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Foire à l'OS

Chapter Text

-Sérieusement Vlad, y a-t-il une fois où vous ne cherchez pas à vous tuer mutuellement ? Demandait Bulgarie en pansant ses blessures.

À ces mots, Roumanie se perdit dans ses pensées.

« -Hey, Élizaveta~

-La ferme ! C'est Élie !

Le garçon manqué trépigna sur place pour ne pas lui plaquer son poing dans le nez et lui faire cracher ses dents.

Il lui titilla tant et si bien que les coups finirent par pleuvoir sur la nation roumaine qui tentait de les éviter en riant aux éclats.

-Hé ! Ça fait mal, là !

L'attrapant par les poignets, il l'immobilisa, bandant ses muscles.

-T'es vraiment une brute. Comme ton barbare de père !

-Et toi, t'as vu ta mère, Fattyú !

Il se contenta de rire de nouveau avant de l'embrasser subitement.

-Non mais t'es pas bien ?! Rugit Hongrie lorsqu'il la relâcha.

Il l'embrassa de nouveau. Encore une fois, puis une autre, dès qu'elle prononçait un mot avec violence à son encontre.

-Mais... mais... haleta-t-elle, le souffle court.

-Dis donc petite chèvre, tu aurais envie de tester l'empalement à la roumaine ?

Il lui fit un clin d'œil à la fin de sa phrase, la faisant rougir.

-Tu... Tu... Vlad !

-C'est moi, oui~

Il craignit un instant de recevoir un autre coup lorsqu'il croisa son regard assombri. Mais il ne s'attendait nullement à ce qu'elle l'embrasse avec cette violence qui la caractérisait tant.

Ils se savaient seuls, loin de leurs armées et de leurs populations, loin des autres nations, sur la terre hongroise.

-Alors, cet empalement ? J'attends... souffla-t-elle d'une voix rauque.

Elle glissa ses mains sur le torse musclé contre lequel elle se trouvait. Elle pouvait sentir le trouble envahir son corps et son esprit, et elle comptait bien en profiter si lui ne le faisait pas.

Cette pensée eut à peine le temps de traverser son esprit que son pourpoint était grand ouvert et que le bandage serrant son début de poitrine était à ses pieds.

-Vlad... râla-t-elle avant de gémir

Elle pouvait sentir les canines pointues sur ses mamelons alors que les mains agiles agaçaient son épiderme tendre. Élie tenta de se rattraper à lui, agrippant ses épaules, ses cheveux, ses bras, mais elle finit par tomber au sol, tremblante de tous ses membres.

-Je n'aurais jamais cru te voir un jour aussi faible...

-T... Pofa be ! Continue...

Elle se tendit lorsque le contact de la peau nue de son tendre ennemi contre la sienne se fit, l'électrisant presque.

Que ce soit celui qu'elle haïssait tant qui lui fasse découvrir les délices de la chair lui paraissait presque ironique, mais elle avait mieux à faire, mieux à penser... Comme le fait que sa virginité lui avait été ravie et qu'elle se faisait peu à peu envahir par la Roumanie.

Mais non. Elle préférait se perdre dans cette étreinte délicieuse qui lui faisait tourner la tête et son souffle.

-Vlad...

-Presque fini... souffla-t-il dans un râle et de s'écrouler sur elle.

Ils restèrent dans cette position, haletants et couverts de sueur, se moquant bien d'être découverts.

-Tu... Pourquoi fais-tu ça ?

D'un coup de rein, il se sépara d'elle et roula sur le dos, frissonnant au contact de l'herbe fraîche.

-J'en avais envie. Et toi aussi.

Hongrie se redressa, le regardant d'une manière insondable.

-Qu'est-ce qui te le prouve ?

-Tu ne t'es pas débattue. Tu n'as pas refusé. N'essaye pas de me faire passer pour un violeur, merci.

Il s'assit à son tour, plongeant son regard sombre dans le sien.

-Tu en avais envie, répéta-t-il.

Elle se mordait la lèvre, mal-à-l'aise.

-Oui, avoua-t-elle. Et depuis longtemps.

Ils se penchèrent en même temps pour un baiser bien plus doux que ceux précédents.

-Ne crois surtout pas que je te lâcherai de sitôt, chère amazone.

-Et moi encore moins, insupportable casse-pied. »

-Il fut un temps, effectivement, où ce n'était pas des coups qui s'étaient échangés, déclara Vlad sur un ton rêveur.

Boris ne chercha pas à savoir, continuant d'appliquer le désinfectant, laissant son vieil ami dans ses souvenirs d'autrefois.