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Game of Gods II - Héritage

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Il régnait une atmosphère agréable en ce début d'après-midi dans les régions sous l'appartenance du domaine sacré. Le ciel reflétait à merveille la couleur des océans tandis que le chant des oiseaux aux alentours se laissait porter par les délicates brises de vents haut dessus de la Palestre. Au colisée aux allures antique se trouvant au pied du lac qui couvait l'emplacement des structures de formation des futurs Saints. Une jeune Saint âgée de quatorze ans était installée dans l'estrade poussiéreuse de l'amphithéâtre qui portait les marques de nombreuse séquelle du a des affrontements, certains plus intenses que d'autre.

Cette jeune femme avait une chevelure noire de taille moyenne qui remontait à l'arrière de son crâne où elle était retenue attacher comme celle de sa mère tandis qu'à l'avant se trouvait une tresse descendant de chaque côté de son crâne. Elle possédait d'ailleurs le regard bleu de celle-ci qui était de la même couleur que sa mèche de cheveux lui retombant sur le côté droit du visage qui se bouclait vers la fin. Elle était vêtue de l'uniforme en rigueur à la Palestre, ce qui prouvait qu'elle faisait partie des Saints qui y suivaient une formation. Elle avait également un bloc de feuille déposée sur ses jambes et mâchouillait l’extrémité d’un crayon de façon compulsive pour s'aider à réfléchir à propos des notes qu'elle révisait et rédigeait.

Tandis que la jeune Saint était plongée dans ses réflexions, un évènement extérieur allait l'extirper de ses pensées. Cependant, elle était tellement concentrée sur ses notes qu'elle n'entendit pas l'arrivée de cette tierce personne qui ne tarda pas à faire remarquer sa présence avec la délicatesse d'une tornade.

— Delphes ! C'est ici que tu trouves depuis tout à l'heure !? S’exclama une voix enjouée.

Cette brutale irruption fit sursauter la jeune Saint qui portait le nom de Delphes, un nom choisi avec une a particulière attention à sa naissance. Delphes étant l'endroit dans les temps reculés de l'antiquité où les oracles prédisaient l'avenir. Il n'empêche que dans la panique, elle se releva, faisant chuter toutes ses feuilles de cours et ses notes à terre ainsi que son crayon.

Elle se tourna alors dans la direction de son interlocutrice qui se tenait une rangée plus haut. Elle était également vêtue de l'uniforme de la Palestre, elle était donc tout comme Delphes l'une des Saint en formation en ce lieu d'apprentissage.

Elle était un an plus jeune que Delphes. Cette Saint disposait d'une longue et flamboyante chevelure rousse qui lui arrivait au bas des reins ainsi que deux mèches rosâtres tombant le long de son visage, épousant parfaitement la forme de celui-ci et se terminant en pointe. Ses yeux sont d'un vert émeraude équivalent à ceux de sa mère. Elle portait également une chaine en métal autour du cou au bout duquel pendait un pendentif qui ressortait par-dessus son uniforme. Le pendentif en question était une représentation de la Croix du Sud se trouvant sauteur de son sternum.

— Alia, tu m'as fait peur. Répondit-elle avec émotion.

— Ça fait des heures que je te cherche. Qu'est-ce que tu fais ici ? Lui demanda-t-elle avec une délicatesse relative… une fois de plus.

— J'avais juste besoin d'un lieu calme et paisible pour réviser. Pourquoi cette question ? Se demanda Delphes perplexe.

— Pourquoi !? La reprise des cours ça te dit quelque chose ! S’exclama Alia en faisant des grands gestes des mains.

— Je suis désolé, je n'avais pas vu le temps passé, qui plus est, mes notes sont à présent dispersées et en désordre. Fit savoir Delphes d’une voix exprimant une certaine forme de gêne.

— Et si on arrive en retard, on va encore avoir des ennuis avec Dame Komachi surtout que…

La sonnerie signifiant la reprise effective des cours se fit entendre dans toute l'enceinte de la Palestre, coupant par la même occasion la voix d'Alia qui savait ce que ça signifiait. Une fois de plus elles allaient être en retard au cours et puis qu'elle idée de venir se terrer ici se dit-elle en regardant Delphes avec un regard désabusé et consterné.

Les deux Saints se mirent à courir à toutes jambes en direction des bâtiments qui se trouvaient bien loin de leur emplacement actuel. C'est de façon bruyante qu'Alia et Delphes parcouraient à présent les couloirs en toute connaissance de cause qu'il est pourtant interdis de courir dans les couloirs. Bien entendu quand elles arrivèrent dans la salle de cours, ce dernier avait déjà commencé et elles furent bien entendu sévèrement réprimandées.

— Alia ! Delphes ! Une fois de plus vous arrivez en retard aux cours !

— Veuillez nous excuser Dame Komachi, firent telle d'une seule voix en inclinant leur tête.

— C'est la dernière fois que cela arrive ! La prochaine fois vous serez puni et vos parents en seront avertis ! Quand bien même ils seraient Gold Saint, ça ne vous place pas haut dessus du règlement ! Aller rejoindre vos places en silence à présent !

— Bien Dame Komachi. Répondirent-elles avec respect et une certaine forme de honte.

Les deux Saints grimpèrent les marches et prirent leur place respective dans l'amphithéâtre en silence. Elles devaient à présent regagner une fois de plus le retard qu'elles avaient accumulé pour avoir raté le début du cours.

— C'est parce que tu es quart de déesse que tu arrives toujours un quart d'heure en retard Alia ?

Celui qui venait de formuler ce sarcasme à l'encontre d'Alia était un Saint qui avait le même âge que cette dernière. Il avait une longue chevelure d'un blond foncé qu'il tient de sa mère. Et quand à ses yeux, ceci était d'un classique brun comme ceux de son père. Surtout, il ne ratait aucune occasion pour railler Alia en toute occasion et circonstance.

— C'est pas ta mère qui s'est fait stupidement pétrifier lors de son combat face à Mirfak ? Lui rétorqua d’elle avec un ton sarcastique.

— Il suffit !!! Alec ! Alia ! Cessez immédiatement vos chamailleries !

Les deux Saints se turent et reprirent là où ils en étaient. La Palestre n'était pas qu'un simple centre qui formait les futures générations de Saints par des entrainements tant théoriques que pratiques. C'était un véritable complexe d'établissement scolaire qui dispensait aussi des cours généraux tels que la grammaire ou les mathématiques.

Si Alia, Alec ou n'importe quel Saint présent dans l'amphithéâtre arrivait sans mal à se concentrer sur sa feuille de cour. Il n'en fut pas de même pour Delphes qui était en permanence déconcentré par un facteur de nature extrasensorielle. Elle possédait un don unique : l'Hyperempathie.

Elle est venue au monde avec ce don qui lui permet de ressentir les émotions d'autrui. Et en cet instant présent en l'occurrence, elle était submergée par toutes les émotions présentes en ce lieu. Cela était la principale chose qui la déconcentrait en cour ce qui l'obligeait à redoubler d'effort pour se concentrer. Parmi ce flot émotionnel, il y avait cependant une émotion qui se démarquait particulièrement des autres. Cette émotion que ressentait précisément Delphes et qui la dérangeait dans sa concentration provenait de son amie Alia.

Cette dernière fit s'agrandir discrètement l'ongle de son index qui prit une forme pointue évoquant le dard d'un scorpion qui prit une teinte écarlate. De l'extrémité de celui-ci, la main droite dissimulée sous son bureau, elle envoyant une aiguille rougeoyante qui atteignit Alec à l'arrière de l'épaule. Il ressentit directement l'atroce douleur provoquée par l'aiguille qui l'avait atteint à un nerf.

— Sale garce ! Tu l'as fait express ! s'exclama Alec

— Plait-il ? répondit Alia avec flegmatisme en ne daignant même pas le regarder.

— Tu as utilisé une de tes techniques sur moi ! Lui retorqua-t-il.

— ALIA !!! Hurla Komachi exaspéré.

— Dame Komachi, pour ce faire, j'aurais dû intensifier mon cosmos et vous l'auriez ressenti. Alec est un juste un gros mytho.

— Contrairement au cosmos, ma patience a des limites. Au moindre prochain écart, je vous envoie ensemble chez le directeur.

Après ces quelques échanges verbaux, le calme revint et le cours poursuivit son cours jusqu'à ce que la cloche retentisse, mettant ainsi un terme au cours actuel. La salle de classe se vida tandis que le vacarme se refit entendre dans les couloirs. Des cohortes de Saints en formation y transitaient pour aller d'un cours à l'autre. La classe dont faisais partie Alia, Delphes et Alec se dirigea pour sa part haut rez-de-chaussée du bâtiment pour aller en direction de l'amphithéâtre où était dispensé les cours de combat.

Les cours ayant trait au combat en tant que tel étaient donnés en général en groupe par Arne, Bronze Saint du Lièvre. Mais certains Saints qui se démarquaient dans leur art du combat avaient cependant droit au privilège de se voir attribuer un maitre en conséquence pour les aider à développer leur plein potentiel. Néanmoins, cela ne les dispensait pas des cours de la Saint du Lièvre. Les Saints s'installèrent dans les gradins supérieurs tandis qu'Arne fit son entrée quelque moment plus tard et s'avança jusqu'au centre de l'arène en contre bas et prit ensuite la parole.

— Aujourd'hui nous allons mettre en pratique la théorique que je vous ai apprise lors du précédent cours. Veuillez, je vous prie rejoindre vos couloirs respectifs.

Suite à cela, Arne tourna talons et alla activer un mécanisme qui ne réagit qu'au cosmos afin de faire s'élever de nombreuse colonne en face de chaque couloir. Ces colonnes étaient d'un noirâtre effrayant et parsemé d'une matière étincelante sur sa surface. Quoi qu'il en soit, la nature de ces colonnes était d'une bien singulière et étrange nature.

De leurs côtés, chaque Saint présent prit place dans les couloirs se trouvant sous les gradins. Des imposantes colonnes soutenaient la structure des gradins et les couloirs se situaient juste entre deux colonnes. Pour l'exercice qui allait suivre, tous avaient ôté la veste de leur uniforme pour se retrouver en t-shirt, dont la couleur variait selon le genre : noir pour les hommes et rose pour les filles.

— Ces colonnes se trouvant derrière moi sont composées à partir de « Stardust Sand ». L’intégralité du cours sera consacrée à leur destruction… si toutefois vous y parvenez.

Chaque Saint présent ordonna au travers de son cosmos à sa Cloth de revenir lui couvrir qu’un seul et unique bras. Celui dont ils se servent tant pour écrire que pour attaquer.

— « Southern Cross Cloth » !

— « Dragon Cloth » !

— « Hydra Cloth » !

Les Cloth présente au fond du couloir sous leur forme totémique réagir à l’appel de leur détenteur. Seule la partie appelée par ces derniers se fragmenta de l’armure pour aller couvrir ladite partie de leur corps. Delphes et Alec furent couverts à leurs bras droits, mais étant donné qu’Alia était ambidextre, elle ne se gêna pas pour couvrir ses deux bras de son armure, bien qu’elle n’en utilisera qu’un seul.

Les Saints s’acharnèrent pendant plus de deux heures à essayer de détruire les colonnes de « Stardust Sand » en vain et sous le regard permanent de la Saint du Lièvre qui les observait depuis les gradins.

— Le cours est fini dans cinq minutes, c’est votre dernière chance pour tenter d’abattre les colonnes.

Tous autant qu’ils sont n’avaient plus que cinq minute pour tenter d’abattre les orgueilleuses colonnes qui les tiennent en échec depuis le début du court. Dans le cas contraire, il aurait le gout amer de la frustration en bouche jusqu’à leur prochaine tentative au prochain cours.

— « Herakles Mō Shū Ken » !

Le Saint de l’Hydre réunit ses poings l’un contre l’autre devant lui et ensuite rabattit son poing droit en avant. Une gigantesque sphère de cosmos jaillit de son poing et s’écrasa avec un grand fracas dans la colonne noirâtre. Celle-ci se tenait toujours début, néanmoins celle-ci était à présent parcourue d’entaille tout autour du point d’impact.

— « Rozan Sho Ryu Ha » !

La Saint du Dragon plaça son bras droit en retrait et baissa inconsciemment la garde de son poing gauche censé protéger son cœur. Elle rabattit son poing en avant, relâchant toute la fureur de son cosmos sous la forme d’une décharge cosmique prenant l’apparence d’un dragon verdoyant. Le dragon poussa un effroyable rugissement et s’écrasa front le premier, tel un bélier contre l’inébranlable colonne avec un immense fracas. Elle se tenait toujours début cependant sa structure était désormais parsemée de fissure la faisant sembler plus à un puzzle qu’autre chose. Il suffirait d’en extraire un morceau pour que l’édifice s’effondre sous son propre poids.

— « Southern Cross Thunderbolt » !

La Saint de la Croix du Sud plaça ses bras de sorte à former une croix. Elle projeta dans cette position une décharge cosmique cruciforme éblouissante à la vitesse de Mach cinq. Hormis Arne, personne ne vit la décharge cosmique partir en partie parce qu’appart cette dernière, les autres Saint en formation furent aveuglés l’espace d’un instant. Un vacarme assourdissant retentit dans tout l’amphithéâtre accompagné d’un nuage de poussière dissimulant ce qui se passait au cœur de l’arène.

Quand le nuage de fumée se dissipa, la Saint du Lièvre ainsi que les autres purent constater que la colonne en face de la Saint de la Croix du Sud avait volé en éclat, mais que l’onde de choc avait également pulvérisé les colonnes voisines directes de la sienne. En somme, Alia avait d’un seul coup pulvérisé trois colonnes de « Stardust Sand ». Arne bondit pour atterrir dans l’arène et après un bref regard en direction des colonnes, elle se mit à applaudir vivement.

— Toutes mes félicitations Alia. Les cours sont terminés pour aujourd’hui et profiter bien de votre week-end. Que ce soit en restant à la Palestre ou au Sanctuaire pour ceux qui y logent.

À peine avait-elle eu le temps de terminer sa phrase qu’un autre bruit sourd retentit sur la droite. En déportant son regard dans cette direction, Arne put constater qu’une quatrième colonne venait de s’écrouler. Le responsable de cela était un Saint d’origine amérindienne dont le teint de la peau pouvait en témoigner.

Il avait une chevelure de taille moyenne d’un noir profond retombant sur ses omoplates. Ses yeux étaient pour sa part violets, mais le signe bien particulier qui distinguait ce Saint était ses tatouages faciaux aux emplacements des yeux.

— Toutes mes félicitations également Yuma.

Sans un mot, le Saint s’en retourna dans son couloir récupéré ses affaires. Tous renfilèrent leur veste d’uniforme et se départirent de leur fragment d’armures recouvrant leur bras. Tous quittèrent les lieux soit pour regagner leur dortoir ou le Sanctuaire voir Athènes. Cependant, le calme n’avait pas regagné tous les esprits surtout après la façon dont s’était terminé le cours de combat.

— Comme habitude tu ne peux pas t’empêcher de faire ton intéressante Alia !

— T’as un problème toi ?

— Pour ne pas changer, tu te pointes en retard au cours et tu fais usages de ton dard pendant celui-ci

— Ta aucune preuve, c’est que du mytho tout ça comme les dires de ta mère d’ailleurs.

— Comment oses-tu !

La tension entre Alia et Alec ne cesse de grimper de plus en plus. Chacun provoquant l’autre ouvertement en essayant de pointer le doigt là où ça fait mal. Tous deux dégageaient de nombreuses ondes emplies d’émotion négative que Delphes pouvait clairement ressentir et cela l’impactait plus qu’eux-mêmes. Avant que cela ne débouche sur un inévitable conflit, elle tenta de calmer l’ambiance, mais en vain.

— Alia ! Alec ! Calmez-vous ! Les Saints n’ont pas le droit de se battre entre eux. La violence n’engendre que la violence.

— Désolé Delphes, c’est vrai que tu peux tout ressentir grâce à ton don d’hyperempathie.

Alia se calma immédiatement et se montrait même un peu gênée et honteuse vis-à-vis de son amie. Elle ne laissait rien transparaitre sur son visage, de toute façon Delphes le ressentit aussitôt. La Saint de la Croix du Sud et la Saint du Dragon se connaissent et son amie depuis leur enfance. Elles ont grandi et commencé ensemble leur formation à la Palestre.

Alia était mieux placé que quiconque ici pour savoir ce qu’il en était du don de Delphes. Elle savait que cela la mettait fortement mal à l’aise. Rien que l’idée de pouvoir la faire souffrir indirectement par ce biais même si cela n’était pas volontaire incommodait Alia qui s’en retrouvait honteuse par la suite.

— Hyperempathie ? Pfff… c’est des foutaises !

— Va plutôt dire à ta mère de s’occuper de son cul avant de se mêler des histoires de mon père !

À ce moment très précis Delphes ressentit une explosion d’émotion négative apparaitre chez Alec en même temps qu’il intensifia son cosmos. Delphes s’interposa dans son geste et reçut son coup de poing destiné à Alia en pleine joue. Un mince filet de sang coula de la commissure droite des lèvres de Delphes qui reprit.

— Les Saints n’ont pas le droit de se battre entre eux

— Tu peux te garder tes conseils Delphes ! Tu n’es qu’un accident qui n’a pas été désiré par ses parents. Tout Gold Saint que soit ta mère, elle aurait mieux fait d’aller se faire avorter !

Alec pesa chacun de ses mots en prenant soins de les choisir avec attention pour appuyer là où ça faisait mal. Delphes savait qu’elle n’avait pas été désirée contrairement à eux, cependant ses parents l’avaient toujours couvée d’amour et elle les aimait pareillement. Il n’empêche cela la heurta profondément et elle se mit à pleurer.

— Espèce d’enfoiré ! Tu vas payer pour ces paroles !

— Viens Alia ! Je t’attends !

Ils s’intensifièrent mutuellement leurs cosmos avec agressivité. Leurs deux cosmos se faisaient front avec une violence rare témoignant de l’ampleur du conflit qui les oppose depuis un certain temps. Les effluves cosmiques en opposition étaient tel qu’elles faisaient remuer les pans de la jupe d’Alia d’un côté et la veste d’Alec de l’autre. Leur longue chevelure virevoltait au gré des fluctuations de leur cosmos tandis qu’ils se toisaient l'un l'autre droit dans les yeux avec hargne. Chacun était prêt-à-porter un coup qu’allait faire mal ! Très mal à son opposant pour lui faire payer ses paroles. Toutefois, une tierce personne fit irruption et les en empêcha tout juste au dernier moment.

— Alors, bande de sales gosses encore en train de vous chamailler ! Les Saints ne peuvent pas se battre eux et vous le savez ! Puisque vous avez envies de vous mettre sur la figure, nous allons faire ça dans les règles !

Cette personne n’était d’autre que Geki, ancien Saint de l’Ours et à présent directeur de la Palestre. Malgré son âge avancé comme tous les autres Saints de sa génération, il poursuit de former les générations futures. Ce n’était pas le premier conflit entre Saints qu’il y avait à la Palestre et ce ne serait pas le dernier, et pour ce genre de situation il avait la solution idéale.

— Maitre Geki, je veux combattre à la place d’Alia ! Fit-elle savoir avec engouement

— Pourquoi donc Delphes ? Demanda-t-il intrigué.

— C’est pour moi qu’Alia allait enfreindre le règlement. C’est donc à moi de combattre.

— Dans ce cas alors…

Un affrontement entre Delphes et Alec se précisait jusqu’à ce qu’un nouveau coup de théâtre se produise changeant la donne. L’étrange et mystérieux Saint du nom de Yuma intervint dans la discussion et prit la place d’Alec pour ce combat sans demander l’avis de qui que ce soit. Le Saint de l’Hydre ne vit aucune objection à ce que son ami se défoule un peu et cela servirait d’avant-gout à la Saint de la Croix du Sud. Tôt ou tard Alia et Alec s’affronteront et une fois le moment venu, cela sera une lutte sans merci.

Delphes et Yuma se trouvaient à présent dans l’arène antique se trouvant au bord des rive de la Palestre. Chacun était revêtu de sa Bronze Cloth et s’observait. Si le regard de l’une n’avait rien d’agressif, le regard du second était dur et exprimait clairement une envie de se battre et plus encore.

— Êtes-vous prêt à vous battre ?

Les deux Saints hochèrent la tête de façon affirmative en ne se quittant pas du regard.

— Combattez !

À peine le top départ fut donné que les Saints se foncèrent dessus et s’échangèrent de nombreux coups sans parvenir à s’atteindre néanmoins. Chacun parvenait avec assez d’aisance à esquiver ou parer le coup de l’autre et a répliqué aussitôt. Lassé par cet échange de coup stérile et creux, Yuma bondit en arrière et se laissa glisser sur le sol en arrière sur une courte distance. Il fléchit ses jambes pour mieux prendre son appuie contre le sol es se projeta aussitôt contre la Saint du Dragon

Il rabattit son poing en avant pour la frapper de toute son imposante force physique en plein visage. Delphes mit aussitôt son bras gauche en opposition parant ainsi l’offensive de Yuma à l’aide de son bouclier dont la réputation le voudrait indestructible bien qu’il n’en soit rien dans les faits.

— Que la fureur de Rozan t’emporte ! « Rozan Sho Ryu Ha » !

La Saint du Dragon plaça son bras droit en retrait et y concentra tout son potentiel cosmique. Elle rabattit son poing en avant, relâchant toute la fureur de son cosmos sous la forme d’une décharge cosmique prenant l’apparence d’un dragon verdoyant. Étant à bout portant, Yuma fut heurté de plein fouet par le Dragon qui l’emporta avec lui sur son chemin. Il parvient néanmoins à se reprendre dans son envol et se réceptionna au sol sans mal après cet assaut d’envergure. Cependant, la Saint du Dragon n’était pas disposée à lui laisser un moment de repris

— À moi ! « Dragon Tail » !

La partie représentant la queue de l’armure du Dragon qui est enroulé autour du bras droit de Delphes et qui se termine par une pointe en diamant s’anima soudain. Telle la célèbre et légendaire "chaine d’Andromède". La queue du dragon fondit l’air et se referma autour de la taille de Yuma en lui paralysant également les bras.

La Saint du Dragon sauta en l’air, emportant avec elle son opposant qui fut emporté. Elle se saisit de son fouet à deux mains pour induire avec plus de force dans le mouvement vers le sol pour que l’impact soit encore plus violent qu’il ne doit l’être à la base. Yuma s’écrasa avec fracas dans le sol en poussant un râle de douleur.

Cette dernière offensive avait levé un important nuage de poussière autour de la zone de l’impact. Il souffrait et elle le ressentait que trop bien grâce à son don. Delphes n’avait qu’une envie et c’était de mettre un terme à l’affrontement parce que la souffrance de Yuma était également la sienne.

— Yuma, cessons ce combat avant de provoquer que plus de souffrance inutile.

Elle fit savoir clairement avec honnêteté son souhait de stopper le combat. Le nuage de poussière et de fumée finit par se dissiper et la Saint du Dragon découvrit avec stupeur qu’il n’était plus là. La question était de savoir depuis quand ? Yuma réapparu sans un bruit dans le dos de Delphes qui eut juste le temps de se retourner, mais s’était déjà trop tard. Son regard exprimait aussi l’envie d’en finir, mais d’une tout autre façon que celle imaginer par la Saint du Dragon.

— « Hangin Bear » !

Le Saint de l’Ours ouvrit ses bras et referma avec brutalité son étreinte sur Delphes qui saisit à la taille avant de la soulever en l’air. À chaque seconde qui passait, celui-ci prenait soins de bien accroitre la pression qui lui induisait sur la colonne vertébrale. Delphes se débattait de toutes ses forces en appuyant contre les épaules de ce dernier en débattant ses jambes pour se libérer, mais en vain.

La pression commençait à se faire asphyxiante au point que la Saint du Dragon commença à exprimer un mal apparent à respirer. Yuma n’en avait pas encore terminé, il se fléchit de façon très acrobatique en arrière. La tête de Delphes heurta avec une violence une des pierres qui trainaient sur le sol de l’arène, son fut éjecté et retomba au sol quelque mètre plus loin.

Yuma relâcha son emprise et se redressa tandis que Delphes tenta de le faire pour sa part, mais chuta à genoux. Elle se porta une main aux fronts et put voir que non seulement elle était maculée de sang, mais qu’à cause du choc sa vision était trouble. La Saint du Dragon avait l’arcade sourcilière ouverte et une commotion cérébrale.

— Le combat est terminé !

— Pas tant que… je serais en état de comba…ttre

— Cela peut s’arranger

Yuma intensifia son cosmos pour sublimer sa vitesse et réapparut en un instant devant la Saint du Dragon. Il lui asséna un terrible coup de poing dans le ventre en l’enfonçant douloureusement. Delphes referma ses mains autour de son ventre et poussa un cri déformé par la douleur. Elle fit quelque pas chancelant en arrière et s’écroula à genoux. Mais cela n’était pas suffisant pour le Saint de l’Ours qui lui asséna cette fois-ci un coup de pied dans la mâchoire qui fit la fit s’étaler de tout son long à terre.

— Il suffit. Yuma est déclaré vainqueur par KO

— La victoire ne me suffit pas… Il me faut sa tête !

Le Saint de l’Ours ne comptait pas en rester là où il en était. Seule la mort de son opposant pourrait le satisfaire parce que sa victoire serait à présent totale et irréfutable.

— Yuma sort de l’arène !

— Delphes !!!

Yuma continuait d’ignorer les avertissements de Geki. Voyant que son amie était en grand danger, Alia enjamba le mur des gradins et descendit aussitôt dans l’arène pour protéger son amie.

— Ce combat est terminé ! Vous lui avez assez fait de mal ainsi !

— Dégage !

Alia ne lui avait pas laissé le temps de mettre ses paroles en actions, les doigts de sa main étaient croisés dans ceux de Yuma. Combattre pour défendre son amie ne lui faisait pas peur, c’était même indirectement de sa faute si elle avait été obligée de se retrouver à combattre ici. Mais le combat serait inégal. Il est vêtu de son armure alors qu’elle n'est vêtue que de son uniforme.

Yuma n’éprouva aucune forme de honte à user de son cosmos et frappa avec bestialité Alia au visage avec son second poing. Elle fut envoyée à terre comme une malpropre, mais alors qu’elle se relevait d’ores et déjà. Le Saint de l’Ours écrasa la tête de la Saint de la Croix du Sud dans le sol sous la force de son pied comme on écrase une cigarette à terre pour l’éteindre.

— Alia, tu es d’essence divine et c’est pour ça que je te hais tout comme je hais la déesse Athéna.

— Espèce d’ordure !

— C’est vous les êtres divins qui êtes des ordures, jouant avec la vie d’autrui comme s’il s’agissait d’un simple divertissement. Je m’occuperai de ton cas plus tard.

Yuma ôta son pied de la tête d’Alia et se tourna dans la direction de Delphes qui est toujours quelque peu sonné suite à son choc à la tête. Il commença à intensifier son cosmos et rabattit le tranchant de sa main en direction de la gorge de Delphes. Soudain un flash doré sorti de nulle part et s’interposa entre la Saint du Dragon et le Saint de l’Ours. Il put ensuite découvrir qu’une main à quatre doigts avait détourné son bras de sa direction initiale. Cette personne était d’ailleurs parée d’une armure aux reflets dorés. Il ne faisait nul doute qu’il s’agissait de l’un des douze Gold Saints.

— De quel droit as-tu osé lever la main sur mes filleules ?

— Marraine Paradox ! s’exclama Alia enjoué par son arrivée

— C’est un combat à mort ! De quel droit osez-vous intervenir !

— Pavlin est-elle au courant de ton comportement en combat ? Je pense qu'elle serait déçue d'apprendre que tu tues tes adversaires sans raison en combat

— Mêlez-vous de ce qui vous regarde et lâchez-moi de votre saleté de mains à quatre doigts.

— C'est en accomplissant mon devoir de Saint d'Athéna que j'ai perdu mon auriculaire gauche.

— Dégagez de mon chemin !!!

— Je vais te remettre a placé jeune homme « Rozan Sho Ryu Ha » !

La Gold Saint des Gémeaux plaça son bras droit en retrait et y fit converger tout son potentiel cosmique. Elle rabattit son poing en avant et asséna un terrible uppercut dans la mâchoire de Yuma qui fut arraché du sol. Ce dernier fut emporté par la décharge de cosmos qui avait pris les traits d’un majestueux dragon doré faisant plusieurs fois la taille de celui de Delphes.
Le Saint de l’Ours retomba avec fracas de l’autre côté de l’arène après une chute en vrille. Cette fois-ci le combat était bien clôturé et Paradox put porter enfin son attention sur sa filleule qui est également sa nièce. Elle posa un genou à terre et pris Delphes contre elle dans ses bras tandis que son amie Alia était déjà perchée haut dessus d’elle et assez inquiète de son état.

— Allez, debout ma championne, fit-elle avec humour. Je vais te ramener à la maison, puis je verrais pour te raccommoder

Elle se releva avec la Saint du Dragon dans ses bras qui était encore à moitié sonnée, mais consciente cependant de la présence rassurante de sa marraine et de son amie. Paradox posa son regard dans la direction de sa seconde filleule et lui demanda comment se portait-elle. Alia avait eu finalement son lot d’ecchymose dans l’histoire.

— Je vais bien Marraine Paradox, ne t’inquiète pas.

Elle disait bien se porter alors qu’elle s’était pourtant écorché les genoux lors de sa chute et elle avait une lèvre bouffie après le coup qu’elle avait reçu dans le visage. Il n’était pas dans les habitudes d’Alia de se plaindre, elle était plutôt même du genre bagarreuse, surtout quand il s’agit de défendre son amie d’enfance.
D’un coup de talons, la Gold Saint des Gémeaux bondit en dehors de l’arène et atterrit dans les gradins avec la Saint des Dragon toujours dans ses bras. Elle fut rejointe quelque instant plus tard par la Saint de la Croix du Sud. Alors qu’elle allait quitter les lieux, Geki l’interpella avec sa sympathie habituelle.

— Heureusement que tu es intervenu Paradox. Je suis assez gêné par cette situation à vrai dire. J’ai voulu régler ce conflit une bonne fois pour toutes dans l’arène. J’ignorais cependant que Yuma était aussi instable et violent.

— Il n’y a pas de mal Geki, j’observais ce combat depuis le début et je n’aurais pas laissé Yuma faire un geste déplacé en dehors du cadre de ce combat.

— Pourquoi n’es-tu pas intervenu plutôt ?

— Delphes doit faire ses expériences au combat par elle-même. Sa mère et moi ne serons pas toujours là pour la protéger. Elle doit apprendre qu’en combat on peut être blessé légèrement comme grièvement. Je parle en connaissance de cause.

Paradox ressentait des émotions paradoxales vis-à-vis de ses filleule. D'un côté, elle était fière d’avoir de si adorables filleules l’une comme l’autre. Mais d’un autre côté, cela lui faisait également très mal. Cela lui rappelait que suite à l’odieuse mutilation lui ayant été infligée quinze ans auparavant, jamais elle ne pourrait porter la vie.