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Au-dessus des nuages (le ciel est toujours bleu)

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La célébration de la victoire de Starkiller commence à peine une heure après l'atterrissage des premier vaisseaux, équipes de sol et pilotes se mêlant au reste des résistants présents sur la base. Quelqu’un à trouvé et ouvert une caisse de bières rodiennes, quelqu’un d’autre a hacké les hauts-parleurs pour y brancher sa sono et y passer les derniers tubes de Sahira Déar et un mélange inégal de Trans coruscéene et de Techno-K datant d’au moins dix ans. Des choppes de tord-boyaux raffiné sur la base circulent de main en appendice de préhension. Il y aura une cérémonie officielle, plus tard, mais l’espace d’une nuit chacun célèbre le fait d’être encore en vie, pleure ceux qui ne le sont plus et prétend que le lendemain ne viendra pas.

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La troisième lune de D’Qar est en phase déclinante, indiquant l’approche de l’aube, et Poe a aux tempes la pression familière d’une migraine due à trop d’adrénaline et trop peu de sommeil.
Les échos de la fête toujours portée par une poignée d’irréductibles sont audibles comme une vibration lointaine, une présence qui irrigue la base mais n’a aucun pouvoir contre le sentiment lourd au creux de son ventre, la fébrilité à la naissance de sa nuque. Il s’est mêlé à la foule, a accepté les accolades de félicitations et les étreintes de deuil, reraconté la bataille à chaque fois qu’on le lui demandait et même porté aux lèvres la moitié des verres qu’on lui a offert avant de les faire passer. Mais malgré la chaleur des sourires, le soulagement ambiant, il s’est arraché à la houle et au brouhaha des corps dès que possible.
Il n’a réussi à grappiller que quelques heures de repos - bien trop peu pour faire le poids face aux terribles journées d’éveil qui leur ont précédé - avant qu’un cauchemar ne l’arrache à sa couchette, tremblant et baigné d’une sueur froide qu’il a chassé du mieux qu’il a pu à l’eau bouillante de sa douche...
Cinq des mondes principaux de la Nouvelle République ont été rayés de la carte spatiale en l’espace d’un instant. Cinq planètes, parmis les plus peuplées du cadrant, et tous leurs habitants... Des deux escadrons qui ont pris l’air pour affronter Starkiller, les survivants se comptent sur les doigts d’une main humaine : il a perdu plus des trois quarts de ses pilotes. Le Général Solo est mort et Finn, le stormtrooper déserteur qu’il n’a pourtant côtoyé que l’espace de quelques heures et qui lui semble pourtant si étrangement important, est revenu de sa mission de sauvetage sur une civière…

Il aurait pu retourner se mêler aux fêtards encore en place, ou frapper à la porte des quartiers de Pava, mais il sait d’expérience que l’alcool ne fait qu’empirer cette humeur particulière, et plutôt crever que d’arracher ses pilotes survivants à un repos du guerrier qui sera de toute manière bien trop court…
Alors à la place il a arpenté le tarmac de durabéton désert en bordure de la jungle, en s’efforçant de ne pas penser à Kylo Ren dans son esprit, à tous les gens qu’il connaissait sur Hosnia Prime... jusqu’à ce que BB-8 perde patience et vienne rouler dans ses jambes, dirigeant sans subtilité ses pas vers la base, puis au travers des couloirs assombris, en direction de l’infirmerie.
“Je sais ce que tu es en train de faire, Beep,” fait-il remarquer avec un demi-sourire, ce qui lui vaut en réponse une tirade en binaire parsemée d’insultes créatives sur ses choix de vie douteux et le fait que la solitude ne lui réussit pas plus que l’ivresse… La mémoire de BB-8 n’a pas été effacée depuis que Poe s’est vu affecter la garde du petit astromech prototype lorsqu’il était encore un pilote la République et la durée doublée à son IA expérimentale donne des résultats pour le moins… inhabituels.
Le but initial du projet était à terme de fournir le compagnon parfait pour le personnel militaire souffrant de stress post-traumatique, et parce qu’il comprenait le binaire et avait des facilités avec les droides, on lui a confié BB-8, tout frais sorti des labos de R&D de la flotte, pour évaluer sur le terrain les capacités d’adaptations de son IA enrichie d’un module psychologique et tester ses capacités d’apprentissage… Il n’a jamais regretté une seule seconde de l’avoir emmené avec lui quand il a déserté, mais ces temps-çi il essaie juste de ne pas trop se complaire dans le misérabilisme en remâchant l’ironie monstrueuse qui fait désormais de lui le destinataire parfait pour lequel BB-8 a été conçu.

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Rey est une jeune femme hâlée et trop mince, dont les yeux rougis le suivent avec une suspicion manifeste quand Poe pénètre dans la salle des cuves à bacta.
Dans le flou artistique de sa fatigue, il en avait presque oublié l’existence de la jeune pillarde d’épaves pour laquelle Finn a risqué sa vie sur Starkiller… Mais tout bien considéré il n’est pas vraiment surpris de la trouver montant une garde solitaire auprès du déserteur inconscient. La loyauté qu’elle inspire à Finn n’est manifestement pas à sens unique.
Il oublie fatigue et douleur l’espace d’un moment en observant la jeune femme interagir avec BB-8, en cherchant les mots justes pour désamorcer sa méfiance épineuse. Il n’est peut-être pas le seul à traîner son insomnie dans la base encore endormie, mais lui au moins est en terrain connu, et non à des années lumières de son foyer, dans un endroit où parmi les seules personnes qu’il connaît l’une est un droide, la seconde est en deuil et ne parle que le wookie et la troisième est plongée dans le coma artificiel d’une cuve à bacta.
L’appel du ventre ne fonctionne qu’une fois Rey assurée de la sécurité de Finn, et il la regarde rassembler le maigre ballotin et le bâton qui constituent probablement toutes ses possessions terrestres avant d’ouvrir la marche en direction du mess.
“Le menu n’a rien d’exceptionnel, mais c’est toujours mieux que les rations militaires, commente-t-il quand ils pénètrent dans la succession de salles au plafond bas qui constituent la cantine. Bonjour Ezya, ajoute-t-il à l’attention du twi’lek à l’air flou qui est en train d’installer les bacs de nourriture du self. Déjà debout ?
- Pas encore couché, Commandant Dameron. Si vous voulez j’ai un remède infaillible contre la gueule de bois. Je suis à peu près certain qu’il marche aussi pour les humains... Ou du moins qu’il ne risque pas de vous empoisonner, amende-t-il avec honnêteté.
- Ce ne sera pas nécessaire, répond Poe, mais j’apprécie. Ezya je te présente Rey, elle vient de loin et c’est une invitée d’honneur, ordre de la Générale. Qu’as-tu à nous proposer ce matin ?
Les lekku verts clair du cuisto s'agitent contre ses épaules dans un spasme de satisfaction.
- L’habituel, mais avec un petit plus ! Pour fêter la victoire, la Générale nous a autorisé à puiser dans les stocks de ria’tan et Mier de l’intendance a réussi à obtenir suffisamment de matière première pour une soixantaine de portions de gâteau au chocolat fait maison ! Bon, évidemment c’est du neo-cacao synthétique de Bastion, pas de choix pour ça, mais on a réussi à trouver des vrais oeufs frais à la place de la poudre lyophilisée habituelle… Vous verrez, ça change tout, vous m’en direz des nouvelles. Et ça nous fera ça de moins à évacuer, autant le manger maintenant… Mais ce n’est pas tout à fait chaud. Vous pouvez vous servir en kaf’ je vous apporte tout ça quand c’est prêt, Commandant.
- C’est parfait, merci encore.
- C’est la moindre des choses. Mademoiselle Rey, installez-vous.”
Du coin de l’œil, Poe peut voir l’effort que fait la jeune femme pour rester impassible quand elle remercie le Twi’lek, manifestement peu habituée à ce genre de marque de respect, et ignore studieusement son embarras le temps de charger deux tasses sur un plateau et de la guider vers une table dans un des angles de la première pièce. Quand il a le choix, il préfère avoir un mur dans son dos et un œil sur la porte… et il est prêt à parier son Aile-X que Rey n’est pas en reste.
Le temps qu’ils s’assoient face à face, la pillarde d’épaves a retrouvé sa contenance et accepte poliment la tasse qu’il pousse vers elle.
“Pourquoi disait-il que vous allez évacuer ?
- Parce que c’est le cas. Le Premier Ordre sait que nous sommes sur D’Qar, et ce que nous avions de flotte immédiatement disponible a été quasiment annihilée lors de l’assaut sur Starkiller alors que la leur est très largement intacte…
Aux grands yeux qu’ouvre Rey, il s’empresse de préciser que ladite flotte est stationnée de l’autre côté du Noyau, à un minimum d’une semaine de voyage en luminique.
- Nous avons très largement le temps de prévoir une évacuation dans les formes, avec même un peu de marge.
- Mais je croyais qu’on avait gagné ?
- Cette bataille, mais malheureusement pas la guerre, répond-t-il, en notant le passage du vous au nous. La destruction de Starkiller est un coup énorme porté à leurs ressources et à leur capacité de nuisance, mais Snoke a encore de nombreuses forces, et la Nouvelle République a été très durement touchée... (Quel euphémisme, songe-t-il en observant la jeune femme absorber l’information.) La destruction du système Hosnien va rallier de nombreux monde à la cause de la Résistance, mais ça va prendre du temps, et beaucoup de travail pour transformer cette aide en une force utilisable contre le Premier Ordre.
- Ho.
- Mais assez parlé de ça pour l’instant. Dis-moi plutôt comment as-tu rencontré Finn ? Parce que j’ai eu la version de BB-8, mais tu devrais savoir qu’il a tendance à avoir une vision très personnelle des évènements et ça m’intéresserait d’avoir la tienne… Je ne t’ai pas remercié d’avoir pris soin de lui d’ailleurs, il m’a dit que tu l’avais sauvé des ferrailleurs ?
La jeune femme se laisse distraire et, aiguillée par des questions bien placées et quelques modifications stratégiques du récit de BB-8, qui la poussent à intervenir pour le corriger, elle commence à conter à mots mesurés comment elle a trouvé l’astromec dans le désert… et comment le petit droide a insisté pour rester avec elle.
- Il est excellent juge de caractère, confirme Poe avec un demi-sourire délibérément charmant qui fait lever les yeux au ciel à la jeune femme.
La conversation est interrompue par l’arrivée du petit déjeuner et l’expression à demi ébahie à demi paniquée de Rey face au plateau. Il faut quelques secondes à Poe pour réaliser que les portions pourtant raisonnables doivent paraître monstrueuses à ses yeux. Il n’a pas passé beaucoup de temps sur Jakku, mais bien assez pour se rendre compte de la pauvreté de l’approvisionnement et du coût de la nourriture.
- Mange ce que tu veux, tu es notre invitée, encourage-t-il.
Après sa première hésitation Rey n’a pas besoin de se le faire dire deux fois et s’attaque à son assiette avec un enthousiasme et un appétit qui pourraient faire concurrence à ceux d’un bébé rancor à jeun. Le récit se tarit un moment, et ce n’est que deux ria’tans, autant de tranches de bacon et un peu de tous les accompagnements disponibles plus tard qu’elle ralentit suffisamment le rythme pour pouvoir reprendre le cours de son histoire.

“Et c’est là qu’on s’est rendu compte que le tas de ferraille qu’on avait volé était le Faucon Millenium…
- Quand j’étais gamin je rêvais de le piloter, avoue Poe.
- C’est le vaisseau qui a fait le Kessel run en moins de douze parsecs ! Je n’y croyais pas.
- C’est une sacrée coïncidence qu’il ait été sur Jakku. La Force devait être avec vous...
- C’est ce qu’a dit de Capitaine Solo aussi, murmure Rey en détournant le regard, et Poe sent une nouvelle vague de chagrin l’envahir. Il a apprit la mort de l’époux de la Générale à l'atterrissage du Faucon, en même temps que la blessure de Finn.
- Rey, je suis certain qu’il n’y a rien que tu aurais pu faire.
- J’ai tenu tête à Kylo Ren, plus tard, quand il nous a rattrapé, après que Finn ait été blessé. Peut-être qu’avant j’aurais pu…
- Ecoute-moi Rey, l’interrompt-il avec une véhémence qui le surprend lui-même. Ren est quelqu’un d'incroyablement dangereux. Il a des dizaines d’années d'entraînement, c’est un miracle que tu ais pu t’en sortir tout court… Crois-moi, ça ne sert jamais à rien de réécrire le passé, de se demander ce qui se serait passé si on avait tourné plus vite, tiré plus tôt…
- Je sais, soupire-t-elle, l’air misérable. Mais je n’arrête pas d’y penser quand même… Je ne l’ai pas connu longtemps, mais c’était quelqu’un de bien, le Capitaine. Ca peut paraitre égoïste dit comme ça, mais il croyait en moi, il était prêt à me donner une chance, il m’a proposé une place à bord du Faucon, pour travailler avec lui et Chewie...
- Il n’était pas commode tu sais, s’il t’a proposé le boulot c’est que tu l’as impressionné…
- Juste… Juste avant, je les ai entendu parler. C’est vraiment vrai ? Que Ren était- est- son fils ? Il a tué son propre père ?
Poe acquiesce gravement.
- Le vrai nom de Kylo Ren est Ben Organa-Solo, le fils de Han Solo et de la Générale Leia Organa. Ce n’est pas une information accessible au tout venant, mais ce n’est pas un secret non plus... Mais ce n’est pas mon histoire à raconter. Si tu veux en savoir plus il faudra demander à la Générale.
- C’est étrange, quand je l’ai vue pour la première fois j’ai tout de suite su qui elle était… confie Rey, les yeux fixés sur la table. Et je n’ai pas eu besoin de lui dire, pour le Capitaine. Elle savait, simplement.
Poe n’a rien à dire de plus à cela. Il n’a fait qu’entrevoir la Générale depuis, les traits tirés et comme entourée d’une chape presque tangible de douleur, mais toujours aussi déterminée et active. Il ne peut pas imaginer ce que ce doit être pour elle. Il a ses propres griefs envers Ren, mais ça...
- Finn m’a dit que tu étais prisonnier du Premier Ordre et qu’il t’avait libéré… commence Rey. Ren… Il t’a torturé, non ?” demande-t-elle, regard direct, et sa franchise est tellement désarmante que le “Oui” est hors de la bouche de Poe avant même qu’il n’ai pu envisager le déni ou l’évitement.
- Je... Oui, répète-t-il, plus doucement.
Autour d’eux le mess a commencé à s’emplir : premiers quarts et fêtards qui épongent la célébration, mais le brouhaha est distant, les tables les plus proches sont vides, et personne ne leur prête vraiment attention.
- J’ai été torturé par les droides d’interrogation, dit Poe, et les mots lui échappent comme les mouvements d’un virage de dégagement : tellement naturels qu’il n’y a même pas besoin d’y réfléchir à deux fois. Mais ce n’était pas le pire, avec les droides je pouvais endurer, et choisir de me taire. Kylo Ren… Il est rentré dans mon esprit, simplement…” les mots lui manquent, et ses mains tracent devant lui quelque chose qui ressemble à une explosion, ou une désintégration. “Comme dans du beurre.”
Et elle est là, sa honte secrète mise à jour devant une jeune femme qu’il connaît à peine, ses nerfs à vif. La Générale Organa doit suspecter, parce qu’elle était là à son débriefing, et qu’elle est probablement la seule capable de savoir exactement ce qu’implique la phrase “Kylo Ren a pris dans mon esprit l’information que le plan pour retrouver Luke Skywalker était avec BB-8 sur Jakku”. Ce n’est pas vraiment que Poe a délibérément choisi d’ignorer sa recommandation appuyée d’en parler au docteur Kalonia… Mais il n’y avait pas le temps avant, et maintenant… Il sait que la première réponse des médics face à une agression psychique sera probablement tout un tas de drogues susceptibles de faire passer son statut de vol au rouge. Ce n’est pas quelque chose qu’ils peuvent se permettre en l’état actuel de leurs ressources.
“ Moi aussi, dit Rey au bout du silence lourd entre eux. Pas les droides, mais… c’était le moment le plus terrifiant de ma vie, je pouvais le sentir avec mon esprit, fouiller, comme des doigts qui s’enfoncent et qui creusent, qui remontent recourbés, comme pour tamiser le sable.”
La description est glaçante d’évocation. Le souffle de Poe se fait court et haché et la jeune femme attrape son poing fermé sur la table, sa paume contre ses jointures blanchies. Il ne songe même pas à se dérober.
“Je ne sais pas comment j’ai réussi à pousser, à creuser en retour. Mais d’un coup j’ai su qu’il avait peur aussi, et c’était à mon tour de chercher dans le sable. J’ai vu… des choses.
Je ne voulais pas la Force, tout ce que je voulais c’était rentrer sur Jakku. Mais... Je ne peux pas. Pas parce que c’est impossible, mais parce que ce qu’il craignait c’était d’échouer, et que Skywalker soit retrouvé, et ce que je pouvais devenir, et plein d’autres choses hideuses… Mais ça c’était clair. Alors je ne peux pas rentrer. Elle relève le regard, croise celui de Poe. Je suis désolé, murmure-t-elle, soudainement hésitante. Je ne voulais pas rendre les choses plus difficiles.
- Non, je… C’est réconfortant de savoir que quelqu’un a pu se défendre, même si moi je ne l’ai pas pu, dit-il, et il est surpris de découvrir que c’est vrai, une satisfaction viscérale et violente, un soulagement authentique que cette jeune femme sauvage n’ait pas eu à vivre sa propre impuissance. Je suis content de savoir qu’il a peur.”
Ils restent assis en silence l’un face à l’autre tandis que la base vibre autour d’eux. Les mots semblent soudainement épuisés malgré la brièveté de l’échange et Poe n’a rien pour les remplacer dans l’immédiat, jusqu’à ce que Rey étouffe un léger bâillement.
“ Je suis désolée… demande t'elle avec une pointe de timidité. Mais tu as parlé d’une douche?”

Un coup de comlink à l’intendance plus tard, il a localisé la pièce étroite affectée à Rey, récupéré un change de vêtement, un second comlink pour la jeune femme, et expliqué le concept de douches communes - heureusement plutôt proche de la chambre, et pour l’instant relativement vide. Il est plus compliqué de la convaincre de prendre un peu de repos.
“J’ai déjà dormi, je peux rester avec Finn quelques heures, dit-il. Je te préviendrais si je dois bouger. Puis : tu peux verrouiller ta chambre si tu le souhaites”, ce qui se révèle manifestement l’argument qui fait pencher la balance.

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Une fois de retour devant la cuve à bacta, une fois que Beep a fini de rouler en cercle concentriques autours de lui en lui bippant par le menu tous les visiteurs en son absence, il pose sa main contre la vitre.
“Hey, Finn. J’ai rencontré Rey, dit-il. Je vois ce que tu lui trouves. Mais tu as intérêt à te réveiller vite, parce qu’elle va avoir besoin de tout l’aide qu’elle peut trouver.”
Il est presque certain que Kylo Ren a des raisons d’avoir peur, et c’est probablement la chose la plus réconfortante de toutes.