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Game of Gods II - Héritage

Chapter Text

Nous sommes à présent en crêtes où deux dieux discutaient entre eux de choses et d’autres. Mais surtout de la situation en Grèce qui n’évolue plus depuis un moment ce qui ne leur sied guère.

— Malgré que nous les affamons et les assoiffons, le Sanctuaire se tient toujours fièrement droit, s’énonça Deimos.

— L’espoir ! Tant qu’ils auront l’espoir qui est incarné par les Gold Saint qui parviennent contenir le blocus sans faillir ainsi que la foi en Athéna, ils se maintiendront début, répondit Phobos.

— Il faut donc briser cet espoir ! Plus de Gold Saint tomberont, plus celui-ci s’effritera.

— J’ai eu ouï dire du front qu’Athéna elle-même était en train d’en pâtir. Elle commencerait à devenir froide et insensible à la misère de son propre domaine.

— Penserais-tu qu’elle serait capable d’aller jusqu’à tuer ses proches ?

— Père et elle partage un même attrait : la guerre. Athéna est en train de devenir comme père. Ne sens-tu pas l’odeur d’un bain de sang d’un futur proche Deimos ?

— Je le sens Phobos et il n’existe pas d’odeur plus exquise à humer.

— Cessez de jacasser vous deux !!!

Le dieu de la peur et le dieu de la terreur se retournèrent dans la direction d’où provenait la voix les ayant apostrophés sans les formes de rigueurs. Il s’agissait d’Harmonie qui n’était guère dans un état resplendissant. La déesse avançait ou plutôt se trainait comme une misérable après son altercation avec Kazuma. Au grand jamais, elle n’avait connu d’aussi grande humiliation de son existence.

— Tu n’étais pas parti en retraite pour méditer aux dernières nouvelles ? S’enquit Phobos.

— Tu as fait une partie de jambes en l’air trop intense pour te retrouver dans cet état, surenchérit Deimos d’une voix empreinte de sarcasme.

— La ferme !!! Lui rétorqua Harmonie avec animosité.

— Quelle est donc la raison de ces éclats de voix de la part de notre chère sœur adorée ? Demanda un quatrième intervenant.

Cette quatrième voix était celle de son troisième frère : Antéros. Celui-ci avait survécu à la destruction de la Palestre par le maelstrom ardent, mais à quel prix ? Le corps du dieu était à présent marqué dans sa chair par des brulures çà et là. La déesse remarqua surtout qu’il était marqué sur la moitié droite du visage.

— T’es encore vivant toi !?

— Il suffit, mes très chers enfants, cessez vos incessantes chamailleries insensées, réclama une cinquième voix particulièrement douce et féminine.

La femme qui pénétra dans la pièce portait une élégante robe d’un blanc immaculé et paré d’une rivière de bijoux tous aussi claquants qu’indécents. Elle possédait une opulente chevelure blonde élégamment coiffée retombant en cascade sur ses épaules. La longueur de celle-ci atteignait ses reins tandis que sa poitrine était aussi généreuse que ses hanches étaient larges. Il n’y avait nul doute, il s’agissait bien de leurs mères à tous, l’Olympienne de la beauté : Aphrodite.

— Veuillez nous excuser mère : demandèrent tous d’une seule voix.

— Préparez-vous, parce que nous n’allons pas tarder à faire une petite sortie en famille.

***

Après un long périple au travers du Tibet qui se poursuivit en Chine, les Saints avaient décidé d’établir un point de chute dans l’immense ville qu’est Pékin. Ils avaient eu le loisir auparavant de faire de nombreuses escales dans autant de villes que de villages merveilleux. Les habitants se montrèrent toujours très hospitaliers avec eux. Ils eurent aussi l’occasion de faire un peu de stop pour ménager leurs pieds.

Ils logeaient à présent dans un des nombreux hôtels de la capitale de la Chinoise. Comme au Tibet, ils mirent un système similaire au point à quelque exception prête. Alec et Yuma se débrouillaient pendant la journée pour réaliser de menus travaux afin d’obtenir de l’argent local. Delphes était dispensé de toute tache puisqu’elle était désormais aveugle et Alia pour sa part était consigné dans leur chambre pour la raison suivante.

— Atchoum !!!

— À tes souhaits.

— Pourquoi faut-il que ce soit moi qui aie contracté un rhume alors que mon cosmos incandescent est censé de me préserver du froid.

— Ton cosmos n’est pas encore incandescent en permanence comme celui de ta mère. Mais ça viendra, laisse les choses venir en leur temps.

— Qu’est-ce que… je peux… avoir… froid…

La Saint de la Croix du Sud était les pieds plongés dans une bassine d’eaux chaudes ainsi qu’une couverture refermée sur ses épaules pour recouvrir son corps. La demi-déesse romaine grelotait de tous ses membres et claquait des dents, sans compter la sensation de fébrilité. Alia était enrhumé comme pas deux et cette situation ne lui plaisait guère. Elle se sentait surtout particulièrement stupide dans cette situation.

— Tu as un vilain rhume, mais Alec et Yuma doivent revenir ce soir avec les médicaments. Sois patiente et estime-toi heureuse de ne pas avoir de température.

— Raaah ! Ça m’énerve !

— Alia, tu restes les pieds dans la bassine ! lui ordonna Delphes. Ce n’est pas parce que je suis aveugle que je ne te vois pas te mouvoir.

— Dis plutôt que tu m’entends au lieu de bluffer, répondit Alia en grommelant.

La Saint de la Croix du Sud se demandait comment la Saint du Dragon parvenait à deviner le moindre de ses mouvements. Delphes ne l’avait dit à personne, mais depuis la perte de sa vue. Elle faisait en sorte de compenser ce handicap en augmentant l’acuité de ses autres sens tels que l’ouïe ou l’odorat. Depuis peu, elle faisait aussi en sorte de développer son hyperempathie.

Auparavant, la Saint du Dragon ressentait simplement les émotions d’autrui, mais suite à sa cécité, Delphes constata que dans cet état, qu’en plus de les ressentir, elle les percevait également. L’entrainement qu’elle s’infligeait depuis cette découverte commençait à porter ses fruits peu à peu. Il lui était désormais possible de discerner un corps ou plutôt une « silhouette » générique pour chaque être vivant.

Il y avait une seconde chose qu’elle avait mise en place pour remplacer la perte de ses yeux. Les vibrations de son cosmos agissaient à présent comme un sonar a l’image des chauves-souris ou des dauphins. Ces deux capacités extrasensorielles couplées l’une à l’autre lui permettait de voir comme une personne normale a quelques exceptions toutefois. Elle ne vit pas l’oreiller qu’Alia venait de lui envoyer à la figure.

— Celui-là, tu ne l’as pas venu venir Ha Ha !

— Alia ! Je vais t’étrangler !

La Saint du Dragon passa le reste de la journée à tenter d’attraper la Saint de la Croix du Sud, chose qui ne fut pas difficile en soi vu qu’Alia s’épuisa très vite à cause de son état de santé actuel. La demi-déesse romaine finit par s’étaler de tout son corps sur son lit et s’endormit, elle ne se réveilla pas avant le lendemain matin.

— Voilà pour ton traitement, annonça Alec en lui montrant le flacon médicinal.

— C’est par voie orale je présume ? Berk ! Vu la couleur de cette mixture, ça a l’air infect ! Alie fit une moue qui reflétait son dégout à l’idée de devoir ingérer cette préparation médicinale.

— Ça, c’est juste le traitement, voici la méthode d’ingestion. Fit savoir Alec en fouillant dans le sac après cette dernière, espérant avoir dissipé les angoisses de sa sœur d’arme. D’après l’ordonnance, tu as un peu plus qu’un simple rhume. De ce fait, le médecin préconise un remède de cheval pour te soigner afin de parer à toute complication.

Le traitement en question allait se pratiquer par voie intraveineuse, mais à peine le Saint de l’Hydre avait-il déballé une seringue. Que la Saint de la Croix du Sud blêmit et prit la fuite sans atteindre. La Saint du Dragon n’eut aucun mal à la débusquer et la plaqua ventre à terre en lui tordant un bras dans le dos pour l’immobiliser durablement.

— Maman ! Papa ! Marraine Paradox ! J’ai peur !!!

— Allez-y ! Je la tiens !

— NON !!! JE VEUX PAS !!!

— Arrête ta crise ! Ce n’est qu’une aiguille.

Alia souffrait de Bélénophobie. De ce fait, elle avait une sainte horreur de tout ce qui s’apparentait à une aiguille. Que ce soit : pour faire une prise de sang, un vaccin ou en l’occurrence, lui administre son traitement. Cette phobie était due à un mauvais souvenir d’enfance. Delphes avait ressenti sa frayeur, mais elle la toujours connue brave et courageuse. Voir ou plutôt entendre la Saint de la Croix du Sud hurler aux larmes à cause d’une simple seringue la surprenait.

— J’espère que tu ne vas pas nous faire ce cirque tous les jours durant le temps de ta cure, énonça Alec, toujours surpris par la scène qu’il a eu sous les yeux.

— En dehors des jérémiades d’Alia, nous avons réuni assez d’argent pour nous payer un moyen de partir, annonça Yuma avec neutralité.

— La Loge de l’Oiseau Vermillon et la Loge du Tigre Blanc ont été exterminées, mais il en reste encore deux si mes souvenirs sont bons, avisa Delphes bien perplexe.

— Ils nous surveillent, si on tente de rentrer dans l’Europe par un quelconque transport public depuis l’Asie. Ils n’auront qu’à mettre leur nez dans les registres pour le savoir, répondit Alia en se frottant le bras à l’emplacement de la piqure. Si on faisait la traversée de l’océan en bateau pour se rendre en Amérique ? On trouverait certainement de quoi faire pour rentrer ensuite en Europe non ?

— La mère de Delphes et votre marraine ne sont pas d’origine américaine qui plus est ? demanda Alec.

— Effectivement, mais quel est le rapport ? s’enquit Delphes.

Après bien des palabres sur le pourquoi du comment, les Saints remballèrent leurs affaires et quittèrent les lieux pour se diriger vers le port commercial. Ils embarquèrent en milieu d’après-midi sur un navire en partance pour l’Amérique.

***

Une lueur apparut dans le ciel de Bruxelle et petit à petit cette dernière devint éblouissante. Cette lueur semblait même se diriger à présent à très vives allures en direction du sol sur lequel elle s’écrasa sans causer le moindre dégât. La lueur s’évanouit comme elle était apparue pour laisser place à une mère et ses quatre enfants au milieu d’une civilisation n’étant pas la leur étant donné qu’elle avait évolué et c’était développé au fil des époques. Ce qui motivait la présence de l’Olympienne en ce lieu était la présence d’un bâtiment en particulier.

— Ne trouvez-vous pas ce lieu magnifique mes enfants ? leur demanda Aphrodite qui se dirigeait déjà vers le bâtiment en question.

À propos de ce bâtiment, il s’agissait en réalité de celui de la commission européenne. La raison qui avait poussé Aphrodite à pénétrer en ces lieux se laissait désormais deviner. Comme une impératrice visitant un territoire conquit, elle se promenait dans les couloirs à sa guise tandis que ses enfants se chargeaient de maitriser les infortunés agents de sécurité.
C’est en grande pompe que l’Olympienne pénétra dans l’auditorium où étaient réunis tous les députés en pleine commission tandis que les Shi Tenno prirent place à chaque coin de la pièce. Ils se tenaient aux gardes à vous avec les mains serrées dans le dos.

— Qui êtes-vous ! Leur somma le président du conseil, faisant en sorte de ne pas se laisser impressionner par cette mise en scène.

— Sachez que vous avez devant vous l’une des douze Olympiennes ! Je suis Aphrodite, la déesse de la beauté !

— Un peu de bon sens ! Les dieux n’existent pas en dehors des mythes !

— Seriez-vous hypocrite au point de nier vos liens et relations avec le domaine sacré d’Athéna en Grèce ?

— Je… ne vois pas… de quoi vous voulez parler. Répondit-il visiblement embarrasser par le point soulevé par la déesse. Jamais personne ne s’était douté de l’existence de ces relations, mais en même temps, il n’avait jamais eu à faire à une divinité.

— Pfff… vous mentez aussi mal que vous dirigez vos pays. Quoi qu’il en soit, à partir de cet instant présent ! L’Europe et tous les pays la composant sont désormais sous ma seule régence ! Et son seul dirigeant est désormais Arès le dieu de la guerre !

Avec ce coup de maitre, Aphrodite venait de conforter irrémédiablement la suprématie et l’influence d’Arès en Europe. Un impitoyable régime comme elle n’en avait jamais connu auparavant allait être instauré sur le continent. L’Olympienne ferait en sorte que toute l’animosité et la haine qui en résulterait soient redirigées vers une seule et unique personne : la déesse de la sagesse. Elle avait vaillamment protégé et préservé l’humanité des invasions divines depuis sa réincarnation. Aujourd’hui elle allait devenir la personne à abattre par cette même humanité qu’elle avait jusqu’ici si chèrement défendue.