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Je suis désolé

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Chapitre 1

 

Je suis désolé pour ce que j'ai fais, j'espère qu'un jour vous me pardonnerez.

Fred

 

Jacques Moretti fixait la feuille posée sur le bureau du son meilleur élément. Pourquoi avait-il écrit ces mots sur cette feuille se demanda Jacques ce n'était pas du genre de Fred de faire ce genre de choses.

 

"Lucie !" L'appela Moretti.

 

Oups, quelque chose ne va pas, se dit Lucie. Qu'est ce que Caïn à encore fait dont je vais être accusée à sa place.

 

"Qu'est ce qu'il y a ?" Demanda-t-elle dès qu'il vit Moretti dans le bureau de Fred, elle fronça les sourcils lorsqu'elle réalisa que le flic à qui appartenait le dit bureau ne s'y trouvait pas. "Où est Fred ?"

 

"C'est exactement ce que j'allais vous demander."

 

"Comment ça ?"

 

"Je viens de trouver ceci sur le bureau." Lui dit-il en lui tendant la feuille qu'il venait de prendre sur la table."

 

Lucie lut la phrase à haute voix et fronça les sourcils. Qu'est ce que cela veut dire ? se demanda-t-elle.

 

Ce n'était vraiment pas du genre de Caïn d'écrire ce genre de truc pourtant c'était bien son écriture. Mais qu'est ce qu'il a encore dans la tête se dit-elle.

 

"Il ne vous a rien dit ?" Questionna, Jacques.

 

La jeune femme, le fixa et lui dit, "non, pourquoi devrait-il m'avoir dit quelque chose ?"

 

Moretti trouvait cela assez étrange, Caïn avait l'habitude de faire et de dire des choses pas toujours très orthodoxes mais demander pardon n'était pas vraiment dans ses cordes. Voler dans les plumes de quelqu'un oui… demandé amande honorable, non. Quelque chose n'allait pas.

 

"Je ne sais pas vous vous entendez bien tous les deux, non ?"

 

L'expression du visage de Lucie Delambre changea quasi immédiatement. "Ces derniers temps ce n'est pas vraiment le cas. On ne se parle pas beaucoup et pour tout vous dire en s'est disputé la dernière fois que l'on c'est vu."

 

Moretti la regarda étonné. "Comment ça, vous vous êtes disputés ?"

 

"Ben oui, ça nous arrive."

 

"Ça, je le sais que cela vous arrive, ça m'agasse plus qu'autre chose car toute le SRPJ en fait les frais."

 

Le lieutenant Delambre baisa les yeux. Caïn et elle c'était plutôt le feu et la glace que la confiture et le beurre, mais ce n'est pas pour cela qu'ils ne s'entendaient pas. Lucie respectait énormément Fred. Elle était certaine qu'il le savait.

 

"Il avait une de ses crise d'apitoiement, je crois que je l'ai vexé quoi que je ne crois toujours ça possible. Il a une carapace tellement grosse."

 

"C'est là, où vous avec tort, Lucie. Fred fait semblant... ses actions, ses paroles tout ça c'est que du show pour se protéger du monde extérieur. C'est aussi pour cela qu'il est le meilleur flic que je connaisse. Il ne montre jamais au grand jamais ce qu'il ressent. Il renvoie l'image d'un homme solide et un peu dingue sur les bords, pour les déstabiliser. Bien évidemment cela ne fonctionne pas toujours mais la plupart du temps, ça à l'effet escompté."

 

"Vous êtes certain que l'on parle de la même personne là ?" Demande Delambre surprise par ce que Moretti venait de lui dire.

 

"Oui, on parle bien de la même personne." Lui répondit Jacques.

 

Lucie allait lui répondre lorsque Borel apparu un peu essoufflé et paniqué. "Il faut… il faut… que vous veniez…"

 

"Borel calmez-vous !" Lui ordonna pratiquement leur supérieur. Moretti n'arriverait rien à comprendre si le jeune homme dans l'encadrement du la porte ne se calmait pas.

 

"Je sais mais… mais on vient de nous appeler, un homme qui aurait vu un homme en fauteuil roulant fixé la mer…" Borel s'arrêta quelques instants pour pouvoir reprendre son souffle.

 

"Je ne vois pas où est le problème, Borel, il y en a pas mal de hommes en fauteuil roulant il me semble qui peuvent fixer la mer, je ne vois pas pourquoi on nous appelle ici pour ça." Intervint Lucie.

 

"Sauf que, d'après la description qu'il en on fait un téléphone il s'agirait du capitaine et semblerait qu'il fasse joujou avec son arme." Rétorqua Borel.

 

Lucie et Moretti se regardèrent une fraction de seconde et quelques instants plus tard, ils étaient hors du bureau courant tous deux vers la sortie. Ils prirent tous deux leurs voiture respectives, le lieutenant plaça son téléphone dans le kit main libre de se et appuya la touche du chiffre deux qui composa automatiquement le numéro du capitaine. Quelques sonneries se succédèrent avec que voix de Fred se fit entendre. La jeune femme ouvrit la bouche pour lui parler mais réalisa qu'il s'agissait de sa boite vocale.

 

Et merde ! Se dit-elle. Elle appuya ensuite furieusement sur la touche qui permettait de coupé la communication.

 

Si tu me fais ça, je te ramène à la vie pour que je puisse te tuer moi-même, Caïn ! Ça je te le garantie. Comment peux-tu être si intelligeant et si con à la fois, je me le demande. Sous prétexte que tu es fauteuil roulant, tu aurais le droit de mettre fin à tes jours ? Ben désolé mon vieux, pas avec moi !  

 

Et puis d'abord qu'est ce qui lui prend de vouloir faire une chose pareille, il est devenu complètement fou ou quoi ?

 

Lucie gara sa voiture et sortit de celle-ci, espérant toujours que, la personne qui avait passé l'appelle pour les prévenir avait fait une mauvaise blague mais lorsqu'elle vit le nombre de personnes présentes, elle comprit que cet appel avait bien eut sa raison d'être.

 

Mais qu'est ce qui s'est mit dans la tête encore ? Et s'il fait ça juste pour voir ma réaction, il va la sentir passer.

 

Lorsque Lucie arriva à se frayer un chemin à travers la foule de badauds qui s'était agglutiner autour mais à bonne distance pour pouvoir observer la scène elle eut envie de vomir. Qu'y avait-il de si intéressant à regarder une personne jouer avec une arme à feu même s'il ne la dirigeait que contre lui ?

 

S'il faisait ça pour attirer l'attention par contre là, il avait bien réussit son coup. Lorsqu'elle le vit enfin une boulle se forma dans sa gorge et elle se rendit compte qu'il y avait une grande différence entendre dire quelque chose et le voir de ses propres yeux.

 

Lucie se baissa pour passer sous le cordon de sécurité que les policiers avait placé à quelques centaines de mettre de Fred, le cœur de la jeune femme se serra en voyant la scène se dérouler devant elle. Caïn était assit dans son fauteuil roulant en train de triturer son arme.

 

"Monsieur ?" La voix d'une petite fille, l'appelait.

 

Fred tourna la tête en direction de la voix. "Monsieur, qu'est ce que tu fais ? Pourquoi tu es triste ? Tu as pleuré ?" Lui demanda-t-elle.

 

Caïn la regarda sans répondre pendant un long moment, il avait les yeux rouges, la petite avait raison, il avait pleuré. Un des flic qui se trouvait là voulu appelé la gamine pour qu'elle vienne près de lui mais Lucie qui l'avait vu l'en empêcha.

 

Le policier qu'elle venait de stopper la regarda d'un drôle d'air. "Mais il a une arme."

 

"Je sais, je ne suis pas aveugle. Mais il ne lui fera rien."

 

"Comment vous pouvez en être certaine, il a une arme et il est en fauteuil roulant, ces gens là son imprévisible."

 

Le commentaire que venait de lui faire l'homme qui se tenait près d'elle l'a mit en colère.

 

"Ces gens là ? C'est qui ces gens là ? Les personnes en fauteuil voulant vous voulez dire." Demanda-t-elle son un ton sec.

 

"Ben oui, ils ne sont pas comme nous vous savez, cela ne tourne pas très rond dans leur tête, et puis qui voudrait vivre comme ça aussi… Ne rien pouvoir faire être toujours dépendant de quelqu'un. Je vais vous dire, moi personnellement, je crois que je ferais la même chose si j'étais à sa place."

 

"Comme vous le dites vous n'est pas à sa place" S'énerva le lieutenant.

 

"Mais faut pas vous énerver comme ça, lieutenant, c'est vrai non comment peut-on vivre comme ça ?" Lui dit-il la regardant presque comme si elle était folle.

 

"C'est quoi votre nom ?" Demanda Lucie sèchement.

 

"Kevin. Kevin Fournier." Lui répondit-il tout en ce demandant pourquoi le lieutenant voulait connaitre son nom.

 

"Je me demande comment on vous engagé vous avec de telles idées. Vous verriez mieux d'aller prendre quelques leçons de civilité et pour votre gouverne, l'homme assit là dans son fauteuil roulant n'est nul autre que le capitaine Caïn, un des fleurons de la S.R.P.J. de Marseille et laissez-moi vous dire qu'il en a plus que vous dans le cerveau."

 

L'homme en face d'elle la regarda avec des yeux de merlans fris "Cet homme là bas est le capitaine Caïn ?" Fit-il surprit par les dire de Lucie.

 

"Vous pensiez que c'était qui : un pauvre abrutit dont la vie de vaux rien parce qu'il est en fauteuil ?"

 

"Non non pas du tout !" Lui répondit Kevin sur ton d'excuse.

 

"C'est pourtant pas ce que vous disiez il y a cinq minutes. C'est à cause de gens comme vous que des gens comme lui en arrive-là. Vous ne chercher même pas à les connaitre. Vous juger sans savoir. Être en fauteuil roulant ne signifie que l'on a pas de vie ou que celle-ci s'arrête. On ne pas obligatoirement fin à ces jours parce que la vie n'est pas rose tous les jours et puis d'abord, la vie n'est facile pour personne alors si tout les personnes dont leur vie ne va pas comme elles veulent devaient y mettre fin on en aurait des cadavres sur les bras. Et laissez-vous dires que vous n'avez aucune excuse pour ce que vous avez dit."

 

"Je suis désolé, lieutenant."

 

"Ce n'est pas à moi que vous devez dire que vous êtes désolez, c'est à lui. Apprenez à réfléchir avant de parler. L'idiotie ne sera jamais une excuse pour avoir telle ou telle façon de penser.

 

Kevin baissa les yeux réalisant que Lucie avait raison. Le capitaine Caïn, tout le monde le connaissait et rien n'avait changé depuis son accident, il était toujours considéré comme le meilleur. Son jugement avait était trop rapide. Juger sans savoir ni sans connaître les gens est une mauvaise habitude.

Kevin Fournier partie de ses milliers de personnes qu'il s'était jurer de ne pas imiter et voilà qu'il s'était laisser entrainer par ses collègues qui eux aussi s'était une opinion qui n'était pas vraiment forcément la leur mais qu'il adoptait pour faire comme les autres comme les enfants à l'école.

 

"Est-ce que je peux aider ?" Demanda l'homme avait réaliser sa stupidité.

 

"Oui. Essayer donc de nous débarrasser de tous ses vautours qui sont là à regarder que le pire arrive car ils sont en quête de sensations.

 

Il hocha la tête de façon affirmative.

 

Kevin se retourna et se fraya tant bien que mal un chemin à travers la foule de personnes qui s'étaient agglutiné autour du cordon de sécurité. Une fois à bonne distance. Fournier se mit à crier : "Circuler tout le monde, il n'y rien a voir !"

 

"Mais on fait rien de mal, on ne fait que regarder."

 

"Oui, c'est vrai, mais quelque chose me dit que vous demanderiez pas mieux qu'un drame arrive. Pour pouvoir ensuite…" Il observa la femme à qui il s'adressait pendant quelques instants. Il lui sablait la connaître de quelque part mais où ?

 

Puis brusquement, il la reconnu. Sonia Darlan. Une journaliste connue pour fourrer son nez partout et qui écrivait souvent des torchons sans prendre la peine de vérifier ses sources.

 

"Si j'étais vous, je ne crierais pas trop vite." Lui dit-elle, le sourire en coin. "Où voulez-vous que publie ce que vous pensez vraiment des gens en fauteuil roulant ?"

 

"Tournez vous, Mademoiselle Darlan." Lui fit-il.

 

Le sourire de la journaliste s'effaça instantanément. "Et pourquoi devrais je faire cela ?" lui demanda cette dernière sur un ton hautain.

 

"Chantage."

 

"Vous n'avez pas le droit c'est de l'abus de pourvoir !" S'insurgea la journaliste.

 

"Et vous vous n'avez pas le droit d'écrire des conneries et détruire la vie de gens sans savoir et c'est pourtant ce que vous faite. Maintenant tournez-vous !"

 

Sonia se mit à crier, indigner, et lorsque Kevin se retourna pour regarder Lucie, celle-ci lui fit un grand sourire de satisfaction.

 

Son sourire s'effaça néanmoins rapidement lorsque qu'elle se retourna et vit que son collège et ami avait toujours son arme posé sur ses genoux.