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The way the Lord and his Lady had fell in love

Chapter Text

The letter who change everything

 

Lieu Londres, chambre de Laurie.

Me voilà installé à Londres depuis à peines 2 ou 3 semaines, ou serais-ce 4 ? Je ne sais plus, à vrai dire le temps me paraît passer incroyablement lentement, je m'ennuie, la vie londonienne ne m'attire pas. Danser avec des jeunes femmes, boire plus que de raison et ne rien faire me déprime. J'en suis aujourd'hui arrivé à un stade ou un simple geste quotidien me la rappelle. Je me lève du lit après que les premiers rayons de soleil soient apparus je regarde un instant ce spectacle et cette couleur jaune me refait penser à ses cheveux blonds soyeux, je rêverais de pouvoir passer délicatement ma main dans ses boucles, ou défaire avec minutie sa coiffure. Lorsque je suis attablé pour le petit déjeuner face à ma tasse de café je repense aux moments où elle me rabrouait gentiment en me rappelant que le café n'était pas conseillé en vive quantité. Puis si je vais simplement flâner en ville, chaque chapeau de couleur bleu ou blanche, chaque chariot me refait penser à nos retrouvailles et aux différents rendez-vous que nous avions pus avoir. Elle est ancrée en moi avec une telle puissance que l'amour que je portais pour Jo pâlit dangereusement face à celui que je porte pour Amy. Elle me manque, son refus face à ma semi-déclaration ne m'as pas rendu si triste, j'en suis même ressorti avec un amour encore plus puissant. Mais à l'évidence mon simple amour ne lui suffira pas, Amy est une femme à poigne, elle veut venir en aide à sa famille, et cela quitte à s'auto-sacrifier. Tante March l'as bien compris et a tiré profit de l'attitude sage et sûr d'Amy.

Amy March, lorsque son nom passe la barrière de mes lèvres je sens une douce chaleur m'emparer, penser à la courbe angulaire de son visage, ses yeux ronds, sa bouche de bébé et... un sourire vient éclairer mon visage, je vois défiler la scène de notre première rencontre, cette jeune fille marchant autour de ma maison à la recherche désespéré. Son visage triste m'avait ému, et sa fougue m'avait étonné, mais j'étais un gamin qui s'arrêtait à la beauté de Jo March et n'avait pas su saisir la douceur et la sincérité de Amy March. J'ai joué sans le savoir et voilà comment le bon dieu me punit, je suis à présent réellement amoureux et mon sale ancien ami Fred m'empêche de saisir ce bonheur.

Amy me mépriserait-elle d'ailleurs ? Ces lettres se font rares, voire inexistantes depuis mon départ pour Londres. Devrais-je lui écrire ? Devrais-je la rejoindre et retenter ma chance avant qu'il ne soit trop tard ? Ou serais-ce déjà trop tard ? Oh je n'en peux plus ! Je ne souhaiterais qu'une simple lettre dans un ruban bleue, comme celle qu'elle avait coutume à m'envoyé. Mes pensées continuaient à s'égarer quand soudain un coup à ma porte retentit, j'allais ouvrir et devant moi se trouvait un majordome, il me tendit une lettre avec mon nom inscrit et celle-ci était joliment entouré d'un ruban bleue. Je souris inconsciemment. Je remercia l'homme et alla m'installer dans le fauteuil en cuir dans lequel je m'étais installé plus tôt, je posais la lettre devant moi. Que devrais-je faire ? L'ouvrir ou la laisser reposer sur la table ? Son contenu me terrifie, l'intérieur de cette lettre pourrait sceller définitivement mes derniers espoirs. Mais si je ne l'ouvre pas je ne pourrais pas lui répondre et je ne pourrais pas la laisser sans réponse. L'amour est quelque chose de compliqué et à une compréhension pratiquement insaisissable. Je me croyais amoureux pour toujours de Jo, mais cet amour n'était finalement qu'un amour dont je croyais la seul issu de mon existence. Je ne voulais pas ouvrir les yeux sur ce que je pouvais voir ailleurs, je pensais que l'amour pouvait se commander et apparaître comme par enchantement, j'ai voulu forcer le cœur de Jo à m'aimer, mais on ne peut pas forcer un cœur à faire ce qu'il ne désire pas. Je plonge à nouveau mon regard vers cette lettre, les lettres de mon prénom sont inscrites avec finesse comme pour atténuer le contenu de l'intérieur de celle-ci. Je n'ai ressenti cette sensation de peur et de palpitations depuis le refus de Jo mais cette fois-ci c'est différent, je sais que qu'elle qu'en soit l'issu celle-ci me fera soit devenir l'homme le plus chanceux ou le plus désespéré de l'histoire. Je prends délicatement cette lettre dans mes mains, je détache avec une infinie délicatesse ce ruban bleue qui l'entoure, je le laisse dans le creux de ma main quelques instants, puis je ferme celle-ci pour garder ce petit objet d'espoir comme porte bonheur. Tout ce que je souhaite c'est que les nouvelles ne soient pas celle de son futur mariage. Je finis par ouvrir cette lettre.

 

Cher Laurie,

Voilà plusieurs semaines que je ne t'ai pas écrit, tu m'en voit sincèrement désolé, mais quand j'ai souhaité venir te parler Tante March m'a informé de ton départ précipité pour Londres. Je me suis alors retrouvé un peu perdu dans ce que je devais faire, je ne savais pas si tu aurais daigné répondre à une de mes lettres après comment c'était déroulé notre dernière rencontre dans le parc.
Avant toute chose sache mon cher Laurie que tu compte immensément dans mon cœur. J'espère juste que ce que j'ai fais en vaut la peine et que je ne le regretterais pas dans le futur.
J'ai refusé Fred Vaughn.
J'aurais souhaité t'en parler face à face mais ton départ précipité m'en a empêcher. J'ai compris que je ne pourrais jamais lui porter l'amour que je te porte. Te voir aimer Jo pendant toutes ces années a été un déchirement physiquement et mentalement, je m'engage à présent dans l'inconnu en t'avouant tout cela, j'espère que ce que tu as prétendu sous-entendre dans le parc ce jour-là n'est pas que de la poudre aux yeux et que dès que l'on se rendra de nouveau dans le Massachusetts tu ne me laissera pas et me fera regretter mon refus.
Mon cher Laurie tu m'as toujours connu comme la Amy forte et sûr de ces choix, mais cette fois-ci j'ai fais un choix du cœur et j'espère que mon cœur ne sait pas tromper.
Je te pris de me rejoindre à Paris incessamment sous peu, j'aimerais qu'on puisse en parler de vive voix.

Avant de te laisser face à tes réflexions mon cher Laurie je tenais à te remercier. Tu as été le meilleur compagnon de péripéties Parisiennes dont j'aurais pus rêvé, malgré tes quelques dérapages. Tu m'as été d'un grand soutien et une présence chaleureuse dans les moments difficiles. Je ne pense pas que Marmee ou encore Jo auraient été aussi présente que tu l'as été.

Merci mon Laurie.
Ta Amy March.

 

Je restais sans voix face à cette lettre qui dépassait toutes mes espérances. Amy ne me méprise pas, elle souhaite même que je la rejoigne à Paris. Elle a refusé Fred... Je n'ai plus rien à faire à Londres. Je me lève et sort dans le corridor appelé un majordome, j'en vois un au bout du couloir, je l'interpelle.

Laurie: Mon cher quand part le prochain bateau pour Paris ?

Il me fait signe d'attendre un instant, il se dirige dans une salle sur le côté, il émerge de celle-ci à peines quelques instants plus tard.

Majordome: Le prochain part à 20h monsieur.

Laurie: Bien merci, pourriez-vous prévenir la réception que je libère ma chambre ?

Majordome: Bien monsieur.

Laurie: Merci à vous.

Je courus jusqu'à ma chambre et ramassait ma valise puis y déposait mes quelques affaires, le bateau partait dans moins d'une heure. Après avoir tout rassemblé je me dirigeais vers la table ou j'avais laissé la lette et le ruban, je les prît, puis déposait la lettre dans l'intérieur de mon veston, et j'enroulais le ruban autour de mon poignet. Je l'étudie un moment, toutes mes peurs avaient soudainement disparu laissant place à un sentiment d'espoir intense. Je ne réfléchis guère plus longtemps et me remis à courir pour aller prendre mon bateau.
Amy March je ne vous ferais pas regretter votre choix soyez en certaine.

 

Paris the place of the soul mates

PDV extérieur:

Une jeune femme aux cheveux blonds tressés en un chignon est debout face à son chevalet en pleine réflexion, elle est installée devant celui-ci depuis environ 2 heures. Elle tente à nouveau de peindre un bouquet de rose rouges et blanches, elle souhaiterait que son tableau ait quelque chose de transcendant, que lorsque que l'on le regardera on y verra un aspect autre que la simple représentation d'un bouquet, mais elle avait beau essayer de concentrer son esprit sur son travail celui-ci en avait décidé autrement et se laisser aller à penser à un grand jeune homme à l'allure décontracté, des cheveux noirs de jais placé dans un style qui lui est si caractéristique, et des yeux verts qui lorsque vous vous y plongez un trop long instant votre esprit en est perturbé et marqué à jamais. Son esprit est si plongé dans la pensée qu'elle n'entend pas les bruits de pas arrivant derrière elle.

PDV Laurie:

 

Voilà deux jours que j'étais en voyage pour atteindre Paris, à peine avais-je posé les pieds sur le sol français que je m'étais mis en recherche de Amy. J'avais fait un détour par la résidence March mais Tante March n'y étais pas et les cousines de Amy m'apprirent qu'elle était dans son atelier depuis le début du lever du jour. Je les avais grandement remercié et m'étais alors mis en route pour rejoindre l'atelier. Arrivé devant la porte de celui-ci j'hésitais un instant, devrais-je toquer comme toute personne non invité ? Non je vais la surprendre en rentrant sans faire de bruit. Je poussais alors la porte de l'atelier et m'introduisit à l'intérieur avec le plus de silence possible. Quand je décalais ma tête du côté de la porte c'est là que je la vit, elle me tournait le dos, face à son chevalet elle semblait en pleine réflexion, mon dieu même de dos cette femme est splendide. Je me rapprochais discrètement, je vis un fauteuil positionné juste derrière elle, je m'y installais de façon à ce que mes jambes soit tenu par l'accoudoir gauche et ainsi j'avais vue sur une partie de son visage, je l'étudiais un instant, ce visage de bébé, si familier me réchauffe le coeur. Je décidais finalement de la sortir de sa torpeur.

Laurie: "Doute que le feu soit dans la terre, doute que les astres se meuvent, doute que la vérité soit la vérité, mais ne doute pas de mon amour".

Sa réaction ne se fit pas attendre, elle sursauta et dû se retenir légèrement à son chevalet, je l'entendis reprendre une respiration avant qu'elle ne daigne alors tourner la tête dans ma direction. Son visage exprimait encore l'étonnement qu'elle avait eu en entendant ma voix. Un sourire significatif s'étendit sur mon visage avant que je ne puisse l'empêcher.

Amy: William Shakespeare, Hamlet.

J'hocha la tête en accord.

Laurie: Une des rares choses que Mr Brooke ait réussi à me faire apprendre.

Amy: Je vois, vous avez dû alors le ressortir nombre de fois à différentes jeunes femmes.

Laurie: Des vers de Shakespeare ne se distribue qu'avec parcimonie à celle qui en mérite l'attention.

Je vis un semblant de sourire orner le coin de ses lèvres, je ne pus m'empêcher de laisser échapper un petit sourire admiratif. Je détournais alors un instant mon regard de sa beauté.

Laurie: Comment ce porte Fred ?

Amy: Tu dois le savoir puisque tu es ici à présent et non à Londres.

Amy March ne se laisse pas facilement avoir par mes petites manigances.

Je la vois du coin de l'oeil déposer son chiffon et ses pinceaux sur le rebord du chevalet. Puis je tourne de nouveau mon regard dans sa direction, cette fois-ci on se fixe dans les yeux.

Amy: Je ne me marie pas avec Fred, je ne l'aimais pas comme j'aurais dû, tu n'as aucune obligation à faire quoi que ce soit ou dire quoi que ce soit. Je souhaitais simplement que tu sois tenu au courant.

Laurie: Amy ?

Pendant qu'elle parlait elle n'avait pus s'empêcher de regarder vers le bas, et donc n'avez pas vu que je m'étais levé et que nous étions à présent face à face.

Amy: O... oui ?

Laurie: Laisse moi te dire quelque chose d'important.

Je me rapprocha un peu plus d'elle tout en continuant à garder le contact visuel. Elle était à présent coincé entre moi et le chevalet. Elle n'avait plus le choix que de m'écouter, je vis que cette situation la troublait car son souffle commençait à devenir instable et ses joues tendaient vers une légère couleur rosée, cela m'intima de continuer dans ma démarche, je troublais Amy March et j'en étais très heureux. Si elle savait à quel point elle obnubile mes pensées et de plus mon coeur.

 

PDV Amy:

Le visage de Laurie et surtout son corps était devenu bien trop proche pour une relation amicale entre un homme et une femme, je m'en retrouvais complètement décontenancé. Seul lui était capable de me faire ressentir ce genre de chose. Mais je ne devais pas me faire de fausses idées, il pouvait très bien être entrain de jouer avec mes sentiments, me faire croire à un amour qu'il me porterait un temps et dés que nous rentrerions au Massachusetts celui-ci disparaîtrait comme une feuille emporté par le vent dés que Jo reviendrait sur le devant de la scène. Malheureusement je ne pouvais empêcher mon corps de réagir à cette situation, mon souffle devenait erratique, mes joues se coloraient et mes mains devenaient moites. Je ne pouvais me sortir de cette situation que par attendre qu'il m'avoue ce qu'il tenait à me dire. Je parvins à relever mon visage vers le sien, je me concentrais pour reprendre mes esprits et parvenir à garder un visage neutre ce qui me semblait presque impossible au vus de notre position.

Laurie: Tout va bien Amy ? Tu me sembles perturbé.

Toujours aussi taquin ce Laurence.

Amy: J...Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler mon cher. Et bien à présent dites-moi ce que vous souhaitiez tant me tenir informé.

Nos yeux étaient plongés les uns dans les autre, rien autour de nous n'avait guère d'importance. Je pouvais discerner dans ses yeux vert profond une sorte d'étincelle, je n'arrivais pas à savoir ce qu'il pensait, je ne pouvais donc me préparer à ce qu'il allait me dire. Je repris mes esprit quand j'entendis le son de sa voix.

Laurie: Amy March tout d'abord vous devez savoir quelque chose d'une importance capitale, vous êtes la seule femme qui ait jamais réussi à dompter et subjugué Theodore Laurence, Jo était certes mon béguin d'enfance mais elle n'a jamais réussi à m'apprivoiser complètement. Je me rends compte aujourd'hui que cette amour n'était finalement qu'un engouement enfantin, j'ai crus être amoureux d'elle et qu'elle tomberait amoureuse de moi si j'arrêtais de faire tout ce qu'elle détestait, j'avais arrêté le billard, la frivolité pour elle mais au fond je n'en étais pas heureux, le véritable amour ne vous demande pas de vous transformer en quelqu'un que vous n'êtes pas. Vous Amy avez réussi à vous infiltrez dans tout mon être, mon esprit est imprégné de votre présence. Vous êtes entrer en moi comme la plus douce des mélodies. Vous m'avez ouvert les yeux sur les erreurs que je pouvais commettre, mais à aucun instant vous n'avez essayé de me façonner dans la manière dont vous voudriez que je sois. Vous Amy March avait sus aimer le triste mais excentrique Théodore Laurence dans ses défauts et ses qualités. Je n'ai malheureusement pas su déceler toute votre bonté singulière, votre beauté illuminatrice, votre unicité, et bien entendu votre amour qui méritait une attention des plus minutieuses. Le fait de savoir Fred en liste pour votre amour m'a fait ressentir un profond sentiment de jalousie qu'au départ je repoussais croyant que ce n'était qu'un simple sentiment protecteur envers vous, mais je me trompais, ce sentiment si désagréable n'était simplement que la preuve de mon amour à votre égard. Vous êtes une femme de poigne Amy, vous n'êtes pas inférieure à Jo et en aucun cas un deuxième choix, vous m'avez révélé un vrai secret en ces quelques semaines passés au près de vous ma chère Amy. Vous ne vous doutez sans doute pas de ce que cela peut bien être, je vais vous le confier. Amy vous n'êtes pas un second choix, et vous n'êtes pas celle dont je me contente par rapport au refus de Jo. Non Amy je vous choisis vous car vous êtes le choix du cœur, le choix le plus pure et le plus véritable. Je vous aimes Amy March et cela ne risque pas de s'enfuir et ce ne sont pas des paroles en l'air. Je vous aimes de tout mon cœur Amy, et si vous refusiez mes avances je comprendrais sachant mon passé mais sachez que je ne pourrais pas vous promettre d'arrêter de vous aimez. J'ai fermé les yeux pendant trop de temps, aujourd'hui ils ne souhaitent qu'être en relation avec les vôtres. Et tant bien même vous me méprisez je continuerai à t'aimer Amy March et cela jusqu'à mon dernier soupir.

J'étais pétrifié comme hors du temps, je ne semblais pas prendre complètement conscience de tout ce que venez de me livrer Laurie. Mon esprit ne semblait pas vouloir tout intégrer, comme s'il doutait encore de la véracité de ses révélations. L'amour de ma vie m'avouait de la plus passionnelle des façons ce qu'il ressent pour moi, la moi de l'enfance qui rêvais de prince sur un cheval blanc venant la balayé de sa triste existence serait sous le choque elle aussi. Durant tout son discours je ne l'avais pas quitté des yeux, essayant de déceler si tout ce qu'il me confiait étaient vrai. Des larmes se profilaient.

Me sortant de mon étude de ses yeux une des mains de Laurie vint essuyer une larme salée sur ma joue. Je vis alors l'ensemble de son visage, celui-ci reflétai toute son angoisse à ma réaction, peut-être avait-il peur que je le renvoie comme l'avez fait Jo, mais je ne ferais pas cette erreur. J'espère juste qu'il saura me prouver la véracité de ses paroles dans le temps. Je le sentis dégager sa main, puis commençait à s'éloigner de moi comme un signe de réminiscence, une vague de panique montait en moi et j'attrapais son poignet, le souvenir bref de cette soirée au bal me revint comme un flash, cette fois-ci les rôles étaient inversés. Il regarda un instant ma main autour de son poignet puis vint poser ses yeux sur moi.

Amy: Laurie je ne suis pas Jo et j'espère que tu en as conscience, je n'ai pas la même fougue qu'elle, je ne suis pas aussi excentrique. J'ai changé depuis l'enfance, j'ai parfois mes caprices mais à présent je sais ce que je souhaite et ne souhaite pas, la vie m'a appris à ne compter que sur moi-même pour survivre. Je n'aurais pas été heureuse avec Fred, je ne l'aurais pas aimer comme j'aurais dû parce que tu hantais mes pensées depuis ton arrivée à Paris. Tu n'imagines pas à quel point te voir détruit par le refus de Jo m'a fait de la peine et du mal. Je savais que je ne pourrais jamais l'égaler dans ton cœur.

Je pris une respiration avant de continuer, ce qui allait suivre aller changer nos existences à jamais.

Amy: mais... mais je veux que tu saches Théodore Laurence que je t'aime, et cela depuis toujours, alors s'il te plaît ne me fais pas regretter mon choix.

Les mains de Laurie vinrent se poser l'une tassant le bord de ma joue, la seconde à la base de mon cou. Son visage n'était à présent qu'à quelques centimètres du mien, je sentais son souffle et l'odeur de son eau de Cologne, un parfum enivrant.

Laurie: Une dernière chose pour vous prouver la véracité de mon amour Amy March, j'ai tenté d'écrire mon opéra, quand j'en rêvais la nuit mon héroïne n'était pas brune Amy, elle était blonde.

Il marquait un temps comme pour reprendre ses esprits. Mon cœur battait si fort que j'en tremblais presque.

Laurie: Je vous aimes Amy March, pour qui vous êtes, et vous n'êtes certainement pas mon lot de consolation, vous êtes celle qui m'était destinée.

Je n'eu pas le temps de réfléchir davantage que ses lèvres vinrent se poser sur les miennes dans un baiser pressant, milles sensations vinrent à moi, mon esprit était en feu, je n'avais jamais ressenti cela. C'est comme si j'étais déconnecté du monde extérieur comme lorsque je peins mais cette fois-ci je suis avec quelqu'un d'autre. Je le sentis alors se reculer mais ne lui en laissait pas la possibilité en le rattrapant par le col de sa flanelle et je vint poser mes lèvres sur les siennes dans un baiser féroce, je ne me savais pas si sauvage, mes mains vinrent se placer à l'arrière de son cou et les siennes se croisèrent autour de mes hanches. Cette fois-ci tout mon être était en feu. Après quelques minutes de démonstration chauffé de notre amour nous reculèrent légèrement l'un de l'autre essoufflés, nos fronts collés les uns aux autres.

Laurie: Amy March vous serez la mort de moi.

Je ris, d'un rire doux et il me suivit. Nous sortîmes de notre rêverie à l'entente des roues d'une calèche arrivant dans l'allée. Mince Tante March j'avais oublié qu'elle venait me chercher. Je tentais alors de me dégager de l'étreinte de Laurie, si Tante March nous voyaient ainsi je craignais qu'elle ne fasse un malaise. Mais Laurie n'avait pas l'air de vouloir me laisser partir, il me serrait d'avantage entre ses bras. Je déplaçais à nouveau mon regard dans sa direction.

Amy: Laurie, si Tante March nous découvre ainsi j'ai peur qu'elle nous fasse une syncope...

Laurie: Qu'elle en fasse une, j'ai l'intention de faire étalage de mon bonheur ma chère Amy.

Je le regardais avec un sourcil relevé et un léger soufflement d'amusement.

Amy: Tu ne changeras jamais mon cher Laurie.

Laurie: En quelle honneur ? Cela vous plaît bien trop ma chère Amy.

Le bruit des chevaux se stoppant sur le gravier pouvait être entendu en arrière plan.

Je commençais à m'inquiéter un peu plus de la situation. Je trouvais finalement une solution, et j'étais sûr qu'il ne pouvait pas refuser ma proposition, en espérant qu'il n'en profites pas trop. Je lui souris alors avec un air malicieux, il me regardait alors étrangement.

Amy: Laurie, Tante March est sur le point de franchir le seuil de cette porte, je ne voudrais pas l'accueillir avec mon tablier de peinture, aurais-tu donc l'amabilité de me déboutonner ?

Je vis un sourire de compréhension passer sur ses traits, bien vite remplacé par un sourire malicieux. Je sens que j'aurais dû trouver une autre parade. 

Laurie: Mais avec plaisir darling.

A l'entente de ce nom mon corps fut traversé d'un frisson agréable et mes joues se réchauffèrent légèrement.

Il dégageait son emprise autour de mes hanches et se déplaçait derrière moi en une enjambée, je pouvais sentir sa présence derrière moi. Cette homme avait le don de me faire oublier ce qui m'entourait quand il était proche de moi. J'entendis les premiers boutons se défère, quand je pensais qu'il en était au noeud je commençais à tirer légèrement sur mon tablier et à me déplacer dans la direction de la porte. Soudain je sentis un bras m'attrapant par la hanche, m'empêchant alors tout mouvement supplémentaire, je fus enraciné sur place lorsque je sentis venir se poser dans le creux gauche de mon cou des lèvres. Un bruit jusqu'alors inconnu jailli de ma bouche, cette sensation dépassait ce que j'avais pus vivre quelques instants auparavant. Je le sentis sourire sur mon cou, comme satisfait de ce qu'il venait de créer en moi.

Tante March: Bien, bien je vois ce que c'est que de vous laisser une matinée sans surveillance Amy.

Je sursautais à l'entente de Tante March, je tentais de me dégager de l'emprise de Laurie mais celui-ci ne semblait pas décider malgré l'apparition de Tante March. J'avais dû mal à rester concentré.

Tante March: Mr Laurence cela serait trop vous demander de déplacer votre emprise sur le cou de ma nièce quelques instants, bien que je doute que cela vous déplaise mais je dois vous arracher de vos occupations pour quelques instants.

J'entendis un grognement bas de Laurie, je souris même si la situation était des plus gênantes. Il relevait alors la tête et regarda en direction de Tante March. Ses bras venant entourer chacune de mes hanches dans un geste que je qualifierais de protecteur, je ne pus m'empêcher de tourner mon regard dans sa direction un instant, je scrutais quelques secondes ce tendre minois, un sourire de bonheur venant orner mes traits. Il ne me regardait pas, car il était en pleine discussion avec Tante March mais je pus voir ses joues se coloraient d'un léger rose. Il n'était donc pas le seul à pouvoir me faire rougir, bien, nous allons pouvoir jouer Mr Laurence. Je redirigeais mon esprit vers la conversation.

Tante March: Bon je ne parlerais pas de votre histoire à vos parents respectif, mais arrivé au Massachusetts vous deux devrez entreprendre tout ce que bon ménage doit entreprendre. Et ainsi faire d'Amy une femme respectable. Bien je dois aller m'occuper des derniers préparatifs pour notre départ imminent.

Amy: Vous venez avec nous finalement Tante March ? Votre santé c'est améliorer ?

Tante March: Oui ma chère enfant, à présent attelons-nous afin de rejoindre au plus vite le chevet de la jeune Beth. Je vous attends dans la calèche.

A ces derniers mots elle tourna les talons. Je regardais un instant le vide, la réalité venait de me revenir en plein visage, la maladie de Beth, le retour en Amérique, et surtout Jo. Laurie remarquait mon malaise, il vint se placer devant moi sans me lâcher complètement, il prit simplement une de ses mains pour la placer sur mon menton et ainsi m'intimer de le regarder.

Laurie: Amy dis-moi ce qui t'occupe l'esprit.

Amy: Laurie j'ai peur, peur de perdre Beth, d'arriver trop tard et ne pas pouvoir lui dire adieux. Peur de notre retour dans le Massachusetts, peur de la réaction de nos parents à l'annonce de notre situation et surtout de celle de Jo.

Laurie: Amy c'est toi que j'aime et désire, non Jo...

Amy: Je le sais bien Laurie, mais acceptes-tu s'il te plaît de garder secret notre relation jusqu'à ce qu'on ait pris le temps de reprendre nos marques... Je ne veux pas que tu imagines que c'est parce que j'ai honte de toi, aucunement ! Je suis même complètement désorienté face à tes révélations et je ne peux m'empêcher d'avoir un sourire constant ornant mes traits, mais j'ai besoin d'abord d'affronter Marmee et Jo, voir quelle accueille elles m'ont réservé.

Laurie tenant toujours mon menton entre ses doigts m'intima de déplacer mon regard dans sa direction, ce que je fis. Des larmes avaient commencé à se former aux extrémités de mes yeux. Il les essuyait d'un revers du pouce. Je plongeais mon regard dans le sien et vis une forte tendresse émanaient d'eux. 

Laurie: On prendra tout le temps dont tu as besoin ma Lady, je t'aime bien trop pour te refuser quoi que ce soit, mais sache que si un seul homme tente ne serais-ce que poser les yeux sur ta beauté je me ferais un plaisir de le renvoyer pour toi.

Je ris, il savait me faire retrouver le sourire même dans les situations difficiles.

Amy: Je t'aime mon Seigneur.

Laurie: J'aime bien ce surnom, je crois que tu devrais intituler tes dessins de moi ainsi.

Je lui donnais un léger coup sur l'épaule en signe de réprobation. En réponse il me sourit innocemment. Puis vint déposer à nouveau ses lèvres sur les miennes. Qui dit que je ne l'avais pas déjà fait ?