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Comment est-ce Possible ?

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Lucie était assise dans son fauteuil préféré dans son appartement, vêtue d'un pull bien trop grand pour elle et d'une paire de chaussettes, elle allait se faire une soirée DVD, elle ne devait de toute manière pas se présenter à la S.R.P.J. demain. Elle n'en était pas mécontente. Lucie avait beau adorer son travail parfois tous ces meurtres s'en était trop.

 

Un sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'elle entendit son micro-onde sonner, signe que le pop-corn était prêt, enfin ! Lucie se leva pour aller le prendre, versa le contenue dans un bol avant d'y ajouter un tout petit peu de sel puis alla se rasseoir. Parfait ! Elle ramena ses jambes dans le canapé et attrapa le plaid enroulé à ses côtés. Elle le plaça sur elle, avant de se penser pour prendre la télécommande sur la table basse.

 

Elle pouvait enfin se voir quelques films qu'elle avait acheté, il y avait déjà plus de deux mois pour pas cher. Elle préférait les livres, mais de temps en temps une soirée film, elle adorait ça.

 

Lucie appuya sur 'Play' les images apparurent et la musique commença à envahir le l'appartement. Elle avait opté, pour commencer sa soirée cinéma pour un film d'Allan Rickman : "Les jardin du Roi." Qui relate apparemment de l'histoire d'amour d'André Le Nôtre et Sabine de Barra.

 

Lucie Delambre, un vrai garçon manqué mais qui aime les histoires d'amour.

Une chose qu'elle n'était pas prête d'avouer de sitôt au capitaine. Même jamais en fait. Elle n'aurait jamais fini de l'entendre sinon.

 

L'acteur choisit pour jouer Le Nôtre était un plaisir pour les yeux. Elle ne l'avait encore jamais vu dans un film, et pourtant, il avait du mérite son jeu est excellent.

 

Il faudrait qu'elle aille voir sur le net quand ce qu'il avait encore joué. Lucie mit sur pause et repoussa le plaid qu'elle avait sur elle et alla prendre la boîte de DVD pour voir si elle pouvait y trouver le nom de l'acteur.

 

Matthias Schoenaerts. Ce nom n'avait pas vraiment une connotation anglaise.

 

Lucie s'installa à nouveau et redémarra le visionnage de film. À la fin de film, la fin fut déçue que celui-ci se termine déjà. Oui, décidemment ce Matthias a du mérite, il est très doué.

 

Lucie se leva, pour changer de DVD, replaçant le disque dans la boîte, un sourire caressa ses lèvres. Alors qu'elle visionnait le film, elle s'imaginait à la place de Sabine de Barra tombant amoureuse de Le Nôtre seulement celui-ci n'était pas interprété par Schoenaerts mais par Fred.

 

Elle éclata de rire à cette pensée à présent. Si Fred savait, il se foutrait bien d'elle. Comme elle n'avait pas vraiment envie de choisir, Delambre prit le second DVD de la pile sans vraiment y prêter attention.

 

Une fois le disque dans l'appareil, Lucie alla se prendre une bière. La décapsula avant de se rasseoir.

 

La musique était pas mal, cela lui plaisait déjà. 'De rouille et d'os.' Un film de Jacques Audiard, oh cela promettait pour les dialogues dans ce cas pensa-t-elle pas de chichi, pas d'enrobage du direct. Cala lui parlait déjà.

 

Tiens, tiens : encore Matthias Schoenaerts, mais qui avait comme contre parti féminine, Marion Cotillard à présent. Pour avoir déjà vu des films avec l'actrice elle s'avait que celui-ci ne sera probablement pas une histoire facile. Mais delà à penser à cela… Waouh.

 

Heureusement qu'elle savait à présent qu'elle savait que le réalisateur était Audiard. Car dire qu'elle ne s'attendait pas à ce qu'elle vît était un euphémisme. En regardant le film elle ne pût s'empêcher de penser une nouvelle fois à Fred, mais cette fois ci, c'est parce que le personnage que jouait Marion Cotillard, Stéphanie perd ses jambes après un accident travail. Résultat de course la pauvre femme ne veut plus sortir de chez elle. Un appartement provisoire qu'elle a grâce à sa police d'assurance.

 

Un jour elle téléphone à l'homme qui lui avait sauvé la misse dans une boîte de nuit de laquelle il était videur. Allain Van Versch. Il va la voir, et l'aide sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte, en fait. Elle reprend goût à la vie…

 

Un beau jour, ils ont une conversation où elle se demande si elle pourrait encore avoir une vie sexuelle, une question sur laquelle elle ne s'était pas vraiment arrête depuis l'amputation de ses deux jambes au niveau du genou.

 

Ali comme tout le monde l'appelle lui demande si elle en a encore envie. Bien évidemment lui répond la jeune femme. Ben oui, c'est parce qu'on a plus l'usage de ses jambes qui cela va changer toutes les envies.

 

Donc se celui-ci lui demande sans réfléchir du tac au tac si elle veut baiser. C'est alors que démarre entre une relation purement sexuelle. Si l'un ou l'autre en a envie, il n'a qu'à appeler l'autre. Il y a cependant une règle établie par Stéphanie : on ne s'embrasse pas.

 

Sans qu'aucun d'eux ne le réalise leur relation évolue car Ali ne va plus voir ailleurs, ne cherche plus des coup d'un soir. La jeune femme elle finit par avoir des prothèses et assiste à au combat d'Ali. Peu à peu, il commence à mieux s'occuper de son fils qu'il laisse souvent à sa sœur, Anna.

 

Alors qu'il se trouve au Canada, pour un combat, Alain, joue avec son fic sur un lac gelé. Lors d'une seconde d'inattention de la part d'Ali son fils dans à travers a glace qui été trop fine à cet endroit. Stéphanie ne les avait accompagnés. Le petit garçon est maintenant prisonnier de la glace. Et Alain n'a d'autre choix que d'essayer de briser la couche de glace avec ses poings, ce qu'il arrive à faire au bout d'un long moment. Le prix à payer est lourd, il s'est cassé les mains. Son est dans le coma.

 

Stéphanie l'appelle, et là, Ali pleur car il se rend compte qu'il aurait pût perdre son fils et il avoue également à la jeune femme qu'il l'aime.

 

Ce film là aussi, Lucie l'aimait beaucoup car, il racontait tellement plus que le fait qu'Ali est Stéphanie avait une relation purement sexuelle comme le prétendait certains critiques. Delambre se rappelait, à présent avoir lue pas de négatif sur le film. Critiques injustifiées selon elle. Ceux qui ne voit que le sexe dans cette histoire, n'ont rien compris.

 

Lucie se prit une bonne gorgée de bière et une poignée de pop-corn. Tout en laissant ses pensées errées sur le film qu'elle venait du voir. Pour elle s'était une jolie histoire. Raconté à la manière d'Audiard, juste comme savait si bien le faire son mère Michel. Ne pas prendre de gants, ni embellir les choses simplement les dires comme elles sont.

 

Fred aussi est comme ça. Du tac au tac, un peu trop parfois. C'est également pour cela qu'elle l'aimait beaucoup et le respectait. Ce qu'elle n'aimait par contre c'est quand il disait qu'il ne savait rien faire d'autre que de faire enfermer les criminels. Il est tellement plus que ça… tellement plus.

Peut-être qu'elle devrait lui demander s'il a vu le film. D'une certaine manière l'histoire d'Alain et Stéphanie lui faisait penser sa relation avec le capitaine, le sexe en moins. Ali n'en avait rien à fiche que Stéphanie avait les jambes amputées. Il la prenait tout simplement comme elle était. C'est ça que Lucie retenait du film, le fait qu'ils était ensemble simplement pour s'envoyer en l'air au départ. Ce n'était pas ça, le message du film. Deux personnes dont le chemin se croisent qui s'aide l'un l'autre qui ensuite tombent simplement amoureux l'un de l'autre.

 

A suivre ...