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Le royaume des chats

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Disclaimer et notes : Je n'ai plus vraiment besoin de vous dire que j'ai tendance à m'inspirer de ce que je regarde, n'est-ce pas ? Bien, alors tandis que je cherchais l'inspiration pour faire une fic cadeau à ma chère bêta, j'ai repensé à ce sublime animé de Hiroyuki Morita …oui, je sais, c'est facile et en même temps, je me dis que de temps en temps on peut aussi emprunter les bonnes idées des autres. Le disclaimer est là pour ça, non ? Oh et bien sûr, en ce qui concerne un certain blond et un certain brun, vous savez que Kishimoto en a la propriété absolue, totale et… indéniable.Également, la lecture de « Mon neko à moi » de Hagane m'a beaucoup aidé pour voir comment jouer et gérer les caractéristiques neko des personnages.

Une dernière note, je pense, non je suis sûre, que Sasuke et d'autres persos pourront paraître OOC, on est dans un UA, sa vie est différente, il n'est donc pas tout à fait le même (et je ne parle pas que des oreilles et de la queue).

Ceci est donc un cadeau pour Tamaki, j'espère que ça te plaira et merci pour la correction!


Chapitre 1 : le sauvetage.

Lorsque notre vie change, on ne s'y attend pas toujours. Il n'y a pas un signal qui le matin nous dit qu'il va se passer quelque chose d'extraordinaire. Oh bien sûr, il y a toujours l'horoscope, les astres, le tarot ou les médiums. Mais entre nous, qui consulte ces choses-là tous les matins ?

Bon, ok, ok, l'horoscope… Alors allons voir celui du lundi dix mai...

« Balance : Vénus passe dans votre ciel et une rencontre intéressante va arriver aujourd'hui. Au travail, un collègue pourrait vous annoncer une bonne nouvelle. Gardez les yeux ouverts. Scorpion…»

Naruto sourit en finissant son verre de lait et éteignit la radio. Naruto, Uzumaki de son nom de famille, ne croyait pas à l'astrologie, il ne croyait pas en Dieu, ni au Diable, il ne croyait pas au destin, ni aux coups de foudre, ni aux âmes sœurs, il ne croyait pas aux médiums ou autres voyants, ou peut-être un peu parce que les fantômes, peut-être bien que ça existait.

Il prit sa veste et réajusta sa cravate. Il n'aimait pas porter de costumes, seulement ce ne serait pas bien vu de venir à son travail en jean. Oh pas qu'il ait un poste haut placé, c'était juste un travail lambda dans une société lambda, un travail de bureau à faire ce qu'on lui disait et honnêtement, il en détestait chaque minute. Seulement, il fallait bien gagner sa vie, payer son appartement, même si franchement le loyer qu'il versait pour ce… cette cage à poules, c'était tout bonnement de l'extorsion. Vraiment.

La salle de bain, si tant est qu'on puisse ainsi la qualifier, était minuscule. En fait, il pouvait se rincer la bouche dans le lavabo pendant qu'il se lavait et il était sûr, même s'il n'avait jamais essayé, qu'il pouvait viser la cuvette des WC en pissant sous sa douche.

Le reste du studio n'était pas tellement plus grand, le coin cuisine était constitué d'un évier, de trois placards et d'une vieille gazinière avec laquelle il faisait cramer la moitié de ce qu'il entreprenait de cuisiner. Dans la pièce à vivre, il avait réussi à caser un lit une personne, une table, deux chaises et un meuble hi-fi. Pour ses vêtements, il bénéficiait d'un grand placard intégré et heureusement parce qu'il n'y avait pas possibilité de mettre un autre meuble de toute façon. Quand il était arrivé, les murs étaient couverts d'un papier peint beigeasse sur lequel on pouvait encore deviner la marque des cadres qui avaient été posés là et derrière lesquels il n'y avait pas eu de décoloration. Il avait tout repeint en blanc et espéré survivre là-dedans. Pas qu'il ait vraiment eu le choix de toute façon.

Parce qu'à Konoha, trouver un appartement c'était le parcours du combattant, surtout quand on ne présentait aucune garantie, que le boulot qu'on avait en était encore au stade de période d'essai et qu'on n'avait aucune famille pour rassurer le propriétaire. Car oui, Naruto n'avait pas de parents ni proches, ni lointains ou alors tellement lointains qu'ils n'avaient jamais dû entendre parler de lui. Il avait été élevé dans le seul foyer pour orphelins du bled dans lequel il était né et avait grandi, les gens du village ne l'aimaient pas, parce que… bonne question. Il n'avait jamais réellement su pourquoi, il était différent d'eux, le seul blond aux yeux bleus au milieu d'une armée de bruns aux yeux noirs, peut-être ? Sa mère était morte en couches attirant sur lui le mauvais œil, son père était mort le même jour, doublant l'effet mauvais œil. Peut-être avoir subi les crachats, les gestes de purification pendant toute son enfance expliquait pourquoi il ne croyait pas à toutes ces superstitions.

Toujours est-il qu'aussitôt qu'il le put, il avait quitté l'endroit en jurant de ne jamais, au grand jamais, y revenir. Cela faisait deux ans.

Il était arrivé à Konoha avec un vague diplôme en poche et une promesse d'embauche. La recherche d'un appartement lui avait pris deux mois, pendant lesquels il avait vécu dans un hôtel à peu près aussi miteux que son studio. Au moins, ça ne l'avait pas trop changé. Pour être tout à fait franc, il avait vu pire, bon d'accord pas tellement pire mais au moins bénéficiait-il de vingt minutes d'eau chaude par jour. Il avait appris à maîtriser quelques bases de plomberie pour enfin se débarrasser du ploc-ploc incessant de l'évier du coin cuisine, le tout à ses frais car jamais la propriétaire n'avait voulu entendre parler de réparations. De toute façon, elle était tellement sourde qu'il y avait peu de chance qu'elle l'ait vraiment entendu ce satané bruit.

Aujourd'hui, il était titulaire de son poste, il aurait pu changer d'habitation mais non. Pourquoi ? D'une, il ne se sentait pas vraiment le courage de se relancer dans la recherche d'un appartement, le marathon des visites et des rendez-vous, très peu pour lui. De deux, financièrement, cela lui permettait de mettre un peu d'argent de côté, ce qui n'était pas plus mal. Et de trois, il aimait cette partie de Konoha. Oui, l'immeuble tombait limite en ruine mais ses voisins étaient gentils. La plupart des habitants du lieu étaient adorables en fait. Les commerçants du quartier étaient sympathiques et ouverts et le week-end, il lui arrivait souvent de jouer au foot avec les gamins du coin. C'était agréable de se sentir peut-être pas aimé mais qu'il faisait partie d'une communauté et qu'il en était apprécié. De plus, il n'avait pas vraiment l'impression d'être dans une grande ville quand il était là.

Bien sûr, il n'avait pas pour ambition de rester là toute sa vie. Il espérait changer de travail, trouver quelque chose de plus intéressant, de plus passionnant. Ensuite, il chercherait un autre appartement pas loin du quartier ce qui lui permettrait d'y venir. Et puis, quand tout ça serait fait, peut-être pourrait-il trouver quelqu'un, une personne qui ne serait qu'à lui, quelqu'un à aimer et qui l'aimerait en retour. Seulement ça, il n'y croyait pas trop. Jusque-là, les seules relations qu'il avait eues pouvaient être qualifiées d'éphémères, pour ne pas dire purement sexuelles. Oh, il n'y en avait pas eu beaucoup, quatre-cinq tout au plus et encore avec le premier, il n'était pas allé plus loin que les caresses manuelles et buccales, le tout dans le plus grand secret parce que dans son bled, être gay… houlà ! D'ailleurs, il était quasiment persuadé que son premier petit ami finirait marié avec des enfants et que s'il se souvenait de son épisode homosexuel, il le mettrait sur le compte du mauvais œil que traînait Naruto partout avec lui.

La journée se révéla aussi morne que les précédentes et sans doute les suivantes, pensait-il sur le chemin du retour. Autant pour son horoscope ! La seule nouvelle qu'il avait apprise de la part d'un collègue, c'était que Akira du service comptabilité s'envoyait en l'air avec Myaki du service commercial. Tu parles d'une bonne nouvelle toi ! C'était sûr, ça allait sans aucun doute changer sa vie. D'autant que des rumeurs comme celle-là, il y en avait, quoi ? Deux à trois par semaine et encore il n'y prêtait pas vraiment attention, il y en avait peut-être plus.

Il sortit dès qu'il le put, repoussant l'invitation de ses collègues à aller boire un verre. Ce n'était pas qu'il n'était pas sociable, bien au contraire, c'était juste que les quelques fois où il avait accepté, ils n'avaient fait que discuter travail et collègues et franchement, il n'aimait pas suffisamment son boulot pour avoir envie d'en parler quand il parvenait à en sortir. Depuis, il déclinait le plus souvent, il avait assez de la pause du midi pour faire son «trop »-plein de ragots.

Il prit sa ligne de bus habituelle, le casque de son lecteur MP3 sur les oreilles et attendit patiemment ses trente minutes avant de pouvoir descendre. Il s'arrêta deux arrêts plus tôt car il avait prévu de faire quelques courses. Il prit la direction de la petite supérette du coin. Elle était tenue par un vieux couple qui amusait beaucoup Naruto. La propriétaire était bien pour ne pas dire très bien portante mais comme elle était grande et costaude, ça ne se voyait pas tant que ça. Ses cheveux gris et blancs étaient retenus en un chignon, ce qui vieillissait un peu les traits de son visage que, par ailleurs, son surpoids arrondissait et rajeunissait. Son mari, c'était tout l'inverse, il était petit, maigre et tellement ridé qu'on aurait dit un pruneau desséché. Ils étaient adorables, oh, ils radotaient bien un peu, voire beaucoup mais la vieille dame avait un faible pour lui et elle lui offrait souvent une ou deux boîtes de ramen instantanés.

Il venait de sortir du magasin, ses courses empaquetées dans un grand sachet en papier, lorsqu'il le vit. Traversant d'un pas souple et presque nonchalant la rue en direction du parc, ne prêtant absolument pas attention au véhicule qui arrivait, un jeune chat, s'il en jugeait par sa corpulence, avançait.

- Hey, dégage minou, cria-t-il.

Le chat porta son regard sur lui, s'arrêtant au milieu de la rue pour le fixer.

- Merde, jura Naruto en s'élançant pour attraper le matou au passage, roulant sur le bas-côté de la route.

La voiture passa en trombe et plusieurs personnes, dont les propriétaires de la supérette, se précipitèrent sur le blondinet qui tenait serré contre son torse la boule de poils noirs qu'il venait de sauver, les griffes joyeusement plantées dans sa peau.

- Naruto-kun, vous allez bien ? lui demanda l'épicière.

- Oui, oui, je…

Il se passa la main à l'arrière du crâne, tenant de l'autre le chat contre lui.

- Je ne voulais pas qu'il se fasse écraser.

- Vous devriez être plus prudent, lui rétorqua la vieille dame en lui jetant un regard un peu accusateur. Vous êtes tout sale.

- Ce n'est pas grave. Je… oh merci, répondit-il à un piéton, entre deux âges qui lui rapportait son sac de courses dans lequel il avait ramassé les aliments tombés.

La commotion étant passée et voyant que le jeune homme n'avait rien, la plupart des passants reprirent le cours de leurs activités et laissèrent le blondinet, son protégé et les deux commerçants. Naruto tira un peu le matou pour le décoller de lui.

- Vous devriez désinfecter cela, Naruto-kun, lui dit le vieil homme.

Son regard se porta sur sa chemise sur laquelle, on voyait des petits points de sang là où l'animal s'était agrippé à lui.

- Les chats noirs portent malheur, vous devriez vous méfier.

Naruto sourit.

- Je ne suis pas superstitieux, baa-chan et j'ai une très bonne constitution. Il ne va rien me transmettre, ne vous inquiétez pas.

La vieille femme ne dit rien mais elle n'en pensait pas moins, il put le lire dans ses yeux. Naruto décida qu'il avait assez traîné dans le coin. Il attrapa son sac de courses, posé à ses pieds, d'une main, l'autre tenait toujours l'animal. Il baissa la tête rapidement pour prendre congé et se dirigea vers le parc pour pouvoir faire le point sur lui, le chat et sur ses courses. Le félin se laissait balader, l'observant sans gêne.

Il avança jusqu'à un des bancs sur lequel il s'installa, posant délicatement l'animal à côté de lui. Celui-ci s'étira gracieusement, s'assit et commença à se lécher la patte avant gauche tout en lui jetant des coups d'œil de temps en temps. Naruto l'observa.

- Et bien, on dirait que ça va toi.

Il ne pouvait pas en dire autant, il avait une sale égratignure sur le bras et son costume était bon pour un nettoyage et encore, il suffisait qu'il regarde son épaule pour se dire qu'il était peut-être même foutu.

Son regard passa sur ses courses.

- Super, dit-il en constatant que sa bouteille de jus de fruit était éclatée.

Il commença à vider les affaires pour faire le tri entre ce qui pouvait être sauvé et ce qui ne pouvait absolument pas l'être. Quand il sortit la bouteille de lait, il entendit un « Miaou » sonore et il sentit contre son bras le doux pelage se frotter.

- Tu en veux minou ?

- Miaou.

- Je prends ça pour un oui. T'es quand même pas gêné, tu me dois la moitié de mes courses, un costume, une chemise si je n'arrive pas à enlever les tâches de sang et en plus, il faut que je te donne du lait.

Seuls des ronrons lui répondirent, tandis que le chat donnait un coup de patte autoritaire sur le carton de lait pour indiquer son impatience.

- Ok, ok, minou, mais je n'ai… attends…

Il regarda dans quoi il pouvait bien mettre le liquide mais il n'avait aucun récipient avec lui.

- Miaou.

- Oui, oui, j'ai compris, je te signale.

Le chat sauta sur ses genoux et redonna un coup de patte dans le carton, y frottant sa tête par la suite faisant sourire Naruto.

- Quand tu as une idée dans la tête, tu ne l'as pas ailleurs toi !

Il réfléchit encore un instant et puis dévissa le bouchon avant de verser un peu de lait dans sa main. Le chat approcha et renifla. Naruto éclata de rire.

- J'y crois pas, après toute cette comédie, après que je t'aie sauvé la vie en bousillant mes affaires, tu ne me fais pas confiance.

Le chat lui jeta un coup d'œil dont l'humain aurait juré qu'il était supérieur et moqueur du genre « Mais tu crois quoi ? On n'a pas élevé les cochons ensemble mon garçon » qui lui fit lever les yeux au ciel. Finalement, le félin se décida et se mit à laper le laitage, sa langue râpeuse chatouillant la peau du blond. Quand il eut tout bu, il se tourna vers lui semblant attendre.

- Quoi, t'en veux encore ?

- Miaou.

Naruto sourit, il devait avoir l'air d'un fou assis comme un idiot, seul sur son banc avec ses courses, une bouteille de lait, à converser avec un chat. Pourtant, il aurait juré que l'animal le comprenait.

- M'enfin, dit-il avant de servir de nouveau son invité.

Lorsqu'il eut fini, le félin se rassit à côté de lui, sa queue s'enroulant autour de ses pattes. Naruto referma le carton de lait après en avoir bu une gorgée, non sans remuer ses doigts où il sentait comme des fourmis depuis que le chat avait terminé. Il reporta son attention sur ce dernier. Il devait être assez jeune car son corps était fin et sa couleur noire presque bleue, il ne l'avait jamais rencontré jusque-là. Il l'aurait bien ramené avec lui, mais si sa propriétaire venait à découvrir qu'il avait un animal de compagnie… ce serait le drame.

- Tu as une maison, minou ? demanda-t-il alors qu'il se mettait à le gratouiller au niveau de sa tête, celui-ci se laissa faire un instant, ronronnant doucement.

Puis, après peut-être cinq minutes de papouilles, il finit par sauter du banc et commença à s'éloigner.

- Hé, c'est comme ça que tu me remercies ? lança Naruto.

Le chat se retourna, ses yeux se fixant dans ceux du blond. Un regard étrange qui le mit mal à l'aise et provoqua un frisson le long de son dos. Et puis, le matou disparut, s'enfonçant dans le parc. Naruto resta encore un instant avant de ramasser ses courses et de rentrer chez lui.

La semaine s'écoula tranquillement, sans rien de bien particulier à noter. Enfin, presque… pour être tout à fait franc et sûrement était-ce lié à son aventure du début de semaine qui l'avait rendu plus attentif aux chats, mais il aurait juré qu'il n'y en avait jamais eu autant dans le quartier. En fait, il aurait presque eu l'impression, par moment, qu'ils le suivaient. Il y avait notamment ce chat gris qui portait une cicatrice sur l'œil gauche. Celui-là, il avait l'impression de le voir partout. Mais bon, entre un chat et un chat… qui était-il pour faire la différence ?

C'était vendredi soir, il était heureux d'être chez lui pour deux longues journées qui passeraient sans doute trop vite mais dont il allait essayer le plus possible de profiter. Il n'avait pas grand-chose de prévu, sans doute devrait-il retourner faire quelques courses et puis, il irait faire un tour au parc. Il parviendrait bien à trouver deux-trois gamins pour une partie de foot, histoire de se défouler.

Il se préparait pour aller se coucher. Il avait passé la soirée devant sa télé avec un bol de ramen instantanés. Il s'était regardé trois films et avait terminé avec Snatch qui l'avait bien fait rire, surtout la prestation délirante de Brad Pitt. Il portait son jean et était torse nu la brosse à dents dans la bouche lorsqu'il entendit un étrange bruit provenant de la rue. Il regarda l'heure, il était deux heures très largement passé et cela le surprit. Ce quartier n'était pas le plus calme de la ville mais ce n'était pas le genre. Il tendit l'oreille, oui, c'était bien de la musique.

- Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel, baragouina-t-il comme il se dirigeait vers la fenêtre.

Il ne vit rien de particulier si ce n'est une vive lumière à l'extrémité de la rue et qui semblait s'approcher.

Il fronça les sourcils cherchant à comprendre, ouvrit la vitre et se pencha pour mieux voir mais toujours rien. Pourtant, il n'y avait pas de doute, le volume de la musique augmentait. Il discernait très distinctement le bruit de clochettes, de tambourins et de cymbales entre autres. Plus étonnant, aucun autre appartement n'était éclairé comme s'il était le seul à entendre ces sons.

Il revint dans la salle de bain, vida et rinça sa bouche, enfila un tee-shirt, une paire de claquettes et descendit. Il fallait qu'il en ait le cœur net.

Une fois dans la rue, il tourna la tête vers la droite, fit un pas et s'arrêta net. Une horde de chats, une véritable marée de chats avançait vers lui. Encore plus délirant, ils se tenaient sur les pattes arrière et les premiers portaient des lampions multicolores.

Il se frotta les yeux, secoua la tête pour essayer de faire passer ce qui ne pouvait être qu'une hallucination. Pourtant lorsqu'il les ouvrit de nouveau, tout était toujours là, la troupe avançait devant lui et voilà que certains des chats portaient des bijoux et jouaient d'instruments de musique, les « cling » et les « bang » des tambourins et des cymbales résonnant fortement dans la rue. D'autres jouaient de la flûte, leurs mélodies légères s'envolaient et résonnaient entre les murs des immeubles. Il se retourna pour voir si d'autres voisins s'étaient levés, si d'autres assistaient à ce spectacle mais rien. Pas une fenêtre n'était allumée et il semblait être le seul être humain éveillé dans le quartier.

Il réfléchit à ce qu'il avait mangé, peut-être était-il en train de faire une intoxication ou un rêve.

- Aïe, lâcha-t-il alors qu'il venait de se pincer le bras.

La horde continua à avancer et puis finalement, Naruto aperçut deux énormes félins, des panthères noires, d'après ce qu'il pouvait en dire, qui tiraient une sorte de char très luxueux. Sa structure semblait faite de bois, peut-être de l'acajou, en tout cas, il était particulièrement sombre et brillant. Plusieurs parties étaient recouvertes d'or et sur le côté qu'il pouvait apercevoir, il remarqua un symbole qu'il ne connaissait pas : rouge et blanc, comme une sorte d'éventail. Il ne l'aurait pas parié mais il semblait que le décor n'était pas peint mais plutôt constitué de pierres précieuses, rubis et diamants? Deux banquettes se faisaient face, recouvertes de velours rouge et de coussins qui paraissaient être d'un incroyable confort et sur lesquels reposaient trois chats.

Dans le premier, il reconnut le gris qui lui avait donné l'impression d'être suivi toute la semaine. La place à côté de lui était vide et Naruto aurait pu parier qu'il tiendrait dedans, tant le véhicule était grand, faisant paraître les félins d'autant plus petits.

Sur la seconde banquette, se trouvaient deux autres chats. Le premier était gros et de couleur brune tirant peut-être un peu sur le roux, il tenait une ombrelle et ce que Naruto reconnut comme étant un paquet de chips chinoises à la crevette. Quoi de plus naturel, pensa le blond qui commençait à être perdu. Il porta son attention sur le dernier animal qui semblait avachi et dont on aurait juré qu'il avait envie d'être partout sauf là.

Naruto referma les yeux, il était en plein délire, c'était évident et il n'avait, à sa connaissance, rien pris. Peut-être qu'il était en train de faire une attaque cérébrale, oui, c'était ça, il avait un hématome quelque part dans le cerveau en train de compresser certaines aires et voilà… on se retrouve dans la rue devant une défilé de chats et un char digne de ceux qu'il pouvait voir dans ces vieux péplums qu'il aimait regarder à l'adolescence. Il faut dire que des hommes qui jouaient en pagne, et parfois rien d'autre, avaient de quoi alimenter les fantasmes d'un jeune homme découvrant son homosexualité. Il reporta son attention sur les chats… C'était ça ou bientôt de gentils messieurs en blouses blanches allaient venir lui mettre sa camisole et l'enfermer à l'asile du coin.

Il commença à reculer comme les deux énormes félins s'arrêtaient devant lui. Le chat gris sauta au sol et l'autre paresseux se leva, soupira un grand coup, descendit avant de s'étirer gracieusement. Il tenait à la patte un rouleau qu'il défit une fois qu'il fut à deux pas de Naruto. Ce dernier était tellement bloqué par ce qu'il voyait qu'il n'arrivait pas à bouger, les yeux comme des soucoupes, la bouche ouverte d'hébétude.

- Uzumaki Naruto ! s'exclama le chat.

Oh mon Dieu, pensa le blond, il parle, il parle, il parle… Et je comprends ce qu'il dit… Oh mon Dieu, Oh mon Dieu ! Il sentait bien qu'il commençait à respirer un peu trop vite, il n'avait jamais eu de crise de panique mais il était certain que ça ressemblait à peu près à ça. Il essaya de se calmer, de prendre sur lui. Les chats face à lui semblèrent attendre qu'il redevienne suffisamment maître de lui-même pour pouvoir les écouter. Le félin paresseux avait l'air d'être encore plus ennuyé que précédemment, si cela était possible. Lorsqu'il sentit qu'il avait l'attention de Naruto, il reprit.

- Pour votre geste héroïque, notre seigneur Uchiha-dono, vous convie ce jour au sein de son palais pour vous remercier à votre juste valeur avant la cérémonie et nous a envoyés, fidèles serviteurs, pour vous escorter.

Il remballa son rouleau et fixa Naruto. Ce dernier regarda à droite à gauche, visiblement, ils attendaient qu'il dise quelque chose, seulement, là, il ne comprenait rien. Et ce n'était pas uniquement la situation mais même ce discours n'avait aucun sens. Quel geste héroïque ? Qui était Uchiha-dono ? Et quelle cérémonie ?

C'est d'ailleurs ce qu'il demanda. Il n'était pas du genre à se poser des questions pendant cent sept ans et autant résoudre chaque point un par un. L'histoire des chats qui parlent, de leur cortège viendrait après.

Le messager soupira, comme si tout ceci était encore bien plus fatigant et ennuyeux que ce qu'il avait pensé au départ. Il se tourna vers le chat gris. Celui-ci s'avança jusqu'à Naruto.

- Écoutez, nous n'avons guère de temps devant nous, à tout moment, un de vos congénères peut se réveiller. Alors, veuillez monter avec nous et nous pourrons parler de tout cela en chemin.

Naruto haussa les sourcils.

- Non, je veux savoir.

- Vous avez sauvé Sasuke-sama, son père et sa famille souhaitent vous remercier, pouvons-nous y aller maintenant, reprit le chat gris.

- Sasuke-sama ?

Le chat paresseux leva les yeux au ciel et Naruto aurait juré l'avoir entendu murmurer « galère ».

- En début de semaine, vous lui avez sauvé la vie ?

- Hein ?

Et puis cela fit tilt.

- Le chat noir, vous parlez du chat noir ?

Les deux félins se regardèrent.

- Il semblerait.

- Mais, je… enfin, c'était normal, je n'ai pas besoin de remerciements.

Une petite partie de lui était bien en train de se dire que cette conversation était digne de la quatrième dimension et que tout cela était loufoque. Il n'oubliait pas l'hypothèse de la folie précoce qu'il commençait à trouver de plus en plus plausible à chaque minute qui passait.

- C'est très noble à vous, reprit le chat paresseux, mais leurs altesses souhaitent vous remercier. Tout le monde n'en aurait pas fait autant.

- Heu, et bien dites-leur que c'est très gentil de leur part. Mais c'était vraiment naturel. Enfin, je n'ai pas besoin d'être remercié pour avoir sauvé un chat.

- Uzumaki-san, il faut bien que vous compreniez que ce n'est pas n'importe quel chat. Il s'agit du fils cadet d'Uchiha-dono.

Grand bien lui fasse, pensa Naruto, mais je m'en fiche complètement.

- J'ai bien compris et… heu… dites-leur que j'apprécie leur… leur… tout ça, dit-il en désignant la horde de chats devant lui. Et heu… que j'espère qu'à l'avenir leur fils sera plus prudent.

Sur ce, il leur adressa un grand sourire qu'il voulait chaleureux mais qu'il sentait crispé et commença à reculer.

- Je crois que vous n'avez pas compris, ils veulent vous voir, lui répondit le mangeur de chips qui n'avait rien dit jusque-là.

D'ailleurs, il se replongea aussi sec dans son paquet comme si de rien n'était.

- Ils n'ont qu'à venir eux-mêmes.

Visiblement, il venait de dire quelque chose d'horriblement choquant car tous les félins semblèrent limite faire un arrêt et un silence s'abattit sur l'assemblée, les instruments de musique se turent dans une certaine cacophonie et on n'entendait plus que le chant des grillons au lointain. Le chat gris fut celui qui se reprit le plus vite.

- Ce n'est pas possible, ils ne peuvent pas quitter leur royaume.

- Visiblement ce Sasuke le fait bien lui, rétorqua Naruto qui se demandait bien pourquoi il continuait à discuter au lieu de rentrer et de se coucher.

Un raclement de gorge lui répondit.

- Quoi ? demanda-t-il.

- Disons que… Sasuke-sama ne devrait pas s'aventurer ici.

Était-ce Naruto ou avait-il particulièrement insisté sur le sama comme pour lui faire comprendre que ne pas utiliser de suffixe, comme il venait de le faire, était déplacé ?

- Pourquoi ?

- Ne pourrions-nous pas discuter de tout cela en chemin, Uzumaki-san ? proposa le chat paresseux.

Ce dernier semblait s'inquiéter du temps que prenait leur conversation et il jetait de plus en plus de coups d'œil aux alentours. Naruto était d'ailleurs bien surpris que personne ne se soit encore réveillé. Ils ne parlaient pas spécialement bas. Avaient-ils tous un sommeil de plomb dans le voisinage ?

Quoi qu'il en soit, il était hors de question qu'il suive des chats. Non, des chats, des minous, des matous… wohoo… il n'était pas dans Alice au Pays des Merveilles, même si elle avait suivi un lapin et qu'il était tout seul, mais franchement, il s'égarait dans ses pensées là. Et puis, de toute façon, ça ne lui avait rien apporté de très bon de l'avoir poursuivi ce satané lapin. Et dans Matrix, Neo aurait peut-être bien dû ne pas le suivre non plus le lapin. Et les chats, c'était définitivement plus vicieux que les lapins, non ?

- Uzumaki-san, le rappela-t-on.

- Écoutez…

Le chat paresseux fit un signe en direction du char pour l'inviter à y monter.

- Non ! Je ne vais pas vous suivre. De toute façon, tout ceci ne peut pas être réel et je suis en pleine hallucination. Alors, là, tel que vous me voyez, je vais remonter chez moi, je vais me coucher et demain matin lorsque je me réveillerai, tout ça n'aura été qu'un rêve étrange et fantastique, et fantastique pas dans le sens super mais dans le sens science-fiction.

- Écoutez, notre mission est de venir vous chercher et il n'est pas envisageable que nous ne la remplissions pas. Alors deux possibilités s'offrent à vous : soit vous venez de votre plein gré soit nous vous emmenons de force, mais honnêtement, je préférerais ne pas en arriver là, dit le chat paresseux.

Et Naruto éclata de rire, un vrai fou rire qui lui tordit les abdos et lui fit monter les larmes aux yeux. Franchement, c'était du délire complet là.

- Ah, ah, ah, et qu'est-ce que vous allez me faire ? demanda-t-il lorsqu'il fut un peu calmé, le tout en toisant de toute sa hauteur les deux félins qui lui arrivaient aux genoux.

Un long soupir lui répondit. Le chat flemmard fit claquer ses coussinets et plusieurs de ses congénères s'avancèrent vers Naruto. Un instinct s'éveilla au fond de celui-ci et il comprit que la situation n'était pas bonne pour lui. Il commença à reculer pour buter dans plusieurs chats qui lui firent perdre son équilibre et tomber. Il repensa un instant à ce film d'Hitchcock avec les corbeaux et sa situation lui apparut nettement moins plaisante que deux secondes auparavant.

Ils n'étaient pas grands et gros mais nombreux et… armés se rendit-il compte alors que de très fins câbles métalliques étaient passés autour de son corps et le ligotaient. Il commença à se débattre mais il sentit les pattes qui le soutenaient bouger et se vit avancer inexorablement vers le char.

Il n'y croyait pas, il n'allait pas réellement être enlevé par des chats. Il se força à bouger mais saucissonné comme il l'était, sa marge de manœuvre était vraiment limitée. Par ailleurs, les câbles sur ses bras nus meurtrissaient sa chair Il n'avait cependant pas dit son dernier mot et se mit à crier pour aussitôt sentir qu'on lui mettait quelque chose sur la bouche et sa dernière porte de sortie s'envola.

Finalement, les félins parvinrent à le pousser jusqu'au char où ils le jetèrent sans grand ménagement sur la banquette libre. Heureusement, celle-ci était aussi confortable que ce qu'il en avait déduit en la voyant et il eut l'impression de s'enfoncer dans le molleton.

Les deux chats qui s'étaient entretenus avec lui grimpèrent à sa suite et s'installèrent à côté de leur camarade. Ils tenaient largement sur la banquette de toute façon. De son côté, Naruto s'agita un peu plus, tant et si bien qu'il faillit basculer mais six pattes le repoussèrent.

- Uzumaki-san, à votre place, je me tiendrais tranquille. Aussi court que soit notre trajet, je ne pense pas que vous apprécierez grandement de le faire sur le sol de notre véhicule, lui dit le chat gris. Encore que personnellement, je n'y vois aucun inconvénient.

Naruto le fusilla du regard, ne gagnant qu'un sourire amusé.

- Je commence à comprendre Sasuke-sama.

Un soupir lui répondit avant que le chat paresseux n'enchaîne.

- Grand bien te fasse, Kakashi, personnellement… enfin bref… ce n'est pas comme s'il n'avait pas l'habitude de n'en faire qu'à sa tête.

Il frappa ses deux pattes avant l'une contre l'autre, le char se mit en branle et la musique reprit. La panique se mit à gagner Naruto, il avait chaud, il entendait son cœur battre à ses tympans, l'assourdissant légèrement. Il devait se calmer et réfléchir à une solution, quelque chose. Il ferma les yeux un instant et respira comme il le put par le nez, tentant de reprendre le contrôle sur lui-même. Quand cela fut fait, il essaya de bouger, voir s'il y avait possibilité de se détacher de ses entraves mais tout ce qu'il parvint à faire fut de faire frotter les fils sur ses bras nus et de s'égratigner un peu plus la peau.

- Vous allez vous blesser si vous continuez, lui dit le chat gris.

Gros malin, pensa Naruto, j'ai bien remarqué. Il le fusilla des yeux et baragouina une insulte que les autres auraient eue bien du mal à comprendre, bâillonné comme il l'était.

Il n'y croyait pas, il était en train de se faire enlever par des chats, des putains de chats ! Tout ça parce qu'il en avait empêché un autre de se faire écraser. Ce maudit Sasuke, il ne le connaissait pas encore mais une chose était sûre dès qu'il en aurait la possibilité, il lui mettrait un coup de pied aux fesses, on n'avait pas idée de remercier les gens comme ça.

La bonté n'était jamais récompensée à sa juste valeur, Sade avait raison, les malheurs de la vertu, voilà à quoi il en était réduit, encore qu'il ne pouvait qu'espérer ne pas vivre la même chose que Justine. N'empêche, il avait fichu en l'air sa veste de costume, la moitié de ses courses, son avant-bras droit était toujours égratigné et pour couronner le tout, le voilà ligoté et trimbalé… où d'ailleurs ? Il regarda autour de lui, s'il reconnaissait bien les immeubles qu'il voyait, ils prenaient manifestement la direction du parc. Les questions se bousculaient dans sa tête, entrecoupées de « ce n'est pas possible », « c'est un rêve », « je suis fou ». Il devait réfléchir à sa situation en admettant que tout ceci soit réel. Premièrement, il n'avait visiblement aucun moyen de se défaire de ses liens, il avait établi ce fait. Deuxièmement, les bestioles n'en voulaient apparemment pas à sa vie ou en tout cas, pas tout de suite. Il essaya de faire refluer tous les scénarii catastrophes qui germaient dans son esprit, passant du rituel sacrificiel à finir en pâtée pour chats mais qui avaient tous en commun une fin plutôt atroce pour lui. Troisièmement, ces banquettes étaient vraiment super confortables.

Minute, pensa-t-il, ça n'a rien à voir.

Donc, troisièmement, puisqu'il ne pouvait rien faire présentement, il devait trouver un plan d'action. Que faisaient les héros dans les films ? Bon, peu importe. Il devait essayer d'obtenir un maximum d'informations, autrement dit écouter ce que pouvaient raconter ses ravisseurs et surtout se concentrer sur la route, histoire de pouvoir s'échapper et revenir chez lui dès qu'il en aurait l'occasion, en fait dès que ces malades de félins déferaient ses liens.

Il cessa donc de s'agiter et prêta l'oreille à la conversation des deux chats, en partie couverte par les craquements que faisaient les chips du gros matou à chaque fois qu'il fermait sa mâchoire, par la musique et notamment les cymbales que faisait claquer un autre, juste à côté de lui. Malheureusement pour lui, ils se turent rapidement après avoir estimé être de retour à temps pour ne pas se faire enguirlander par leur chef. Super information, pensa le pauvre Naruto. Il regarda autour de lui, contorsionnant un peu son cou pour voir autre chose que le ciel dégagé. Très peu de temps après, il eut confirmation de ce qu'il avait supposé, ils étaient dans le parc, s'enfonçant dans ses profondeurs, il regardait la lune disparaître petit à petit derrière le feuillage de plus en plus touffu des arbres, l'odeur de l'humus, de l'herbe et de la nuit venait chatouiller ses narines.

En d'autres circonstances, une balade nocturne au milieu de la nature aurait pu être plaisante. L'air était ni trop chaud, ni trop froid, encore qu'une certaine humidité se faisait sentir maintenant qu'ils étaient au milieu des arbres.

Il ne parvenait vraiment pas à comprendre où ils allaient. Y'avait-il une colonie de chats en plein milieu d'un bosquet ? L'idée le fit sourire avant qu'une lumière bleutée n'attire son attention. Posé comme il l'était dans le char, il n'en voyait que la lueur et non l'origine. Il essaya de se redresser et comme ils s'en approchaient, il put en découvrir plus.

Oh, mon Dieu, pensa-t-il, c'est la Porte des Etoiles !

Ok, il n'y avait pas l'anneau métallique, pas plus que les chevrons et tout ça et il espérait ne pas tomber sur un Goa'uld de l'autre côté mais la surface vers laquelle ils avançaient avait exactement le même aspect bleuté et lumineux. Ils allaient vraiment passer au travers ? A cet instant, il regretta, encore plus que dans la rue, le fait de ne pas pouvoir parler.

- Ne vous inquiétez pas, cela ne fait aucun mal, c'est le passage pour atteindre notre royaume, l'informa le chat gris devant les yeux hallucinés de Naruto.

Il baragouina plus fort et l'autre eut pitié de lui et lui enleva le bâillon.

- Vous êtes malades, hurla-t-il, c'est quoi ce truc ? C'est quoi ce truc ?

Mais tandis qu'il posait sa question, le char s'engouffra dans la surface et oui, il cria et essaya vainement de reculer pour que cette chose, quelle qu'elle soit, ne le touche pas. Ce fut peine perdue.

Il eut l'impression de faire un tour dans le pire des grands huit du monde, que son estomac se prenait pour un patineur artistique à faire des triples lutz à l'intérieur de son corps, la tête se mit à lui tourner comme s'il avait vraiment pris un shoot et alors que sa voix mourait au fond de sa gorge, il se sentit partir et perdre conscience.


 J'espère que ça vous a plu et n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé.