si sa mère était morte lorsqu’il était encore jeune, il avait encore des souvenirs d’elle lorsque Claudia venait le border, ou lorsqu’il était somnambule et qu’il faisait un cauchemar et qu’elle venait le réveiller. Il se souvenait aussi de la seule fois où son père l’avait chicané. C’était un peu après la mort de Claudia et Stiles comprenait maintenant que ce devait être la tristesse et la fatigue qu’il l’avait prit et que le shérif devait avoir regretté d’avoir crié autant après son fils. Par contre, tout ce que Stiles se souvenait de cette chicane était le fait qu’il avait eu réellement peur de son père. Il ne lui avait jamais dit vu qu’ils n’en avaient jamais reparlé (il avait quand même été voir Stiles par après pour s’excuser et lui promettre qu’il ne lui crierait plus jamais après comme cela et qu’il avait eu tord). Il avait eu vraiment peur à ce moment que son père le frappe. Même s’il était le shérif, il était loin d’être quelqu’un de violent. Stiles ne se souvenait d’aucun autre moment dans sa vie où son père s’était fâché à ce point après lui.

À ce moment exacte, par exemple, alors que son père l’avait chicané parce qu’il avait oublié de ramasser ses jouets, Stiles avait couru pour s’enfermer dans sa chambre, se cachant sous ses couvertures en pleurant, se sentent plus en sécurité dans sa chambre. C’était ce que cette pièce représentait pour le jeune homme : la sécurité. C’était là qu’il s’était réfugié pendant les premières années après la mort de sa mère, ne voulant voir que Scott et Lydia, sans avoir réellement d’autre amis. Il s’était refermé sur lui et même si son père pensait que c’était parce que dès un très jeune âge, il avait été attiré par l’école et qu’il aimait étudier (c’était vrai qu’il aimait quand même étudier, mais ce n’était pas la raison pourquoi il s’était enfouis dans ses devoirs alors que tout les enfants de son âge préférait sortir dehors et jouer au basketball.) Il s’était tout de même amélioré pendant les années, Scott et Lydia l’avaient vraiment aidé à se sortir de cet état, même si cela ne l’avait jamais quitté, encore aujourd’hui, il aimait s’enfermer dans sa chambre pour jouer à des jeux vidéos ou bien écouter de la musique.

Maintenant, sa chambre était synonyme de terreur. Depuis qu’il avait découvert le renard dans sa chambre et qu’il avait toute ses hallucinations, à chaque fois qu’il mettait un pas dans la pièce, il ne pouvait penser à autre chose. Surtout au sang qu’il avait sur les mains, même après s’être lavé des milliers de fois, il avait l’impression que celles-ci étaient encore tâchés et que le sang ne partirait jamais. Il avait donc commencé à se faufilé en pleins milieu de la nuit alors que son père dormait, pour aller se reposer dans le jeep. Ce dernier était peut-être moins confortable que son lit, mais il réussissait tout de même à s’endormir après environ une heure – quelque chose qu’il était incapable de faire dans sa chambre. Déjà qu’il ne dormait pas beaucoup comme il avait toujours peur de se faire possédé à ce moment, ou bien d’avoir des cauchemars … Il ne pouvait pas faire marcher le chauffage toute la nuit, donc il avait prit soin de garder un manteau, une couverte et un oreiller dans sa valise – au même endroit où le renard mort s’était retrouvé il y avait quelques semaines.

Le jeune homme avait l’impression que des années avaient passé depuis cet incident, il ne pouvait croire tout ce qu’il lui était arrivé depuis. C’est vrai qu’il avait toujours rêvé que quelque chose d’extraordinaire lui arrive pour le sortir de sa routine, mais c’était loin d’être ce à quoi il avait pensé… il ferait tout pour redevenir la personne qu’il était avant. Cela n’arriverait malheureusement jamais.

Depuis le Nogitsune, il savait qu’il ne pourrait plus jamais être comment avant – peut-être que personne ne l’avait réellement remarqué, mais il avait tellement changé depuis le début de l’année scolaire, même si c’était plus mentalement que physiquement. Il avait aussi passer quelques soirée à ce promener dehors. Il savait que le Nogitsune adorait la noirceur et que cela pouvait malheureusement être dangereux, mais il aurait préféré s’occuper que de devoir tourner sur lui-même dans son lit avec ses pensées en était incapable de s’endormir. Il se réveillait presque tout le temps lorsque le soleil se levait et il réussissait toujours à se faufiler jusqu’à sa chambre avant que son père ne se réveille. Peut-être que ce n’était pas le meilleur plan pour qu’il puisse réellement passer une bonne nuit, mais c’était le seul qu’il avait, et il pouvait au moins avoir quelques heures de sommeil par nuit.

Il avait toujours peur de s’endormir pendant les cours – peur de se faire prendre par le Nogitsune à ce moment et se réveiller dans un bain de sang. Il n’était peut-être plus autant concentré qu’avant dans ses cours, mais il essayait d’être attentif pour éviter cela. À chaque fois qu’il voyait Lydia et Scott à l’école, il avait seulement envie que de leur dire que tout allait vraiment mal, et qu’il avait besoin d’aide, mais une petite voix derrière sa tête lui disait que s’il avouait tout ce qu’il avait fait, personne ne le croirait, ils penseraient tous qu’il n’était plus saint d’esprit, et se retrouver à Eichen House le terrorisait plus que tout au monde. Alors il se mordait la langue lorsqu’il était prêt à tout divulguer et essayait de cacher sa douleur derrière son sarcasme. C’était la seule chose qu’il pouvait faire pour passer à travers les journées. Un jour, il serait sûrement prêt à affronter l’être qui avait prit possession de son esprit, mais pour l’instant, il faisait simplement de son mieux pour garder la tête haute.

*

Stiles s’était réveillé en pleins milieu de la nuit pour se rendre compte qu’il s’était endormis avant de se rendre au jeep. Ceci ne voulait dire qu’une seule chose : le Nogitsune avait sûrement prit possession de lui cette nuit. Il se leva et marcha tranquillement pour se rendre à la chambre de bain. Il n’avait rien vu de déplacé jusqu’à maintenant, même s’il avait eu envie de regarder dans son foutu garde-robe. Le jeune homme avait tout de même passé directement devant, sentant son estomac se nouer, et était finalement sortie de sa chambre. La salle de bain était assez proche, il n’avait pas à passer devant la chambre de son père pour s’y rendre, il ne voulait absolument pas le réveillé. Depuis que le shérif avait remarqué que son fils n’allait pas bien, Stiles faisait tout pour paraître mieux.

Lorsqu’il arriva au lavabo, il ouvrit l’eau et resta figé en voyant que celle-ci était rouge. Il commença a trembler et se frotta les yeux avant de regarder à nouveau – une hallucination. Il devait être trop fatigué en ce moment – cela ne ressemblait pas au Nogitsune. Il splasha finalement l’eau sur son visage et son regard se posa sur le miroir en face de lui. Deux yeux d’un blanc vitreux le regarda, et un petit sourire se dessina sur son visage – le Nogitsune était encore en lui. Un frisson lui parcouru le dos et il recula et s’enfargea dans le tapis, il essaya de se retenir après le lavabo, mais il se rendit compte que ce dernier était vraiment remplis de sang et sa main glissa, le faisant tombé par en arrière. Sa main droite était tâché de sang.

« Tu sais que tu veux à nouveau goûter au sang… »

Il regarda un instant sa main et vint pour la porter à sa bouche lorsque ses yeux tombèrent sur le collier de sa mère qui était autour de son cou. Il cria alors et se releva avant de frapper son poing dans le miroir – il ne voulait plus voir son reflet, pas si celui-ci n’était pas réellement lui. Son père accouru alors à la porte pour voir son fils, les jointure en sang en train de fixer le miroir brisé.

« Stiles? »

Il posa son regard sur son père et sans aucune expression, murmura : « Désolé, j’étais somnambule. » Il laissa son père lui soigner la main alors qu’il fixait le vide, sentent réellement qu’il n’avait plus aucune espoir pour redevenir réellement lui-même. Il ne se rendormit pas cette nuit-là. Il ne se souvenait plus la dernière fois où que le sommeil avait été synonyme de confort pour lui.

*

« Pourquoi est-ce que tu ne m’as pas dit que tu avais recommencé à faire des cauchemars? » demanda son père quelques minutes après que Stiles se soit levé pour aller à l’école.

« Recommencer? » demanda le jeune homme en s’assoyant à la table.

« Oh, tu ne t’en souviens peut-être pas. C’était juste après que ta mère … » Il soupira. « Juste après sa mort. Tu avais des cauchemars de l’accident. »

« Oh. Je ne m’en rappelle même plus. »

Le shérif secoua la tête. « Et c’est mieux ainsi. »

« L’accident s’est passé devant mes yeux, c’est ça? »

« Oui … on … on ferait mieux de parler d’autre chose, d’accord? »

Stiles hocha la tête.

« Alors, Parrish m’a dit que tu avais eu une contravention? »

Au ton accusateur de son père, Stiles ne plus que répondre : « Ouais, j’avais rien d’autre à faire cette journée-là. »

« Tant que ça ne devienne pas une habitude. »

« Promis. » De toute façon, Stiles avait beaucoup plus de problèmes majeurs que cela.

Comme Danny.

*

Stiles avait seulement été voir le jeune homme une fois, quelques jours après avoir apprit qu’il s’était fait hospitalisé. Il n’en avait parlé à personne, même si le jeune homme était dans la même équipe de Lacrosse que lui, il ne lui avait jamais vraiment parlé, donc sa présence à l’hôpital n’aurait pas vraiment fait de sens. Danny était couché sur le dos, inconscient, et Stiles pouvait clairement voir les ecchymoses sur son visage. Sa jambe était dans le plâtre, comme il avait entendu dire, et il semblait aussi être grafigné sur ses bras, où il avait quelques autres pansements.

Stiles passa une main sur son visage avant de murmurer « je suis désolé. »

C’était de sa faute, il avait beau ne plus s’en souvenir, il ne s’était jamais senti aussi coupable de sa vie. Il vint pour sortir lorsqu’il fonça dans quelqu’un.

« Désol- »

« Stiles. »

Il leva la tête pour voir Scott. La dernière personne qu’il avait envie de voir en ce moment. C’était comme si la peur qu’il ressentait face au Nogitsune, aux voix dans sa tête, se mélangeait avec la peur de ce que ses amis penseraient de lui lorsqu’ils apprendraient la vérité et il ne pouvait arrêter de penser à cela à chaque fois qu’il croisait son ami.

« Qu’est-ce que tu fais ici? »

« Hm, je m’inquiétais seulement pour Danny. »

« J’suis inquiet pour toi. »

Stiles soupira. « Je sais, Lydia aussi- »

« Qu’est-ce qu’il est arrivé a ton bras? » demanda son ami en lui prenant le bras dans les mains et en relevant sa manche pour laisser voir la blessure.

« Je suis tombé. »

Scott fronça les sourcils.

« Dans un escalier vraiment, vraiment haut. »

« Ton sarcasme sonne plus comme des mensonges c’est dernier temps. » répondit Scott.

Il ne fit que hausser les épaules. « Il faut que j’y aille. »

« On voudrait seulement t’aider, Stiles. »

Le jeune homme se retourna et regarda son ami. « Je sais, merci, laisse… laisse moi juste un peu de temps. »

Et là-dessus, il quitta la pièce avant que Scott ne puisse répliquer.

*

Stiles se réveilla en toussant, sentant comme s’il allait manquer d’air. Il essaya de se défaire de ses couvertes, se sentant prit sous celle-ci, mais ses mains frappèrent quelque chose de dur qui ne ressemblait pas du tout à son jeep. Il se figea un moment avant de tâtonner dans le noir autour de lui. Il semblait prit dans quelque chose, une caverne ou un tunnel. Il tapa avec ses pieds autour de lui pour finalement découvrir que c’était vide en face de lui. Il rampa alors sur son dos jusqu’à la sortie et dû frapper avec ses pieds pour agrandir le trou qui laissait filtré la lumière d’un lampadaire. Il s’en sortie finalement, toujours en toussant la poussière qui l’avait entouré, et se retrouva assis contre un arbre, haletant. Il regarda autour de lui, essayant de trouver dans quel coin il était situé lorsqu’il fronça les sourcils. Il était sur sa rue, à quelques pas de sa maison. Il regarda un instant ses mains, celles-ci était recouvert de terre – beaucoup plus que ce qu’elles auraient dût être.

Le jeune homme n’avait pas seulement fait son chemin hors du trou, il l’avait aussi creusé. Il regarda un instant l’arbre et il se rendit compte qu’il avait en fait creuser un terrier… pour que l’esprit du renard puisse s’y reposer. Il frissonna en raison du froid de la nuit et se releva pour retourner chez lui. S’il était resté un peu plus longtemps enterré là, il serait sûrement mort de suffocation.

Sachant très bien qu’il laisserait une traîné de terre jusqu’à sa chambre, mais étant trop fatigué pour y faire quoi que ce soit, il y marcha tranquillement et se laissa tomber sur son lit, espérant qu’il réussirait à s’endormir sans qu’il n’arrive un autre malheur. Il se disait que de se comporter comme un renard était sûrement l’un de ses derniers soucis pour le moment. Il essayerait tout de même de faire des recherches sur l’animal, comme cela, il serait sûrement moins surpris la prochaine fois qu’il se réveillerai dans une situation comme celle-ci. Le sommeil lui vint rapidement et il se promit que la première chose qu’il ferait le lendemain matin serait d’aller prendre une douche, il sentait que la terre resterait sûrement incrusté sous ses ongles pendant des jours et des jours. C’était toujours mieux que du sang.

*

Le jeune homme regarda le coach, éberlué. « Attendez, coach, vous voulez que MOI je joue? » C’était la première fois depuis qu’il s’était inscrit au Lacrosse que Finstock le laissait jouer sur le terrain, d’habitude, il devait toujours rester assis sur le banc. Il aurait sauté à l’occasion d’enfin pouvoir prouver ce dont il était capable, mais aujourd’hui, il aurait vraiment préféré rester sur le banc. En même temps, si c’était sa seule chance…

« Vu que Danny est out, il nous manque un joueur. »

« Vous voulez que je sois gardien de but? »

« Non, Scott va le remplacer. » Ce fut au tour de celui-ci d’être surpris. « Allez, regarder-moi pas comme cela et au jeu! »

Scott et Stiles se regardèrent un instant avant de hausser leurs épaules et de courir vers le terrain. Les cinq premières minutes du match se passèrent un peu comme n’importe quel pratique, sauf que Stiles était plus énervé (si cela pouvait être possible) et Scott semblait un peu perdu. C’était la première fois depuis des semaines que Stiles se sentait en vie, et non en proie du Nogitsune (en fait, pendant un moment, il l’avait complètement oublié), et il savoura ces quelques minutes… jusqu’à ce que soudainement, il se sentit perdre contrôle de son corps. C’était la première fois qu’il le remarquait, d’habitude, il ne faisait que se réveiller et ne plus se rappeler ce qu’il s’était passé un peu avant. Il sentit tout d’abord son corps devenir engourdie, ce qui le prit par surprise et le fit presque tomber par terre.

« STILINSKI, qu’est-ce que tu fais? »

Il sentit ensuite une présence en lui, sachant très bien qu’il n’était pas seul dans sa tête, puis il se mit à courir sans le vouloir – mais il pouvait tout de même voir ce qui se passait, et il avait encore le contrôle de ses mains. Non, pas maintenant, pas maintenant. Il se dirigeait droit vers le but, mais n’avait pas la balle dans le filet de son bâton.

Il ferma un instant les yeux et lorsqu’il les ouvrit, il fixa directement la lumière des projecteurs sans le vouloir. Le jeune homme sentit son corps s’affaisser sur lui-même et c’est à ce moment qu’il se souvint – l’une des faiblesses du Nogitsune était la lumière. Il avait essayer au par avant de faire quelque chose contre l’esprit japonais avec une lumière, mais celles-ci ne devaient pas être assez forte pour avoir un effet sur lui. Il se concentra donc de nouveau à fixer les projecteurs, et cette-fois, il s’écrasa par terre, sentant chaque centimètre de son corps s’érafler contre le terrain.

« STILINSKI! OUT! »

Scott courra vers lui pour l’aider à se relever. « Ça va? »

« Ouais, je … je sais pas ce qui m’est arrivé. »

« T’as besoin d’aller à l’infirmerie? »

Stiles secoua la tête et se dirigea vers les vestiaires. Peut-être qu’il avait manqué sa chance de jouer pour la première fois, mais au moins, il avait trouvé un moyen pour chasser le Nogitsune pendant (il l’espérait) un bon moment.

Il s’assit sur le banc et regarda un instant son index gauche. Ce dernier s’était éraflé contre le sol et saignait. Stiles était incapable de dérivé son regard du sang qui jaillissait de la petite blessure, elle avait beau être presque invisible, elle avait fait beaucoup de dommage (comparé à son genoux qui ne saignait presque pas). Une petite partie de lui se disait qu’il devait sûrement aller mettre un pansement sur ce dernier, mais il ne pouvait tout simplement rien y faire. Le Nogitsune n’était plus vraiment présent dans son corps pour le moment, mais le jeune homme avait cet envie, cette rage… Il avança son doigt contre sa bouche avant de le poser sur ses lèvres, le goût du fer lui vint tout de suite à la bouche et il commença à sucer sa blessure, avalant le sang qui s’y trouvait dessus. Le goût le fit tout de suite avoir la nausée et il déposa à nouveau sa main sur le côté, les larmes lui venant aux yeux.

Scott avait suivit son ami hors du terrain même après les protestations du coach; il voulait simplement savoir si ce dernier allait bien. Il le trouva assit sur le banc, semblant hypnotisé par le casier devant lui.

« Stiles? » Il s’approcha de lui et il remarqua le sang sur les lèvres du jeune homme, s’était-t-il cogné la bouche? Puis il remarqua les larmes dans ses yeux. « Stiles, tu veux aller à l’infirmerie? »

Comme le jeune homme n’avait aucune réaction, Scott se rapprocha de son ami et lui posa une main sur l’épaule. Ce dernier sursauta en hurlant et se releva rapidement avant de se retourner vers son ami.

« Scott… j’ai faillit mourir d’une crise cardiaque. »

Son ami avait relevé la main en entendant son cri. « C’est toi qui a faillit me faire mourir de peur. » dit-t-il. « T’es sur que tu veux pas aller à- »

« Non, non, ça va. »

« Tu saignes. »

Stiles se regarda. « Ça va partir. » Puis il se dirigea vers les toilettes, laissant son ami seul.

*

La seule chose que Stiles pouvait voir dans sa tête, c’était la batte de baseball qu’il gardait dans sa chambre. Il n’en avait pas joué depuis qu’il était tout petit, son père la lui avait donné en cadeau après que sa mère soit morte, sûrement pour lui trouver un nouveau hobby et qu’il commence peu à peu à penser à autre chose. Il se souvint qu’il avait quand même essayé à plusieurs reprises de frapper la balle, il trouvait cela assez amusant… mais dès que son père avait suggéré qu’il fasse partie d’une mini-ligue, Stiles avait replacé la batte dans le coin de sa chambre, où elle était resté intouché pendant plusieurs années.

Jusqu’à ce que le Nogitsune la trouve et décide de s’en servir.

Il revoyait tout dans sa tête, comme s’il avait été réveillé pendant l’acte. Il ne savait pas pourquoi il pouvait soudainement avoir des souvenirs de ce qui ce passait lorsqu’il était somnambule, mais il se disait que c’était simplement pour que l’esprit japonais le fasse sentir coupable.

Et cela marchait, assez bien, même.

Il ressentait une culpabilité intense en revoyant la batte de baseball se fracasser sur la jambe de Danny. Jamais il n’aurait pu avoir autant de force à faire cela s’il avait été humain. Et maintenant, la batte de baseball était de nouveau contre son mur, tâchées de sang …

Stiles se leva rapidement de son lit et se dirigea vers celle-ci. Il devait s’en débarrasser au plus vite. Il s’assura que son père n’était pas à la maison avant de descendre au sous-sol. Les Stilinski avait un vieux foyer qu’ils n’utilisaient parfois qu’en hiver. Stiles prit rapidement du papier journal et quelques copeaux de bois avant de faire craquer une allumette.

Le feu prit lentement, mais cela lui donna juste le temps de casser la batte de baseball. Celle-ci était plus solide que ce à quoi le jeune homme s’attendait, et il dût frapper à plusieurs reprise contre le sol pour qu’elle puisse finalement fendre. Heureusement, ils n’avaient pas un beau plancher au sous-sol, son père ne remarquerait jamais les marques du bâton à travers les autres marques. Elle se fendit en deux, et il plaça rapidement les morceaux dans le feu, avant de les regarder brûler.

Jamais il n’aurait cru qu’il serait capable de cacher des évidences… mais bien des choses avaient changés dans les dernière semaines.

« Qu’est-ce qui pourrait bien t’arriver de pire, Stiles? » se demanda-t-il.

Une image flasha derrière les paupières de Stiles. Puis une autre.

Un cri s’échappa de la gorge du jeune homme. Non, pas ça. Tout, mais pas ça.

*

Cela faisait des semaines que le jeune homme ne s’était pas regardé dans un miroir. Il n’en avait jamais eu dans sa chambre et à chaque fois qu’il allait à la salle de bain, ou qu’il embarquait dans le jeep, il faisait tout pour éviter son reflet. Il savait que la personne qui le regarderait en retour ne serait pas lui et cela ne pouvait l’empêcher de lui donner des frissons dans le dos. Il était retourné à la bibliothèque et avait fait des recherches sur la possession, les exorcistes, ect, tout ce qu’il connaissait d’avance était ce qu’il avait vu dans les films, et … il ne pensait pas qu’un prêtre pourrait l’aider à chasser ce qu’il avait à l’intérieur de lui. Il avait essayer de retrouver Kira mais celle-ci ne travaillait malheureusement plus pour l’école et elle n’était dans aucune de ses classes.

Cela ne l’avait tout de même pas empêché de s’arrêter devant une église alors qu’il revenait seul de l’école. Par contre, il n’y était pas entré, il était peut-être certain que quelque chose d’inhumain vivait en lui, mais … les prêtres ne faisaient plus d’exorcistes depuis tellement d’années, ils penseraient seulement que le jeune homme avait une maladie mentale et qu’il pourrait trouver de l’aide en Jésus – quelque chose que Stiles n’avait pas du tout envie de faire. Il soupira et serra le pendentif qu’il avait autour du cou – un geste qu’il faisait depuis qu’il était tout jeune pour se réconforter. Parfois, il ne se rendait pas compte de cela, et il devait se reprendre devant son père – jamais ce dernier ne pourrait savoir que Stiles avait volé le collier de sa mère. Ça faisait trop longtemps que le shérif le pensait disparu.

Il vint pour remonter dans le jeep lorsqu’une voix se fit entendre derrière lui.

« Est-ce que tu as besoin d’aide? »

Il se retourna pour apercevoir une jeune femme qui semblait environ de son age. Elle venait tout juste de sortir de l’église et Stiles soupira avant de secouer la tête – il ne voulait vraiment pas se laisser traîner là-dedans par qui que ce soit.

« Non, merci, je… je pensais que oui, mais ça va. » Il prit la poignée du jeep dans sa main pour partir, mais la voix se fit de nouveau entendre.

« Je sais que parfois c’est difficile d’actuellement entré dans l’église pour chercher de l’aide, mais comme tu es déjà ici. » proposa-t-elle. Comme il ne répondit pas, elle ne fit que lui sourire. « Mais si jamais tu changes d’avis, tu seras où me trouver. »

« Okay, merci… peut… peut-être une autre fois. »

Il ne voulait pas être malpolie avec elle, la jeune femme semblait vraiment gentille. Il lui sourit et ouvrit la porte, elle lui fit signe d’au revoir de la main et il démarra son moteur avant de la voir entrer dans l’église. Il déposa son front contre le volant et ferma les yeux. Tout ce qu’il voulait était que tout redevienne comme avant, mais ça lui semblait impossible. Si seulement il pouvait retourner dans le temps pour que son plus gros problème soit son exam de science, il le ferait sans y réfléchir à deux fois.

Il décida finalement que le seul endroit où il pourrait trouver la paix pour le moment serait la tombe de sa mère. Cela lui fit un peu bizarre de ne pas arrêter voir Derek pour lui acheter des fleurs avant, c’était tellement un rituel pour lui, mais il avait tout simplement envie de voir personne en ce moment. Il remarqua que quelques goûtes d’eau commencèrent à tomber sur le pare-brise et il prit donc sa veste, qu’il zippa au trois quart avant de mettre son capuchon sur sa tête et de marcher jusqu’à la tombe, au moins, il ne faisait pas trop froid. Il s’adossa contre la tombe de Claudia et ferma les yeux, sentent qu’il pouvait enfin prendre un moment de quiétude depuis des semaines. Il se rendit alors compte de l’intense mal de tête qu’il avait et il se dit qu’il devait vraiment manquer de sommeil. Pour la deuxième fois en des semaines, il réussit à dormir sans se faire déranger par ce qui le rongeait de l’intérieur. Il se réveilla une vingtaine de minutes plus tard, désorienté, et soupira lorsqu’il se rendit compte qu’il était encore dans le cimetière. Il salua sa mère et vint pour partir avant de remarquer qu’un parapluie avait été placé par dessus lui. Il regarda ce dernier, surpris, puis posa à nouveau son regard sur l’église. Il ne l’a vit pas, mais il su à cet instant que c’était la même jeune femme qui lui avait parlé un peu plus tôt. Il partie en se protégeant par le parapluie – au moins, même si c’était minime, il fit heureux de savoir que quelqu’un prenait soin de lui pendant sa période la plus sombre de sa vie.

*

Stiles était debout devant sa case pour ce qui lui paraissait des heures. En fait, cela faisait exactement 10 minutes que le jeune homme s’entêtait à essayer d’ouvrir son cadenas, mais ce dernier ne voulait tout simplement pas s’ouvrir. Étant certain qu’il était en train de virer plus fou que ce qu’il ne l’était déjà, il avait fermé les yeux, avait prit une grande respiration, avait compter de 1 à 10 comme sa mère lui avait enseigner, puis il avait ouvert les yeux et examiner le casier. #158, Stilinski. Oui, c’était définitivement le sien. Ensuite, il avait posé les yeux sur son cadenas, ce dernier n’avait absolument pas changé depuis hier. Il prononça même son code à voix haute pour être certain qu’il ne se trompait pas.

« Foutu cadenas qui veut pas s’ouvrir! » Il frappa sa case de la paume de sa main au même moment que quelqu’un mit une main sur son épaule et le jeune homme poussa un cri de frayeur.

« C’est juste moi! » cria Lydia.

Le jeune homme se retourna et fixa la jeune femme. « Oh my god. »

« T’as un problème avec ta case? »

« Oui, elle veut absolument PAS s’ouvrir. »

« C’est quoi ton code? »

Il le lui donna et Lydia entra la combinaison… et ce dernier s’ouvrit. Stiles regarda celui-ci longuement, ne sachant pas s’il était plus surpris ou découragé. La jeune femme s’abstenue de commentaire et le lui mit dans les mains.

« On se voit en chimie. » Stiles posa son front contre la porte de la case et ferma les yeux. Est-ce qu’il pouvait retourner dans le jeep au lieu d’aller en cous? Il soupira et ouvrit la case … pour se rendre compte que cette-ci était vide … à l’exception d’une robe. Il fronça les sourcils et tendit la main vers le vêtement, mais juste avant d’y toucher, il se figea de terreur. Ce n’était pas n’importe quel robe … c’était la robe dans laquelle sa mère avait été enterrée. Il était trop jeune pour s’en souvenir, mais il avait vu des photos de Claudia lorsqu’elle était encore vivante, dans cette robe, et son père lui avait dit que c’était sa préféré, et que c’était pour cela qu’il l’avait choisit à sa mort. C’était l’une des rares informations que son père lui avait donné. Les larmes lui vinrent aux yeux alors qu’il essayait de trouver un sens à la situation. Est-ce que cela voulait dire que sa mère… que le corps de sa mère… Il referma rapidement la case et se dirigea vers son cours, refusant de formuler complètement l’idée qu’il venait de se faire.

Lorsqu’il l’ouvrit de nouveau, quelques heures plus tard, la robe avait disparu.

À sa place, se tenait un morceau de papier avec une énigme dessus.

« In a tunnel of darkness lies a beast of iron.
It can only attack when pulled back.
What is it? »

Stiles fronça les sourcils, cherchant désespérément la réponse, lorsqu’il sentit quelque chose de lourd dans sa main. Il baissa le regard et aperçu soudainement qu’il tenait un fusil. Ses yeux s’agrandirent et il se dépêcha de lancer le fusil dans son casier et de fermer ce dernier avant que quelqu’un ne puisse le voir. Il regarda autour de lui, paranoïant, étant certain que quelqu’un avait remarqué l’arme … mais personne ne semblait paniqué ou le regarder bizarrement. Il soupira et se dirigea vers sa classe lorsque le directeur ainsi que trois enseignants et le coach Finstock apparurent dans le couloir.

« On cherche les casiers! Personne ne quitte l’école avant qu’on retrouve qui a volé le trophée de Lacrosse de 1984. »

« C’est vraiment ironique ça. » murmura-t-il. Il était vraiment dans le trouble, maintenant.

Scott apparu alors à ses côtés et Stiles prit l’épaule de son ami pour le mener un peu plus loin des autres. « Qu’est-ce qui se passe? »

« Ils cherchent les casiers! »

« Oh… okay. »

« Non, pas okay, ils n’peuvent pas chercher le mien! » murmura Stiles, faisant de son mieux pour ne pas crier tellement il était paniqué.

Scott fronça les sourcils avant de sourire. « Quoi, t’as décidé de soudainement commencer à te droguer et- »

« J’ai un gun dans mon casier. »

Scott le regarda un instant avant d’éclater de rire, mais il vit que Stiles ne riait pas et son expression redevint sérieuse. Les yeux de celui-ci s’agrandirent. « … Pour vrai? »

« Non, je fais seulement te faire paniquer pour le fun! Oui, pour de vrai! Tu dois m’aider à le retirer avant qu’ils n’arrivent à mon casier! »

Scott regarda où les professeurs en étaient rendu. « Okay, okay, okay… hm, qu’est-ce qu’ils cherchent? »

« Un trophée de Lacrosse. »

« Un trophée… attend, Allison m’en a parlé à midi … je, hm… ah oui, elle a entendu dire par Lydia que quelqu’un l’avait. »

« Parfait! Qui? »

Scott grimaça. « Je n’sais plus. Mais qu’est-ce que tu fais avec un gun? »

« Ça, j’aimerais bien pouvoir le savoir. » dit-t-il en composant le numéro de Lydia sur son cellulaire. Stiles grogna lorsqu’elle ne répondit pas… Il regarda de nouveau vers les casiers. « Où est Lydia en ce moment? »

« Dans la cafétéria. »

Stiles hocha de la tête. « Je vais aller la chercher, reste ici et s’ils arrivent à mon casier, trouve une raison stupide pour les éloigner. »

Puis il disparu en courant.

Il avait un pouvoir pour repérer Lydia dans n’importe quel foule, et même si en temps et lieu, il trouverait cela assez harcelant et bizarre, aujourd’hui, ça lui donnait vraiment un avantage. Il repéra tout de suite la chevelure rousse de la jeune femme après avoir mit un pied dans la salle et il couru vers elle, fonçant dans la table et risquant presque de tomber en pleine face dessus.

« Stiles? » demanda Lydia, surprise de le voir.

« Qui est-ce qui a le trophée de Lacrosse? »

Elle plissa ses yeux. « Eh bien, j’ai entendu dire que c’était Aiden, mais- »

« Merci! »

Et il repartie en courant jusqu’aux cases. Il soupira de soulagement en voyant que le coach n’était pas encore rendu à sa case. Il se rendit assez prêt de l’homme pour que seul ce dernier puisse l’entendre. « J’ai entendu dire par quelques personnes que c’était Aiden. » Le coach fronça les sourcils et regarda Stiles. « On va voir si tu as raison, Bilinski. »

Il regarda dans ses notes avant de se diriger vers le casier de Aiden. Ce dernier semblait vraiment nerveux soudainement … et en ayant raison, comme le trophée se trouvait exactement là. Stiles soupira de soulagement. Il avait gagné cette-fois ci.

Lorsqu’il termina finalement sa journée (elle lui avait semblé interminable), il prit le fusil et le déposa dans son sac à dos. Il soupira de soulagement lorsqu’il vit que son père n’était pas encore revenu et il se dirigea vers le sous-sol avant d’ouvrir la chambre du gun. Il enleva les six balles et les mit dans ses poches, ils devraient s’en débarrasser plus tard. Il avait dû faire un effort inhumain pour ne pas se diriger directement vers le cimetière en revenant de l’école, seulement pour s’assurer que la robe avait été une hallucination et rien d’autre. Il irait vérifier ce soir. Son estomac se noua de nouveau rien qu’à penser qu’il aurait pu déterré le corps de Claudia.

« Ça prend beaucoup plus de coups de batte de baseball pour briser les os d’un jeune homme que ça ne prend de temps à mettre une balle dans sa tête. »

Stiles ignora la voix dans sa tête et déposa le fusil vide dans le foyer. Tout ses regrets se retrouvait au même endroit.

*

Nogitsune.

Stiles avait définitivement entendu cela étant plus jeune, mais il avait beau y penser sans arrêt, il ne se souvenait plus où. Il avait pensé demander à son père, mais en même temps, cela lui donnerait peut-être un indice sur l’enfer que son fils vivait en ce moment, et comme il l’avait dit à Scott, il avait seulement besoin d’encore un peu plus de temps pour comprendre ce qui lui arrivait.

Nogitsu-

Stiles eu à peine le temps de mettre un pied dans sa maison que sa tête commença à tourner, des centaines d’images lui revinrent soudainement en tête.

Tout cela produit par un seul mot. Nogitsune.

« Stiles, fait attention! »

C’était son père, il ne voulait pas que le jeune garçon de quatre ans traîne dans la rue. Pourtant Stiles avait vu un renard traverser la rue … et en même temps une voix dans sa tête lui avait apprit son nom : Nogitsune. Le garçon avait alors immédiatement sauté devant la voiture.

« STILES! »

La voix de son père.

Un crissement de pneu et puis un bruit fracassant.

À travers le nuage de fumée, Stiles se tenait en pleins milieu de la rue, le renard dans les mains. Ce dernier était noir, avec une tache rousse sur la tête. Il lui licha le visage avant de partir.

« NON! »

Le cri de son père résonna dans la rue déserte. Stiles comprit alors qu’il se dirigeait vers la voiture qui avait faillit le frapper. La voiture de sa mère.

« CLAUDIA! »

Stiles était la raison pourquoi sa mère était morte, elle avait essayer de le dévier pour ne pas le frapper, ayant ainsi foncé tout droit dans le poteau électrique.

Elle était morte sur le coup.

Sans Stiles, Claudia serait toujours en vie.

Le jeune homme redevint conscient quelques minutes plus tard et une attaque de panique le prit aussitôt, plus forte que n’importe quel autre au par avant. Il commença à haleter, étant incapable de focaliser son regard sur quoi que ce soit. Il ferma les yeux à plusieurs reprises, mais rien ne pouvait arrêter son cœur de débattre. Il avait tué sa mère.

Cette pensée revenait de plus en plus forte dans sa tête, le rendant incapable de bouger. Les images recommencèrent à flasher derrière ses paupières.

Claudia qui le berçait. Qui lui apprenait comment compter. Sa première journée à la maternelle. Sa rencontre avec Lydia et Scott.

Respire, Stiles. Compte sur tes doigts, tout va bien aller.

Tout va bien aller.

Un, deux, trois…

Concentre toi sur les petites choses.

Il remarqua en premier comment le soleil reflétait sur la vitre, la faisant scintiller comme une étoile. Puis, sur le divan, il vit le manteau de shérif de son père, celui qu’il avait toujours sur le dos quand il commençait à faire plus froid les jours d’automne. Et il sentit finalement le poids du pendentif au bout du collier qu’il avait autour de son cou, et Stiles se calma finalement.

Puis les larmes commencèrent à couler sur ses joues.

*

« Oh, t’es pas un peu trop tôt? » demanda Derek avant de se retourner vers le calendrier qu’il tenait toujours derrière le comptoir de son magasin de fleurs.

« Oui… environ un mois plus tôt. Je fais une exception cette année. »

« En quel honneur? » demanda Derek.

Stiles haussa des épaules. « J’ai apprit la vérité sur l’accident de ma mère. »

« Quel vérité? »

« Je suis responsable de la mort de ma mère… »

« Stiles… » Derek remarqua le regard du jeune homme et il soupira. « Désolé… » dit finalement le jeune homme alors qu’il tendit les clématites à Stiles.

Le jeune homme donna le montant juste (il achetait toujours le même bouquet et depuis tant d’années, Derek n’avait jamais augmenté les prix. Il avait fini par lui dire qu’il les lui donneraient gratuitement, mais Stiles n’avait jamais voulu écouter. Derek aussi devait gagner sa vie après tout, et comme Stiles était son client le plus fidèle …)

Il marcha jusqu’au cimetière. Il avait pensé prendre le jeep, mais sachant que ce dernier n’aurait probablement pas fait la moitié du chemin, il s’était dit que de marcher l’aiderait peut-être à y voir plus clair dans tout cela.

En fait, ce qui le troublait le plus, c’était que son père ne lui ait jamais dit la vérité après tant d’années. Peut-être que cela l’aurait traumatisé étant plus jeune, mais il aurait tout de même dû savoir ce qui s’était réellement passé.

« Salut, maman. »

Il déposa les fleurs sur la tombe et la regarda un instant.

Claudia Stilinski
1974-1998
Mère et femme aimée.

Il s’assit au côté de la tombe et soupira.

« Je suis désolé. »

Il secoua la tête et se dit que cela ne servirait à rien. S’excuser maintenant ne le mènerait à rien, il devait plutôt essayer de trouver un moyen de chasser le Nogitsune de son esprit.

« Je suis possédé par un esprit renard japonais, c’est fou, n’est-ce pas? Moi qui pensait que la seule personne qui me rendrait fou serait Lydia… »

Il releva soudainement la tête. Mais oui, bien sûr, comment avait-il fait pour ne pas penser à cela plus tôt?

« Je suis tellement stupide. »

Il se leva et salua sa mère, lui promettant de revenir à son anniversaire de mort, puis partie en courant vers chez lui.

*

Lorsque le shérif arriva de travailler, il vit son fils courir en sa direction.

« Woah, woah – où est-ce que tu vas comme cela? »

Par contre, dès que le jeune homme posa les yeux sur son père, son regard s’assombrit.

« Stiles? Ça va? »

Le jeune homme resta un instant là à reprendre son souffle, étant incapable de dire quoi que ce soit. Puis il laissa sortir un cri qui sonna un peu comme un rugissement et il se dirigea vers son père avant de lui frapper le bras.

« Pourquoi est-ce que ne m’a jamais rien dit! » cria-t-il.

L’écho de son cri lui rappela le cri de son père lorsque Claudia était morte et il commença à pleurer.

« J’aurais dû le savoir! T’aurais pas dû me cacher quelque chose d’aussi important. »

« Stiles- »

« Je méritais de savoir que javais tué maman. »

Et à ces mots, Stiles s’effondra par terre, pleurant maintenant à chaudes larmes. Le shérif s’agenouilla aussitôt aux côtés de son fils et le serra dans ses bras.

« Je voulais attendre que tu sois plus mature … j’avais tellement peur de te blesser, je ne voulais pas que tu saches la vérité… »

Stiles ne fit que secouer la tête et continua à pleurer.

Au moins, le Nogitsune resta silencieux, laissant Stiles faire son deuil.

*

L’enfer. C’était exactement où Stiles se trouvait en ce moment. Peut-être que l’esprit malveillant l’avait laisser tranquille pendant qu’il pleurait dans les bras de son père, mais c’était maintenant fini.

Stiles était encore somnambule – ou du moins c’était ce qu’il cru au début.

Mais il devient tranquillement conscient de ses actes, et il se rendit alors compte que ce n’était pas le sommeil qui avait prit le contrôle de son corps, mais le Nogitsune.

« Je trouve que le contrôle est exagéré, tu ne trouves pas? » murmura l’esprit dans ses oreilles.

Stiles n’avait aucun moyen de répondre, il ne pouvait non seulement ouvrir sa bouche, mais de plus, c’était comme si ses paupières étaient collées de façon permanente pour qu’il ne puisse les refermer.

« Tu n’as toujours pas répondu à ma dernière énigme… »

Le jeune homme était trop effrayé pour comprendre de quoi il parlait. Puis il se souvint : il avait été piégé dans la salle du musée… et la torture mentale avait subitement arrêté. S’il pouvait trouvé pourquoi, peut-être qu’il pourrait reprendre possession de son corps.

« The more you have it, the less you see. What is it? »

Marchant toujours dans le froid de la nuit, Stiles essaya de son mieux de chercher la réponse.

« …peur- »

« Mauvaise réponse. »

Le corps de Stiles se retrouva soudainement à l’école, dans le couloir qui menait à sa classe de math. Il n’avait aucune idée s’il avait été transporté là-bas ou s’il avait perdu conscience le temps que son corps ne se rende là.

Sauf si c’était une autre hallucination… oui, ça devait être cela. Seulement une autre hallucination.

« POURQUOI? » réussis à crier Stiles. « P… pourquoi, moi? »

Il se dirigeait vers la salle de bain sans le vouloir. Et lorsqu’il se retrouva devant le miroir il eu de la difficulté à ne pas crier.

Le jeune homme était recouvert de la tête au pied de sang et aussi de gore. Il commença à trembler, pensant au renard, pensant à Danny.

« Qu’est-ce que tu as fait? »

« Ts,ts, c’est plutôt qu’est-ce que TU as fait. Tu n’te souviens pas? Tu m’as sauvé lorsque tu étais plus jeune. »

« O-oh? »

« J’ai seulement décidé de revenir et de te montrer comment je m’amusais dans mes temps libres. »

Stiles se mit à trembler de plus en plus, déposant ses mains ensanglantées contre le lavabo pour se soutenir. S’il n’avait jamais sauvé ce foutu renard, il ne vivrait pas ce cauchemar … et sa mère serait encore en vie.

« Qu’est-ce qui va m’arriver? » demanda alors Stiles. « À qui appartient tout ce sang? »

Le Nogitsune rit à ce moment, un rire glacial qui fit trembler Stiles des pieds à la tête.

« Si tu pensais être en danger au par avant, tu ne sais pas ce qui t’attends. »