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Game of Gods II - Héritage

Chapter Text

Les Saints ainsi que la Pallasite et l’Animæ étaient sortis vainqueurs de leurs confrontations face aux Berserkeurs de la loge de l’oiseau vermillon. Cela ne fut d’ailleurs pas une mince affaire, chacun put ainsi découvrir par sois même la cruauté et la fourberie de leurs ennemis. Après ces combats éprouvants, chacun s’assura d’évacuer la population du village dont ils avaient la garde en direction de la Palestre où ils seraient en sécurité.

À présent qu’ils étaient tous de retour à la Palestre et vêtus de leur uniforme comme l’exige le règlement intérieur. Ils se rendirent dans le bureau du directeur afin de faire leur rapport, cependant, Geki se trouvait actuellement au Sanctuaire et ce fut donc Spear qui assurait l’intendance en son absence. Bien contre leur gré, ceux-ci durent se tenir au garde à vous pendant qu’il les observait impassiblement assis derrière son bureau.

— Alors, j’attends vos rapports, demanda-t-il d’une voix neutre

— Le village qui nous a été désigné n’avait subi aucun dommage, néanmoins deux Berserkeurs nous y attendaient, répondit Alia.

— Nous nous sommes rendus à l’endroit indiqué et pour notre part, il était déjà en ruines, mais il y avait également deux Berserkeurs de faction, répondit Alec à son tour.

— Nous avons couru sans interruption jusqu’à notre village, mais il était déjà trop tard, celui-ci était en proie à un incendie et les Berserkeurs nous ont attaqué en traitre, s’exprima Methis pour sa part.

— Je vois… Il y avait il signe distinctif chez ces Berserkeurs ?

— Ils maitrisaient le feu, répondirent-ils d’une seule voix.

— Intéressant, très intéressant, mais encore ?

— Ils vous ont aussi dit qu’ils faisaient partie de la loge de l’oiseau vermillon ? leur demanda Terra.

— Effectivement, répondit Delphes.

— Ainsi…, tous les Berserkeurs que vous avez affrontés appartiennent au même régiment. En tout cas, sachez que je vous félicite pour avoir bravement vaincu ces barbares et protéger ces nombreux innocents de leur folie guerrière.

Tandis que le directeur adjoint s’entretenait avec les Saints ainsi que la Pallasite et l’Animæ, dans le même temps au Sanctuaire, les trois déesses discutaient entre elles.

— De nombreux villages ont encore été attaqués, constata Artémis.

— Grâce à la réaction rapide d’Athéna de déployer les Saints tout autour du Sanctuaire, nous avons pu limiter les pertes humaines autant que faire ce peut, répondit Pallas.

— Je n’en sais rien Pallas. Dans les faits, quelque chose m’interpelle tout de même dans cette histoire.

— Quoi donc ? demanda-t-elle.

— Cette manière d’agir n’a jamais été celle d’Arès. Il a toujours préféré la confrontation directe plutôt que de s’attaquera des êtres incapables d’opposer la moindre résistance.

— Je vois où tu veux en venir ma sœur, tu crains avec raison que cela ne soit qu’un écran de fumée destiné à nous éparpillé pour frapper directement au cœur une fois le moment propice venu. S’exprima Artémis d’une voix se voulant être réconfortante.

— C’est effectivement ce que je pen…

— Déesse Athéna !!! Il vient de se passer quelque chose de grave !

— Je le savais ! Que s’est-il passé Harbinger ?

En ce moment même à la frontière du Sanctuaire s’entendait un bruit de plus en plus assourdissant, celui de millions de personnes se dirigeant vers le domaine sacré au pas. Cette fois-ci la menace était bel et bien réelle, le Sanctuaire était à partir de maintenant en état de siège par les forces d’Arès. Celles-ci allaient exercer un blocus pour empêcher quiconque de pouvoir aller rejoindre le monde extérieur. C’était une véritable marée humaine à la fois noirâtre et écarlate qui se déversait dans l’enceinte du domaine sacré en réalisant ses premières victimes sur son passage.

Les gardes et les Saints tout juste sortis de la Palestre furent les premières victimes de cette marée noire et rouge. Les Saints plus aguerris se jetèrent sans attendre au cœur du combat. Toutefois, les Berserkeurs n’avaient aucun honneur et s’attaquaient à plusieurs sur un adversaire qui mourrait sous le déluge d’assaut auquel il faisait face. Sur ordre de Saori : les Golds Saints quittèrent leur temple et se jetèrent également au milieu de la mêlée, chacun ayant à sa disposition l’une des douze armes de la Balance pour briser le siège au plus vite. Ce que tous et toutes ignoraient à cet instant était que ce siège avait un but bien précis. Retenir tous les Saints sans exception confinés dans leur domaine afin qu’ils ne puissent pas agir dans un autre lieu pas si éloigné géographiquement que cela.

— Quel merveilleux endroit vous ne trouvez pas ?... Dans quelques instants, il n’en restera plus que des cendres !!!

Celui qui venait de s’exprime de la sorte était un Berserkeur à la chevelure aux teintes crépusculaires et dont la cuirasse qui recouvrait son corps représentait un volatile, mais pas n’importe lequel puisqu’il s’agissait de l’oiseau vermillon. Confortablement installé dans un siège qui surplombait ce qui ressemblait un assemblage bien étrange avec des prises pour le soulevez à la force des mains. Celui porta une coupe à sa bouche et s’abreuva conséquemment d’ambroisie en regardant avec un œil malin l’ile se trouvant au centre de ce lac.

— Brave Berserkeurs écouter votre maitre… Mettez-moi cet endroit à feux et à sang au nom du grand Arès ! Et surtout ne fait aucune preuve d'aucunes pitié et pas de quartier !… et j’oubliais : surtout je ne veux aucun prisonnier.

Emporté par ce discours guerrier galvaniseur, les Bersekeurs s’engouffrèrent sur le chemin emmenant droit à la Palestre. Leur cri vindicatif et le fracas de leur pas retentissent dans l’air annonçant un sinistre présage. En moins de temps qu’il n’en fallut pour le prononcer, la grande porte de l’entrée vola en éclat dans un épouvantable vacarme. Tous jaillirent de nuage de poussière soulevé et firent leurs premières victimes. Cela commença par les Saints en uniforme qui n’eurent pas le temps d’appeler leur Cloth, cependant, ceux ayant eu cette opportunité n’eurent pas plus de chance. Le sang s’écoulait à présent en quantité effroyable sur le sol de la Palestre. Les Saints tentaient tant bien que mal de protéger les civils, mais ils succombaient les uns après les autres de leurs blessures infligées par les Berserkeurs se jetant a plusieurs sur eux avant de s’en prendre aux civiles qui pensaient être en sécurité dans ce lieu.

— Spear ! Il faut se réfugier ! s’exclama Arne qui venait de débouler à l’improviste dans la salle.

— Qu’il y a-t-il Arne pour que tu sois dans cet état ?

— Les Berserkeurs ! Nous sommes assiégés et en infériorité numériques ! Dehors c’est la boucherie ! intervient Komachi à son tour d’une voix tout aussi effaré.

— Affronter les Berserkeurs dans ces conditions serait inutile, nous sommes surclassés et ils s’attaquent à plusieurs à une cible. Nous devons sauver autant de monde que possible en nous réfugiant dans les catacombes érigées par Mars, insista Arne qui voyait à présent plus dans une optique de sauver ce qui peut encore l’être.

Il se montra raisonnable en vue de la situation et dépêcha tout le monde de le suivre. En chemin, ils se dépêchèrent de récupérer leur Pandora-box et de fourrer à la va-vite leurs effets personnels dans un sac de camping qu'ils harnachèrent par-dessus le couvercle de leur urne sacré. Tous pénètrent à la hâte dans le bâtiment du fonds et descendirent dans les catacombes en scellant toutes les entrées après leurs passages. Ces lieux descendaient dans les entrailles de la Palestre et servaient autrefois à Mars à enfermer des dissidents dans ce lieu parfaitement tenu secret et inviolable depuis l’extérieur. Spear, Arne et Komachi ainsi qu’Alia, Delphes, Alec, Yuma, Methis et Terra se trouvant en ce lieu. Chacun essayait de se calmer et de retrouver son calme tandis que leur cœur battait la chamade dans leur poitrine alors que le silence emplissait l’endroit. Celui-ci sera brisé par les hurlements d’effroi poussé par la Saint du Dragon.

— Delphes ! S’exclama Alia qui se rendit au chevet de son amie.

— Que lui arrive-t-il ? demanda Terra

— Elle est hyperempathique vous l’avez oublié ? Répondit-elle en gardant son attention rivée sur son amie qui semble souffrir intensément d’un mal qui n’était pas physique, mais psychique.

— Tous ces cris d’agonie qui résonnent dans ma tête… toutes ces souffrances que je ressens dans mon corps… ce profond effroi qui me parcourt ! Ça me transperce de part en part à chaque instant et me vrille au plus profond de mon être !!! S’exprima Delphes d’une voix brisée avec les mains cramponnées sur sa tête, elle était à bord des larmes.

— Que pouvons-nous faire ? Demanda Methis à tout hasard.

— Faite les cessez ! Faites les cesser immédiatement !!! Implora-t-elle.

Dans le même temps au Sanctuaire résonnait en échos le tumulte des combats dans un indicible vacarme à peine imaginable. Le nombre de victimes chez les Saints ne se compte plus, malgré que les Berserkeurs se fassent anéantir au contact des armes de la Balance. De nouvelles vagues venaient combler le vide laissé par la puissance des armes un instant plutôt. Soudain un Berserkeur surgit dans l’angle mort d’Eden pour le frapper à la gorge, mais quinze étoiles rougeoyantes l’interceptèrent en traversant son corps de part et d’autre. Il parvient à se relever contre toute attente, mais Sonia le saisit à la tête

— Ne t’avise pas de toucher à mon frère cadet !

Suite à ces paroles, la Gold Saint du Scorpion brisa la nuque du Berserkeur de sang-froid et laissa tomber sa dépouille à ses pieds. Elle reporta par la suite son attention sur le Gold Saint du Lion.

— Est-ce que ça va Eden ?

— Ne t’inquiète pas Sonia, que peut-il m’arriver avec une sœur aussi vaillante et protectrice que toi.

— Restons sur nos gardes et exterminons ces vermines du sol sacré de notre domaine.

La Gold Saint du Scorpion retourna immédiatement à la charge une fois assurée que son frère se portait bien. Le Gold Saint du Lion se chargeait d’ailleurs d’assurer ses arrières. Les Golds Saints continuèrent d’exterminer toutes les vagues de Berserkeurs leur fonçant droit dessus en hurlant comme des bêtes assoiffées de sang jusqu’à ce que ceux-ci se calment. Ceux-ci cessèrent alors toute hostilité et s’écartèrent en deux blocs distincts pour ouvrir le passage à une mystérieuse femme qui fut précédée deux onze autres Berserkeurs tout aussi intriguant.

— Félicitations Saints de la déesse Athéna, vous parvenez contenir les vagues d’assauts continus de notre armée alors qu’ils vous manquent deux Gold Saint dans vos rangs.

*

La femme en question était d’origines asiatiques si l’on se fie à ses yeux bridés. Sa longue chevelure noire était tirée en arrière afin de former une queue de cheval réunie en plusieurs boules de cheveux de taille égale. La cuirasse qui recouvrait son corps représentait d’ailleurs assez éloquente connu de tous et toutes étant donné qu’il s’agissait d’un dragon.

*

— Je me présente, je me nomme Jade du Dragon.

Derrière la Berserkeur du Dragon se trouvaient onze autres guerriers aux cuirasses représentant respectivement : un rat, un bœuf, un tigre, un lapin, un serpent, un cheval, une chèvre, un singe, un coq, un chien et un cochon. Tous autant qu’ils étaient se tenait en silence derrière celle semblant être leur porte-parole visiblement.

— Massacré de la piétaille inoffensive est un jeu d’enfant, mais quand sera-t-il face à l’élite des Berserkeurs ?

— On vous attend ! Au nom de la déesse Athéna, nous allons vous faire payer vos crimes ! S’exclama Koga d’une voix vindicative.

— Attendez ! Avant cela, permettez-nous de combattre à armes égales.

Jade fit exploser son cosmos avec brutalité et les Saints purent constater que la cuirasse du Dragon disposait d’un nombre d’armes égales à celle de la Balance qui furent distribuées aux onze autres Berserkeurs. Les Gold Saints et les Berserkeurs se fondirent mutuellement dessus. L’instant qui suivit fut empli par le vacarme du heurt de leur cosmos et du fracas de leurs armes s’entrechoquant. C’était un véritable déluge de coup porté à une vitesse photonique qui était distribué par les deux parties, chacun tentant de porter un coup mortel à son opposant en cherchant la faille dans la défense de l’autre. Cette fois-ci la folie et la démesure de la guerre s’étaient bien emparées du Sanctuaire.

Dans le même temps, dans les catacombes de la Palestre. Delphes se trouvait à présent dans les bras d’Alia. Elle s’était en fin calmée après toutes ces horreurs qu’elle avait dû endurer dans son jeune corps de quatorze années. Mais le fait que la Saint du Dragon ne ressentait plus rien à présent voulait surtout dire que les Berserkeurs avaient fini massacrés toutes personnes à la surface et s’étaient retiré après avoir semé la mort et la destruction.

Tous se dirigèrent dès lors vers la surface par une autre sortie, celle ayant été emprunté pour rentrer était scellée, mais également ensevelis. Ce dont ils purent être témoins une fois à l’extérieur dépassa tout ce qu’ils avaient pu imaginer. La Palestre avait été rayée de la carte et il ne restait plus que des ruines fumantes après leur passage. Le sang maculait le sol qui en était intégralement recouvert à perte de vue. Des corps de Saint tant vêtu de leur Cloth que de leur uniforme ou encore même des civils innocents à qui ont avaient promis sécurité jonchaient le sol. Le groupe s’avançait à présent pas à pas dans ce macabre et sinistre endroit en tentant de ne pas craquer sous ces visions d’horreur.

— À votre avis, ils sont tout morts ? s’exprima Terra d’une voix tremblante et effrayée.

— Bien sûrs que non, ils font semblant en dormant, rétorqua Yuma avec cynisme.

Le Saint de l’Ours descendit l’Animae avec cette réponse cinglante comme pour lui faire remarquer la stupidité de sa question, ou plutôt la stupidité de son espérance avec pareille question. Methis lui écraserait bien son poing dans la figure pour ce genre de réaction méprisante, mais il y avait plus important à faire dans la situation actuelle. Spear ouvrait la marche tandis que Arne et Komacho la fermaient. Il fut donc pris pour cible et immolé vivant sur place sur le regard effrayé des autres.

— Voyez-vous cela… il semblerait qu’il y ait des survivants, énonça une sinistre voix.

Cette voix, c’était celle du Berserkeur à la cuirasse représentant l’oiseau vermillon. Il ne lui avait fallu qu’un instant pour réduire Spear en cendre. Il portait à présent son regard sur le groupe composé par les Saints, la Pallasite et l’Animæ. Cependant, avant qu’il ne puisse faire une nouvelle victime, une boule de feux s’écrasa entre eux afin de marquer une séparation. Quand les flammes se dissipèrent, la Gold Saint du Scorpion apparut.

Sa Gold Cloth était sérieusement endommagée et portait de nombreuses fissures, tout comme l’épée de la balance qu’elle tenait en main. Sonia était d’ailleurs dégoulinante de sang mêlé d’ichor. Elle avait été conséquemment blessée par le Berserkeur zodiacal qu’elle avait affronté et avait dû forcer le blocus pour arriver ici. Pour se faire, elle dû avait encaissé nombre d’attaques dignes de lâches dans le dos.

— Qui es-tu espèce d’ordure ?

— Sache que tu t’adresses à Antéros du Suzaku, l’un des quatre Shi Tenno d’Arès dont je suis le fils. D’ailleurs, tu es la demi-déesse ainée de Mars si je ne me trompe pas.

— J’ai pour nom Sonia du Scorpion, lui répondit-elle en le toisant dans les yeux sans sourciller. Alia, ma fille, tu es né sous la protection d’Antares et de ce fait tu possèdes un formidable pouvoir en toi, mais il te faudra apprendre à l’appréhender et à le manier.

— Pourquoi tu me dis ça maman ? Tu seras là pour m’aider comme tu l’as toujours fait n’est-ce pas ?

— Justement, Alia, pour la première fois je ne serais pas là pour t’aider, mais je sais que tu y arriveras très bien toute seule parce que tu es ma fille et que tu peux compter sur tes amis pour te soutenir.

— Cela ressemble à un discours d’adieux, répondit Anteros d’une voix sarcastique.

— Toi ta gueule le dégénéré !!! Lui rétorqua-t-elle. Je parle à ma fille et je n’ai pas besoin de tes considérations.

— Tu as du caractère pour une romaine.

— Arne… Komachi… c’est à vous que je confie la garde de ce groupe, il est l’avenir et l’espoir d’un lendemain meilleur comme nous l’avons été à notre époque. Ils doivent être protégés quoiqu’il arrive.

— Je refuse d’abandonner ma mère, qui est blessée en plus, face à un adversaire en pleine disposition de ses moyens.

— le Sanctuaire est assiégé, n’y retournez pas, parce que vous serez tué ! Fuyez plutôt vers Athènes, quitter le payez ou que sais-je. Mais je vous interdis de retourner au Sanctuaire !

— Mais…

— Il n’y pas de mais ! C’est un ordre de votre supérieur hiérarchique ! Exécution !

Les Saints ainsi que la Pallasite et l’Animæ quittèrent les lieux en toute hâte tandis que la Gold Saint du Scorpion s’assurait de retenir le Berserkeur du Suzaku en ces lieux ravagés aussi longtemps qu’elle le pourrait.

— Que comptes-tu faire dans cet état ? Tu es plus mort que vif et ton corps dégouline de sang mêlé d’ichor.

— Ce que je compte faire…C’est tout simple et ça consiste à te tuer !

— Pfff… répondit-il avec mépris, j’ai d’autres choses à faire que d’achever une Saint à moitié morte, n’importe quel autre Berserkeur fera l’affaire.

Le Berserkeur du Suzaku tourna le dos à la Gold Saint du Scorpion pour se lancer à la poursuite des fuyards. Cependant, un évènement externe à sa volonté l’en empêchera et le forcera à rester sur l’ile. Une tornade de flamme venait d’engloutir la Palestre et empêchait désormais quiconque d’y rentrer comme d’en sortir.

— Tu as de la merde dans les oreilles ou tu ne m’as pas écouté quand je t’ai dit que tu resterais ici !?

— Très bien la romaine, je vais donc envoyer d’abord la mère en enfers et ensuite j’enverrai sa fille la rejoindre.

— Touche le moindre cheveu de ma fille et je te tue ! Répondit Sonia d’une voix froide et meurtrière en plaçant le tranchant de l’épée sous la gorge d’Antéros.

Un terrible affrontement venait de s’initier entre la Gold Saint du Scorpion et le Berserkeur du Suzaku. Celui-ci avait l’avantage sur Sonia qui était blessé et amoindri tant sur le plan physique que cosmique, mais cela était sans compter sur l’ardente détermination qui caractérisait Sonia. Les flammes jaillir de plus belle et incendièrent ce qui restait des ruines, l’une comme l’autre maitrisait cet élément de façon empirique à la perfection. La fille de Mars nimba son épée de flamme et fondit sur le fils d’Ares pour l’empaler, mais ce dernier parvient à esquiver l’offensive de son opposante et la désarma sans le moindre mal.

— Quand on joue avec le feu, on se brule, tu ne le savais pas ?

— Roooh… la ferme !

— Regarde comment je prends le contrôle de ta tornade de flamme ! C’est toi qui va être immolée à présent Ha Ha Ha !!!

La Gold Saint du Scorpion se releva comme elle put dans son état de fatigue et de blessure et renvoya un sourire suffisant et narquois au Berserkeur du Suzaku. Elle avait précisément quelque chose en tête et pas des moindres afin de le neutraliser de façon radicale.

— Puis-je savoir ce qui me vaut ce sourire arrogant ?

— Certes, je ne suis qu’une demi-déesse romaine comparée à toi qui est un dieu grec à part entière. Mais si j’étais toi, je ne me reposerais pas uniquement sur cet état de fait.

— Je dirais plutôt que c’est un fait acquis. Tu nous seras toujours inférieur parce qu’en plus d’être une saleté de romaine tu ne l’es qu’à moitié. En somme, ton existence se résume à n’être qu’un déchet d’hybride.

Antéros se montrait hautain et condescendant envers Sonia, mais remarqua néanmoins trop tard que c’était celle-ci qui avait repris l’ascendance sur l’intégralité des flammes en ce lieu. À présent elle allait passer au grand final qui promettait d’être… explosif !

— Père ! Déesse Athéna ! Prêtez-moi votre force afin d’accomplir mon devoir !!!

— Quoi !!! Le sang qui recouvre le sol de la Palestre, elle vient de le faire entrer en ébullition ! La chaleur qu’elle dégage à présent est d’une telle intensité qu’il en consume même l’oxygène !

— « Antares Maelstrom » !!!

La tornade qui entourait la Palestre décupla soudainement d’intensité et grimpa au plus haut des cieux. Depuis le cœur du Sanctuaire, les Saints et les Berserkeurs cessèrent de combattre quand ils virent cette colonne au loin qui s’élançait vers le ciel à perte de vue. Ce spectacle était à la fois splendide et subjuguant. C’était au cœur du Maelstrom que tout allait à présent se conclure définitivement.

— Alia et Kazuma, mes chers enfants, puissiez-vous comprendre mon acte de ce jour. C’est pour votre avenir que je le fais… Soma, mon amour, pardonne moi.

— Espèce de folle ! Arrête ça tout de suite !

Le Maelstrom entra dans sa phase finale et explosa avec violence ce qui engendra anneau de feux qui consuma tout ce qui se trouvait sur plusieurs kilomètres la ronde autour de l’épicentre de l’explosion. Le fleuve entourant la Palestre s’était évaporé et la nature si ambiante autour du lac n’était plus qu’un champ de cendre. Le cosmos de Sonia disparu avec celui d’Antéros en même temps que les dernières flammes s’évanouirent dans l’atmosphère. Cette guerre entre Athéna et Arès était cette fois-ci bien enclenchée et avait fait ses premières victimes d’une liste promettant d’être très longue encore.