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Game of Gods II - Héritage

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Le terrible et effrayant Game of God dont la menace fut sans précédente n'avait finalement pas eu lieux. Mais… cela se joua à très peu de choses, un minuscul et inoffensif détail sans importance avait empêché la réalisation de ce dernier à la limite ultime de son échéance. Comme quoi la frontière qui définit la victoire de la défaite est parfois mince, aussi mince et importante qu'un grain de riz.
Neuf mois s'étaient à présent écoulés depuis et la vie avait repris son cours normal, bien que pour ceux ayant participé à ce conflit historique et sans précédent, rien ne serait jamais comme avant. Tous sans exception étaient à présent marqués à vie et jusqu'aux plus profonds de leur âme parce qu'ils ont vu et vécu. Les souvenirs de ce funeste jour sont imprimés désormais de façon indélébile dans leurs mémoires.

Nous sommes en Grèce à présent et plus précisément dans les banlieues d'Athènes. La capitale grecque regorgeait de rue commerçante et autres établissements qui sont plus fréquentés par les touristes que par les habitants de la cité. À la table d'une terrasse d'un café, deux personnes très particulières que ce soit par leurs origines ou leurs capacités propres dégustaient une boisson rafraichissante. Elles étaient vêtues très chaudement en cette période l’année. Les températures sans être excessivement polaire n’étaient pas chaudes non plus.

- Alors comment se porte ton fils ? S’enquit Integra.

- Il fait à présent ses nuits complètes, il lui arrive encore parfois de pleurer en pleine nuit ou quand le tonnerre gronde, mais dans ce cas-là je le prends dans mes bras et le borde jusqu'à ce qu'il se rendort. Soma a décidé de s'en occuper aujourd'hui pour que je puisse avoir mon après-midi de libre. Répondit Sonia d’une voix enjouée.

- D'ailleurs comment l'a-t-il pris ? Lui demanda-t-elle d’une voix traduisant son interrogation et sa curiosité.

- Au début, il n'a pas compris pourquoi je lui avais caché ça. Mais ensuite avec le recul, il comprit que j'avais eu peur de le perdre, peur qu'il ne comprenne pas, peur de passer pour une menteuse. Répondit-elle à son tour avec franchise.

- Il t'aime énormément sais-tu, en voilà une preuve supplémentaire.

- Sinon, comment cela se passe-t-il avec ta sœur ?

- Evangeline prend très à cœur son rôle de marraine. À ce propos, pourquoi l’as-tu choisi elle plutôt que ton frère ?

- Paradox a beaucoup souffert durant son enfance, tout comme moi. Je peux parfaitement comprendre ce qu'elle a dû ressentir. Elle a toujours été là pour moi, pour m'épauler et me soutenir telle une sœur, en particulier durant cette grossesse. En dehors de toi, elle est celle qui a le plus souffert sur tous les plans et malgré les apparences dans cet odieux conflit. Je n’ose imaginer ce qu’elle doit ressentir au plus profond d’elle. C'est pour cela que je l'ai choisi pour être la marraine de mon enfant, afin de partager mon bonheur avec elle.

- Je suis en partie responsable de tous ce qu'elle a dû endurer. Elle est ma sœur jumelle et pourtant en aucun moment je ne lui ai tendu ma main lorsqu'elle était en souffrance. Je… je suis indigne d'être sa sœur.

- Fais table rase du passé et prend un nouveau départ Integra. Tu comptes énormément pour Paradox. Tire un trait sur le passé et profite du temps présent. Carpe Diem dit-on.

- Je te remercie pour ton soutient.

- N'oublie pas que j'ai moi-même un frère que j'aime plus que tout au monde et pour qui j'ai fait d'immenses choses afin de le protéger et le préserver. Je comprends donc parfaitement ce que peut ressentir Paradox a ton égard qui plus est que vous êtes des sœurs jumelles.

- Il commence à se faire tard et je commencer à geler sur place, comme cette fois-là dans le Cocyte. Rien que d’y repenser j’en frissonne sur place.

- Je vais payer l'addition et on retourne au Sanctuaire.

- Ça ira Sonia, l'addition est pour moi. Ça me fait plaisir, après tout je te dois au moins ça.

Integra commença à fouiller dans les pochés de son pantalon a la recherche de son porte-monnaie et fit chuter ce dernier au sol de façon très malhabiles. Au lieu de juste se pencher de sa chaise pour simplement le ramasser, la cadette des Gémeaux eut une réaction qui fut tout autre. Elle se releva et puis posa une main sur le bord de la table tandis qu'elle montrait une difficulté apparente à se pencher afin de ramasser son porte-monnaie.

Sonia se releva de sa chaise et ramassa le bien personnel de sa sœur d'arme qu'elle déposa sur la table. Elle n'avait pas agi de la sorte de manière purement altruiste pour aider une estimée sœur d'arme. Cette mascarade pouvait tromper n'importe qui au Sanctuaire comme un quidam en rue, mais pas la fille de Mars.

- Je te remercie Sonia, ce que je peut-être maladroite ces derniers temps.

- La naissance est prévue quand ?

À ces paroles Integra sentit son pouls s'accélérer, elle déglutit d'ailleurs de travers, mais réussit cependant à ne rien laisser transparaitre sur son visage.

- La naissance ? Quelle naissance ? demanda-t-elle avec un rire nerveux

- Cesse ton manège Integra ! À d'autres, mais pas à moi ! répliqua Sonia en haussant le ton.

Integra ne savait pas mentir, et quand elle essayait, elle le faisait toujours très mal. Ses parents et Paradox savaient quand c’était le cas parce qu'elle se trahissait toujours. Il n'y avait d'ailleurs rien à faire de particulier pour ça. Juste attendre que dans son flot de paroles et de justification abracadabrantesque, qu'Integra finisse par se contredire.

- Je ne vois pas vraiment pas de quoi tu parles, je t'assure.

- Tu en es vraiment sur ?

- Sûr et certain !

Elle continuait de mentir comme elle respirait pour apaiser les doutes et les soupçons persistants de Sonia pour pouvoir dès lors changé subtilement de sujet de discussion. Ses mensonges inventés à l'emporte-pièce semblaient avoir convaincu Sonia. D'un seul coup Integra ressentit la tension redescendre d'un cran et son rythme cardiaque revenir à la normale.

- Tu me permets de vérifier juste une petite chose avant de payer ?

- Oui, bien sûr.

Sonia se rapprocha d'Integra en faisant mine de rien, laissant tout le plaisir à cette dernière la sensation d'être sortie d'affaire avec ses mensonges puérils. Sans prévenir, elle le pull de cette dernière et le releva. Cette fois-ci le pot aux roses était découvert, sous ses vêtements, Integra portait un corset pour dissimuler les formes de son ventre. À présent qu'elle était percée à jour, elle ne pouvait plus nier cet état de fait face à sa consœur. Et dire que jusqu'à maintenant elle avait réussi à cacher cette grossesse aux yeux de tous en bernant jusqu'à la déesse Athéna avec son subterfuge.

- Comment l'as-tu deviné ?

- En voyant que tu te servais de la table comme appui pour te baisser avec beaucoup de mal d'ailleurs j'ai tout de suite compris. Integra sache que le coup du corset je l'ai fait bien avant toi. Je suppose que personne n'est au courant.

- Tu es la première personne à l'avoir découvert. Je sais ce que tu penses à présent et saches que cela ne fut pas volontaire.

- Je serais très mal placé pour te juger vu que je fus dans la même situation délicate il n'y a pas si longtemps. Dis-moi plutôt ce que tu pensais faire une fois qu'il sera là.

- Je comptais accoucher sous X afin qu'il soit placé dans une famille aimante, mais surtout normale. Nous sommes des guerrières et nous pouvons être appelées au combat à tout moment. Je ne veux pas infliger à cet enfant la douleur de perdre ses parents à n'importe quels instants et qu'ils vivent les horreurs de la guerre que toi et moi, nous ne connaissons que trop bien.

- Je comprends ce que tu ressens, moi-même j'avais envisagé une solution encore plus drastique pour épargner à mon fils de devoir endurer tout ce que tu viens de dire.

- Je ne veux pas que cet enfant ressente le fait de n'avoir pas été désiré. Ma propre sœur, Evangeline a beaucoup souffert à cause de ça et je ne veux pas infliger la même chose à mon enfant.

Par pur réflexe maternel, Integra referma ses bras sur son ventre en pensant le poids de chaque mot qu'elle disait ainsi que leurs implications. Elle a porté cet enfant durant neuf longs mois et si est naturellement attaché. C'est pour ça qu'en aucun moment elle n'avait pensé à l'optique qui avait traversé l'esprit de Sonia quand elle fut dans ce cas précis. Cependant, depuis le début de sa grossesse, dès le moment où elle l'avait découverte, Integra s'était préparé psychologiquement à devoir abandonner cet enfant pour son propre bien même si cela lui déchirait le cœur. Ne s'était-elle pas aussi préparée psychologiquement à abattre sa sœur lors du conflit de Pallasbelda ? Que s'était-il produit lorsqu'elle fut mise nez à nez avec le fait accompli ? Malgré toute sa préparation, elle fut dans l'impossibilité d'ôter la vie à cette sœur qui lui avait tant manqué. Quoi qu'il en soit, le seul fait de savoir qu'elle ne verra pas son enfant grandir et s'épanouir avec l'âge déchirait le cœur, mais faisait ça pour son bien.

- Je ne peux que trop bien comprendre ce par quoi tu passes Integra, mais cependant, dis-le à ta sœur. Paradox a déjà vécu cette situation avec moi et elle sera t'aidé au mieux.

- Dans ce cas, Sonia, promets-moi de garder le silence.

La discussion était désormais close, mais Integra se sentait à présent complètement bouleversé. Elle n'était désormais plus sûre de rien, Sonia avait su trouvez les mots justes pour ébranler la conviction des choix qu'elle s'était imposés à elle-même aussi dur et pénible sont-ils. La cadette des Gémeaux sortit de ses réflexions et alla payer l'addition comme elle l'avait dit un peu quelque instant avant cette discussion embarrassante. Les deux sœurs d'armes se séparèrent alors, l'une retourna au Sanctuaire afin d'avoir une discussion sérieuse avec sa sœur jumelle tandis que la seconde avait encore des achats à effectuer en ville si elle ne veut pas être à la diète ce soir.

En parlant du Sanctuaire, celui-ci portait encore les traces du précédent conflit. La violence et l’agressivité de l’incendie n’avaient rien épargné. Certains endroits étaient a fortiori plus marqués que d’autre par les morsures des flammes et l’odeur de brulé peut encore être sentie çà et là et n’était pas des plus agréables pour le nez.

Une heure plus tard, Integra était a enfin de retour dans son lieu de domicile, le troisième temple zodiacal, celui des Gémeaux. Elle avait pris du temps pour rentrer, repensant à chaque mot que lui avait dit Sonia, elle n'était à présent plus sûre de rien. Integra voulait encore avoir le temps de réfléchir et avoir le choix pour faire au mieux pour son enfant. Bien qu'en son fort-intérieur son choix était déjà fait. Elle passa ses mains dans dos et défit les nœuds du corset qu'elle retira dès lors. Son ventre reprit alors une position normale qui à présent ne pouvait plus tromper qui que ce soit. Cette forme arrondie qui pointe vers l'avant parlerait pour elle. Integra se dirigea alors vers l'emplacement où se tenait sa sœur qui était en fonction dans le temple qu'elle partage avec elle.

- Evangeline, il faut que je te parle.

- Bien sûr, qu'il y a t'il Inte…

Paradox ne put terminer sa phrase quand elle vit le ventre de sa sœur. Il était flagrant qu'elle était enceinte, mais elle se demandait comment cela pouvait être possible. En aucun moment, elle ne s'était doutée que sa sœur l'était alors qu'elles vivent ensemble. Elle se demanda en premier comment ça sœur a réussi à lui cacher une telle chose, puis en second lui revient a en mémoire de quelles façons Sonia avait dissimulé la sienne.

Evangeline, je suis… je suis… Je suis désolé !

Integra ne put retenir ses larmes en cet instant et se mit a pleuré a chaude larmes. Elle avait honte d'avouer sa grossesse, mais encore plus de l'avoir caché jusqu'à présent a sa propre sœur. Elle se sentait perdue, ne sachant plus que faire ou même quoi faire. D'un côté, il y avait son devoir de Saint et tout ce qu'il impliquait et la volonté d'épargner toutes ces souffrances à son enfant en le plaçant dans un foyer d'accueil. De l'autre côté, il y avait son instinct maternel et cette envie de garder cette enfant auprès d'elle et de l'élever.

Toutes ces idées, ces confusions et ces incertitudes fusaient dans tous les sens dans sa tête et se télescopaient avec violence, engendrant encore plus de chaos. Dans tout ce tumulte entropique se produit un éclair de douleur qui ramena la cadette des Gémeaux au sens des réalités. Ses yeux s'exorbitèrent bien grand tandis quel commença à balbutié en voulant s'exprimer comme si elle était victime d'un accident vasculaire cérébrale.

Integra laissa s'échapper un crie qu'elle porta une main sur son ventre et la seconde sur la colonne se tenant sur le côté afin de ne pas chuter à terre. Son visage se dévisagea dans une horrible grimace exprimant une douleur apparente. Elle respirait à présent à coup de grande bouffé d'oxygène comme si elle craignait d'en manquer, mais aussi pour tenter de juguler la douleur de sorte à l'atténuer.

- Integra ! Qu'est-ce qui se passe !?

- Evangeline ! Je suis en train de perdre les eaux ! Le bébé arrive !

***

Integra fut admise en urgence dans l'hôpital d'Athènes le plus proches géographiquement du Sanctuaire. À peine avait tel commencé perdre le liquide amniotique qui se répandit royalement sur les carrelages de marbre recouvrant le sol du temple des Gémeaux. Cela fut immédiatement suivi par les contradictions à intervalles des plus en plus courts dans le temps et également de plus en plus douloureux.

- À chaque contraction, vous allez prendre une profonde inspiration. Ensuite vous bloquez votre respiration et poussez de toute votre force.

Les Saints, qu'importe leurs grades hiérarchiques sont entrainé à ressentir et à soutenir la douleur jusqu'à a des limites qu'on ne peut concevoir, il n'en reste pas moins que la douleur n'en reste pas moins douloureuse qu'importe sa nature. Quand bien même Integra se trouve être une Gold Saint, elle n'en souffre pas moins horriblement pour autant. Les cris déchirants qu'elle pousse à chaque effort en sont la meilleure preuve.

L'accouchement dura plusieurs heures durant lesquels Integra bloqua sa respiration et serra les dents à chaque contraction et poussait aussi fort qu'elle pouvait. Une fois l'éreintant effort effectué, elle laissait s'échapper une profonde complainte lorsqu'elle reprenait le cours de sa respiration avant de reprendre une profonde inspiration et cela, ainsi de suite de manière ininterrompue. Au terme de cet éreintant effort, Integra se laissa aller et écroulé en arrière, la tête bien enfoncée dans l'oreiller et laissa s'échapper un soupir de soulagement. Les complaintes de douleurs de la cadette des Gémeaux s'étaient tut pour laisser place aux cris de l'enfant qu'elle venait de mettre au monde. Après avoir coupé avec précaution le cordon ombilical reliant l'enfant à sa mère, celui-ci fut placé dans les bras de cette dernière qui était bien fatigués.

Durant tout le long de sa grossesse Integra s'était fait à l'idée d'abandonner son enfant afin de lui épargner une vie de guerre et de souffrance. Une fois qu'elle eut la chair de sa chair dans ses bras, son instinct maternel fut le plus fort et elle tomba immédiatement sous le charme de cette petite frimousse venant de naitre qui dormait à présent dans ses bras.

- Tu es magnifique.

Son choix était déformais formulé, quand bien même les épreuves qui l'attendent encore dans le futur. Elle l'élèverait son enfant dans la douce lumière miséricordieuse de la déesse Athéna.

***

Par-delà les cimes des montagnes et les vagues entendus des océans sur le continent américain se tramaient des évènements inhabituels. En bordure de forêt, un village peuplé d'amérindien était en proie à la panique et à la peur. Tous les habitants de ce modeste village couraient dans tous les sens en piétinant ceux qui trébuchaient à terre. Le mot d'ordre étant dans cette panique générale : Chacun pour-soi et dieu pour tous.

- Tuez-les tous ! S'exprima une voix d'une intonation macabre. Il ne doit y avoir aucun survivant ! Tous doivent périr ! Poursuit-il sur de façon sanguinaire

De nombreux inconnus étaient apparus quelque temps plutôt à l'entrée de ce village. Ceux-ci étaient de cuirasses ressemblant aux armures que portaient les guerriers du temps de l'antiquité. Tout l'étrange individu portait cette même protection semblant avoir été construite à la chaine. Sauf !... Celui qui venait de donner l'ordre avec une extrême cruauté d'abattre tous ceux vivant dans le village. Celui-ci avait une protection ressemblant à une tortue dont la queue se termine par une tête de serpent.

Les corps gisaient à terre et le sang des malheureux se répandait a terres et se mêlait a ceux d'autrui formant ainsi qu'une seul et gigantesque marre de sang macabre. De nombreuses vies menaient d'êtres exterminer sans même un gémissement. Seul le bruit du vent sifflement dans les branches se faisait entendre ainsi que… les pleurs d'un nourrisson appelant ses parents sauvage abattit.

- Qu'entends-je à présent ? Il semblerait que vous en avez oublié un.

Un des guerriers à proximité de l'emplacement d'où provenaient les cris et les pleurs se dirigea vers l'enfant. Après avoir déblayé les débris d'ambitions sous lequel l'enfant se trouvait, l'étranger brandit son arme en la présence d'une hache en l'air. Il pourrait simplement l'écraser sous le poids de son pied, mais cela ne serait guère satisfaisant pour ce guerrier qui préfère de manières beaucoup plus barbares dans tous les sens du terme. Celui rabattit le tranchant de son arme en direction du nourrisson et s'écrasa avec fracas dans le sol. Quand il ôta son arme du sol, il put s'apercevoir avec stupéfaction qu'il n'avait que tranché le sol. L'enfant avait disparu d'un instant l'autre sans la moindre explication

- Ne pleure plus, je suis là. Demanda une voix féminine avec tendresse à l’égard du nourrisson.

Le guerrier ainsi que ses compères quelque peu en arrière se tournèrent tous dans la direction d'où venait la voix féminine qui venait de s'exprimer. Il s'agissait d'une femme vêtue d'une armure dorée dont les rayons du soleil accentuaient les reflets éblouissant qui se mariait à merveille avec sa soyeuse chevelure blonde qui brillait d'un éclat similaire à celle de son armure. Dans le creux de ses bras se trouvait à présent l'enfant qu'elle venait de sauver in-extremis et qu'elle bordait avec attention pour qu'il cesse de pleurer et puisse s'endormir en toute quiétude et sécurité.

- Il semblerait que nous avons une visiteuse infortune en ce lieu... Tue-la !

Le guerrier qui est à présent la risée de ses compères obéit à l'ordre qui vient d'être donné et se rua sur la femme parée de sa protection dorée, le tranchant de la lame brandit en l'air sur la quel les rayons du soleil se reflètent. Espérait-il sincèrement qu'il ait la moindre once de chance face à elle ou la sous-estimait-il sur seule base de son sexe ? Quand qu'il en soit, lorsque celui-ci abattit son arme dans sa direction, fendant l'air d'un sinistre sifflement. La guerrière parée d'or se déporta sur le côté et s'apprêtait contrattaquer. Elle coinça avec précaution l'enfant dans le creux de son bras gauche et plaça son poing droit en retrait à niveaux de ses hanches.

- "Diamond Dust" !

Son cosmos flamboya de toute sa splendeur dorée tel un astre solaire. La guerrière rabattit son poing droit en en avant avec une incroyable force. Un souffle glacial rempli empli de cristaux de glace s'abattit alors sur le guerrier qui fut pris au cœur des bourrasques glaciaires. À l'intérieur de la tempête, la température commença à descendre peu à peu jusqu'à tomber en chute libre jusqu'à atteindre le seuil de moins deux cent septante-trois degrés Celsius. Quand le souffle cessa, le guerrier n'était plus qu'une hideuse statue de cristal brillant de mille feux aux rayons du soleil avant de se briser en éclats qui s'évaporent aux sols.

- D'autre volontaire ?

- Impressionnant, quel est ton nom Saint de la déesse Athéna ?

- Je me nomme Pavlin du Verseau. J'arrive trop tard pour ce village, mais je ne vous laisserais pas faire de mal à cet enfant à qui vous avez arraché ses parents !

- Pfff, fit-il avec mépris. Qu'est-ce que ça peut te foutre que ce mioche soit orphelin ? dit-il avec désintérêt. Si tu n'étais pas intervenu, le problème ne se poserait pas. Conclut-il avec sinistre

- Espèce de barbare dégénéré ! Vous allez payer pour vos crimes ! S'exclama Pavlin indigné par de tels propos.

- Penses-tu sérieusement que tu peux t'opposer à moi, surtout avec un bras occupé par un poids mort ?

- Je protégerais cette enfant quoiqu'il m'en coute.

- C'est ta vie que cela te coutera.

Le cosmos du guerrier à la cuirasse évoquant la créature cardinale chinoise leva son bras en l'air et dressa son index vers les cieux. Très rapidement l'intensité cosmique émit par son corps atteint un seuil effrayant qui se trouvait bien au-delà de celui des Gold Saints. Pavlin en fut certes surprise sur l'instant que cet individu puissance possédée une pareille, mais qu'à cela ne tienne. Elle avait juré de protéger la vie de cet enfant et n'escomptait pas fuir comme une lâche quand bien même son adversaire est visiblement plus puissant qu'elle.

L'humidité présente dans l'air commença à converger en intégralité vers son index. Le guerrier pointa de son doigt la Gold Saint du Verseau avec toujours ce sourire hautain et méprisant. Même si tout ce qu'il venait de réaliser jusqu'alors ne semblait en aucune façon être une forme de menace. Au vu de l'intense cosmos qu'il dégage, ignorer cet état de fait serait de la folie pure.

- "Stream Tsunami" !

Toutes les molécules d'eau ainsi rassemblée entre elles au sommet de son index engendrèrent le plus puissant dès déluges. Des tonnes de trombes d'eau, toute l'humidité qui était présente dans l'air se déversait à présent sous la forme d'un déluge qui emporte tout sur son passage. La puissance de cet homme était insensée et effarante.

À des lieux des rives ou même d'un cours d'eau quelconque, il venait de provoquer un déluge en tout point pareil à ceux des récits bibliques rien qu'en usant l'humidité présente dans l'air. Cette fois-ci par contre Pavlin était complètement consterné par le prodige qui venait de se produire sous ses yeux. Elle en restait sans voix comme un animal devant les phrases d'une voiture lui arrivant à toute allure dessus. Cependant, elle avait le devoir de protéger l'enfant qu'elle avait sauvé de la sauvagerie de ces guerriers et honorer la promesse qu'elle s'était faite vis-à-vis de cet enfant.

- « Aurora Exécution » !

La Gold Saint du Verseau leva le seul bras qu'il lui restait encore de libre. Elle referma son poing avec convictions dans lequel était concentré tout son potentiel cosmique. D'une seule main elle projeta l'ultime souffle de glace qui en temps normal nécessite les deux mains, preuve de sa parfaite maitrise de l'arcane ultime du Verseau.

La rencontre entre le souffle glacial et le déluge torrentiel fut provoqua un fracas assourdissant. Aussi impensable soit-il, malgré que le souffle projeté par Pavlin soit équivalent a moins deux cent septante-trois degrés Celsius. Les trombes d'eau qui se dirigeaient sur elles en dévastant tout sur leur passage ne furent pas ralenties du moins du monde alors que la masse d'eaux aurait dû geler. Le déluge avait parcouru le trois quarts de la distance la séparant du Gold Saint dans un fracas hydraulique toujours plus assourdissant. Pavlin malgré tous ses efforts s'était fatigué pour rien. Elle se rendait bien compte qu'elle si elle se faisait emporté par ce déferlement aquatique, elle serait engloutie et noyé et la pression se chargerait d'anéantir son corps.

Quand le vacarme provoqué par le déluge se tut enfin, il n'y avait plus rien devant le guerrier qui venait d'effectuer une effrayante démonstration de puissance. L'eau avait emporté avec elle les débris du village ainsi que le corps et le sang. Il n'y avait plus qu'une vaste entendue boueuse sur des centaines de mètres.

- Je ressens toujours son cosmos. Elle a fui dans la forêt qui se trouve à l'exact opposé géographique. Hum… Ainsi, elle espère pouvoir y retourner en traversant le globe dans le sens opposé de sa destination. Dans ce cas… Une promotion sera offerte par celui qui me ramènera sa tête ! La chasse est ouverte !

Le guerrier a la cuirasse représentant le Genbu s'en retourna à l'endroit d'où il venait tandis que ses hommes se jetèrent à corps perdu dans la poursuite de la Gold Saint du Verseau qui est amenuisé suite à une sérieuse blessure qu'était tout de même parvenu à lui infliger son opposant.

***

De l'autre côté du globe terrestre, au Sanctuaire de la déesse Athéna. Les couleurs crépusculaires de la soirée avaient laissé leur place aux ténèbres de la nuit éclairée par un ciel constellé d'étoile chatoyante. Sonia était désormais parée de son habit aux différents alliages dorés qui était composé d'un jaune éclatant et d'orange tendant vers le foncé. Les deux couleurs se contrastant l'une l'autre de façon sublime. Les pointes se trouvant sur ses épaules et le dard qui se trouvait à l'extrémité de son casque évoquaient le Scorpion, huitième signe astrologique.

Elle s'entretenait à présent et depuis un bout moment avec celle à qui elle a juré allégeance et fidélité quoi qu'il puisse arriver comme lui intimait son devoir. Devoir qu'elle s'efforçait à accomplir avec le plus de droiture possible. Tant Saori que Sonia observait d'un regard attendri ce petit être qui avait présent neuf mois et qui gambadait partout dans la cour de l'autel d'Athéna. Un petit être qui portait déjà un si lourd tribut sur ses épaules rien que de par son existence en tant que telle.

- Je dois avouer qu'il ressemble autant à l'un qu'à l'autre. Cela en est troublant.

- C'est vrai que quand j'y pense cela est assez frappant, mais vous comme, moi connaissons les véritables conditions de sa conception déesse Athéna.

- Sonia, as-tu déjà pensé que comme tous êtres humains il va grandir. Mais que contrairement à ceux-ci, c'est un destin dont nous ignorons tout qui l'attend. Que comptes-tu faire quand le moment sera venu ?

- Une fois qui sera en âge d'être formé, je le confierais à qui de droit afin qu'il reçoive la formation adéquate en prévision de ce que peut nous réserver le futur et de la puissance qu'il détient.

- Puissance qui nous dépasse d'ailleurs.

- Quoi qu'il en soit, je ne laisserais personne faire de mal à mon fils et l'user comme un vulgaire objet juste pour ses pouvoirs.

Pendant ce temps-là le principal intéressé par la discussion entre la déesse et sa guerrière tentait de faire des pas en marchant sur ses deux jambes comme un grand bien que son équilibre est précaire. Il parvient à en faire trois d'affilié, mais chuta alors et commença à faire une crise et à pousser des cris au sol. C'est qu'en dépit de ses neuf mois, il avait déjà un caractère bien forgé. Quand son fils commence ce genre de crise en poussant des cris mécontents, Sonia avait pour habitude de le laisser faire sa crise et de le prendre à bras pour le border qu'une fois qu'il ne s'était calmé. Soudain, elle ressentit un cosmos agressif et sanguinaire s'approcher du Sanctuaire. Sans attendre, elle prit son fils à bras et le sera contre la surface de son armure, d'une étreinte maternelle et protectrice.

- Ce cosmos… il est de retour après des siècles et des siècles de disparation.

À peine Saori eut-elle terminé sa phrase qu'un coup de tonnerre fracassant se fit entendre qui fut immédiatement suivie par un éclair rougeoyant qui s'abattit au pied de la statue d'Athéna au travers les cieux de la voute étoilés. Cela provoquant un flash aveuglant et quand la luminosité revint à la normale, un homme avait fait son apparition et descendait les marches une a une pour se rapprocher de l'olympienne et de la semi-déesse d'origine romaine.

Cet homme avait une carrure imposante et musclée ainsi qu'une mâchoire carrée. L'association des deux lui donnant un charisme qui impose la crainte et le respect tandis que sa chevelure noire et lisse retombait dans son dos. Son corps était recouvert d'une cuirasse d'un rouge qui agresse la rétine surmontée d'épaulettes pourvut de nombreuses piques de taille impressionnante accentuant l'aspect agressif de la protection de son corps. Sa marche était celle d'un conquérant marchant sur des terres conquises où… qu'il allait conquérir. Son langage corporel démontrait une très grande assurance proche de l'arrogance. Soudain il s'arrêta dans sa marche conquérante et prit afin la parole sur un ton familial envers l'Olympienne, un ton un peu trop familial.

- Cela faisait très longtemps que nous nous étions plus vu Athéna… ma chère et tendre sœur.

- Tu as perdu depuis fort longtemps le droit de m'appeler ainsi Arès, répondit Saori de façon castratrice.

- Oh… ça me fait très mal ce que tu viens de dire la, répliqua Arès feintant d'être choqué pour camoufler son arrogance.

- Quel est l'objet de ta présence en ce lieu qui plus est !?

- Tu dois t'en douter Athéna. Fit-il en déportant son regard.

Arès porta son regard sur Sonia en affichant toujours ce sourire arrogant. Celle-ci tenait toujours avec fermeté son fils et toisait de son regard vert émeraude le dieu droit dans les yeux sans la moindre once de peur et même tout du contraire.

- Tu es tombée bien bas Athéna. D'abord, tu te réincarnes corps et âme pour vivre parmi les humains et à présent en plus tu oses nous trahir en acceptant parmi les tiens la bâtarde progéniture du panthéon romain.

Sonia se sentait insultée, mais savait que cela était dans la nature du dieu de provoquer ses adversaires en déblatérant les pires calomnies lui venant à l'esprit pour pousser ses opposants à bout. Elle grinça des dents, mais conserva son sang-froid face aux déblatérations de l'Olympien.

- Tu es la fille de mon alter-ego romain si je ne trompe pas. Un simple ersatz de ma personne, une caricature de dieu. En conclusion : une pseudo-divinité pathétique.

- La ferme ! De quel droit oses-tu insulté mon père !

- La fille ainée qui défend son père comme c'est… écœurant.

- Mon père n'était pas un raté ! Il a décidé de vivre parmi les humains tout comme la déesse Athéna et fut épris d'une humaine, ma mère. Certes, il a fait des erreurs, mais l'erreur est humaine et cela était la preuve de son humanité. Je ne laisserais personne salir sa mémoire !

L'éloge de la fille à propos de la mémoire de son père amusa le dieu qui éclata de rire. Arès se demandait comment Sonia pouvait-elle déblatérer autant d'idiotie en si peu de temps. Après tel père, telle fille et l'influence de Saori avait dû également jouer. Il ne ressentait que du mépris envers cette chose à moitié déesse. Une "chose" voila tout ce que représentait Sonia à ses yeux. Arès la réduisait à l'état dégradant d'objet qui était et a toujours été selon lui la véritable place de la femme dans la société. Une "chose" servant de faire-valoir à celle qui partage la moitié de son ichor.

- Donnez-moi l'enfant ! Et personne ne sera blessé.

- Hors de question !

- Dans ce cas…, je vais tous vous tuer !

Sonia plaça de force son enfant dans les bras de Saori et la poussa sans la moindre délicatesse en arrière. Elle se plaça ensuite dans la trajectoire du dieu et engagea le combat sans attendre. Au terme d'une foulée sur une courte distance, elle plaça sa jambe droite en arrière tandis qu'elle plaça tout le poids de son corps sur la pointe de son pied gauche et fléchi la jambe.
À l'aide de sa musculature guerrière s'étant taillée au fils des combats, elle insuffla un mouvement d'impulsion et bondit sur Arès en renvoyant sa jambe se trouvant en retrait, en avant. Lui assénant de la sorte un terrible coup de genou dans l'abdomen. Sans la protection octroyée par sa cuirasse, la puissance du coup exécuté par Sonia lui aurait perforé la paroi intestinale.

Néanmoins, il n'empêche que l'impulsion induite par l'impact du coup physique repoussa le dieu en arrière avec une redoutable violence. Arès redressa la tête et passa sa main dans sa chevelure noir ébène comme pour signifier que cette offensive ne lui avait pas causé le moindre mal. Il tendit ensuite son bras dans le prolongement de son épaule et fit apparaitre dans le creux de sa main une sphère cosmique rouge sang.

- Tu fais face au seul et unique dieu de la guerre. Regarde donc ce qu'est la véritable puissance !

L'Olympien intensifia son cosmos, de celui-ci émanait d'odieuse vibration barbare et sanguinaire. D'un simple revers du bras il projeta sa sphère qui pris une l'apparence d'une lance droite en direction de Saori. Bien que la projection cosmique se déplaçait à une vitesse photonique, Sonia put anticiper sa trajectoire et l'intercepta afin de la briser dans sa main. Cela n'était qu'un avant-gout de sa puissance. Ce genre de démonstration de force était dans la nature d'Arès. Il jaillir à présent un nombre incalculable de projections cosmiques qui fondirent toutes mutuellement sur l'emplacement de l'Olympienne.

- "Crimson Needle" !

La Gold Saint du Scorpion croisa ses bras tandis que son cosmos doré s'amplifia de seconde en seconde. Une fois prête, elle décroisa ses bras qu'elle tendit dans le prolongement de ses épaules, déchargeant de cette façon toute l'activité cosmique parcourant son corps. D'innombrables dards rougeoyants jaillirent dès lors des mains de Sonia.

Les deux projections cosmiques se déplaçant exactement à la même vitesse s'écrasèrent et se brisèrent dans un grand fracas lors de leur rencontre. Le bruit ainsi engendré fut ni plus ni moins qu'une énorme cacophonie difforme et dysharmonique. Toutes les projections ne s'étaient pas mutuellement détruites, une était parvenue a passé aux travers les mailles du filet et érafla Sonia a la joue, une légère trainé de sang perla a la surface de sa peau et y coula délicatement. Arès esquissa un sourire satisfait à la vue de cette blessure infligée à son opposante.

- Qu'espérais-tu en affrontant le dieu de la guerre ? Pensais-tu que tu pourrais…

Le dieu s'arrêta net dans sa phrase après avoir ressenti quelque chose de chaud couler le long de l'une de ses joues. Il y porta une main et put apercevoir des traces d’ichor lui maculant les bouts des doigts. Un des dards était également parvenu à se frayer un chemin au travers de son offensive pour l'atteindre en plein visage sans même qu'il ne le ressente. Le sourire arrogant d'Arès disparut du visage du dieu pour apparaitre au bout des lèvres de Sonia qui essuya du revers de sa main le filet de sang coulant de sa joue

- Ordure de romaine !!! Fulmina Arès.

- Moi, Sonia, fille du dieu de la guerre vais te repousser en dehors de ce lieu saint au nom de la déesse Athéna !

- Comment oses-tu ! Je suis le seul et unique dieu de la guerre !

L'Olympien fit exploser son cosmos sous le joug de la colère engendrant un terrible brasier autour de lui. Les néfastes vibrations qu'il dégageait n'en furent que décuplées, jetant de la sorte un voile de malaise et d'oppression sur le Sanctuaire et ses environs.

- Je vais tous vous anéantir et réduire ce lieu en cendre !

Blessé dans son ego et se sentant humilié par la fille de son alter-ego romain. Cette fois-ci Arès était courroucé et rentra dans une colère destructrice et dévastatrice. Seul le sang peut à présent apaiser sa colère et pour se faire il allait réduire le Sanctuaire et tous ses habitants en cendre, sa demi-sœur la première.

- Quel ignoble cosmos !

- Sonia ! Écarte-toi immédiatement !

L'Olympienne savait pertinemment ce qui arrivait quand son demi-frère rentrait dans cet état second de folie guerrière et sanguinaire. À plusieurs recourent au travers de l'histoire, elle peut en être l'infortune et impuissante spectatrice. La Gold Saint du Scorpion prit en la décision en son âme et conscience d'ignorer les ordres venant de lui être donné par sa déesse afin de s'opposer au dieu pour l'empêcher de parvenir à ses fins. La Gold Saint du Scorpion fondit sur l'Olympien, poing en retrait qu'elle rabattit en avant lors du contact physique avec Arès. Leurs doigts se croisèrent alors l'un dans l'autre donnant naissance à un redoutable bras de fer.

- Tu seras ma première victime maudite romaine !

- Je ne te laisserais pas faire !

De la confrontation de ces deux opposants se naquit une véritable ignition de puissance qui si elle venait à être relâché détruirait toutes formes de vie dans le Sanctuaire et ses alentours. Une puissance qui caractérise bien la mentalité du dieu face auquel Sonia faisait face et qu'elle tentait de dompter comme elle le pouvait. Au fur et à mesure que le temps s'écoule, la Gold Saint du Scorpion perdait du terrain. Elle était en train de se fatiguer en vain face à un adversaire beaucoup plus puissant qu'elle. Qui plus est la puissance qu'il était en train de déchainer l'écrasait de plus en plus surtout que Sonia la subissait de plein fouet.

- Combien de temps espères-tu encore pouvoir contenir ma puissance ?

- Antares prête moi ta force !

La Gold Saint du Scorpion intensifia prodigieusement son cosmos incandescent qui prit sa plus belle et somptueuse teinte dorée. Lorsqu'il atteint son paroxysme, celui-ci explosa et rentra en combustion spontanée.

- Je vais faire voler cet endroit en éclat !

Sonia ne parvient plus à retenir la puissance d'Arès qui fut relâchée et menaçant de tout détruire tout le Sanctuaire. Elle fut la première à subir de front ce déferlement de puissance à l'état brut qui lui occasionna de sérieuses blessures en dépit du fait que sa Gold Cloth la protégeait. Elle ne comptait pas faillir à son devoir, elle se devait de protéger Saori ainsi que son fils jusqu'au bout quoique cela lui en coute.

- « Antares Maelstrom » !

Le cosmos de Sonia se mit dès lors à tourbillonner autour d'elle et de son opposant. Une titanesque tornade s'éleva telle une colonne vers les cieux, déchirant l'obscurité au sommet du Sanctuaire. La température devint en l'espace d'un instant accablante au point d'en faire chuter à genoux Saori qui était à présent en sueur, protégeant l'enfant dans l'étreinte de ses bras. La température extérieure n'était rien comparée à celle au cœur du Maelstrom. Le dieu grec et la semi-déesse romaine étaient à présent soumis à une fournaise infernale. La température inestimable était tel que leur sueur s'évaporait à peine secrétée par le corps.

- Penses-tu qu'une simple tornade de flamme puisse retenir ma puissance !?

Sonia ne répondit pas à la question, elle était pleinement concentrée sur la canalisation de son Maelstrom de sorte à circonscrire la puissance d'Arès à l'intérieur de ce dernier. Mais l'utilisation de l'Antares Maelstrom était une arme à double tranchant. Le premier étant que le rythme cardiaque de Sonia avait augmenté jusqu'à son paroxysme, un rythme cardiaque intense qu'elle seule peut supporter, n'importe qui d'autre, même un Saint serait déjà mort d'un infarctus. Le second est qu'une fois le Maelstrom terminer le rythme du cœur de Sonia passerait d'un extrême à un autre et la rendrait impuissante, mais surtout à la merci de son adversaire.

Quoi qu'il en soit, Sonia ne pourrait plus soutenir ce rythme encore bien longtemps. La puissance d'Arès commençait à lui échapper des mains tout en augmentant dangereusement d'intensité. La protection protégeant son bras commençait à se fissurer et ces dernières serpentèrent tout le long de ce dernier jusqu'à ce qu'inexorablement cette partie de la Gold Cloth vole en éclat tandis que le reste de son armure suivait le même chemin.

- Cette fois-ci, c'est terminer !

- Dans très peu de temps, j'aurais brulé l'intégralité de mon cosmos et je m'effondrais inconsciente au sol, mais… même si nos corps sont brisés, le cosmos est immortelle ! Embrase-toi de ton plus bel éclat ! O mon cosmos !

Sonia poussa l'intensité de son cosmos à son summum, augmentant par la même occasion la combustion de ce dernier pour alimenter son Maelstrom qui devint plus dangereux que jamais. De cette façon, elle contribuait également à détruire encore plus vite sa Gold Cloth.

- Je vais anéantir ce lieu sacré a jamais !

Une titanesque explosion se produisit au cœur du Maelstrom, faisant exploser ce dernier dans un fracas assourdissant et aveuglant qui déchira le voile de la nuit l'espace d'un instant. La puissance du dieu fut libérée, mais le Maelstrom avait parfaitement joué son rôle de tampons en absorbant le plus gros de la puissance de l'explosion. Le reste de la salve cosmique qui se déversa dans le Sanctuaire fut bien moindre et ne provoqua que des dégâts mineurs. Dans le même temps des éclats d'armures volèrent dans toutes les directions tandis qu'un épais manteau de fumé se fumée recouvrit le sommet du Sanctuaire.

Saori ne voyait plus rien au travers de fumée à l'odeur particulièrement nauséabonde. Elle ne ressentait plus aucun cosmos que ce soit celui de la Gold Saint du Scorpion ou celui de l'Olympien ce qui lui fit redouter le pire. Quand le voile de fumée levé par l'explosion fut emporté et dissipé par le vent. Elle découvrit avec stupéfaction tous les deux se tenaient toujours debout, mais leur corps avait énormément souffert du souffle de l’explosion cosmique.

Sonia se tenait debout de façon assez précaire, sa robe beige était maculée de sang qui ruisselait abondamment de son corps. Sans compter que sa Gold Cloth avait volé en éclat. Face à elle se tenait toujours Arès qui n’en était pas sorti indemne non plus. Le dieu était à présent torse nu et perdait également beaucoup d’ichor.

- Comment ai-je pu être blessé par ce déchet romain ! Alors que je suis Arès ! Je suis le Dieu de la Guerre !! Je suis… INVINCIBLE !!!

- N’oublie pas que je suis la fille ainée du dieu de la guerre hé hé

Arès au comble de la rage et de la colère poussa un profond cri de guerre avant de se renfrogner. Il ne pouvait pas se permettre de tout perdre sur un coup de tête. Il ne pouvait qu’à se résoudre à battre en retraite. Cependant avant de se retirer il tient en mettre en garde les responsables de sa déchéance de ce soir.

- Athéna... rien n'est fini entre nous ! Attends-toi à me voir revenir !

Il était inconcevable qu'il soit vaincu avant même que la véritable guerre ne commence. Il rassembla les dernières forces qu'il lui restait encore dans l'état dans lequel il se trouvait dorénavant et quitta sur-le-champ le Sanctuaire. Dès lors que l’Olympien battit en retraite, la tension s’en alla chez Sonia qui s’effondra par terre suite à ses blessures.

Cela faisait des éons qu'il n'avait plus été blessé à ce point et dont très peu de personnes peuvent s'en vanter. Qu'à cela ne tienne et qu'importe le temps que cela lui prendra. Arès se fit la promesse solennelle de se venger non seulement de sa némésis de toujours : sa demi-sœur, la déesse Athéna. Il n'oubliera pas de châtier celle qui ce soir l’a mis dans cet état