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L’Homme Aux Deux Visages

Chapter Text

 

Godric’s Hollow, 31 octobre 1981, 21h15

 

Dans la nuit humide et venteuse, deux silhouettes enlacées regardaient par la fenêtre de leur maison, invisibles aux yeux du monde extérieur. James et Lily Potter regardaient devant eux les yeux dans le vague, se demandant comment ils avaient bien pu se retrouver dans une situation aussi précaire. Six mois auparavant Albus Dumbledore, chef de l’Ordre du Phoenix, les avait avertis qu’un danger imminent les menaçait : Voldemort, qui depuis plusieurs années cherchait à conquérir le monde des sorciers par la force et l’intimidation, avait pris leur fils pour cible et menaçait de tuer ce dernier. Après avoir passé plusieurs mois à changer régulièrement de maisons gardées par des membres de l’Ordre du Phoenix, le couple avait accepté d’effectuer un sortilège puissant destiné à les cacher et vivaient reclus depuis lors. Ils avaient une chance inouïe, pensaient-ils, de posséder trois amis prêts à sacrifier leur vie pour que leur fils puisse grandir dans un monde en paix. Ce qu’ils ne comprenaient pas, c’était l’obsession de Voldemort pour Harry. Un bambin qui commençait à peine à marcher et devrait encore attendre quelques années avant de faire de la magie accidentelle, sans parler de la maîtriser !

 

Les deux époux se tournèrent soudainement en direction d’un bruit en provenance du salon. Derrière eux se tenait Harry Potter, un an et tenant fièrement sur ses jambes, et essayant aussi bien que possible de paraître innocent devant le regard inquisiteur de ses parents. Après un examen rapide autour de ce dernier, il sembla évident qu’Harry encore essayé de forcer le placard où se trouvait son balai-jouet et malencontreusement renversé – pour la douzième fois – le vase que Pétunia leur avait offert. Laissant les rideaux entre-ouverts pour pouvoir admirer les enfants déguisés défiler sous leurs fenêtres, les deux jeunes parents se dirigèrent alors vers la source de leur ennui et, réprimant gentiment leur fils, réparèrent d’un coup de baguette le vase au destin tragique. Lily Potter, s’excusant brusquement, parti en direction de la salle de bains, laissant à son mari le soin de s’occuper de leur fils. Lorsqu’elle revint, légèrement plus pâle qu’auparavant mais souriante malgré tout, elle se dirigea vers le canapé et murmura doucement :

 

- James, Harry tombe de sommeil. Je vais monter le coucher, je te rejoins dès qu’il s’est endormi ?

 

James, arrêtant de produire de la fumée colorée, acquiesça et tendit l’enfant à sa femme, qui monta en direction de la nursery. Il jeta alors sa baguette sur le canapé, et s’étira en baillant.  James s’ennuyait fermement et ce depuis deux longues semaines, date à laquelle Dumbledore lui avait emprunté sa cape d’invisibilité. Sans celle-ci, impossible d’aller rejoindre ses amis et d’échapper au quotidien morose qu’était le sien depuis quelques mois. Lily lui avait formellement interdit de sortir désillusionné et il était peu enclin à lui donner l’occasion d’exercer contre lui la mauvaise humeur à laquelle elle était sujette depuis bientôt un mois. Préoccupé par l’état de santé de sa femme, il ne fit pas attention à la silhouette qui l’observait, pas plus qu’il n’entendit le grincement en provenance de la porte du jardin, ni les pas précautionneux de l’inconnu qui se dirigeait lentement vers la porte de sa maison. Brusquement, il entendit celle-ci s’ouvrir à la volée et, pris d’un sentiment de terreur, couru à la rencontre de l’homme qui venait d’entrer chez lui, cet homme dont il ne devinait que trop bien l’identité, cet homme qui n’aurait pas dû le trouver

 

- Lily ! Prends Harry et va-t’en ! C’est lui ! Va-t’en ! Cours ! Je vais le retenir !

 

Le retenir, sans baguette à la main ! Se rendant compte de son erreur, James senti soudain la panique l’envahir. Il était désarmé, face à l’un des plus puissants sorciers du monde ! Essayant tant bien que mal de mobiliser sa magie sans réceptacle pour la canaliser, il vit le sourire dédaigneux de son ennemi se transformer en un rictus victorieux qui lui déforma les traits du visage. Il a mis en place un maléfice antitransplanage, compris alors James, horrifié. Il se rendit compte qu’il avait failli à son devoir de père, et d'époux. Il avait failli à protéger sa famille et maintenant il allait mourir, tué par le plus horrible sorcier de son époque et incapable de sauver sa famille. Faites que Lily et Harry s’en sortent, pensa-t-il en voyant la lumière verte arriver en direction de sa poitrine.  

 


 

Quelques minutes plus tôt... 

 

Après s’être rincé la bouche, Lily revint au salon et décida qu’il était grand temps pour son fils de partir se coucher. Celui-ci n’avait pas l’habitude de s’endormir aussi tard et c’était seulement la fascination qu’il avait eu pendant plusieurs heures pour les enfants costumés qui défilaient devant leurs fenêtres qui avait fait changer la jeune femme d’avis. Si elle pouvait l’intéresser à autre chose que le Quidditch pendant cinq minuscules minutes, autant en profiter ! Attendrie, elle vit que son mari tentait de le distraire avec des volutes de fumé colorées qui s’envolaient, pour le plus grand bonheur de l’enfant qui tentait de les attraper. S’approchant de James, elle respira son parfum et murmura doucement :

 

- James, Harry tombe de sommeil. Je vais monter le coucher, je te rejoins dès qu’il s’est endormi ?

 

Son mari s’arrêta et, d’un hochement de tête, lui indiqua qu’il était d’accord. Prenant Harry dans ses bras, elle hésita quelques instants à déposer un baiser sur le front de James mais les crampes qu’elle ressentit au niveau de son estomac lui indiquèrent que ce n’était pas le moment. Elle s’éloigna à regret, se promettant de remettre la chose à plus tard. Après des mois à se cacher, retourner dans leur maison de Godric’s Hollow lui avait été salutaire, mais le stress et la fatigue accumulés par la situation et son état délicat, Harry plus demandant qu’à l’ordinaire et la peur de le perdre faisait que les journées de Lily étaient parfois difficiles à vivre. Quelques moments dans les bras de son mari avant d’aller se coucher lui étaient devenu indispensables si elle voulait empêcher les crises de larmes de plus en plus fréquentes. Essayant d’ouvrir la porte de la nursery sans déranger son fils qui commençait à somnoler dans ses bras, Lily alluma la veilleuse et posa doucement l’enfant dans son lit. En bas, une porte claqua violemment, et Harry reprit conscience, se relevant de manière à se tenir debout contre les barreaux de son lit. Sentant son estomac se nouer, la jeune femme entendit James courir et son sang se figea lorsque ce dernier se mit à hurler, la panique se faisant ressentir dans chacun de ses mots :

 

- Lily ! Prends Harry et va-t’en ! C’est lui ! Va-t’en ! Cours ! Je vais le retenir !     

 

Partir ? Partir ? Lily, confiante dans la protection que la maison leur offrait, que leur gardien du secret leur offrait, avait laissé sa baguette sans la salle de bains, à l’étage inférieur. Ce n’est pas possible, répétait-elle en boucle dans sa tête, CE N’EST PAS POSSIBLE. Voldemort ne pouvait pas être là, et pendant quelques secondes elle se refusa à le croire car cela signifiait une vérité si horrible qu’elle n’osait pas y penser. Ils avaient été trahis. Trahis, par Peter Pettigrew. Peter, qui était leur ami depuis des années. Peter, qui admirait James. Peter, qu’elle avait été pour ses ASPICs. Peter, qu’ils avaient vu le weekend dernier ! Sentant la tête lui tourner, elle prit Harry et chercha un moyen de partir. Elle essaya de transplaner mais se rendit aussitôt compte que cela lui était impossible et qu’Il avait dû mettre en place un sortilège l’empêchant de s’enfuir. La cheminée principale du salon lui était interdite et elle L’entendait déjà arriver dans le couloir, elle ne pouvait donc plus se rendre dans sa chambre. Elle jeta un œil vers la fenêtre, condamnée à cause de la présence d’Harry, et qu’elle ne pourrait ouvrir sans baguette. Se rendant compte que toute fuite lui était impossible, elle sentit la panique la gagner pendant qu’Harry jouait avec le pendentif qu’elle portait autour du cou.

 

Le pendentif… L’espoir la gagna soudain et, l’arrachant des mains de son fils qui hurla, elle le pressa dans sa paume en hurlant PATMOL ! Tout juste eut elle le temps d’apercevoir une silhouette encapuchonnée pousser la porte de la chambre et lever sa baguette dans sa direction avant de se sentir attrapée par le nombril et tirée vers l’avant.

 


 

 

Londres, 31 octobre 1981, 21h24

 

Sifflotant le dernier morceau de Celestina Moldubec, Sirius Black étira longuement et consciencieusement tous les membres de son corps avant de retirer ses vêtements et de rentrer dans son bain. Celui-ci, dont sortaient des nuages pourpres au parfum entêtant, était en train de se remplir. Sirius admira d’un œil distrait les jets rebondissant sortant des robinets dont il avait récemment fait l’acquisition et s’enfonça plus profondément dans l’eau, appréciant la chaleur qui lui déliait ses muscles engourdis. Sirius était tendu, mais qui ne le serait pas à sa place ? Jeune Auror à la carrière prometteuse, il s’était rapidement engagé aux côtés de ses amis dans l’armée nouvellement créée pour contrer les attaques de Voldemort, l’Ordre du Phoenix. Alors que les attaques étaient de plus en plus imprévisibles et brutales et les membres de l’Ordre de moins en moins nombreux, Sirius avait dû quelques semaines plus tôt sortir de la vie active pour aller se terrer dans la maison de ses parents. Il était heureux d’avoir pu emménager dans cet appartement situé du côté moldu de Londres, une nouvelle acquisition qu’il avait faite deux jours plus tôt afin de se donner un peu d’espoir en pensant à un futur moins noir devant lui. Ce modeste logement, cinq fois plus petit que la maison dans laquelle il avait grandi, possédait néanmoins une suite parentale bien équipée, trois chambres d’amis, une terrasse couverte, une seconde salle de bain et une cuisine équipée à la moldue. Une surface confortable qui lui semblait indispensable maintenant qu’il n’avait plus le droit de sortir de chez lui et qu’il avait failli devenir fou à rester trois semaines enfermé dans une cache de l'Ordre. Sirius avait toujours été optimiste. Lorsqu’il avait été intégré à la maison Gryffondor, il n’avait pas eu peur de la réaction de ses parents et du rejet de son frère, et s’était rapidement choisi une nouvelle famille. Lorsque sa mère avait tenté de le tuer, il était parti vivre chez son presque frère, James, avant de prendre un premier appartement grâce à des fonds laissés par son oncle Alphard. Lorsque sa petite-amie avait rompu avec lui, sous prétexte qu’il était encore trop immature, il n’avait pas tardé à l’oublier et à en trouver une nouvelle. Ce n’est qu’avec les disparitions trop fréquentes et rapprochées des différents membres de l’Ordre que son optimisme avait commencé à disparaître, laissant rapidement place à un état de peur constant lorsque James et Lily lui avaient confié être la cible de Voldemort. C’est pourquoi lorsqu’il entendit soudain un corps buter contre une chaise dans son salon, suivi par les hurlements terrorisés d’un enfant et le bruit d’un estomac qui se vide, toutes les pensées négatives que Sirius entretenait depuis presque un mois lui vinrent instantanément à l’esprit.

 


 

Londres, 31 octobre 1981, 21h26

 

Déboussolée et nauséeuse, Lily se cogna contre une chaise et eu juste assez de temps pour se pencher et éviter vomir ce qui lui restait de dîner sur la tête de son fils. Se redressant maladroitement, et leva la main et fit rapidement disparaître la preuve de son récent malaise. Au premier étage, des bruits d’eau puis de pas précipités se firent entendre, et elle entendit après ce qui lui avait semblé une éternité une voix familière et reconnu le parrain de son fils, Sirius Black.

 

- Lily, LILY !

 

Dégoulinant et à peine enveloppé d’une serviette qui ne cachait que très peu son corps, Sirius Black descendit les escaliers à toute vitesse, manquant plusieurs fois de tomber en direction du sol. En temps normal dans une situation aussi comique, Sirius aurait été le premier à rire et essayer d’entraîner ses compagnons avec lui. Mais la situation était grave, très grave. Lily tenait fermement un Harry paniqué qui se débattait et lui donnait des coups vraisemblablement suffisamment forts pour la faire grimacer, mais elle ne desserrait pas son étreinte de son fils, comme si elle cherchait encore à le protéger d’une menace invisible. Sirius s’approcha de la jeune femme, laquelle sembla soudain perdre le peu de force qu’elle avait et s’écroula, tremblante, sur le sol.

 

- Lily…

 

D’une vois enrouée, Sirius entoura la jeune femme de ses bras et commença à la bercer, murmurant des paroles rassurantes à son oreille. Cela sembla avoir un effet sur cette dernière et elle arrêta de trembler. Sirius entendit alors sa respiration devenir de plus en plus saccadée, jusqu’à ce qu’elle prononce douloureusement un nom.

 

- James…

 

En entendant la manière dont son amie avait prononcé le nom, il comprit. Il comprit que James n’était plus, que Lily était veuve et que Harry venait de perdre son père, quelques mois après ses un an. Il comprit qu’il venait de perdre son frère, et qu’il n’avait pas pu lui dire une dernière fois au revoir. Il comprit qu’en ce moment même, des Mangemorts devaient sûrement être rentré chez les Potter, dans cette maison qui devait être leur refuge, et qu’ils défiguraient sans doute le corps de James Potter, comme ils l’avaient fait avec leurs précédentes victimes. Et enfin il comprit que c’était lui, et personne d’autre, qui était responsable de tout cela. C’était lui, qui avait demandé à James et Lily de changer de gardien du secret. Lui, qui les avait persuadés que Peter serait un meilleur gardien car moins susceptible de jouer ce rôle. Lui, qui au lieu de rester aux côtés de ses amis et de les protéger en cas de, les avait lâchement abandonnés à leur sort pour aller se réfugier dans un appartement éloigné de tout. Il avait tué James, et il avait failli tuer sa famille.

 

Lily se mit soudain à hurler, et d’un hurlement si profond, si déchirant que Sirius en eu les larmes aux yeux et se mis à pleurer sans pouvoir s’arrêter. Accroché à elle, il l’entendit hurler contre l’injustice qu’elle était en train de vivre, hurler le prénom de son mari comme si elle espérait le faire revenir, et hurler des menaces de mort à l’encontre de celui qui venait de lui faire perdre l’amour de sa vie et le père de son enfant, de ce traître qui les avait vendu à leur ennemi. Pendant ce qui lui sembla des heures, Lily hurla son malheur et il l’écouta, larmoyant, rassurant. Elle avait encore Harry, disait-il, elle l’avait encore lui. Puis brutalement, elle se releva et, les yeux rouges de larmes et la voix rauque d'avoir tant crié et supplié, elle lui demanda de faire venir Severus.

 

- Snivellus ? Lily, c’est un Mangemort, répondit-il abasourdi.

 

- Sirius, je t’en supplie, j’ai besoin de lui maintenant. Toujours accroché à sa mère, Harry regardait à présent son parrain, ses grands yeux verts lui renvoyant la vision de son visage, déformé.

 

 - Lily, fit-il plus calmement, j’ai des potions anti-nausée et une potion calmante si tu veux.

 

- Sirius, répondit Lily en soupirant, j’ai besoin d’un maître en potion qui puisse me fournir des remèdes compatibles avec mon état, et qui puisse vérifier que tout va bien. Severus est le seul que je connaisse et en qui j’ai suffisamment confiance pour me laisser examiner par les temps qui courent. Et en qui Dumbledore ait confiance, ajouta-elle comme pour renforcer ses propos. Sirius, fit-elle en relevant les yeux dans sa direction, le fameux informateur, c’est lui. Dumbledore me l’a confié quand il est venu prendre la cape de James il y a deux semaines en me demandant de garder le secret. Je t’en prie, Siri, l’utilisation de portoloin est interdite pendant le 1er trimestre de la grossesse, j’ai besoin de savoir que tout va bien pour mon enfant !

 

Abasourdi, il se releva lentement, la tête lui tournant et le cœur au bord des lèvres. Lily et James attendaient un autre enfant. Un autre petit être innocent qui ne connaîtrait jamais son père et qui avait failli ne pas exister par sa faute. Se tournant pour cacher son trouble, il appela d’une voix sèche.

 

- Kreattur !

 

Presque aussi tôt, un craquement se fit entendre et un veil elfe, le nez en forme de groin et des poils sortants par ses grandes oreilles apparu et se pencha de manière exagérée, son nez à quelques millimètres seulement du tapis.

 

- Le Maître a appelé, croassa-t-il d’une voix pleine de mépris, que peut faire le pauvre et indigne Kreattur pour le grand et digne Lord Black ? Il avait craché ces mots avec un dédain certain, comme si les prononcer lui faisait mal. Insensible au sarcasme de son serviteur, Lord Black répondit.

 

- Kreattur, je t’ordonne de ramener Sni… Severus Rogue au plus vite et ce, sans te faire voir d’une autre personne que lui. S’il refuse de te suivre, dis-lui simplement que Lily est en danger et qu’il nous faut des potions adaptées à une femme enceinte de toute urgence.

 

Suspicieux, Kreattur s’inclina cependant une seconde fois et réapparut une dizaine de minutes plus tard, accompagné d’un homme au nez crochu et aux longs cheveux graisseux, qui portait avec lui une petite sacoche dont s’échappait le bruit des fioles qu’elle contenait. L’homme retint un grognement dédaigneux en direction de son ennemi de toujours et s’approcha à grand pas de la femme prostrée qui tenait son enfant contre elle. Il s’arrêta quelques instants et ne pu s’empêcher de remarquer la ressemblance frappante de celui-ci avec son père. Il s’agenouilla et, la gorge serrée par l’émotion, fit connaître sa présence à la jeune femme. Celle-ci releva les yeux et, le voyant à ses côtés, ne put empêcher la seconde crise de larmes qu’elle avait senti monter en elle. Retirant précautionneusement l’enfant de ses bras, Severus le confia à la garde de son parrain et, pendant que Lily pleurait la perte de son mari, il lui fit boire plusieurs potions avant de s’assurer de la présence de l’embryon. Un deuxième, songea-t-il avec amertume. Ses examens terminés, il rassura la pauvre femme en lui précisant que la dernière potion qu’il lui avait fait boire avait pour but de s’assurer que l’enfant à naître reste bien accroché. Quelques peu rassurée, elle posa une main protectrice sur son ventre et le caressa, puis tressauta soudain en entendant pour la troisième fois le bruit caractéristique d’un transplanage. Étonné lui aussi, Severus écarquillât les yeux en en découvrant la cause.

 

- ... Dobby ???