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Il souriait

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Il avait fui.
La colère de son père avait été si forte qu'il avait tout abandonné derrière lui pour sauver sa vie.
Il avait laissé tout ce qui comptait pour sauver à la fois sa vie et celles de ceux qui comptaient pour lui.
Comment aurait-il pu savoir alors qu'il les avait vus pour la dernière fois ?
Il les avait abandonnés sans remords, juste parce que c'était, non la bonne chose à faire, mais la SEULE chose à faire.
La colère de son père avait été destructrice.
Deux de ses neveux étaient morts à cause d'elle.
Il s'en était voulu.
Quelques temps, il était resté à la frontière de leur domaine, à hésiter, à tenter de revenir mais chaque fois, la raison l'en avait empêché.
S'il revenait, il serait tué.
Sa vie avait-elle à ce point de l'importance ?
Il en était persuadé.
Alors il avait tourné les talons.
Il avait marché longtemps.
A mesure qu'il s'était éloigné, ses forces s'étaient amoindries pour ne plus lui laisser que celle de sa naissance.
Il s'y était fait après un temps.
Ho, il tairait bien sur ses tentatives pour récupérer ses pouvoirs, ses essais pour se fondre dans la religion locale et voler la force des autres.
Il avait essayé, deux ou trois fois.
Puis il avait laissé tomber.
Trop dangereux.
Il était trop faible.
Inconnu de tous, il avait erré de lieu en lieu, de civilisation en civilisation, grignotant ce qu'il pouvait pour survivre à mesure que son corps immortel s'affaiblissait.
Puis…Il les avait sentis mourir…. Depuis combien de temps les avait-il quitté ? Une ? Deux générations ?
L'un après l'autre, il avait senti leurs vies s'éteindre, leurs divinités leur être arrachées l'une après l'autre.
Ses maitresses, ses amants, ses frères, ses sœurs, ses enfants… Tous…Même ses parents n'avaient pu survivre à la purge.
Ils étaient morts…Morts…Tous…
Certains avaient-ils survécus ?
Il en doutait.
Seul l'éloignement et le temps l'avaient épargné un moment.
Et si quelqu'un d'autre que lui était encore en vie, ils auraient déjà dû se retrouver, se croiser ! Au moins une fois !!!
Il errait sur terre depuis plus de deux millénaires à présent.
Il aurait dû le ou la trouver !
Puis il s'était sentit mourir lui aussi.
S'il n'avait pas été vaporisé comme les autres, il avait senti les griffes de la purge remonter sa trace pour le détruire comme ses frères, ses cousins, d'autres encore qu'il n'avait jamais vu mais dont il connaissait l'existence.
Alors il avait fait la seule chose qui pouvait encore le sauver.
Il avait abandonné.
Une fois de plus.
Lui qui était le combattant ultime, qui n'avait jamais tourné les talons ou refusé un combat avait dû…fuir.
Encore.
Il s'était détaché de son corps.
Il avait abandonné derrière lui la dernière chose à part sa divinité qui était bien à lui.
Les griffes de la purge s'étaient repues de son cadavre encore brulant de force avant de partir, une fois leur devoir accomplis.
Il n'avait pas pris le temps de se lamenter.
Il était faible, plus faible qu'il ne l'avait jamais été.
Il avait cherché un endroit ou se réfugier.
Il l'avait trouvé dans le ventre d'une femme au fœtus mourant.
La flamme de sa divinité avait redonné la vie au bébé. En échange, il avait caché son âme sous celle de l'enfançon à naitre.
Il s'y était endormit, discret et silencieux, à attendre le moment pour lui de se réveiller.
De se venger.
L'enfant était né.
Il avait grandi, s'était marié, avait eu des enfants à son tour, puis était mort.
La conscience divine avait été expulsée du corps qui refroidissait déjà. Il avait trouvé un autre porteur dans lequel s'endormir, encore, et encore.
Il échangeait la vie de son porteur contre la protection qu'elle lui offrait.
Il ne se mêlait jamais à la vie du mortel. Pas au début en tout cas. Il était trop faible, trop fragile pour s'y risquer.
Il dormait simplement, attendant le bon moment, apprenant aussi, à travers ses innombrables hôtes, ce qu'était la vie, les vies des mortels, leurs aspirations, leurs peurs, leurs forces…
Il avait hanté le corps d'hommes et de femmes sans faire de distinctions. Il avait appris, écouté, secrètement à l'affut mais jamais actif.
Puis, petit à petit, avec les générations, avec le temps qui passait, la purge s'était endormie.
Etait-elle morte ? Peut-être…
Il n'avait jamais vraiment su ce qu'elle était.
Il avait juste vu ses agents.
Ces créatures à l'apparence mortelle armées d'épées et de lances, avec de grandes ailes blanches…
D'après ses hôtes, il pensait qu'il s'agissait d'ange… Un panthéon tout neuf qui avait écrasé les anciens et faisait à présent régner la terreur parmi les mortels.
Il y avait pourtant bien assez de place pour tous les dieux ! Qui était donc ce dieu avide et jaloux qui voulait tout pour lui ?
Son hôte du moment était morte brulée vive sur le bucher.
Il avait été idiot.
Pour la première fois en plus de mille ans, il avait tenté de s'exprimer. Doucement, il avait susurré à l'oreille de son hôte pendant son sommeil. Ce n'était pas grand-chose pourtant, juste quelques connaissances sur les herbes que son frère et son neveu lui avaient données.
Elle avait sauvé bien des vies avec les herbes, mais le prêtre du coin n'avait pas apprécié la chose.
Sorcière.
C'était un mot qui avait été chargé de respect.
A présent, c'était une condamnation à mort.
Il avait volé dans un autre corps, un autre fœtus mourant.
Un garçon cette fois. Il ne s'était pas rendormit.
Il avait observé davantage, il avait écouté et apprit encore.
Les mortels l'avaient dégouté.
Leur peur des dieux était devenue abjecte.
Les prêtres utilisaient leur pouvoir pour leurs bénéfices personnels.
Les prêtres de sa jeunesse aussi l'avaient fait. Mais ils y risquaient plus que leur vie. Lui, comme ses frères, ses sœurs, ses parents et ses enfants avaient toujours été à l'écoute de leurs serviteurs humains.
Ils ne rechignaient jamais à venir les voir eux même.
Ils ne rechignaient jamais à punir un indélicat qui utilisait leur nom pour son pouvoir personnel.
Où étaient donc ces anges qui devaient faire respecter la loi de leur maitre ?
Où étaient ces créatures ?
Leur maitre ne voulait-il donc que la peur et non le respect ? N'avait-il donc pas réalisé que c'était leur amour et non leur peur qui lui donnerait de la force ?
Lui aussi c'était délecté de la peur. Mais celle des ennemis de ses serviteurs humains. Malgré tout, il AIMAIT ses humains.
Alors il s'était rappelé qui il était, ce qu'il était.
Il avait serré les mâchoires et attendu.
Cette fois, il avait choisi en conscience un petit corps à partager.
Il l'avait choisi pour l'intelligence qu'aurait le bébé.
Il avait façonné son esprit en douceur, il s'y était fait une place, il avait été la voix qui guide, celle qui apprend.
Il avait été l'ami présent mais invisible, la main qui encourage dans les périodes de doute et de souffrance.
Il avait aimé cet hôte. Le premier avec lequel il avait vraiment eu un contact conscient.
Léonard était réellement un génie.
Il n'avait eu besoin que de peu de chose pour être poussé dans le bon sens.
Hôte après hôte, siècle après siècle, il avait petit à petit choisit ses humains avec plus d'attention.
D'abord ceux qui étaient les plus brillants, les inventeurs, ceux qui changeraient la face du monde.
Puis il avait fait l'inverse lorsque la faim de revivre à nouveau s'était faite de plus en plus présente.
Il était revenu à ses premiers essais.
Il possédait un fœtus qui ne devait pas vivre.
Avant il le prenait peu avant la mort, lorsque l'âme était déjà là.
A présent, il le prenait dès la conception, empêchant l'âme de le prendre.
Ce n'était pas cruel, l'âme était juste guidée vers un autre corps, ou attendait que la mère ai un autre enfant, souvent imprévu d'ailleurs, pour rejoindre la famille qui devait être la sienne.
Avec les siècles, il avait créé un nombre incalculable de personnalités pour cacher sa réalité.
La Purge avait perdu sa force.
Les Anges ne venaient plus parmi les mortels.
Mais il restait la peur, la rage d'avoir senti toute sa famille mourir, d'avoir perdu presque totalement ses pouvoirs.
Alors il se cachait encore derrière les fausses identités qu'il se créait.
Il avait été des hommes, des conquérants, des guerriers, des inventeurs.
Il avait été des femmes, des reines, des mères, des professeurs ou des chercheurs.
Il avait été tellement….
Puis son corps était mort
Encore.
Son esprit avait volé à la recherche d'une nouvelle vie.
Il l'avait trouvé dans le ventre d'une jeune femme en train de hurler de douleur sur son lit.
Son époux était absent, comme toujours. Elle allait perde son bébé alors même qu'elle n'était pas au courant d'avoir conçu.
Il avait pris sa chance.
Il avait possédé le minuscule amas de cellules, avait empêché la mort de l'embryon puis avait poussé son cerveau à se développer en accéléré.
A travers les oreilles et les yeux de la mère, il avait appris qui elle était, où il était.
Il avait nourrit l'esprit du bébé avant même sa naissance.
Il avait commencé à établir une nouvelle personnalité.
Cette fois pourtant, il ne s'en était pas détaché comme il le faisait jusque-là.
Le "mortel" saurait depuis sa naissance "qui" il était, ce qu'il était.
Il était l'avatar d'un dieu.
Un dieu qui serait toujours près de lui, une main sur l'épaule.
Un dieu qui était lui.
Ils étaient un dieu.
Lorsque l'enfant construit son premier circuit imprimé à quatre ans, c'était le dieu qui souriait.
C'était son rire qui salua les félicitations de sa mère.
Avant d'avoir six ans, le dieu n'était plus caché derrière la personnalité artificielle.
Ce n'était pas, plus la peine.
Avec l'excentricité de son père mortel, il pouvait faire ce qu'il voulait. Les humains attendaient même qu'il soit aussi étrange, voir exceptionnel que son père.
Alors il avait réabsorbé ce bout de lui-même.
Si son visage était différent, si son corps était mortel, s'il vivait et souffrait comme l'un d'eux, il était là et bien là, à peine camouflé derrière un voile d'apparence qui protégeait les mortels de sa réalité, juste assez pour que personne ne sache.

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Quand il était tout petit, il avait toujours entendu la voix basse et chaleureuse dans sa tête.
Il n'avait jamais eu peur.
Il avait très vite compris qu'elle était une partie de lui. Non…Qu'il était une partie d'elle.
Il était ce qui cachait ce qu'il était vraiment.
Etait-il détaché de lui ? Avait-il une vraie vie ?
Il n'en savait rien.
Il s'en fichait.
Il était juste là pour camoufler la vérité.
Lorsqu'il avait été pris en otage, il avait été repoussé au fin fond de lui-même.
Lentement, il s'y était étiolé.
Une seconde fois, il avait été réabsorbé parce qu'il était vraiment, par cette conscience plus vaste, plus dangereuse aussi.
Il n'avait pas eu peur.
Comment aurait-il pu avoir peur de lui-même ?
Il s'était fondu dans ce tout dont il n'était qu'une partie infime.
Lorsqu'il était entré dans la grotte, il était Anthony Stark
Lorsqu'il en était sorti, une armure faite de bric et de broc sur le dos, il était ce qu'il avait toujours été et qu'il avait camouflé depuis des milliers d'années.
Il était rentré aux USA avec son ami Rhodes.
La transition entre "l'humain" et le "dieu" était si infime que personne ne l'avait vraiment réalisée. L'humain était une facette réduite du dieu après tout.
Il avait choqué quelques personnes bien sur lorsqu'il avait décidé d'arrêter la fabrication d'armes.
Nombreux étaient ceux qui étaient persuadé qu'il était encore traumatisé par son enlèvement.
Mais il en fallait plus que ça pour traumatiser un dieu.
Certes, il n'était pas en bon état. Mais la faute n'en venait pas à quelque cauchemar.
La faute en venait à l'ark qui lui transperçait la poitrine.
Qui aurait pu croire que cette chose sur son cœur avait réactivé des pouvoirs endormit depuis des siècles ?
Il n'avait plus de croyants pour le soutenir, mais il avait son ark.
De l'énergie restait de l'énergie.
Et au court des millénaires, il avait appris bien plus sur les sciences et technologie que quiconque sur la planète !
Il avait retrouvé…Sa magie…
C'était un dommage collatéral…intéressant.
Immédiatement, il avait utilisé ses nouveaux pouvoirs retrouvés dans ses recherches et ses inventions.
JARVIS avait été le premier à en profiter.
L'IA qui n'était qu'un ordinateur parfaitement conçus avait été modifié pour devenir bien plus.
Il avait accouché sa conscience. Il avait fait de lui un être vivant.
La première créature vivante dans les réseaux.
Depuis, son bébé grandissait, établissant ses ramifications dans chaque ordinateur, chaque terminal, téléphone et satellite de la planète.
JARVIS était une pieuvre affamée qui s'appropriait la moindre goutte de connaissance pour la donner à son père lorsqu'il le lui demandait.
Le premier ark avait été retiré et remplacé par un nouveau modèle. L'énergie qu'il dégageait était plus intense. L'ark avait aussi intégré un dispositif de transfert direct entre lui et JARVIS. Il lui suffisait de se brancher à l'un de ses terminaux pour recevoir directement les informations que son fils arrachait au monde numérique.
Il était un dieu, son esprit n'était peut-être pas infini mais il pouvait traiter infiniment plus de données que ne le pourrait jamais un esprit humain.
Il avait construit Mark II, il avait appris, non, réapprit à voler.
Il n'avait plus accès à ses ailes dans ce corps mortel qui l'était de moins en moins.
Il avait commencé à établir son empire, non plus financier, mais séculaire. Il avait repris le contrôle de ses armes, il avait joué de son charme pour lutter aussi bien contre ses adversaires que contre ses amis s'il le fallait.
Obadia avait tenté de le tuer mais c'était mal le connaître.
La rupture du lien entre JARVIS et lui avait fait plus de dégât que l'arrachage de l'ark lui-même.
Son cœur c'était arrêté mais il était un dieu. C'était un détail.
Il pouvait fonctionner encore un peu sans son cœur.
Dumm-E l'avait sauvé.
Anthony avait vu rouge.
Le dieu qu'il était avait laissé s'exprimer sa colère et sa fureur.
Il avait détruit son adversaire.
Il avait utilisé la rupture du grand Ark pour détruire le misérable mortel de ses pouvoirs.
Tout le monde n'y avait vu que du feu. Qu'auraient pu voir les humains de toute façon ?
Ils ne connaissaient rien à la magie alors.
Ses exploits avaient attirés le SHIELD.
Il en avait été irrité mais n'avait rien montré.
Qu'ils fassent ce qu'ils voulaient. Ils n'étaient "que" des mortels.
Ils restaient de simples mortels.

Un autre humain s'était levé pendant qu'il se débattait avec les restes de son humanité malmenée par les poisons de son ark.
Il avait mis longtemps à trouver la solution.
Solution qui l'avait stupéfié.
Son "père" savait qu'il n'était pas ce qu'il semblait être ? C'était la seule explication.
Et il lui avait fait confiance pour mettre en branle tout ce qu'il n'avait pu faire en tant qu'humain.
Créer l'élément qu'il lui fallait avait été facile
Entre ses pouvoirs divins et ses compétences technologiques, il avait synthétisé le Starkium en hommage au mortel qui avait su mais s'était tu.
Il avait éliminé son adversaire.
Il avait retrouvé encore ses pouvoirs.
Puis était venu l'autre…
Les autres…
Deux enfants dieux perdus dans une lutte fratricide qui ressemblait tellement à celle qui l'avait opposée à l'un de ses demi-frères et qui s'était soldé par sa fuite. Et finalement, par sa survie là où tous les autres étaient morts.
C'était avec une avidité sagement camouflée sous le mépris qu'il avait touché l'enfant blond.
Le gamin avait senti qu'il s'était passé quelque chose sans savoir quoi.
Il avait failli feuler de plaisir lorsque la partie divine de sa chair s'était réactivée sous le simple contact.
C'était la seule chose qui l'avait sauvé lorsqu'il avait conduit le missile dans le portail.
Avec les siècles, il s'était attaché à ce monde et aux mortels.
L'idée de voir des millions d'entre eux mourir à cause d'une décision stupide l'avait mis dans une rage folle.
Lorsqu'il était tombé du portail en train de se fermer, il avait senti les dernières particules de vie le quitter.
C'était un corps mort qu'Hulk avait attrapé.
C'était un corps mort à qui on avait arraché son masque.
Mais c'était un corps immortel qui s'était réveillé lorsque Hulk avait rugit.
Il avait failli hurler de douleur lorsque l'intégralité de son être avait soudain rugit dans ses veines.
Il lui avait fallu toute sa volonté pour ne pas se téléporter à l'abri et rester couché sur le sol à parler pour ne rien dire en attendant que la souffrance passe.

Et maintenant, il était là, inconnu des mortels pour autre chose qu'être Anthony Edward Stark, de l'autre côté de cette cage de verre où attendait un gamin brun perdu et blessé qu'on le rende à celui qui l'avait presque détruit.
Il secoua la tête avec un rien de tristesse.
Combien de temps passerait avant qu'il ne soit à la place de ce gosse qui lui rappelait tellement son frère/neveu si quelqu'un apprenait qui il était réellement ?
Fury n'était pas le genre de mortel à s'embarrasser de détail.
Fury était le genre de mortel qui l'avait servi lorsqu'il régnait encore sur le monde avec sa famille.
Il aurait pu être un de ses chefs de guerre assoiffé de sang ou un de ses rois guerriers qui n'attendaient qu'un geste de sa part pour partir en guerre.
Il posa sa main sur le verre.
Loki releva les yeux sur lui.
L'enfant était plus perceptif que son frère, c'était une évidence.
Lorsqu'il l'avait attrapé par la gorge, il avait vu le choc qu'il avait subi, le choc qui avait ébranlé le contrôle qui le tenait encore sous ses griffes.
Il se tourna vers Thor.
Cet enfant-là était encore tellement immature… Il lui rappelait le fils qu'il avait eu avec sa sœur si belle. Un enfant folâtre, ailleurs, mais fondamentalement gentil
Trop sans doute.
Et sa bonté elle-même était son plus gros défaut.
Il lui manquait ce que le brun avait en trop : le cynisme, la tristesse, la solitude, la douleur qui l'avait forcé à murir trop et trop vite.
Il ne put se retenir.

"- Thor, ton frère, il a les yeux verts ou bleu ?"
"- Ami Stark ?"
"- Alors, vert ou bleu ? C'est pas compliqué pourtant comme question."
"- Heu…Vert bien évidement pourqu…."

Tony tapota sur sa tablette pour faire semblant de chercher quelque chose dessus mais JARVIS avait déjà entendu son appel et basculé les images qu'il voulait dessus.
Le milliardaire, le dieu millénaire, le survivant d'innombrables guerres mit la tablette sous le nez de l'enfant dieu.

"- Vert. Alors explique-moi pourquoi pendant tout le temps où on l'a combattu, il a eu les yeux bleu ?"

Il laissa Barton lui arracher la tablette des mains pour fixer les images, les unes après les autres.
Le pauvre petit. Avoir été arraché à son propre esprit lui avait fait du mal. Il était même étonnant qu'il soit revenu aussi facilement. Les séquelles étaient aussi profondes que de longue durée. S'il pouvait rester avec l'enfant, ils pourraient se guérir l'un l'autre comme lui avait guérit un peu après avoir donné la vie à son fils de silicium.

"- FURY !!!"

Il n'eut pas besoin d'en faire davantage pour que la suspicion se repende.
Qui avait été derrière l'esclave envoyé au combat ?
Puis le temps était venu pour Thor de ramené son frère avec lui à Asgard.
Loki était plus calme à présent.
Leurs regards se croisèrent.
Il n'y eut pas de reconnaissance dans le regard vert, juste une certaine curiosité.
Tony sourit.
Les deux enfants disparurent dans une explosion d'énergie qui le fit frémir jusqu'aux os.
Le sourire aux lèvres, il invita Banner à rester avec lui dans sa tour, son Temple…
Toujours souriant, il lui fallait se préparer pour le retour des deux gamins.
Et de ceux ou celui qui avaient été…Derrière…
Il souriait lorsque Fury les rassembla dans sa tour, son Temple, pour imposer aux Avengers d'y vivre.
Il souriait lorsqu'Agent leur fut rendu après une petite visite rapide de sa part.
Il souriait lorsque l'enfant blond revint sur terre pour demander leur aide.
Il souriait, toujours.
Parce qu'il y avait une guerre à préparer même si les autres ne le voyaient pas
Parce qu'il n'avait jamais arrêté de s'y préparer d'une façon ou d'une autre.
Parce que s'il n'avait pu protéger les siens de la purge, il pouvait à présent protéger ses humains d'une autre menace maintenant que les autres s'étaient détourné de ces mortels qu'ils leur avaient arrachés de force pour finalement les abandonner.
Il souriait.
Il souriait parce qu'il était Ares et qu'une nouvelle guerre se profilait devant lui.