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Ce qu’il s’est passé quand...

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C’était quelque chose de mal.

 

Elle le savait parfaitement.

 

Même si personne ici ne le disait, c’était un meurtre. Regina le réalisa quand l’Auteur lui proposa de faire disparaître sa sœur de l’histoire. Elle ne le voulait pas, au début, parce qu’elle avait changé, elle ne tuait plus de gens maintenant.

 

Oui, c’était quelque chose de mal, de terrible, d’horrible.

 

Elle connaissait la différence entre le bien et le mal, après tout, elle était autrefois la méchante reine. Tuer quelqu’un, elle l’avait déjà fait avant. Mais les choses étaient différentes.

 

Parce que la personne qui allait bientôt être effacée était sa sœur. Sa demi-sœur, oui, mais elle faisait effectivement partie de sa famille. D’une certaine manière, elles étaient identiques, habituées à être prêtes à tout pour être aimées par leur mère.

 

Qui était morte désormais.

 

Et peut-être que sa sœur n’était qu’une victime, exactement comme elle.

 

Peut-être qu’elle n’était pas réellement un monstre.

 

Oui, peut-être qu’elle avait juste besoin d’aide.

 

Mais comment pouvait-elle aider quelqu’un qui ne voulait pas d’aide ? De sa part ou de quelqu’un d’autre ?

 

Que pouvait-elle faire d’autre ?

 

Zelena n’était que ce qu’elle-même avait été dans le passé, avant qu’elle n’ait Henry.

 

Perdue. Désespérée. Brisée.

 

Et pleine de colère.

 

A une époque, Regina avait vraiment voulu croire en sa sœur, croire qu’elle pourrait obtenir une rédemption, juste comme elle l’avait fait.

 

Elle avait fait une terrible erreur. Parce qu’ensuite, Zelena avait essayé de lui prendre Robin, en jouant le rôle de la femme parfaite. En tuant Marianne et en prenant sa place.

 

En mentant, en manipulant Robin. Sans penser aux autres, ne pensant qu’à elle.

 

(Sans penser au pauvre petit Roland, qui allait perdre sa mère pour la seconde fois.)

 

Il y avait des choses que Regina ne pardonnerait jamais, qu’elle n’oublierait jamais.

 

Jamais.

 

Et, alors qu’elle faisait face à sa demi-sœur, elle essaya de ne pas lui montrer à quel point cela la dévastait ; en un sens, elle était en train de détruire la seule famille qui lui restait. Elle allait tuer la seule personne qui lui était liée par le sang.

 

Elle ressentait des remords, bien sur, elle ne voulait juste pas que sa sœur le voit. Elle était très bonne pour jouer à ce jeu, ne pas montrer ses émotions à quelqu’un.

 

L’amour est une faiblesse.

 

Elle n’aimait pas Zelena, ne la considérait pas vraiment comme sa sœur, même si elles l’étaient. Elle aurait pu la voir ainsi, autrefois. Elle aurait pu l’aimer.

 

Mais.

 

Mais Zelena avait essayé de lui voler son bonheur, l’avait attaquée et était tombée enceinte. Elle avait la chance d’avoir quelque chose que Regina ne pourrait jamais obtenir.

 

Un enfant. Avec l’homme que Regina aimait, et qui l’aimait. C’est ce qui l’avait empêchée de la tuer, ce jour-là, quand elle était arrivée à New York.

 

Mais maintenant, les choses étaient différentes. Ce ne serait pas un meurtre. L’Auteur la ferait juste disparaître, comme si elle n’avait jamais existé.

 

Elle ne voulait pas faire cela, mais c’était le seul moyen pour elle d’avoir sa fin heureuse, avec l’homme qu’elle aimait.

 

Robin n’était pas sa fin heureuse, mais il en faisait partie. Il faisait partie de cela, de cette chose que la méchante sorcière de l’Ouest avait toujours tenté de détruire. Elle n’aimait pas cela, mais c’était sur le point d’arriver.

 

Mais, après tout, n’était-elle pas celle qui avait été attaquée la première par Zelena ?

 

N’était-elle pas en train de se défendre ?

 

Menteuse…

 

Elle était celle qui était jalouse maintenant, parce que sa sœur allait devenir mère,et donnerait naissance à l’enfant de Robin. Elle, elle ne pouvait pas. Alors elle décida d’accepter la proposition de l’Auteur.

 

Ce n’était pas seulement dû à sa haine. Pas seulement.

 

C’était aussi pour protéger la ville.

 

Vraiment ? Mais elle est enfermée, sans sa magie, et elle est enceinte. Elle ne peut rien faire contre toi.

 

Elle existe.

 

C’est pour cela que tu veux la voir morte ?

 

Peut-être qu’elle se mentait à elle-même. Elle était égoïste, tentant de prendre sa revanche, et elle avait finalement fait son choix. Elle laissa l’Auteur faire ce qu’il voulait faire.

 

Ce qui ne voulait pas dire qu’elle était heureuse de cela.

 

Mais elle ne pouvait rien faire d’autre.

 

Oui, se dit-elle à elle-même, tentant de se convaincre, il s’agit du meilleur choix.