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Ombres et Lumières

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Chapitre 1 : "Surprise"

"La vie est parfois très surprenante. Elle vous envoit dans la direction que vous n'aviez pas prévu. Juste pour percuter quelqu'un d'autre."

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C'était un jeudi comme les autres ou presque. Danny était sorti de son entraînement et déambulait tranquillement dans la rue pour détendre ses muscles avant de rentrer chez lui. Perdu dans ses pensées, il avançait au ralentit détaillant par moment les passants, tressaillant quand il croisait un visage lui rappelant douloureusement son ex. Quand soudain, son regard fut attiré par une silhouette connue. Connue pour incarner un fantasme récent de l'adolescent gay : Danny venait à nouveau de repérer le cousin de Stiles. Le beau brun ténébreux et hyper sexy cousin de Stiles. Celui là même qu'il avait vu torse nu quelques jours plutôt. Cette image effleurait à peine son esprit qu'il bandait. Sérieusement, rien que le regard de ce gars était excitant. Son tatouage et son air de mauvais garçon étaient plus attirants que n'importe quelle image de magazine.

Jamais Danny n'avait pensé qu'il pourrait le recroiser par hasard en ville, même s'il le cherchait parfois des yeux. Il s'était fait une raison. Miguel resterait un super fantasme vivant certainement loin d'ici, pour ce qu'il en savait car il n'avait pas osé questionner Stilinski. D'un autre côté, c'est comme si la chance lui faisait signe car le trouver à quelques mètres de lui ... c'était plus que du hasard, c'était de la tentation.

Il se résolut donc à tenter une approche. Après tout, qui ne tente rien, n'a rien et le dit Miguel avait quand même prit le temps de se changer devant lui à plusieurs reprises en moins d'un quart d'heure. Alors qu'il se connaissait à peine ... Peut-être était-ce une approche un peu direct ? En tout cas, Danny avait bien senti toute la sensualité qu'il mettait à se changer comme un mannequin pour satisfaire son public. Un vrai show. Il s'était plusieurs fois repassé la scène en essayant de trouver ce qu'il aurait pu dire, au lieu de rougir comme une collégienne. Bien sûr, il l'avait impressionné avec son petit truc de geek que Stiles lui avait demandé. Rien de plus facile. Mais, il n'avait pas réussi à engager la conversation directement avec lui, il n'avait fait que le fixer bêtement le reste du temps.

A la base, il était venu pour faire de la biologie à la demande de Stiles. D'ailleurs, il n'avait pas fait de biologie à proprement parlé mais il n'avait pas perdu au change. Et, il avait même une chance de remporter le jackpot dans quelques minutes, si ...

Miguel était devant le garagiste attendant visiblement que ce dernier revienne.

Danny se motiva, après tout il était un joueur phare de l'équipe de crosse, le gardien de but, il n'avait peur de rien. Et même si Miguel n'était pas intéressé et qu'il se prenait son poing dans la figure, en plus d'un magistral râteau, et bien, ça ne ferait pas plus mal que le match de finale de l'année dernière. Au moins, il aurait tenté le coup ... il pensa au torse nu et musclé.

Et, il s'approcha d'un pas décidé, un joli sourire sur les lèvres et le salua en tendant la main d'un air avenant.

-Salut Miguel, c'est Danny, le copain de Styles, précisa-t-il devant le regard incertain qui lui faisait face.

Miguel finit par lui saisir la main pour lui rendre son salut et se tourna d'un air agacé vers l'intérieur du garage comme si le propriétaire allait en surgir immédiatement avec la pièce dont il avait besoin par la seule force de son regard.

Vu l'air peu intéressé de son vis à vis, Danny se força pour débuter la conversation.

-Tu as un problème mécanique ?

-Oui, répondit Miguel laconiquement.

-Je m'y connais, si tu veux, je pourrais jeter un œil, si tu as besoin ... ou comme tu veux..., glissa Danny finalement pas très à l'aise.

Son interlocuteur sembla jeter un regard désespéré vers le garage avant de se tourner vers Danny et de lui répondre de la manière la plus aimable qu'il le pouvait, de bien vouloir se donner la peine. Il souleva le capot et laissa l'autre se pencher.

Danny laissa tomber son sac sur le trottoir et s'avança vers le moteur de la camaro.

-Maintenant, as-tu un alternateur dans ton sac ? demanda placidement le beau brun.

-Non, mais je pourrais te le poser en un temps record et sans frais, répliqua Danny pas du tout déstabilisé. Quand notre ami Benji, escroc notoire, aura rapporté la pièce et que j'aurais pris le temps de vérifier qu'il n'essaye pas de te refourguer de la camelote, je te change ça gratuitement.

Perplexe, Miguel haussa les sourcils. Pour lui dans la vie, rien n'était gratuit et ce gars sortit de nul part espérait certainement quelque chose qu'il ne pourrait pas lui donner. Il allait le remballer quand deux véhicules de police lui coupèrent toute retraite et que le shérif pointa son arme sur lui. Ok, cette journée était pourrie. Définitivement pourrie.

-Pas un geste ! Laisse tes mains en évidence, prévint le shérif avant de dire à ses gars qu'ils pouvaient le menotter.

Danny ne comprenait absolument rien à ce qu'il se passait. Miguel se laissait faire avec un petit sourire désabusé, comme s'il s'était attendu à ce genre d'issue pour sa journée.

-Shérif, vous arrêtez votre neveu Miguel pour quelle raison au juste ? s'approcha Danny un peu interloqué par la brusque arrestation façon série télé.

-Où as-tu pêché que c'était mon neveu ? demanda le shérif, soudainement intéressé par le joueur de crosse.

-Chez vous shérif, il était dans la chambre de Stiles entrain de faire des "essayages" de t-shirts devant votre fils, Stiles m'a dit lui-même que c'était son cousin ! répondit le jeune homme avant de réaliser quelque chose, une chose anodine qui aurait dû lui sauter aux yeux. Oh putain, je suis con. En fait, j'avais aucune chance. C'était pour lui qu'il faisait ça.

Le shérif le fixait droit dans les yeux pour essayer de suivre le cheminement de ses pensées adolescentes. Derek Hale faisait des essayages de fringues dans la chambre de son fils ? Des images arrivèrent jusqu'à son cerveau et il essaya de les trier. Il mit un instant de côté, le fait qu'un meurtrier présumé puisse avoir une relation, de quelque nature qu'elle soit, avec son propre fils, venant de celui-ci, il n'y avait absolument rien d'étonnant. Il jeta un regard à Derek assis à l'arrière de sa voiture de fonction. Celui-ci haussa un sourcil perplexe avant de relever le coin de ses lèvres de manières ironiques comme s'il savourait une blague qu'il était le seul à comprendre.

-Bien-bien et quand cette séance d'essayage a-t-elle eu lieu ? demanda-t-il en se pinçant l'arête du nez, persuadé que Derek avait désormais un alibi en béton pour la journée du meurtre et qu'il allait devoir reprendre son enquête à zéro.

-Jeudi dernier après l'entraînement, en début de soirée, je vous ai croisé sortant de chez vous. On s'est salué, je suis monté directement dans la chambre de Stiles et ils étaient déjà dans la chambre. Donc, Stiles qui avait l'air gêné, et je comprends un peu pourquoi maintenant, m'a dit que c'était son cousin Miguel. Avant d'enchaîner sur je ne sais plus trop quoi comme d'habitude. En fait, je crois que j'ai interrompu quelque chose en arrivant … et puis quand on s'est quitté, ils sont partis ensemble de leur côté ... dans cette voiture. Cette façon de se comprendre sans se parler, ils avaient l'air proche mais j'avais mis ça sur le compte du lien familiale.

Ça, il voulait bien le croire. Factuel et précis, il n'avait donc pas rêvé quand il avait entendu Stiles parler dans sa chambre. Et dire, qu'il l'avait obligé à faire un câlin ... Son fils avait eu l'air gêné mais il avait juste la même attitude que d'habitude en public. Le shérif secoua sa tête pour chasser l'impression désagréable d'avoir tenter de faire mourir de honte son propre fils. Pas facile d'élever un enfant seul avec un métier aussi prenant, et il se targuait de pouvoir deviner les petits secrets de l'adolescent, après tout c'était son métier. Enfin dans la limite du raisonnable, il ne fouinait pas non plus dans ses affaires, il regarda à nouveau Derek en se disant qu'il aurait peut-être dû. Puis, il revint à Danny qui semblait se morfondre d'avoir fait du rentre dedans au petit ami de son copain. Il marmonnait : "les plus mignons sont souvent pris", "j'aurais dû m'en douter" ou autres niaiseries du même acabit.

-Danny, est-ce que Stiles a une tête à avoir un cousin Miguel ? rétorqua le Shérif pour le faire revenir sur terre.

-Pas vraiment, mais je ne faisais pas attention à cela, si vous voyez ce que je veux dire, en coulant un regard appréciateur vers la voiture. Et donc vous allez l'embarquer pour quoi au juste ? Sortir avec Stiles n'est pas une raison suffisante ... enfin je crois ?

-Merci Danny, je n'ai pas d'autres questions et pas besoin de ton avis.

Le shérif le planta là et se tourna vers ses adjoints pour une petite mise au point ; tandis que le garagiste sortait de son atelier avec un petit sourire satisfait qui se fana bien vite sous le regard furieux de Derek. Il lui rendrait une petite visite plus tard. Ce minable l'avait balancé à la police. Il comptait bien lui faire passer l'envie de réitérer une telle manœuvre. Un petit toc au carreau le ramena au visage de Danny, ce dernier lui signala qu'il s'occuperait de sa voiture avec un petit clin d'œil complice. Peut-être pour s'excuser, peut-être pour se faire bien voir. En tout cas, il se redressa de toute sa hauteur d'athlète et s'approcha de manière intimidante du garagiste qu'il connaissait, semble-t-il.

Derek leva les yeux au ciel et attendit la suite. Stilinski sénior était entrain de réorienter l'enquête. Le shérif avait comprit et surtout, il en avait la preuve, qu'il n'était pas coupable du meurtre. Point très positif. Seulement, il n'avait pas compris que cela. Non pas que cela allait le gêner, seulement ... cette tournure était juste ... inattendu.

Derek n'avait pas encore vraiment de vue sur Stiles. Bon là, il se mentait un peu car ça l'arrangeait bien d'avoir une excuse aussi facile pour se rapprocher de l'adolescent. Avoir le shérif de son côté serait un avantage non négligeable ; le garçon intelligent, en serait certainement également un. Stiles lui avait toujours semblé attirant, il jouait un peu avec lui comme jeudi dernier justement. Ça lui disait bien de ... enfin ... il fallait voir ce que cela impliquait réellement car il n'avait aucune envie qu'il lui arrive quelque chose pas sa faute. A bien y réfléchir, Stiles, étant déjà mêlé à son monde, ne serait ni plus ni moins en danger. Débrouillard comme il était, malgré son comportement, ce serait parfait de l'avoir comme … Pense stratégie, se dit-il.

Le père de Stiles remonta au volant de sa voiture et déplaça le rétroviseur pour parler à Derek tout en conduisant. Au premier regard, ils s'étaient compris. Cependant, il avait sciemment laissé les menottes en attendant les explications du bad boy qui traficotait dans la chambre de son fils, sur son implication dans le meurtre. Après tout, ce gamin de 23 ans avait ... entretenait ... enfin … peu importe quoi au juste ... avec son fils de 16 ans à peine. Ne pas se voiler la face, Derek Hale était un homme bien de sa personne, physiquement parlant en tout cas. Et, le shérif pensa à cet instant que s'il possédait, ne serait-ce que la moitié, des qualités de son père, Derek serait un homme bien. Un homme à qui, il pourrait peut-être envisager confier son fils. Peut-être ...

Il connaissait bien les Hale, plus que bien même, mais ça, il ne pouvait le révéler pour l'instant. Tant qu'il n'en saurait pas plus. Il était tout de même soulagé que Derek ne soit plus le suspect principal. Comment aurait-il pu le protéger ?

-Pourquoi Scott m'a-t-il dit que tu étais le coupable ? attaqua directement le shérif pour ne pas perdre de temps en détour.

-Il pensait que je l'étais tout simplement.

-Et comme de toute évidence, non... et crois moi, j'en suis le premier soulagé, qui l'a tué selon toi ?

Derek sembla réfléchir à la meilleure tactique et mettre le shérif sur la voie de l'alpha n'était définitivement pas une option acceptable. Or mettre les Argents sous la surveillance du Shérif, là, c'était d'une grande aide. S'ils tentaient de s'en prendre à lui ou à Scott, ils tomberaient face à la police, enfin c'était le plan dans l'idéal.

-Ma famille a un vieux contentieux avec la famille Argent, lâcha-t-il du bout des lèvres.

-Je sais et alors, il n'y a pas de rapport pour l'instant, insista le shérif avec un petit sourire pour obliger le jeune homme à argumenter un peu plus.

Comment pouvait-il être au courant ? se demanda immédiatement Derek en se redressant. Son fils avait-il déjà divagué à ce propos lors d'un de ses interminables monologues ? Il plissa les yeux en se demandant de quelle manière, il pourrait tuer l'adolescent. Avant de se rappeler, que le père de ce dernier attendait une réponse. Alors autant jouer franc jeux, vu que le shérif avait l'air d'en savoir un peu plus que ce qu'il ne le laissait paraitre.

-Kate Argent est de retour en ville, et c'est elle qui a sous entendu à Allison que j'étais le meurtrier. Cette dernière l'a dit à Scott qui y a cru... jusqu'à ce que Stiles lui dise que c'était impossible, vu qu'il était bien placé pour le savoir, mais c'était trop tard. Vous étiez déjà sur ma piste. Est-ce assez précis ? ironisa-t-il.

Le regard du shérif le dissuada de continuer sur cette voie. Il s'enfonça plus profondément dans son siège, les menottes appuyant plus durement sur ses poignets et le bas de son dos. Cette position était vraiment inconfortable. L'envie d'éclater les menottes d'un mouvement vif le démangeait de plus en plus. Il finit par laisser son regard errer sur le paysage. Visiblement, ils n'allaient pas au poste mais chez les Stilinski. Super moment en perspective soupira-t-il intérieurement.

La voiture se gara dans l'allée vide devant la maison blanche. Le shérif descendit et enleva les menottes au jeune homme.

-Tu ne vas pas retourner chez toi, tant que je n'aurais pas arrêté le ou les coupables, indiqua-t-il et dans le ton de sa voix le mot "arrêté" sonnait comme un glas.

-Je peux très bien m'occuper de moi-même, répliqua Derek en réalisant trop tard que le ton de sa voix sonnait comme une protestation adolescente au lieu de la voix froide qu'il utilisait habituellement.

-Tu as 23 ans, je te place sous protection judiciaire, et ce n'est pas discutable, précisa le shérif gentiment avant de faire signe à Derek de le suivre. J'ai un adolescent surdoué à charge, je peuxégalement assurer ta défense dans cette affaire, ajouta-t-il pour donner une petite touche de réconfort au jeune homme malmené par la vie en lui indiquant subtilement qu'il était le bienvenu auprès de son fils.

Ce dernier croisa les bras et refusa de bouger avant que le regard de l'homme de loi ne le fasse bien vite changer d'avis. Cet homme savait quelque chose, il en était pratiquement convaincu. Aussi le suivit-il sans se faire davantage prier. Et puis, son invitation chaleureuse était agréable après la mort de Laura et les moments de cavale. Enfin, un appui solide et sûr.

-Stiles ne devrait plus tarder. Profites en pour passer sous la douche, si tu souhaites avoir de l'eau chaude, car après mon fils, rien n'est moins sûr, insista le policier pour le mettre à l'aise. Enfin, tu le sais peut-être déjà, semble-t-il.

Le brun laissa le doute planer pour ne pas avoir à mentir sciemment. Il préférait que son alibi ne soit pas remis en question. Tant que le shérif était persuadé qu'il entretenait effectivement une relation avec son fils, il s'assurait qu'il ne remettrait pas en question leur emploi du temps le jour du meurtre. Il n'était évidemment pas coupable mais il avait été seul une partie de la journée à chercher la piste de sa sœur avant de se retrouver chez Stiles. Somme toute, ce fut une bonne chose.

Derek se dirigea à l'étage jusque dans la salle de bain. Le père de Stiles était vraiment particulier. Il n'avait demandé qu'à le croire innocent et n'avait pas cherché à remettre en cause, la culpabilité des Argent ou du moins de Kate. Son instinct lui disait qu'il pouvait avoir confiance. Il l'entendit sortir une bière du réfrigérateur et se mettre à l'aise avant d'ouvrir le journal. Comme si le simple fait que son fils le fréquente, lui garantissait la bonne foi de Derek. Etait-il si sûr du jugement de son fils ? En même temps, la loyauté indéfectible de Stiles en matière d'amitié n'était plus à prouver, il était même un peu trop suicidaire sur les bords au goût du loup-garou. Un trait de caractère appréciable quand on en était le bénéficiaire.

Totalement en confiance, le loup se déshabilla et se laissa envelopper par l'eau chaude. Le savon lui rappelait l'adolescent, c'était plaisant et simple. Plus tard, il devrait trouver un moyen pour remercier Danny. Grâce à son intervention, la vengeance ne semblait plus si hors de portée et avec peut-être un petit bonus en prime.

Son ouïe lui fit savoir l'arrivée de Stiles avant même son entrée dans la maison. Il coupa l'eau et enveloppa une serviette autour de sa taille. Il devait avertir l'adolescent de la situation et il espérait que celui-ci ne fasse rien de stupide. Stiles poussa la porte de la salle de bain à l'instant où Derek en sortait.

-OH putain, mais qu'est ce que tu fais là !

Rien de stupide, à part hurler de peur. Aussitôt, Derek le saisit par le col et le plaqua contre le mur pour le faire taire. Par-dessus l'épaule du loup-garou, Stiles aperçut son père dans l'encadrement de la porte alors qu'il était coincé entre le corps musclé et nu de Derek et le mur. Il bredouilla, voulut prévenir le loup de la situation, prévenir son père de ne rien faire qu'il pourrait regretter, prévenir le monde entier qu'une catastrophe était sur le point de se produire. Son esprit commençait à imaginer multiples scenarii, il était parti loin en quelques secondes. Il devait se concentrer. Il fixa une goutte d'eau tombant d'une mèche du brun, glissant le long de sa joue jusqu'au coin de ses lèvres qui se mirent à bouger.

-Reste calme, ton père sait tout, lui dit Derek en le fixant de ses grands yeux bleu presque pas menaçants.

-Ce n'est pas une raison pour vous bécoter sous mon nez à moitié nu, dit ce dernier en retournant vers la cuisine maintenant totalement conscient de cette réalité qu'il avait tenté laisser en suspend.D'ailleurs, j'aimerais rappeler que Stiles est mineur.

-Quoi ! croassa le mineur en question. Mais qu'est ce que c'est que cette histoire, murmura-t-il en essayant de retrouver la goutte d'eau pour se concentrer, son corps réagissant autant à la crainte d'une catastrophe qu'à la proximité du loup.

Derek leva les yeux au ciel en relâchant l'adolescent. Fallait-il vraiment lui faire un dessin ? Retournant dans la chambre, il farfouilla dans le tiroir, prit un t-shirt de tout évidence trop petit, tira dessus un peu dépité, puis l'enfila. Au moins, il était noir. Il fit tomber la serviette et enfila un boxer. Le cœur de Stiles accéléra et se mit à battre de manière désordonnée, ce qui fit sourire le brun. Il se laissa un instant bercer par la rythmique plaisante.

Quand il se retourna, il vit qu'il fallait faire un dessin explicatif à Stiles dont l'esprit semblait déconnecté de la réalité. Brièvement, il entreprit de raconter son après-midi.