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Trouver son foyer

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— C’est un modèle de collection! Entretenu avec soin. Peut être pas le moteur le plus rapide, mais d’une maniabilité inégalée. Avec ça, vous pourriez semez un Jedi!

Le rodien qui s'apprêtait à acheter le speeder ne pouvais pas savoir que Porrim parlait d’expérience. Quoique pour être exacte, les prouesses de Porrim en tant que pilote avait également largement contribuées, mais c’était un argument beaucoup moins vendeur.

— C’est vous qui vous êtes occupé de l’entretiens?
— En personne, et personne d’autre…

Porrim jouait sur un stéréotype spéciste qui jouait en l'occurrence en sa faveur. Les Séloniens étaient issue, comme leur nom l’indiquait, de la planète Selonia, dans le système Corellien. Ce qui venaient du système Corellien était de prêt au de loin associé avec les industries spatiales, et par extension tout véhicule motorisé. Le fait était que Porrim était douée en mécanique. Un bon pilote se devait de connaître parfaitement son véhicule, aimait-elle répéter. Ambre n’aurait su dire si les talents de Porrim avaient été influencés d’une manière ou d’une autre par ces stéréotypes. Quand iels s’étaient rencontré·e·s, Porrim participait déjà à des courses clandestines, sur des engins qu’elle avait remonté elle-même. Tout ceci était impossible à faire valoir à leur client présent, et l’aurait peut-être même inquiété. Jouer sur la réputation de Corellia était juste plus facile.

— Très bien, mais je veux une ristourne de 500 crédits pour les rayures sur la portière.

Porrim soupira. Les rayures, elle venait de les faire en essayant de semer leur poursuivante. Autant qu’elle puisse en juger, elle avait réussi, et ça valait bien 500 crédits, et même un sabre laser. Elle était néanmoins vexée d’avoir touché ce mur dans ce virage serré.

— OK, marché conclu. Mais vous faites vraiment une affaire!

De toutes manières, Ambre et elle n’avaient pas le temps de chercher un autre client, et le prix qu’elle avait obtenu était loin d’être mauvais. Iels s’éloignèrent sans précipitation, mais rapidement, du parking après la transaction.

Le spatioport de Nas Maafaul était un énorme complexe, presque une citée à elle seule, et pratiquement autonome. C’était un des rares points d'ancrages sur Nar Shaddaa : Les gangs Huth et de chasseurs de primes en prenait le contrôle à tour de rôle par le biais de magouille et de trahisons, mais personne n’avait intérêt à ce qu’un spatioport soit détruit. Le trafic louche de la galaxie étaient l’air qui permettait à la lune des contrebandiers de respirer. Les commerces avaient tendance à s'agglutiner dessus comme des algues espérant ne pas être emportés par la prochaine marée. Ambre et Porrim trouvèrent rapidement un bar prometteur.

— Deux bières d’épices, lança Ambre à l’oeil interrogatif du barman, un humain, quand iel et Porrim s’approchèrent.

Il répondit par un hochement d’épaule, et commença à servir les boissons.

— Ça fera 5 crédits.
— On cherche quelqu’un pour nous transporter ailleurs, dit Ambre en sortant la monnaie.

Le barman encaissa et servit. Puis il pointa du doigt une humaine en train de jouer au sabacc.

— Falaa a vendu toute sa cargaison. Elle devrait apprécier de pas faire un voyage à vide.
— Qu’est-ce qu’elle boit?
— Un Twi’lek. 10 crédits.

Ambre paya sans poser de questions. Iel et Porrim s’approchèrent de la table de jeu.

— Hé les mioches! Vous venez vous faire dépouiller aussi?

Falaa avait devant elle une somme significativement supérieure à celles devant les autres joueurs. Elle avait un grand sourire aux lèvres.

— À vrai dire, nous voulons parler affaires, répondit Porrim.
— On vous a prit à boire, pour négocier dans de bonnes conditions, enchérit Ambre.
— Un Twi’lek? Berk!
Porrim et Ambre se regardèrent, chacun⋅e lisant sa propre incompréhension dans le regard de l’autre.

— Hm… C’est le barman qui nous a dit que vous boiriez ça, dit Ambre.

Falaa jeta un coup d'oeil furieux derrière iels et fit des gestes obscènes à l’intention de ce qu’elle regardait. Ambre et Porrim entendirent un rire moqueur, mais refusèrent de se retourner.

— Désolé pour ça. Mim vous a utilisé pour faire une blague à mes dépens. C’est une longue histoire qui n’a je pense rien à voir avec vous, expliqua Falaa. Hé, je rajoute le twi’lek à ma mise, lança-t’elle au autre joueurs. Vous pouvez attendre 2 minutes? demanda-t’elle en s’adressant à nouveau à Ambre et Porrim.

La partie repris, et les adversaires de Falaa avait visiblement interprété sa proposition comme un signe qu’elle pensait perdre cette manche. Une erreur grossière qui fit grossir un peu plus la pile de crédit devant la capitaine. Ambre se demanda si la contrebandière était douée pour l’improvisation ou si cette histoire de boisson n’était pas une arnaque depuis le début. Dans les deux cas, iel se dit qu’iel ne devrait probablement pas lui faire complètement confiance. C’était de toutes façons une saine attitude à avoir avec ce type de personne. Avec n’importe qui, à vrai dire… À part Porrim. Iel pouvait compter sur Porrim.

— Excusez moi, estimés collègues, vous savez comment sont les affaires, dit Falaa en se levant et ramassant ses gains. Suivant comment iront les négociations je vous donnerais peut être une chance de vous refaire tout à l’heure.

Les autres joueurs grognèrent leur assentiment, et reprirent leur partie. Falaa emmena Porrim et Ambre dans une alcôve libre à l’arrière du bar.

— Bon venons en au fait, dit Falaa en s’installant.

Elle pris une gorgée de la boisson offerte et fit une grimace. Porrim prit la parole :

— Nous voulons partir de cette planète. Nous avons suffisamment de crédits.

Falaa leva un sourcil.

— Ah oui? C’est un bon début. Où voulez-vous aller?
— N’importe où qui ne soit pas en territoire Huth, répondit Ambre.
— N’importe où en dehors de l’Empire, répondit Porrim.

Les deux ami·e·s se regardèrent en se dévisageant. Ambre n’imaginait pas que Porrim puisse détesté l’empire au point de préférer vivre sur un autre monde Huth plutôt que sur un monde impérial. Ambre et Porrim n’avait jamais vraiment partager leur passé avant de se connaître. Ça n’avait jamais semblé important pour Ambre. Falaa se racla la gorge pour récupérer leur attention :

— Ça vous laisse encore pas mal de possibilités, mais certaines plus coûteuse que d’autres. Comprenez que si je voyage sans rien dans mes soutes, je perds de l’argent. Voyons… Gamorr? Non, trop proche des Huths. Rishi? Techniquement c’est dans le territoire de l’Empire, mais il n’y a rien qui puisse l’intéressé dans le secteur depuis que la production de clone a été arrêté.
— Non.

La réponse de Porrim était définitive. Ambre vit son visage se fermer. Falaa perçu la tension également et continua à énumérer les possibilités :

— Bespin? Non, vous avez peut-être de quoi voyager, mais vous ne semblez pas assez riche. Pas Ryloth non plus évidemment…

L’énumération dura encore quelque minutes, Falaa expliquant patiemment les pour et les contre. Ambre se préparait à devoir supporter un autre monde Huth, pourvu que leur présence soit négligeable, mais Falaa finit par trouver une destination intéressante.

— Bakura? Jamais entendu parlé, dit Ambre.
— C’est de l’autre côté de la galaxie, donc ça vous coûtera un bon pactole. Heureusement, je pourrais faire de bonne affaires là-bas, donc tout dépends si vous êtes prêtes à attendre que je remplisse mes soutes ou si vous tenez à partir tout de suite. Si vous pouvez attendre la fin de la semaine, je vous emmène pour 2000 crédits.
— Et pour partir maintenant?

Ambre ne parvint pas totalement à cacher son anxiété à l’idée de rester encore plusieurs jours. La Jedi était sortie de nul-part et iel ne pouvait être sûr·e qu’elle ne la cherchait pas encore. Et c’était sans parler d’autres personnes qui pourrait avoir des raisons de leur en vouloir pour la mort de leur “bienfaiteur”.

— Au moins le triple.

Ambre s’attendait à pire, mais c’était déjà plus que ce qu’iel pouvait payer. Ne sachant quoi répondre, iel s’adossa à sa chaise, sans quitter la contrebandière des yeux.

— Ça ne va pas, intervint Porrim. Impossible pour nous d’attendre plusieurs jours, mais nous ne pouvons pas accepter ce prix. Est-ce que vous connaissez d’autres capitaine prêt à partir qui pourrait nous emmener dès aujourd’hui? Sans rancunes.

Falaa considéra Porrim pendant un instant.

— Vous savez, en y réfléchissant bien, je dois pouvoir remplir un peu ma soute d’ici ce soir. Ça sera pas la meilleur came, mais ça sera toujours ça devrait rendre l’affaire rentable. 4500 et on part ce soir, ça vous va?
— Moi oui. Ambre?

Ambre soupira. C’était presque la totalité de ce qu’iel possédait, mais iels avaient besoin de partir vite, et à la vérité, iel ne tenait pas à se faire remarquer plus en explorant tous les bars de l’astroport.

— Je suis d’accord.